Houlgate

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Houlgate
Houlgate vu de la plage de Cabourg.
Houlgate vu de la plage de Cabourg.
Blason de Houlgate
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Dozulé
Intercommunalité Communauté de communes de l'Estuaire de la Dives
Maire
Mandat
Jean-François Moisson
2014-2020
Code postal 14510
Code commune 14338
Démographie
Gentilé Houlgatais
Population
municipale
2 097 hab. (2011)
Densité 447 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 05″ N 0° 04′ 33″ O / 49.3013888889, -0.0758333333333 ()49° 18′ 05″ Nord 0° 04′ 33″ Ouest / 49.3013888889, -0.0758333333333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 124 m
Superficie 4,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-houlgate.fr

Houlgate est une cité balnéaire du Calvados sur la Côte Fleurie créée de toutes pièces sur les landes de Beuzeval. Cette ville de Normandie, située dans le pays d'Auge, à mi-distance entre Cabourg à l'ouest et Villers-sur-Mer à l'est, se trouve à une vingtaine de kilomètres de Caen.

Beuzeval était au XVIIIe siècle un petit village d'agriculteurs situé, dans les terres, autour de son église avec un petit bourg de pêcheurs près de la mer, sur les bords du fleuve du Drochon.

Houlgate est une commune française du canton de Dozulé, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 2 097 habitants[Note 1] (les Houlgatais).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beuzeval, les formes attestées sont Bovalis et Eclesia-de-Bovalis, formes latinisées du Moyen Âge. Une latinisation correcte ferait état de *Bosovallis car la forme Bovalis aurait donné *Boval ou *Beuval[1].

La forme attestée en 1077 Boseval est par contre une forme régulière non latinisée caractéristique de toute une série de toponymes en Normandie, présentant des formes anciennes régulières analogues, tels Beuzeville, Beuzebosc, Beuzemouchel[2] où l'on reconnait le nom d'une personne germanique Boso que l'on retrouve dans de nombreux noms de lieux du nord de la France, sous des formes diverses : Bouzonville, Bézancourt. Il entre ici en composition avec le terme roman bien connu val au sens de vallée ou de vallon, selon la formule déterminant-déterminé caractéristique de l'influence germanique (ou anglo-scandinave) qui prévaut dans les régions côtières de Normandie. Le nom de Boso survit dans le patronyme normand sous la forme de Beux (cas sujet) et ailleurs : Boson ou Bozon (cas régime).

Houlgate est un archétype commun en Normandie d'origine norroise : hollr gata a le sens de chemin creux avec gata passage ou chemin et hollr creux ou profond. La même origine avec le même sens se retrouve au Danemark avec Hulgade et au Royaume-Uni avec Holegate[3].

Caumont est la forme dialectale au nord de la ligne Joret du toponyme bien connu Chaumont, vieux normand caux issu du bas latin calvus, chauve (Cf. Karl li Caux, Charles le Chauve, dans la chanson de Roland) suivi de mont. Ce toponyme rappelle le nom de Calvados, qui, par contre, est une formation savante issue également du latin calvus, chauve et dorsa, dos. En fait, ces hauteurs sans arbres servaient de repères ou d'amers pour le cabotage[4]. La forme latinisée Calvus-mons, Mont Chauve est attestée dès 1260 dans une charte écrite par Philippe le Hardi pour la hauteur séparant Dives de Beuzeval[5].

Drochon ou Drauchon, quelquefois Drojon, tirerait son nom, soit d'une forme latine composée d'un personnage Drusus ou Drausius suivi du suffixe de propriété -acum, soit d'une forme germanique Drogo ou Drogone. Ces deux étymologies, courantes auprès des érudits du XIXe siècle, sont suspectes car historiquement le Drochon ou Drauchon portait le nom de ru des Dix Douets. Ce nom s'explique par le fait que cette rivière est formée de dix ruisseaux (douet petite rivière ou ruisseau en augeron).

Les Vaches Noires tirent leur nom d'une origine populaire qui veut que les rochers calcaires qui ont roulé sur la grève depuis les falaises, recouverts d'algues et de moules, ressemblent dans le brouillard à un troupeau de vaches. L'expression est francisée ou récente, car la phonétique normande au nord de la ligne Joret devrait être « vaques neires ».

Origine[modifier | modifier le code]

Si le cadre géographique est immuable : une vallée enserrée entre deux collines, les buttes de Caumont et de Houlgate, avec, descendant de ces hauteurs, différents douets se réunissant en son centre pour former le ru des dix douets (aujourd'hui Drochon ou Drauchon), la carte de Cassini[6] et, plus proche de nous, le cadastre dit « napoléonien »[7], plus précis, nous montre une paroisse très différente de ce qu'est la commune aujourd'hui quant à son peuplement.

