Suède

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Royaume de Suède

Konungariket Sverige (sv) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter

Drapeau
Drapeau de la Suède
Blason
Armoiries de la Suède
Description de l'image  EU-Sweden.svg.
Devise nationale För Sverige i tiden (Toujours pour la Suède[1])
Hymne national Du gamla, du fria (de facto)
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle
Roi Carl XVI Gustaf
Président de la Diète Per Westerberg
Ministre d'État Fredrik Reinfeldt
Langues officielles Suédois,
langues minoritaires (sv)
Capitale Stockholm

59° 21′ N 18° 4′ E

Géographie
Plus grande ville Stockholm
Superficie totale 449 965 km2
(classé 54e)
Superficie en eau 8,67 %
Fuseau horaire UTC + 1 (CET) ; heure d'été : UTC + 2 (CEST)
Histoire
Indépendance De l'Union de Kalmar
Date 6 juin 1523
Démographie
Gentilé Suédois, Suédoise(s)
Population totale (30 novembre 2013) 9 639 741 hab.
(classé 82e)
Densité 21 hab./km2
Économie
IDH (2010) en augmentation 0,904[2] (très élevé) (9e)
Monnaie Couronne suédoise (SEK​)
Divers
Code ISO 3166-1 SWE, SE​
Domaine Internet .se
Indicatif téléphonique +46

La Suède, en forme longue le Royaume de Suède, en suédois Sverige (API : /'sværjɛ/) et Konungariket Sverige ([ˈko:.nɵ.ŋa.ˌri:.kət ˈsvær:.jə ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), est un pays du nord de l'Europe qui fait partie de la Scandinavie. Sa capitale est Stockholm et ses habitants sont appelés Suédois. La langue parlée est le suédois. Le finnois et le sami sont aussi parlés, principalement dans le nord du pays. Les variations régionales sont fréquentes.

La Suède a une frontière avec la Norvège à l'ouest et une autre avec la Finlande au nord-est. Au sud, le Danemark, auquel le pays est relié par le pont de l'Öresund se situe à 4 km au large. Le nord de la Suède est occupé par la Laponie, appelée Sápmi par ses habitants, les Sames, qui furent les premiers habitants du nord de la Scandinavie.

La Suède fait partie de l'Union européenne depuis 1995, mais pas de la zone euro.

Avec un territoire mesurant 449 964 km2, la Suède est le troisième pays le plus grand d'Europe de l'Ouest, après la France et l'Espagne. La Suède possède une faible densité de population, sauf dans les zones métropolitaines. Le taux d'urbanisation est de 84 % alors que les villes n'occupent qu'1,3 % du territoire. La sauvegarde de l'environnement et le problème des énergies renouvelables sont généralement la priorité des hommes politiques, ainsi que d'une grande partie de la population.

La Suède est depuis longtemps un grand exportateur de fer, de cuivre et de bois. L'industrialisation, qui a commencé dans les années 1890, a permis à la Suède de se développer, et d'obtenir constamment de nos jours une bonne place dans les classements européens sur l'Indice de développement humain (IDH). La Suède possède de grandes réserves d'eau potable, mais manque de ressources énergétiques fossiles comme le charbon ou le pétrole.

La Suède moderne est issue de l'Union de Kalmar, créée en 1397. Le pays fut unifié au XVIe siècle par le roi Gustav Vasa. Au XVIIe siècle, la Suède conquiert de nouveaux territoires et forme un empire colonial. Cependant, la majeure partie de ces territoires devra être abandonnée au XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, la Finlande et d'autres territoires sont perdus. Après sa dernière guerre en 1814, la Suède connaît la paix, adoptant une politique de non-alignement en temps de paix et de neutralité en temps de guerre.

Selon l'indice de démocratie de The Economist, la Suède est en 2008 le pays le plus démocratique au monde avec un indice de 9,88/10[3]. De plus, le 31 décembre 2010, elle reçoit le prix de l'Excellence 2010 (pays le mieux réputé).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Suède.
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Des découvertes archéologiques prouvent que le territoire suédois fut colonisé au cours de l’âge de la pierre, lorsque les terres commencèrent à se débarrasser de la glace accumulée pendant l’ère glaciaire. Les premiers habitants vécurent de chasse, de cueillette, et surtout des ressources que leur offrait la future mer Baltique.

Carte de la Suède
Maisons traditionnelles suédoises en bois à Västerås

Le territoire suédois semble avoir connu une forte densité de population pendant l’âge du bronze, les traces de communautés élargies et prospères ayant été mises en évidence.

La toute première mention écrite de l’existence du peuple suédois (Suiones en latin) est faite par Tacite en l’an 98. Ils sont aussi mentionnés par Jordanès au VIe siècle, sous les noms de Suehans ou Suetidi. L'épopée anglo-saxonne Beowulf décrit des batailles entre les Suédois et les Goths de Scandinavie (Geats) durant cette époque, qui se soldèrent par la prédominance des Suédois (Sweonas).

Au cours du IXe et du Xe siècle, la culture viking put s’épanouir dans toute la Scandinavie grâce au commerce, aux pillages et aux mouvements de colonisation vers l’est (pays baltes, Russie et mer Noire).

La Suède fut également colonisée par la Biélorussie au XIe siècle. C'est d'ailleurs de Biélorussie que provient la plupart des traditions encore présentes aujourd'hui.

Le mouvement de christianisation, au XIIe siècle, se traduisit notamment par la création de l’archevêché d’Uppsala en 1164. Il facilita la consolidation d’un État suédois centré sur les bords de la mer Baltique : en 1250, la dynastie des Folkung accède au pouvoir et établit sa capitale à Stockholm.

Néanmoins, tout comme dans les nouveaux États de Norvège et du Danemark, une grave crise survint au XIVe siècle, aggravée par la Peste noire. Malgré ces difficultés, les Suédois continuèrent leur expansion au nord de la péninsule scandinave, vers l’actuelle Finlande.

Le Grand Schisme d'Orient entre le catholicisme et l’orthodoxie eut des répercussions jusque dans cette région, notamment à travers les guerres incessantes qui éclatèrent entre la Suède catholique et la République de Novgorod, orthodoxe. Les tensions ne s’apaisèrent qu’en 1323 avec la signature du traité de Nöteborg, lequel établit une frontière allant de la pointe est du golfe de Finlande à la pointe nord du golfe de Botnie. Le territoire finlandais passe sous domination suédoise à partir de 1362.

En 1397, les trois États de Norvège, Danemark et Suède s’unirent sous un seul monarque dans le cadre de l’Union de Kalmar. Au cours du XVe siècle, les Suédois durent ensuite résister aux tentatives de centraliser l’autorité sous la couronne danoise, parfois jusqu’à prendre les armes. La Suède finit par quitter l’Union en 1521, lorsque Gustave Eriksson Vasa rétablit l’indépendance de la couronne suédoise avant d'accéder au trône deux ans plus tard sous le nom de Gustave Ier.

Le règne de Gustave Vasa se caractérisa par l’adoption de la Réforme protestante, une nouvelle consolidation de l’État et une participation accrue des bourgeois aux décisions publiques par la création d’une assemblée à quatre chambres (le Riksdag). Gustave Vasa, roi bâtisseur et pacifique, est souvent considéré comme le père de la nation suédoise.

Au cours du XVIIe siècle, la Suède s’affirma progressivement comme une grande puissance européenne, en raison notamment de son engagement profitable dans la Guerre de Trente Ans, à l’initiative du roi Gustave II Adolphe. L’intérieur du royaume connut également de profondes réformes modernisatrices grâce à l’action du comte Axel Oxenstierna.

Cette position de force s’écroula au XVIIIe siècle, lorsque la Russie imposa sa domination à l’Europe du Nord à l’issue de la grande guerre du Nord, avant finalement de s’octroyer en 1809 la moitié est du pays et d’en faire le Grand-Duché de Finlande, sous administration russe.

Le roi Gustave III de Suède, à la suite d'un coup d’État en 1772, mit fin au régime constitutionnel instauré par le Riksdag en 1719 et régna en despote, établissant une monarchie absolue qui prendra fin en 1809, lorsque la Suède devint une monarchie constitutionnelle.

Le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu héritier du trône puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de Suède. Sa dynastie règne toujours sur la Suède. Le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, jusqu'en 1917 où le parlementarisme sortit définitivement vainqueur, signifièrent un transfert lent du pouvoir du roi vers le Riksdag.

L’histoire contemporaine de la Suède est remarquablement pacifique, la dernière guerre connue par le pays ayant été une campagne menée contre la Norvège en 1814, à l’issue de laquelle une union personnelle des deux couronnes fut établie, à domination suédoise. Elle fut dissoute en 1905 lorsque la Norvège déclara son indépendance mais sans entraîner de conflit.

La première cérémonie de remise des prix Nobel eut lieu à l’Académie Royale de Musique à Stockholm en 1901. Depuis 1902, les prix sont officiellement décernés par le roi de Suède.