Extrait de la feuille Lisieux de la carte dite de Cassini

À l'intérieur des terres, sous la « source Pagné », sur une croupe de la « butte de Houlgate », Beuzeval, un groupement de petites fermes bocagères, proche de son église, datée du XIIe siècle, et dédiée à saint Antoine. À quelque distance au creux de la vallée, à l'est de l'église, se trouve, sur une ancienne motte castrale, le « manoir de Beuzeval », demeure des seigneurs de Beuzeval, sa chapelle, sa ferme et son moulin banal. En suivant le cours du douet, un deuxième moulin, le moulin Denize, au lieu-dit les égrillards (des vannes qui répartissent l'eau et des grilles qui gardent les poissons). En continuant le cours d'eau, proche de la mer, quelques masures se regroupent au hameau de la mer, abritant les quelques pécheurs de la paroisse. À l'embouchure du ru des dix douets (faussement située sur la Corniche par les Cassini) une batterie armée de quelques canons et servie par une petite garnison de douaniers garde-côtes surveille l'embouchure de la Dives. À l'autre extrémité du lais de mer, sous la Corniche au début de la falaise des Vaches Noires, quelques pauvres hères abrités sous les squelettes de quelques barques, vivant de la cueillette des coquillages et de moules ainsi que du braconnage des lapins et des lièvres de la lande. Enfin réparties, au différents lieux-dits, le lieu Pajot, la Croix, Tolville, Ricqville, Menetot, Dramard, des fermes bocagères. Beuzeval est entourée par les paroisses de Auberville-sur-Mer, Gonneville-sur-Dives, Trousseauville et Dives. Pour irriguer la vallée un seul chemin venant de Dives, dans la lande, parallèle à la grève, passant au pied de la « butte de Caumont », passant par le « Mauvais Pas », et escaladant la « butte de Houlgate », le « chemin des douaniers » ou « grand chemin de France »[8].

La paroisse de Beuzeval regroupait alors environ 70 feux (environ 250 habitants). Elle faisait partie du doyenné de Beaumont-en-Auge, de la sergenterie de Dives et de l'élection de Pont-l'Évêque.

Carte d'assemblage des feuilles du cadastre dit « napoléonien »

Complétant la carte Cassini, le premier cadastre de 1826, présente sur la rive gauche du Drochon, sous les pentes de Caumont, entre l'embouchure et le « Mauvais Pas », une tuilerie qui exploite l'argile de la « butte de Caumont » et, à mi-distance entre le hameau et l'embouchure, sur un canal dérivant les eaux, un troisième moulin, le moulin Landry. De nouveaux lieux-dits, le lieu Liégard, la Forge, le carrefour Toutain. La commune est déjà mieux desservie par un réseau de chemin. Venant de Villers-sur-Mer, descendant des hauteurs du carrefour du Tronc (aujourd'hui carrefour du Trou), deux chemin creux, les chemins Transversal et de la source Pagné. Descendant des hauteurs de Houlgate, le chemin des Genets. Passant au pied de l'église, un chemin creux va parallèlement au ru jusqu'à la grève, le chemin Mauger et suivant au plus près le Drochon le chemin des Dix Douets. Venant de l'église et montant vers Dramard, le chemin des Rouges-Terres. À partir du carrefour Toutain, le chemin de Trousseauville (aujourd'hui disparue), le chemin de Dives-sur-Mer et son marché hebdomadaire et le chemin de la Vallée desservant le « hameau de la Mer »[9].

Géographie[modifier | modifier le code]

La cité balnéaire est sur la Côte Fleurie, au nord-ouest du pays d'Auge, à 14 km au sud-ouest de Deauville, à 23 km à l'ouest de Pont-l'Évêque et à 28 km au nord-est de Caen[10].

La commune, d'une superficie de 4,7 km2, de 1 900 habitants est située, par 49° 18′ 05″ Nord et 0° 04′ 33″ Ouest, dans la vallée du fleuve Drochon (ou Drauchon). Cette vallée est fermée, à l'ouest, par la butte de Caumont, culminant à 103 m, et l'estuaire de la Dives, à l'est, par la butte de Houlgate, 123 m d'altitude, avec son « Bois de Boulogne » et prolongée par les falaises des « Vaches Noires » en direction de Villers-sur-Mer.

Plan schématique de la commune de Hougate

La commune de Houlgate est entourée à l'est et au sud par celle de Gonneville-sur-Mer et à l'ouest par celle de Dives-sur-Mer.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits et les écarts de Houlgate sont d'est en ouest: la Corniche, la Butte de Houlgate, les Aulnettes, le Carrefour du Trou, la Montagne, la Fontaine Pagné, Beuzeval, le château de Beuzeval, l'Église, la Forge, les Égrillards, la Vallée, la Pommeraye, le Lieu Paillot, le Grand Pré, la Cour Ferey, le Lieu Marot, les Chevaliers, la Butte de Caumont, le Hameau de la mer et le Mauvais-Pas[11].

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie du pays d'Auge, et plus précisément de la Côte Fleurie pour ce qui concerne Houlgate, est rattachée à la formation cénozoïque dite en pile d'assiettes du bassin sédimentaire des régions parisienne, bruxelloise et londonienne[12] et par une transgression quaternaire dans une zone de distension commençant au Trias et qui donnera la Manche[13].

Le territoire géologique de Houlgate est compris entre la cuesta de la Dives à l'ouest et le bassin de la Touques à l'est. Il est caractérisé par le plateau du pays d'Auge, d'une hauteur de 100 à 120 m, qui tombe dans la mer sous la forme d'une falaise, les Vaches Noires. Cette falaise met au jour des effleurements jurassiques et crétacés datés entre 160 et 100 millions d'années. L'action conjugué du ravinement par le haut des eaux de ruissellement et du sapement par le bas de la mer présente une coupe géologique naturelle[14]. L'apparence de ces falaises est très variée et porte par endroit les noms de « désert » ou « chaos ».

À la base, en dessous du niveau de la mer, sur une profondeur de 15/20 m, les « marnes du Mauvais Pas » puis au-dessus du niveau zero, sur une épaisseur d'environ 8/10 m, des marnes bioclastiques avec bancs calcaires silteux lumachelliques dites « marnes de Dives » datant du Callovien supérieur (environ 155 millions d'années). Elles sont surmontées sur 25/27 m de marnes grises massives avec cordons de nodules et petits bancs calcaire dites « marnes de Villers », puis d'une alternance sur une épaisseur de 2 m de marnes et de calcaires argileux fossilifaires à oolithes dites « oolithes ferrugineuses de Villers » couvertes de marnes silteuses avec biothermes de Lopha gregarea sur 5/7 m et de Myophorella hudlestoni sur 12/15 m, le tout « calcaire d'Auberville » datant de l'Oxfordien inférieur (environ 150 millions d'années). L'Oxfordien moyen (environ 140 millions d'années) est représenté sur 6/15 m par du « calcaire oolithique de Trouville » composé de calcaire oolithique et bioclastique, bioturbé, en bancs massifs entrecoupés de cordons de galets intraformationnels, au-dessus des marnes et des calcaires bioclastiques détritiques à pelletoïdes ferrugineux, le tout recouvert sur 1/3 m du « coral rag de Trouville ». Ensuite sur 40/50 m, des couches de craie glaucomineuse et de craie à spongiaire reposent sur un lit de sable glauconieux est représentatif du Crétacé (entre 130 et 100 millions d'années environ). Les couches de surface du plateau sont faites d'argile à silex et de limon des plateaux datant du Tertiaire (environ 65 millions d'années)[15].

Les couches inférieures de marnes étant étanches à l'eau de surface, la nappe phréatique présente en hauteur, entre 60 et 80 m, permet une érosion et un découpage de la falaise. C'est au Pléistocène (entre 18 millions et 11/12 000 années), une période marquée cycliquement par des glaciations séparées de périodes inter-glaciaires, pendant les périodes de réchauffement, que les eaux de débâcles sculptent fortement les reliefs[16]. Aujourd'hui le Drochon et ses douets ne sont que les « fossiles » hydrologiques des puissants torrents qui ont déblayés les craies et les marnes pour former la vallée qui abrite maintenant Houlgate.

Paléontologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Falaises des Vaches Noires .

Les falaises des Vaches Noires sont aujourd'hui protégées, leurs accès ont été interdits par décret de classement en « site d’intérêt scientifique et paysager du département du Calvados » du 20 février 1995 du Ministère de l’Environnement car elles recèlent un grand gisement de fossiles où on trouve de nombreuses ammonites. Le ramassage des fossiles est seulement autorisé sur la grève au pied des falaises[17]. Un certain nombre de fossiles servant de références internationales aux paléontologues ont pour origine la falaise des Vaches Noires[18].

Villers-sur-Mer et Houlgate, qui encadrent les Vaches Noires, abritent des collections de fossiles ; au musée de Villers-sur-Mer, la collection de Ferdinand Postel, qui s'y installe comme photographe en 1880 et qui ramasse et collectionne des fossiles pour en faire des cartes postales ; à la mairie de Houlgate, la collection du suisse mais Houlgatais d'adoption, Fédéric Nicolet (1889-1966), lui aussi photographe et collectionneur de fossiles[19].

Topographie[modifier | modifier le code]

Falaises des Vaches Noires, été 2004

À l'est du centre se trouve le golf de Houlgate et l'étang de pêche d'eau douce les « Étangs du Drochon ». La commune est séparée des deux villes voisines de Dives-sur-Mer et Villers-sur-Mer par des falaises. La falaise à l'ouest, vers Dives-sur-Mer, est nommée la « Butte de Caumont » et se jetait, avant la construction de la ligne de chemin de fer, dans la mer au « Mauvais Pas ». Les falaises à l'est, vers Villers-sur-Mer, après la « Butte d'Houlgate » qui a donné son nom à la commune, sont surnommées les « Falaises des Vaches Noires » du fait des rochers tombés sur la plage et recouverts d'algues.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Drochon vu de la rue Pasteur.

Le Drochon (autrefois épelé Drauchon), avec un débit irrégulier, est formé par la confluence d'au moins dix ruisseaux et torrents : Le Mennetot, des Broches, Gonneville, Riqueville, Tolleville, le pagné, Petiot, les sources Désert et Bougon et la Bérézina.

Certaines de ces sources et fontaines affluents du Drochon sont encore l'objet de pèlerinage, la source Saint-Laurent à Trousseauville est réputée guérir les problèmes de peau. On peut voir en visitant le site, « l'arbre aux mouchoirs ». Les pèlerins mouillent un linge et l'appliquent sur leurs blessures puis en font don au Saint en l'accrochant dans l'arbre.

L'estuaire du Drochon a toujours eu des problèmes d'ensablement. En 1880, la commune payait un laboureur 135 F par an pour tenir le lit de la rivière propre et maintenir le courant.

Il y a eu jusqu'à trois moulins, propriété de la noblesse ou de l'abbaye Saint-Étienne de Caen. Le seul encore debout est le Moulin Landry, qui est une propriété privée. Le village avait un lavoir construit en 1885 qui a été restauré en 1990 et situé près de la gare.

Climatologie[modifier | modifier le code]

En raison de sa proximité directe à la mer, Houlgate bénéficie d'un climat océanique qui ne peut être comparé aux relevés météorologiques de l'aéroport de Caen - Carpiquet ou de celui de Deauville - Saint-Gatien qui se trouvent tous les deux trop loin à l'intérieur des terres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Houlgate

Les armes de la commune d'Houlgate se blasonnent ainsi :
De gueules barrée d'or chargée de trois coquilles de sable, cantonnée de deux léopards d'or.

Duché de Normandie[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur de Beuzeval à laisser une trace dans l'histoire serait Pierre de Sinville. Le 6 août 1066, le duc Guillaume et son entourage cheminent par le chemin de grève pour rejoindre ses troupes à Dives-sur-Mer, mais la haute mer et le mauvais temps lui interdisent le passage au niveau du « Mauvais Pas ». Remontant le ru des « Dix Douets », ils trouvent hébergement au manoir de Beuzeval. En quittant le manoir, Guillaume avait un nouveau compagnon pour sa conquête de l'Angleterre, Pierre de Sinville n'y trouvera ni gloire ni fortune mais la mort lors de la bataille d'Hastings[20].