La Suède parvint à conserver sa neutralité pendant la Première et la Seconde Guerres mondiales, à l’exception notable du soutien logistique et militaire apporté à la Finlande lors de la tentative d’invasion soviétique de 1939-1940. À la suite de l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, le pays persista dans sa politique de neutralité au cours de la guerre froide et n’est jusqu’aujourd’hui membre d’aucun traité d’alliance militaire. Elle adhéra toutefois à l’Union européenne en 1995.

Neutralité pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Suède a joué un rôle ambigu dans le déroulement de la guerre : tout en collaborant avec l'Allemagne nazie en l'approvisionnant en minerai de fer, elle mit en place une politique active d'accueil des juifs (en particulier danois)[4] et réfugiés européens.

Politique[modifier | modifier le code]

Le siège du parlement suédois à Stockholm.

La Suède est une monarchie depuis presque un millénaire. Dès le Moyen Âge, les paysans soumis à l'impôt constituaient l'une des quatre chambres des États généraux du royaume : le Ståndsriksdagen (en).

Le pouvoir exécutif, jusqu'en 1680, était partagé entre le roi et un Conseil de la noblesse suédoise. Il s'ensuivit une période de monarchie absolue exercée par le roi. En réaction au fiasco de la grande guerre du Nord, le parlementarisme fut réintroduit en 1719, suivi par trois formes différentes de monarchie constitutionnelle en 1772, 1789 et enfin en 1809, lorsque la première constitution suédoise fut signée par le roi, qui s'y engage à garantir plusieurs libertés fondamentales.

En 1866, le Ståndsriksdagen fut définitivement dissous et remplacé par un système parlementaire bicaméral, le Riksdag : la Première Chambre était élue au suffrage indirect par des grands électeurs locaux, et la Seconde Chambre était élue au suffrage direct.

Le parlementarisme fut renforcé en 1917 lorsque le roi Gustave V, après des décennies d’affrontement politique qui laissaient craindre une révolution, accepta de nommer désormais des ministres devant obtenir la confiance de la majorité du Parlement. La démocratisation du régime fut complétée en 1918 avec l’adoption du suffrage universel. La participation électorale a toujours été élevée en Suède : le taux de 80 % aux élections de 2002[Lesquelles ?] [réf. souhaitée] est le plus bas jamais enregistré.

La social-démocratie a joué un rôle politique dominant depuis 1917, lorsque la branche réformiste se renforça et que la branche révolutionnaire [Laquelle ?] quitta le parti [réf. souhaitée]. L’influence du courant social-démocrate sur la société suédoise est souvent décrite comme hégémonique. La coalition des centristes et des sociaux-démocrates assura un gouvernement stable de 1932 à 1956. Par la suite, la vie politique a été totalement dominée par les seuls sociaux-démocrates, souvent soutenus par les marxistes du Vänsterpartiet et les Verts du Miljöpartiet.

En 1971, le Riksdag devint monocaméral. Selon la constitution, les 349 membres du Riksdag détiennent l’autorité suprême en Suède. L’assemblée peut modifier la constitution à la majorité qualifiée. L’initiative des lois revient concurremment aux ministres et aux parlementaires. Ces derniers sont élus pour quatre ans selon le principe de la représentation proportionnelle.

En 1975, une nouvelle constitution mit une fin définitive au pouvoir politique du roi : il n’est plus aujourd’hui que le représentant formel mais symbolique de l’État suédois, et ses obligations consistent essentiellement à présider aux cérémonies officielles.

Le gouvernement et le parlement sont en dialogue permanent avec les autres pays nordiques dans le cadre du Conseil nordique.

Le système juridique, de tradition romano-germanique, se compose des juridictions civiles, pénales et administratives. Une hiérarchie existe entre tribunaux, cours d’appel et cours suprêmes. La loi suédoise est codifiée.

Le modèle économique de développement suédois, reposant sur la social-démocratie, après avoir assuré une forte croissance, affronte ses premières difficultés dans les années 1990. C'est l'époque où le pays entreprend de grandes réformes, pour alléger une fiscalité parmi les plus lourdes du monde et rendre plus flexible son marché du travail. [réf. souhaitée]

Les années 1990 voient aussi la réforme du système de retraite en Suède. Pour y parvenir, le pays a attendu 1999, après un long processus de dialogue social et la recherche d'un compromis assurant un vote unanime au parlement, et plutôt bien accueilli par le monde des affaires, car jugé politiquement et financièrement plus solide que le système qui avait prévalu pendant des décennies[5]. Les principes essentiels de cette grande réforme ont été fixés dès 1991 par le gouvernement social-démocrate d’Ingvar Carlsson[5]. Après un processus de concertation entre les sociaux-démocrates et une coalition de partis du centre et de la droite menée par Carl Bildt, qui a duré de 1991 à 1994, la réforme a affronté avec succès un premier vote au Parlement en 1994, sur ses principes, puis dans un second temps sur l’intégralité de la législation en 1998. Près de 80 % des députés s’étant prononcés favorablement, cette réforme cimente le consensus national, sur le plan politique.

Administration[modifier | modifier le code]

Les grandes régions (Landsdelar)[modifier | modifier le code]

La Suède se compose de trois grandes régions traditionnelles (Landsdelar en suédois) : le Götaland au sud, le Svealand au centre et le Norrland au nord.

Jusqu’en 1809, la quatrième région de Suède était l’Österland, à l’est, aujourd’hui la Finlande.

Les provinces historiques (Landskap)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Provinces historiques de la Suède.

Jusqu’aux réformes administratives menées par Axel Oxenstierna en 1634, ces trois grandes régions étaient subdivisées en 25 provinces, dites « provinces historiques » (Landskap en suédois).

Les provinces n’ont plus aucune fonction administrative aujourd’hui, mais représentent pour les Suédois un important patrimoine historique et culturel auquel ils s’identifient volontiers. Elles servent également de délimitation pour les duchés.

La division actuelle en comtés (län)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des comtés de la Suède.

Les comtés (län en suédois) furent institués en 1634 à l’initiative du chancelier Axel Oxenstierna en vue de l’édification d’une administration moderne. Bien que fortement inspirés des provinces préexistantes, les comtés ont des frontières souvent différentes.

La Suède est divisée en 21 comtés. Dix-huit d’entre eux sont dirigés, d’une part, par un préfet (Landshövding) représentant l'État à la tête du Länsstyrelse, et d’autre part par une assemblée locale élue (Landstinget) dont la principale fonction est de gérer les services de santé. Deux comtés, Västra Götaland et Skåne, ont accédé au statut de région, et possèdent un organe de gouvernement régional (« regionalt självstyrelseorgan »). Un comté, Gotland, est composé d'une seule commune qui a pris en charge les fonctions occupées ailleurs par le « landsting »[6],[7].

Les différents comtés suédois.

Les communes (kommuner)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commune (Suède).

Les comtés sont divisés en communes, ou kommuner, qui représentent l'échelon local du gouvernement en Suède. On dénombre 290 communes (en 2004).

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Suède.
La montagne Akka en Laponie
Archipel suédois à Arkösund en Östergötland
Paysage agricole avec dolmen près de Falköping

La Suède jouit d’un climat relativement tempéré en dépit de sa situation septentrionale, du fait de l’action du Gulf Stream. Dans le sud du pays, les feuillus peuvent se trouver en abondance, contrairement au nord, où les épineux dominent le paysage. Dans la partie du pays se situant au nord du cercle polaire arctique, le soleil ne se couche jamais en été, et l’hiver n’est qu’une nuit sans fin: le soleil ne se lève pas mais il y a assez de lumière pour voir clair quelques heures (varie selon les endroits), d'autant plus que la neige est bien présente !

À l’est de la Suède se trouvent la mer Baltique et le golfe de Botnie : ce littoral très allongé contribue à adoucir encore le climat. À l’ouest, une chaîne de montagne, les Alpes scandinaves (Scandes), sépare le pays de la Norvège.

Le long du golfe de Botnie se trouve la région de « la côte haute » Höga Kusten qui se soulève chaque année de plus de 8 mm. Ce rebond isostatique est dû à l'enfoncement du sol sous le poids d'une couche de glace épaisse de plus de trois kilomètres pendant la dernière période glaciaire. Depuis la fonte des glaces, le sol s'est élevé de 800 m. À 286 m d'altitude, on peut trouver la ligne côtière la plus élevée formée après la dernière glaciation.

Le Sud a une vocation agricole très nette, et la surface occupée par la forêt augmente au fur et à mesure que l’on progresse vers le nord. La densité de population est également supérieure au sud, notamment dans la vallée du lac Mälar, dans la région de l’Øresund et tout le long de la côte ouest, même si le sud-est du pays forme aussi une région à relativement faible densité.

Le pays est très riche en lacs dont certains, comme le Vänern et le Vättern, sont parmi les plus grands d'Europe.