Jean d'Aché (ou d'Achey), un compagnon de Guillaume devenu le conquérant est possessionné du fief de Beuzeval en reconnaissance des services rendus lors de la conquête de l'Angleterre. La famille d'Aché devient détentrice du fief de Beuzeval pour plusieurs siècles[20]. Eudes d'Aché, fils de Jean, accompagne Robert Courteheuse, fils de Guillaume le Conquérant, en Terre sainte en 1096[21].

Royaume de France[modifier | modifier le code]

En 1350, un Eudes d'Achey, seigneur de Beuzeval, se marie avec Ch. de Bailleuil et ils auront un fils prénommé aussi Eudes[22]. Et en 1537, c'est Marguerite d'Aché, fille de Jacques, seigneur de Beuzeval et de Gonneville, qui épouse Jean Le Brun, seigneur de Sallenelles, le fils de Louis Le Brun, vice-amiral de France[23]. Après cinq siècles et demi, les fiefs de Beuzeval et Gonneville quittent la famille d'Aché (ou d'Achey) pour devenir possession de la famille Le Brun (ou Lebrun), seigneur de Sallenelles.

Le 14 août 1616, Jacques Lebrun et son beau-frère François de Mailloc, mari de Françoise Lebrun, vendent à Pierre de Dramart, anobli en 1610, la sieurie de Beuzeval et Gonneville[24]. La famille Lebrun n'a gardé que 79 ans la seigneurie de Beuzeval. Le 11 janvier 1632, Pierre de Dramard, écuyer, seigneur de Beuzeval et Gonneville, marié à Anne Chéron, baptise sa fille Anne à l'église de Trousseauville[25].

En 1620, le roi Louis XIII, accompagné du prince de Condé, venant de Honfleur par la grève, passe par le « Mauvais Pas » pour faire étape au relais de poste de l'hostellerie de l'Épée Royale (aujourd'hui hostellerie Guillaume-le-Conquérant) à Dives-sur-Mer[24]

Le 9 décembre 1664, la Grande Mademoiselle (cousine germaine de Louis XIV) donne en demi-fief de haubert, à Jacques de Séran, chevalier protestant, fils de Thomas de Séran, la seigneurie de Beuzeval à laquelle est rattachée le 4 juillet 1665 la seigneurie de Douville[25]. Le seigneur de Dramard reste seigneur de Gonneville, il n'aura été seigneur de Beuzeval que 48 ans. En 1717, François de Séran, seigneur de Beuzeval, est nommé colonel garde-côtes de la capitainerie de Dives. Il est aussi major général de la noblesse de Haute-Normandie[26].

La seigneurie de Beuzeval passe ensuite à la famille de Secqueville. En 1736, M. de Secqueville, seigneur de Beuzeval, apparait dans une contestation au sujet des droits perçus au port de Dives et qui l'opposait à l'abbé de Saint-Étienne de Caen[27]. Le dernier seigneur de Beuzeval avant la révolution française est M. Boistard de Prémagny[28].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En avril 1789, Guillaume Miocque et Charles Liégeard sont nommés députés, représentant de la paroisse de Beuzeval, pour préparer la réunion des États généraux à une assemblée qui se tient à l'église Saint-Michel de Pont-l'Évêque[29].

Le 11 prairial an V, le bateau la Confiante, quittant Le Havre pour Cherbourg, est attaqué par la marine anglaise. Venant chercher un abri dans l'embouchure de la Dives, il s'échoue sur la grève. Les Anglais sont tenus à distance par la batterie de Beuzeval. Il y a deux morts, le capitaine, Étienne Perrier, et son lieutenant, qui décède après son transport à la tuilerie du hameau de la mer de la veuve Le Danois[30].

Nouveau régime[modifier | modifier le code]

Entre 1815 et 1845, le maire de Beuzeval est en conflit avec celui de Dives-sur-Mer au sujet de la perception des droits sur les marchandises transitant par le port. Celui-ci étant établi sur les deux communes, le préfet de Pont-l'Évêque organise en 1815 des négociations, mais le conflit ne prend fin qu'en 1845 par l'attribution de port à la commune de Dives par une décision de justice[31]. En 1825, les maires des communes de Beuzeval, Dives-sur-Mer, Gonneville-sur-Mer et Trousseauville se concertent pour déterminer le tracé précis de leurs communes en prévision de la levée du cadastre de 1826. À cette occasion, le manoir de Beuzeval, qui se trouvait sur le territoire de la commune de Gonneville est réintégré à Beuzeval grâce à un nouveau tracé des limites communales[32].

Naissance des bains de mer[modifier | modifier le code]

Création de Houlgate[modifier | modifier le code]

Tout commença sur la rive gauche du Drochon entre 1845 et 1850 ; la mode des bains de mer vint à Beuzeval. Quelques touristes de Caen puis de Paris commencèrent à venir à Beuzeval pour leurs vacances. Le nombre de touristes augmentant, une maison d'hôtes en bois fut construite. L'hôtel Imbert fut construit en 1877 et en 1907 sa tour vint s'ajouter. Le village de mer s'appelle à présent Beuzeval-les-Bains et attire la population protestante. À partir des années 1860, la population augmente, alors qu'elle déclinait depuis 1806 : 270 habitants en 1851, 345 en 1861, 515 en 1872 et 1 011 en 1881[33]. À partir des années 1880, la croissance démographique se fait moins forte.