Gotland et Öland, dans la mer Baltique, sont les deux plus grandes îles de Suède et forment chacune une province historique propre. Les côtes suédoises sont assez entrecoupées avec un très grand nombre de petits golfes (des fjärdar) et de nombreux îlots qui forment souvent des archipels, comme ceux de Stockholm et de Göteborg.

Villes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des villes de Suède.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Suède.
Articles connexes : Énergie en Suède et Euro et Suède.

Favorisée par la paix et la neutralité politique tout au long du XXe siècle, la population suédoise a atteint un niveau de vie enviable reposant sur les deux piliers de la haute-technologie et d’un État-providence puissant. Le pays dispose d’excellentes infrastructures de transport et de communication et d’une main d’œuvre hautement qualifiée. Le bois, l’hydroélectricité et le fer constituent les ressources de base d’une économie orientée vers le commerce extérieur. La Suède est également le premier pays à consommer plus d'énergies renouvelables que d'énergies fossiles[8], grâce à une importante biomasse (bois, principalement).

La proportion de la population employée dans le secteur secondaire (l'industrie) était en 1960 43,9 % puis 29,1 % en 1987 selon les chiffres du BIT.

À la suite d'une crise du modèle suédois au cours des années 1990, la politique de rigueur budgétaire adoptée par le gouvernement a conduit à un excédent substantiel en 2001. Ce dernier fut réduit de moitié en 2002, en raison du ralentissement économique mondial. La Banque de Suède se fixe comme objectif la stabilité des prix avec une cible d’inflation à 2 %.

En 2003, l'adoption de l'euro fut rejetée dans un référendum où les opposants à l'euro emportèrent une victoire convaincante[9]. La majorité des partis politiques fut officiellement en faveur de l'adoption.

Le taux de croissance pour 2004 devrait s’élever à 3,5 %, confirmant une santé économique remarquable par rapport à la moyenne des pays de l’Union européenne. Le chômage atteint 6,2 % selon les statistiques officielles en 2008 mais serait plus proche des 15 %[10]. Cependant, cette dernière statistique provient d'une étude qui inclut aussi les personnes pouvant travailler mais ne désirant pas forcément le faire ce qui gonfle les chiffres et va à l'encontre de la définition du chômage. C'est ce qu'on appelle le « chômage technique » ou le chômage structurel qui découle alors, pour un niveau de compétence donné, du refus des travailleurs d'accepter un salaire jugé trop faible (concept de chômage volontaire et de salaire de réserve) et de l'absence d'intérêt pour les firmes de proposer un salaire trop élevé. Alors que « le chômage se définit comme l'état d'une personne sans emploi, apte au travail et désireuse de travailler »[11].

Parmi les entreprises suédoises, on peut citer Ericsson, Electrolux, H&M, Ikea, Saab, Scania, Tele2, Tetra Pak et Volvo.

Article détaillé : Liste d'entreprises suédoises.

Démographie[modifier | modifier le code]

Densité de la population suédoise en nombre d'habitant par kilomètre carré par commune en 2007.
Article détaillé : Démographie de la Suède.

Au 31 mars 2014, la Suède compte 9 666 871 habitants[12]. La croissance démographique annuelle est de 1 %, l'une des plus élevées d'Europe.

La Suède a une des espérances de vie les plus élevées au monde[13], et un des taux de natalité les plus hauts en Europe malgré le fait que, dès 1969, son taux de fécondité passa en dessous du seuil de renouvellement (2,1 enfants par femme). Elle compte environ 17 000 Sames au nord, et 50 000 Suédois de souche finlandaise, à ne pas confondre avec les immigrants finlandais du XXe siècle.

La Suède dispose d’un système de crèches très perfectionné pouvant garantir une place à tout enfant âgé de 2 à 5 ans. L’État-providence, fortement développé, accorde également de longs congés parentaux à la mère et au père d’un enfant, un plafond pour les dépenses de santé, des pensions minimales de retraite et des indemnités maladie.

Immigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Suède.

La nation suédoise fut un pays d’émigration jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale (près d'1,5 million de Suédois émigrèrent aux États-Unis vers la 2e moitié du XIXe siècle à cause principalement de la famine), puis une nation d’immigration après la Seconde Guerre mondiale. Près de 12 % des résidents sont nés à l’étranger, et environ un cinquième de la population suédoise est constitué soit d’immigrants, soit d’enfants d’immigrants. Les immigrants les plus nombreux viennent de Finlande, d’ex-Yougoslavie, d’Iran, de Norvège, du Danemark et de Pologne. Cette composition témoigne des fortes migrations entre pays nordiques, de l’immigration de main d’œuvre dans les années 1960, puis du regroupement familial.

Les Finlandais constituent la première grosse vague d’immigration en Suède contemporaine. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, près de 70 000 jeunes Finlandais fuirent leur pays en raison de l’invasion soviétique. 15 000 d’entre eux restèrent en Suède après la guerre, et d’autres y retournèrent à leur âge adulte. Les difficultés d’après-guerre en Finlande poussèrent ensuite un grand nombre de chômeurs finlandais vers la prospère économie suédoise des années 1950 et 1960. Au plus fort du phénomène, 400 000 Finlandais vivaient en Suède, mais à la suite de la première crise pétrolière en 1973 le taux de chômage augmenta alors que la Finlande bénéficiait de ses relations commerciales avec l’URSS. Depuis, le nombre de Finno-Suédois a chuté sous la barre des 200 000.

Les interventions soviétiques en Hongrie en 1956, puis à Prague en 1968, entraînèrent l’arrivée des premiers réfugiés politiques. Les déserteurs américains refusant d’aller se battre au Viêt Nam trouvèrent souvent refuge parmi les Suédois. Après le coup d’État de 1973 au Chili et l’apparition d’autres dictatures militaires en Amérique du Sud, les réfugiés politiques se mirent à dominer le flux migratoire vers la Suède, y compris en provenance d’Iran, d’Irak et de Palestine. 135 000 réfugiés arrivés au cours des conflits yougoslaves se trouvent toujours dans le pays. Plus récemment, la Suède accueille des milliers de réfugiés syriens qui ont fui la guerre civile syrienne. Le pays compte donc une communauté musulmane.

En 2012, les dix principaux pays de naissance des immigrés sont :

  1. Drapeau de la Finlande Finlande : 163 867
  2. Drapeau de l'Irak Irak : 127 860
  3. Drapeau de la Pologne Pologne : 75 323
  4. Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie (ex-) : 69 269
  5. Drapeau de l'Iran Iran : 65 649
  6. Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine : 56 595
  7. Drapeau de l'Allemagne Allemagne : 48 731
  8. Drapeau de la Turquie Turquie : 45 085
  9. Drapeau du Danemark Danemark : 44 209
  10. Somalie Somalie : 43 966

Sécurité et criminalité[modifier | modifier le code]

Le pays se situe dans la moyenne des pays de l'OCDE en termes de sécurité[14]. En 2013, le gouvernement suédois a fermé quatre établissements pénitentiaires[15]. Cette fermeture est la conséquence de la baisse du nombre de détenus dans le pays: 4852 prisonniers pour 9.500.000 habitants fin 2012[16], soit un taux d'incarcération de 0.051%, contre un taux de 0.079% en 2006. Cependant, selon Eurostat[17] et le Conseil National Suédois de la Criminalité[18], la délinquance et la criminalité ne semblent pas baisser (cette progression en chiffres absolus, n'est pas démentie en proportion de la population générale). La politique du gouvernement en faveur de l'insertion et des peines de probation, et le laxisme en matière de stupéfiants semblent expliquer en partie la baisse du nombre de détenus.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Suède.
Fête de Saint-Jean en Suède (le midsommar) (tableau d'Anders Zorn 1897)
Midsommarstång (mât fleuri de la Saint-Jean)
Le festin d'écrevisses (kräftskiva), fête suédoise du mois d'août

Religion[modifier | modifier le code]

À la fin de la période des Vikings, la Suède se convertit au christianisme. Le missionnaire franc Anschaire vint deux fois à Birka dans la première moitié du IXe siècle. La religion chrétienne s'est implantée en Suède vers la fin du XIe siècle sur les bords du lac Mälar et dans la région d'Uppsala. Les premières églises furent construites au début du XIIe siècle, notamment à Sigtuna ou Linköping. Le premier archevêque fut intronisé en 1164 à Uppsala.

En 2012, la majorité des Suédois étaient luthériens (67,5 %)[19], le reste se partageant entre les catholiques, les baptistes, les musulmans, les juifs…

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique suédoise.

La Suède a une longue tradition de musique : skillingtryck, Carl Michael Bellman, Monica Zetterlund, danse folklorique, Evert Taube… et c'est un pays avec une culture musicale notamment orientée vers le chant et la chorale. On dit même que la langue suédoise se prête très bien au chant classique, comme l'italien, grâce à ses voyelles. La Suède donne à l'opéra de nombreux chanteurs tels qu'Anne Sofie von Otter. Le pays compte également deux orchestres de renom, l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm et l'Orchestre symphonique de Göteborg.