La rive droite du Drochon, plus large et plate reste non développée. Une compagnie, la Société de Construction Immobilière (SCI) est formée 12 ans plus tard en 1858 avec des plans de développement de Beuzeval. Son but est de construire avec méthode et selon un plan urbain. La compagnie est fondée par 3 hommes, un financier, un avocat et un député. La SCI achète une bonne partie du terrain et le divise en propriétés, dessine les lignes pour les rues et construit un mur protégeant le village naissant de la mer. Jacques Baumier, nommé par les promoteurs architecte de la ville, établit le premier plan d'urbanisme[34]. D'ici quelques années des villas (appelées chalets) sont construites d'une telle qualité qu'elles sont toujours présentes en front de mer aujourd'hui les seuls propriétés disparues ayant été détruites pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1859, le Grand Hôtel est construit, comprenant 120 chambres, chacune luxueuse et avec ses domestiques. En 1860, la chapelle Notre-Dame de Houlgate est construite. Elle remplace l'ancienne église qui était située trop loin et devenait trop petite pour accommoder la population grandissante de Houlgate et de Beuzeval. Le premier casino est construit, en bois et se trouve en face du Grand Hôtel.

Le village prit le nom de Houlgate, nom de la colline au nord-est du village maritime. La mairie est construite au nord du Drochon, ainsi qu'une école et une poste. À ce moment il y avait deux villages de vacances distincts. Beuzeval-les-Bains continua son développement et en 1863 un complexe hôtelier est construit pour accommoder les protestants visitant le village. Un temple est construit. Les deux villages grandissent indépendamment.

Le chemin de fer arrive à Houlgate en 1882 ; la gare de Houlgate est construite entre les deux villages. La marche au pied des falaises entre Dives-sur-Mer et Houlgate tant redoutée devient un souvenir quand le chemin de fer est construit. En effet, la ligne est construite sur un mur de soutènement le long de l'estuaire de la Dives avec une promenade devant et une route derrière la voie. La ligne n'est alors connectée qu'à Mézidon-Canon avec un service de train pour Caen. Ce n'est que deux ans plus tard, en 1884 que la ligne vers Villers-sur-Mer est terminée, reliant Houlgate à Paris par Trouville-sur-Mer-Deauville (ligne de Mézidon à Trouville - Deauville, désormais fermée entre les gares de Mézidon et Dives - Cabourg). Le train prend alors 4 heures pour relier Paris Gare Saint-Lazare à Houlgate et ne demandait pas de changement.

En 1898, le village de Houlgate devenant plus grand que son rival de Beuzeval-les-Bains, le nom de la commune est changé en Beuzeval-Houlgate. Le nom change encore en 1905 pour ne devenir que Houlgate[35].

Après la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale bien des maisons sont construites, suivant les plans dressés par la SCI. Le Grand Hôtel est agrandi en 1895 et sa rotonde ajoutée au coin sud-ouest du bâtiment. La poste déménage alors de l'annexe de la mairie dans ses propres locaux. Une école publique pour filles et une autre pour garçons sont également construites dans les environs. La Promenade est finie en 1911. Le village accueille bien des célébrités et têtes couronnées.

Les premières photographies de la Butte de Houlgate montrent une colline aride[36]. Rapidement, la SCI a planté des arbres. En 1928, le conseil municipal a voté de créer une zone pittoresque de la protéger de toute nouvelle construction pour conserver son caractère. Cela signifie que les arbres allaient être protégés et prévenir de futurs glissements de terrain.

Bien que le village eût perdu sa configuration bipolaire, la population catholique préférait la rive droite alors que la population protestante préférait la rive gauche[35]. Ceci est confirmé par la visite de la Reine protestante Ranavalona de Madagascar à Beuzeval-les-Bains et de la visite de la Reine catholique Isabelle II d'Espagne au Grand Hôtel.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

C'est en plein milieu de la saison estivale qu'est déclarée la guerre le 2 août 1914. La réquisition du Grand Hôtel, du casino, de la maison évangélique et de quelques autres villas vide Houlgate de sa clientèle. Tous ces bâtiments réquisitionnés sont transformés en centre hospitalier pour le 3e Corps d'armée sous le nom d'hôpitaux provisoires 23 et 24. La ligne de chemin de fer permet l'arrivée des trains sanitaires directement en gare d'Houlgate. Pour remonter le moral des gueules cassées, le casino organise des spectacles qui verront la venue de Mistinguett ou encore Yvonne Printemps[37].

La Grande Guerre fait à Houlgate 43 morts pour la France. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts construit à la suite d'une souscription par l'entreprise Louis Pillu (futur maire) en août 1921[38]. Comme le voulait alors l'administration fiscale un bureau de tabac est concédé en 1917 à Henri Larigauderie, blessé de guerre. C'est lui qui en 1924 reprend l'exploitation de la ferme Lavolley sur les terres de laquelle sera construit dans les années 2000 le lotissement Larigauderie[39].

L'activité balnéaire reprend en 1917 mais le cœur n'y est plus et Houlgate ne retrouvera jamais plus son niveau de luxe de la Belle Époque, sa riche clientèle bourgeoise étant ruinée par la guerre[37].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le plateau en 1942 fut occupée par les Allemands. Ils ont installé un poste d'artillerie avec des canons de 155 mm d'origine française. Les canons ont été installés dans des abris bétonnés reliés à un important complexe souterrain avec des réserves de nourriture et abris. Un radar Würzburg a été installé pour terminer l'installation.

Depuis le 26 avril 1944 et jusqu'à la Libération, le site a été lourdement bombardé et en conséquence a été rasé, ce qui a entraîné la disparition de tous les conifères plantés au début du 19e siècle. Depuis la végétation a repoussé : platanes, marronnier d'Inde et les frênes.

La stratégie de Montgomery va laisser la Côte Fleurie, le pays d'Auge et Houlgate à 10 km de la guerre de libération. Il faudra attendre plus de 2 mois pour que Houlgate goûte aux joies de la libération. En effet ce n'est que le 17 août 1944 que la libération de la Côte Fleurie est lancée avec l'opération Paddle. La Brigade Piron suivait au plus près la côte. Le 19 août, elle avait atteint Cabourg, le génie stabilisa le pont sur la Dives et le 21, elle libérait Houlgate[40]. En continuant leur progression, guidée par un Houlgatais, elle eut quatre morts en plus de leur guide sur les hauteurs d'Auberville[41].

Le 10 octobre 1944, le premier groupe de soldats français arrive à Houlgate, c'est le 3e bataillon du génie. Ce sont des soldats du génie qui s'installent en ville pour déminer la côte. Quinze d'entre eux y perdront la vie malgré le fait que ce sont les prisonniers allemands qui déminent les lieux les plus dangereux au prétexte qu'ils sont les seuls à connaitre les emplacements des mines[42].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[35]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1804 Guillaume Robert Lebrun    
1804 1806 Jean-Adrien de Beaumont    
1806 1815 Charles Liégeard    
1815 1831 Henry d'Agier   Propriétaire foncier (ancien manoir de Beuzeval)
1831 1868 Jacques Landry   Meunier (moulin Landry)
1868 1871 Gabriel Davioud   Inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris
1870 1870 François Lavoley   Maire intérimaire en l'absence de Gabriel Davioud aux armées
1871 1874 Charles Mofras   Avocat
1874 1880 François Lavoley   Agriculteur
1880 1911 Georges Landry   Président du Conseil général
La commune fut renommée Houlgate-Beuzeval en 1898 puis Houlgate en 1905
1911 1913 Louis-Charles Tillaye (décès)   Avocat du barreau de Caen, sénateur, Ministre des Travaux publics
1913 1914 Léonard Pillu (décès)   Entrepreneur de construction
1914 1919 Albert Février   Propriétaire foncier
1919 1929 Louis Burnouf   Avocat près de la cour d'appel de Caen
1929 1935 Georges Boulot   Avocat près la cour de Paris
1935 1945 Louis Pillu   Entrepreneur de construction
1945 1945 Georges Lelièvre   Juriste
1945 1947 Jean Rouget   Médecin
1947 1953 Louis Pillu   Entrepreneur de construction
1953 1976 Jules Cappeliez   Banquier
1976 2008 André Fauvel   Médecin
2008 mars 2014 Jean-Claude Pupin   Entrepreneur d'électricité
mars 2014[43] en cours Jean-François Moisson SE Inspecteur régional d'assurances

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1421, 22 feux avaient été recensés, 40 en 1695 et 70 en 1789[35]. En 2011, la commune comptait 2 097 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 329 343 315 310 301 288 297 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
305 345 504 515 658 1 011 1 065 1 110 1 197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 274 1 204 1 261 1 132 1 188 1 231 1 339 1 837 1 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 588 1 617 1 655 1 729 1 654 1 832 1 908 1 902 1 988
2011 - - - - - - - -
2 097 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le Cénacle de Beuzeval[modifier | modifier le code]

Houlgate a été un lieu d'études et de création pour les peintres du mouvement impressionnisme.

Ce « Cénacle », comme ils se nommaient, se tenait au Moulin Denise. Il était formé de Paul Huet, Constant Troyon et Léon Riesener. Y sont venus comme invités Edgar Degas, Berthe Morisot et Gustave Caillebotte[46].

Nombre de leurs œuvres y furent créées et représentent des vues de Beuzeval, des Vaches noires ou de l'arrière-campagne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Colonne Guillaume[modifier | modifier le code]

La colonne Guillaume.

À son origine elle était placée au sommet de la butte de Caumont, dans la propriété de M. Foucher de Careil et aux frais de M. de Caumont, fut inaugurée, le 18 août 1861, une colonne commémorative, à l’endroit même d’où Guillaume le Conquérant donna en 1066 le signal du départ de la flotte pour la conquête de l’Angleterre. Le monument, composé d’un cylindre monolithe, sur base quadrangulaire, porte cette inscription :

Au souvenir

Du plus grand événement
Historique des Annales Normandes
Le départ du duc Guillaume Le Bâtard
Pour la conquête de l’Angleterre
En 1066

Pendant un mois
La flotte du duc Guillaume
Stationna dans le port de Dives et son armée
Composée de cinquante mille hommes
Campa dans le voisinage

Avant de mettre à la voile.

La colonne se trouve maintenant déplacée le long de la Promenade Roland Garros sur le côté Ouest de la plage.

L'ancien Grand Hôtel[modifier | modifier le code]

Houlgate Grand Hôtel.

Le Grand Hôtel a été construit en plusieurs étapes. Le corps central est construit par Jacques Claude Baumier en 1859. En 1896-1897, son fils, René-Jacques Baumier, enserre le bâtiment de deux pavillons légèrement en sailli reprenant le style d'origine mais avec une décoration extérieure plus riche. Enfin l'ensemble est complété par René-Jacques Baumier en 1904 par l'édification à l'angle ouest d'une rotonde surmontée d'un dôme[47].

Le manoir de Beuzeval[modifier | modifier le code]

Le manoir de Beuzeval pendant l'été 2004.

À 3 km de la côte se trouve le manoir de Beuzeval, construit au XIXe siècle par Victor Lecesne, armateur et homme politique[48]. Il fut ensuite acquis par le propriétaire du BHV, Henri Viguier. Le manoir est construit sur le site d'un château médiéval plus ancien.