Concernant la musique de variétés, la Suède a gagné le concours Eurovision de la chanson cinq fois :

La Suède regroupe aussi de nombreux groupes musicaux qui ont eu un succès international, tels qu'Ace of Base en 1993 avec All that she wants, Roxette avec Pearls of Passion en 1986 et les Cardigans plus récemment avec Lovefool. On peut nommer Eagle-Eye Cherry, Neneh Cherry, Stefan Olsdal (du groupe Placebo) et Titiyo, sans oublier le groupe Europe avec son Final Countdown.

La Suède est le troisième pays exportateur de musique, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni[20],[21]. En 2004 et pour la première fois, la Suède a exporté plus vers l'Angleterre que l'Angleterre vers elle-même. Cette culture musicale remonte sans doute à la victoire d'ABBA à l'Eurovision et donc à l'émergence de ce groupe, qui a vendu plus de 370 millions d'albums à travers le monde tout au long de sa carrière.

La musique électronique et électroacoustique suédoise est connue grâce à l'œuvre de Joakim Sandgren. La musique électronique suédoise est aujourd’hui connue à travers les DJs comme le groupe de la Swedish House Mafia, Avicii, Alesso, Otto Knows par exemple. Le heavy metal, notamment viking metal et death mélodique, est également populaire. Des groupes comme In Flames (plus de deux millions d'albums vendus dans le monde), Soilwork, Dark Tranquillity, Opeth, Pain of Salvation, Meshuggah, Arch Enemy, Darkane ou encore At the Gates et Sabaton sont connus et ont une très grande influence musicale partout dans le monde. Mais quelques années plus tôt, la Suède était connue pour avoir hébergé l'un des groupes précurseurs du black metal et du viking metal, Bathory (dont le leader Quorthon est mort en 2004). Autre groupe majeur du black suédois, Dissection, premier groupe à fusionner black et death. À noter, au sein du viking metal, la présence de groupes tels que Vintersorg ou bien encore Amon Amarth, bien connus des amateurs du genre. Enfin, la Suède compte aussi un groupe de metal exclusivement féminin (quatre femmes) nommé Crucified Barbara, ayant sorti deux albums. La Suède a aussi abrité quelques groupes de death metal au moment où le style décollait, à la fin des années 1980 et au début des années 1990 : Nihilist, Entombed, Dismember, Grave, Unleashed. Ils se distinguaient de la scène death metal américaine par leur son plus « crade », leur approche plus punk et primitive du mouvement et leur technique moindre.

Le rock reste cependant la musique majeure de Suède avec des groupes comme the Hives, Millencolin, Kent, the Soundtrack of Our Lives, The Sounds, Backyard Babies, Caesars Palace. Une minorité rap est représentée par Timbuktu, et ska par Svenska Akademien.

Il existe également un folk rock populaire en Suède : Lars Winnerbäck.

D'autre part, le groupe Alcazar est également un nom à connaître, leur musique est un mélange de disco et de musique house reprenant des samples d'anciens groupes tels que Sheila and B. Devotion.

De plus, la Suède organise en période de février-mars son grand concours de chanson le Melodifestivalen, lui permettant de sélectionner l'artiste qui ira la représenter au concours Eurovision de la chanson. Ce concours dure environ un mois où beaucoup d'artistes suédois y présentent une chanson et le public vote pour élire la meilleure. Il a comme particularité de se dérouler à différents endroits un peu partout en Suède, durant la période des demi-finales, puis se termine toujours à Stockholm.

Il a révélé de nombreux artistes, comme le groupe ABBA, Carola Häggkvist ou Linda Bengtzing.

Certains artistes suédois ont préféré la France comme terre d'accueil et y ont rencontré le succès : Fredrika Stahl, Jay-Jay Johanson, Herman Düne ou encore Peter von Poehl. On n'oubliera pas de citer le renouveau de la pop suédoise avec José González, I'm from Barcelona, Loney, Dear, Love Is All, the Knife, Deportees, Tarentula, et, dans un registre plus intimiste, Frida Hyvönen. Des artistes tels que les virtuoses de Freak Kitchen ont réussi à s'exporter aux États-Unis pour faire connaître leur musique qui est une alliance de jazz, de metal et de musique indienne. Leur leader est Mattias IA Eklundh. [Informations douteuses] [réf. nécessaire]

Littérature et cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature suédoise.