Anciennement dans la commune de Gonneville-sur-Mer, c'est en 1825 qu'après reconsidération des terres du manoir que les limites communales furent retracées et la bâtisse définitivement placée sur le territoire de Beuzeval.

Entre 1620 et 1640, le château de Beuzeval faisait partie du fief des Aché. En plus du château, le fief comportait une chapelle où un chapelain était affecté.

Jean d'Aché (le Seigneur du Manoir à l'époque) accompagna Guillaume le Conquérant en 1066 à la Conquête de l'Angleterre. Le 6 août 1066, quelques jours avant le départ pour l'Angleterre, Guillaume dut se réfugier au château de Beuzeval à cause d’une tempête. Le lendemain matin, Guillaume remercia son hôte Pierre de Sinvillex pour son hospitalité et lui ordonna de l'accompagner en Angleterre. Pierre mourut lors de la bataille de Hastings.

Le château resta sans utilisation avant le XIXe siècle quand la structure fut construite. Après la défaite en 1815 à la bataille de Waterloo et la chute du Premier Empire, la région fut occupée par les troupes prussiennes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupèrent une fois de plus le manoir et y installèrent leur quartier général. On trouve de nombreux vestiges de cette présence avec notamment des bunkers et des tranchées. Le maréchal Rommel en avait fait un de ses lieux de passage lorsqu'il effectuait son contrôle du mur de l'Atlantique. Fréquemment pris pour cible par l'aviation alliée, un planeur s'y égara le jour du débarquement.

Situé sur Gonneville-sur-Mer, le château de Dramard est historiquement lié au manoir de Beuzeval[réf. nécessaire].

Le domaine Foucher-de-Careil[modifier | modifier le code]

Le château Foucher de Careil, ou château de Caumont : château Louis XIII, construit en 1863 pour Louis Alex Foucher de Careil à l'endroit même où Guillaume le Conquérant campa avec son armée en 1066 avant d'envahir l'Angleterre. Un portique surmonté d’un balcon régnant au niveau du premier étage, adoucit l’austérité de cet édifice classique, composé d’un corps central entre deux pavillons saillants. À l’entrée du domaine, un chalet de style néo-normand a été construit en 1893, par les architectes Baumier fils et Nicolas, pour Foucher de Careil fils.

« À Houlgate, M. le Comte Foucher de Careil s'est fait construire un château, sur un site invraisemblable, au sommet de la falaise, dans le vent. / C'est d'une si étrange folie, qu'en l'apercevant, les touristes partis de Trouville ou de Luc-sur-Mer s'arrêtent consternés. / Sur Cabourg, Dives et Beuzeval, ce château plane comme une obsession. On le jurerait bâti par le diable. » Liris [= Paul Hervieu], "Notes ironiques", Les Grimaces, no 4, 11 août 1883, p. 172.

Surplombant la commune depuis les hauteurs, le domaine Foucher de Careil accueille désormais les colonies de vacances de la commune de La Garenne-Colombes (92) ainsi que le centre de loisirs de la ville d'Houlgate pendant les mois de juillet et août. Les enfants profitent alors des 33 hectares du domaine pour leurs activités (vélo, poney, grands jeux dont le « jeu des indiens », le « jeu des drapeaux », etc.).

Les maternels sont confortablement installés au château, les 6-8 ans logent eux à la villa (le chalet néo-normand), les 9-11 ans dans les tentes du camp jaune au pied du château et les 12-14 ans dans celles du camp bleu à l'entrée du domaine.

Entouré par la forêt, le château n'est visible depuis la commune que de la place de l'église. Propriété privée appartenant à la commune de La Garenne-Colombes, le domaine n'est pas ouvert au public et ne présente pas d'intérêt touristique du fait de la reconversion des lieux pour accueillir les jeunes Garennois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Amont, chanteur, qui possédait une villa sur la digue.
  • Dominique Besnehard, producteur, acteur et agent de nombreux acteurs, a passé une partie de son enfance à Houlgate[49].
  • Janine Boissard, écrivain contemporain français possédant une villa.
  • Bréguet, constructeur aéronautique, qui possédait une villa.
  • Roland Garros, aviateur, qui brisa le record d'altitude sur la plage de Houlgate.
  • Jean-Jacques His, ingénieur motoriste chez Renault en Formule 1 puis responsable du département moteur de Ferrari, est né à Houlgate en 1947.
  • Auguste et Louis Lumière, inventeurs du cinéma et qui possédaient une villa Les Lucioles.
  • Gaston Menier, industriel-chocolatier qui possédait la Villa Menier.
  • Marcel Proust, écrivain, qui avait l'habitude d'aller chez le fleuriste Lerossignol, reste un rosier centenaire dit rose Proust dans un jardin public, avenue du général Leclerc, sur l'emplacement des terrains de culture de Lerossignol.
  • Amédée Renée, député et homme de lettres, membre fondateur de la Société civile immobilière des terrains de Beuzeval à l'origine de la création de la ville.
  • Léon Riesener, peintre, petit-fils de l'ébéniste de Louis XIV, cousin de Delacroix, locataire du moulin Denise.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Houlgate Plein Vent : week-end d'avril dédié à la glisse : kite surf, vol de cerfs-volants synchronisé, chars a voile, etc.
  • Festival de rues : Rues piétonnes ouvertes aux artistes de rues le troisième samedi de juillet.
  • Concert Hommage ( tribute concert) sur la plage le premier vendredi du mois d' août.
  • Kiosqueries Musicales : concerts gratuits au kiosque à musique tous les vendredi en juillet et en août.
  • Eté Musical : concert de musique classique en l'église Saint-Aubin les samedi en juillet et en août.
  • Rencontres d'été théâtre et lecture: en juillet et en août.
  • FestiJazz : festival de jazz créé en 1997, sur 3 jours avec des orchestres jouant dans les rues en journée et concert le soir sur la plage, l'avant dernier week-end d'août.
  • Festival du Film Européen : fin octobre.

Équipements de tourisme balnéaire[modifier | modifier le code]

  • Un golf de 18 trous vallonné et agrémenté de plans d'eau et ruisseaux.
  • 21 courts de tennis dont deux couverts (3 sites).
  • Un port de plaisance, une école de voile et un port de pêche dans l'estuaire de la Dives.
  • Un service de plage : 180 cabines de bois et mobilier de plage, un club Mickey "Holigate.club", 2 aires de beach-volley, une piscine de plein air chauffée (initiation, aquagym et baptême de plongé bouteille).
  • Un casino à l'architecture belle époque : 75 machines à sous – Black Jack - Lounge Bar « le Privé » - Restaurant panoramique"Entre Terre et Mer" - Lounge Terrasse sur mer.
  • Une salle de cinéma de 256 places confort avec sorties nationales et avant-premières en équipement Numérique 2k 3D avec son DOLBY DIGITAL.
  • Trois clubs d'équitation.
  • Un minigolf face à la mer.
  • Une école de Kite-surf.
  • Location de Kayak de mer et catamarans, Ski nautique et bouées tractées
  • SPA "Deep Nature"
  • Un parc de loisirs et de détente et de nombreux chemins de promenade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Comme par exemple Beuvreuil latinisé en Boverolium en 1152.
  2. Beuzemouchel: le moncel de Boso, dans F. Beaurepaire (1979)
  3. J. Renaud (1989)
  4. R. Lepelley (1990)
  5. M. Miocque (2001) p. 21
  6. Me Baratin et al. (1998) p. 6
  7. Me Baratin et al. (1998) p. 8
  8. A. Bonnaud (1988) p. 4-5
  9. A. Bonnaud (1988) p. 6-7
  10. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  11. Institut géographique national, carte 1612 est au 1:25000
  12. J. Dercourt (1998) p. 172
  13. J. Dercourt (1998) p. 165
  14. M. Miocque et al. (2001) p. 47
  15. F. Collin et al. (2005)
  16. F. Hebert (sd) Bulletin de l'association géo-paléo-archéologique de Houlgate
  17. classement
  18. F. Collin et al. (2005) p. 27
  19. F. Collin et al. (2007) p. 61-62
  20. a et b M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 8
  21. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 9
  22. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 11
  23. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 13
  24. a et b M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 14
  25. a et b M. Mioque et H. Vernochet (2006), p. 15
  26. M. Mioque et H. Vernochet (2006), p. 24
  27. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 28
  28. M. Mioque et H. Vernochet (2006), p. 35
  29. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 34
  30. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 37
  31. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 42-43
  32. M. Mioque et H. Vernochet (2006) p. 44
  33. Des villages Cassini aux communes d'aujourd'hui
  34. Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, 1870-1914, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1989, p. 216
  35. a, b, c et d M. Miocque (2001)
  36. M. Miocque (2001) p. 14
  37. a et b M. Miocque et al. (2001) p. 61
  38. M. Miocque et al. (2001) p. 90
  39. M. Miocque et H. Vernochet (2006) p.136
  40. M. Miocque (1993) p. 80
  41. M. Miocque (1993) p.81
  42. M. Miocque et al. (2001) p. 33
  43. « Un 1er mandat de maire pour Jean-François Moisson », sur Ouest-france.fr (consulté le 8 avril 2014)
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  46. Jacques-Sylvain Klein (1999) La Normandie: Berceau de l'impressionnisme 1820-1900, éditions Ouest-France
  47. Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles-Corlet, 1989, pp. 213–227
  48. Archives départementales du Calvados, Houlgate au fil des rues, Imprimerie du conseil général du Calvados, juin 2010, ISBN 2-86014-056-5, p. 15
  49. « Dominique Besnehard - VSD » (consulté le 2 mars 2011)

Source[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Me Baratin, Françoise Dutour et Sylvain Bouvet (2000) Houlgate au fil des rues, col. les Cahiers des Archives départementale du Calvados, Conseil général du Calvados
  • Jean Bayle (1997) Ports et Plages de la Côte Fleurie, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, (ISBN 2-85480-625-5)
  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, liens OCLC? et LCCN?)
  • André Bonnaud (1988) Houlgate, Chambre syndicale des propriétaires de Houlgate
  • François Collin, Françoise Hebert et Thierry Rebours (2005) Les Falaises des Vaches Noires, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, (ISBN 2-84706-185-1)
  • François Collin, Françoise Hebert et Thierry Rebours (2007) Dinosaures et autres reptiles de Normandie, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau
  • Jean Dercourt (1998) Géologie et Géodynamique de la France, col. Sciences Sup, Dunod, Paris
  • René Lepelley (1990) Calvados. Qui es-tu ? D'où viens-tu ?, Éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau
  • Marcel Miocque (1993). Houlgate sous l'occupation, 1940-1944, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau
  • Marcel Miocque, Huguette Vernochet, Alain Bertaud et Lise Dassonville-Agron (2001) Houlgate, entre mer et campagne, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, (ISBN 2-85480-976-9)
  • Marcel Miocque et Huguette Vernochet (2006) Houlgate, regards sur le passé, éditions du Petit Chemin, (ISBN 2-7546-0021-3)
  • Jean Renaud (1989) Les Vikings et la Normandie, éditions Ouest-France Université

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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