Le grand prix de l'Académie suédoise (« Svenska akademiens stora pris ») est un prix rare pour auteurs suédois et non un prix annuel et international comme le prix Nobel de littérature, qui a été récemment décerné au poète suédois Tomas Tranströmer.

Le prix August (« Augustpriset ») est un prix annuel pour auteurs suédois. Le livre qui a gagné le prix 2000, Populärmusik från Vittula, a été adapté en un film en 2004.

La série Millenium de Stieg Larsson, dont ont aussi été tirés trois films, a mis en lumière la littérature suédoise policière. Celle-ci, cependant, ne se limite pas à cet auteur. Henning Mankell en est un digne représentant, dont les œuvres se sont exportées dans le monde entier. On peut aussi nommer la romancière Camilla Läckberg qui écrit une saga policière avec son héroïne Erica Falk.

Parmi les réalisateurs de cinéma, on peut citer Ingmar Bergman, ainsi que Lukas Moodysson, avec des films comme Together ou Lilya 4-ever.

Astronomie[modifier | modifier le code]

La Suède possède le plus grand modèle réduit du système solaire au monde : le système solaire suédois s'étend sur toute la Suède le long de la mer Baltique depuis Stockholm où est situé le Soleil jusqu'à Kiruna où se trouve le choc terminal. Le Soleil est représenté à Stockholm par l'Ericsson Globe qui est le plus grand bâtiment sphérique du monde (110 m de diamètre).

Personnalités suédoises[modifier | modifier le code]

Événements périodiques[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Nyårsdagen Fête
6 janvier Épiphanie Trettondagen Fête chrétienne
Date mobile Vendredi saint Långfredag Fête chrétienne
Date mobile Pâques Påskdagen Fête chrétienne
Date mobile Lundi de Pâques Annandag påsk Fête chrétienne
1er mai Premier mai Första maj Fête du Printemps et fête du Travail
6e jeudi après Pâques Ascension Kristi himmelsfärdsdag Fête chrétienne
7e dimanche après Pâques Pentecôte Pingstdagen Fête chrétienne
6 juin Fête nationale suédoise Nationaldagen Fête nationale, férié depuis 2005 seulement
Dernier vendredi de juin Midsommarafton Jour férié, dernier vendredi de juin
Dernier samedi de juin Midsommardagen Fête du solstice d'été, dernier samedi de juin
Date mobile Toussaint Alla helgons dag Fête chrétienne, samedi 31 octobre - 6 novembre
13 décembre Sainte-Lucie Sankta-Lucia
24 décembre Julafton Jour férié
25 décembre Noël Juldagen Fête chrétienne
26 décembre Annandag jul Fête chrétienne
31 décembre Saint-Sylvestre Nyårsafton Jour férié

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

La Suède a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ian Grocholski, Une Histoire de l'Europe à travers ses chants nationaux, National Anthems of Europe,‎ 2007, 558 p. (ISBN 2356071814, lire en ligne), p. 15
  2. [PDF] Rapport sur le développement humain 2010 des Nations unies. Tableau 1 p. 167.
  3. Indice démocratique 2008, en PDF (anglais)
  4. Leo Goldberger, The Rescue of the Danish Jews: moral courage under stress (lire en ligne)
  5. a et b http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1108.pdf
  6. Site de fédération suédoise des communes et des landsting
  7. Site des préfectures
  8. « La biomasse surpasse le pétrole en Suède », 29 juillet 2010
  9. 55,9 % contre et 44,1 % pour
  10. (en) « Real Swedish jobless rate 15% »
  11. Introduction à la macroéconomie moderne, M. Parkin et R. Bade, 3e édition, 2005, ERPI, p. 107
  12. SCB - Population statistics
  13. http://www.oecdbetterlifeindex.org/fr/countries/suede-fr/
  14. [1], better life index
  15. [2] Suède, Pays-Bas... ils ferment des prisons par manque de détenus
  16. [3] La Suède ferme des prisons faute de détenus
  17. [4], Crimes recorded by the police, 1999-2009, Eurostat
  18. [5] Crime trends in Sweden, Conseil National Suédois de la criminalité
  19. (sv) « Svenska kyrkans medlemsutveckling år 2012 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Svenska kyrkan
  20. « Consulate General of Sweden Los Angeles – Export Music Sweden at MuseExpo », Swedenabroad.com (consulté le 6 mai 2009)
  21. Interesting facts about EU countries. casgroup.fiu.edu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]