Le Molay-Littry

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Le Molay-Littry
La mairie du Molay-Littry
La mairie du Molay-Littry
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Balleroy
Intercommunalité Communauté de communes Intercom Balleroy Le Molay-Littry
Maire
Mandat
Denis Leroux
2008-2014
Code postal 14330
Code commune 14370
Démographie
Gentilé Molystriens
Population
municipale
3 086 hab. (2010)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 36″ N 0° 52′ 19″ O / 49.2433333333, -0.871944444444 / 49.2433333333; -0.87194444444449° 14′ 36″ Nord 0° 52′ 19″ Ouest / 49.2433333333, -0.871944444444 / 49.2433333333; -0.871944444444  
Altitude 40 m (min. : 25 m) (max. : 112 m)
Superficie 27,12 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-molay-littry.fr

Issue le 23 janvier 1969 de la fusion des communes du Molay et de Littry, Le Molay-Littry est une commune française située dans le pays du Bessin dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.

Elle est peuplée de 3 086 habitants[Note 1] (les Molystriens). Jusqu'en 1950, la ville a accueilli la seule mine de charbon de Normandie.

Sommaire

Géographie[modifier]

Situation[modifier]

Le bourg se situe aux portes de la forêt de Cerisy et est limitrophe au département de la Manche, à 13 kilomètres à l'ouest de Bayeux et 20 kilomètres au nord-est de Saint-Lô.

D'une superficie de 2 712 hectares, la commune est organisée en trois bourgs : les cœurs historiques du Molay, autour de l'ancien château du Molay, de Littry, situé autour de l'église Saint-Germain et du bourg de la Mine (absorbé par la commune du Molay entre 1790 et 1794[1]), véritable centre actuel de la ville, le plus récemment édifié au début du XVIIIe siècle au développement de l'activité minière.

Communes limitrophes du Molay-Littry
Saint-Martin-de-Blagny Saon, Saonnet Le Breuil-en-Bessin
Tournières du Molay-Littry Le Tronquay
Cerisy-la-Forêt Montfiquet Vaubadon

Climat[modifier]

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Le Molay-Littry[2] 1 764 h/an 711 mm/an 14 j/an 17 j/an 54 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales moyennes (°C) 10,1 11,1 11,8 17 17,3 20,1 21,3 21 19,3 15,3 11,5 7,9
Températures minimales moyennes (°C) 4,7 5,5 3,5 6,3 9,4 11,5 12,9 12,6 10,3 7,3 5,2 1,9
Températures moyennes (°C) 7,4 8,3 7,6 11,6 13,3 15,8 17,1 16,8 14,8 11,3 8,3 4,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 45 83 90 23 91 83 135 49 56 39 44 81
Source: Météo France[3]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,1 20,8 24,4 26,4 30,4 34,1 36,6 38,9 33,5 27,6 19,9 17,2
\_ années des t°max.     1993 1960 1946 1984 1953 2001 1952 2003 1961 1985 1982 1989
Températures minimales records (°C) -19,6 -16,5 -7,4 -5,7 -0,8 1 4,7 4 1,8 -3,7 -6,8 -11
\_ années des t° min.     1985 1956 1965 1978 1955 1962 1962 1974 1948 1997 1989 1948
Source: Météo France et Lameteo.org[2]

Voies et communications de transport[modifier]

L'arrivée du « tramway » des Chemins de fer du Calvados devant l'Hôtel de ville.

Le Molay Littry disposait d'une ligne de tramway jusqu'en 1933. La gare du Molay-Littry, située sur la ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg, est desservie par les TER Basse-Normandie.

Entre 1901 et 1928, la commune était également reliée à Isigny-sur-Mer et Bayeux par les Chemins de fer du Calvados.

Héraldique[modifier]

Armes du Molay-Littry

De gueules à deux pics de mineur passés en sautoir et chacun surmonté d'un casque de mineur celui de dextre posé en barre et celui de senestre en bande, accompagnés de six quintefeuilles ordonnées 3, 2 et 1 entre les manches des pics et soutenus par deux sabots adossés rangés en pointe, tous d'argent.

Toponymie[modifier]

Le Molay (orthographié selon les périodes Molley, Moley, Moletum, Moullay, Moletum Baconis et enfin Le Moleay en 1793[1]) signifierait le lieu où il y a des moulins (du latin mola signifiant meule), une autre hypothèse proposée est que ce nom serait une dérive de l'anglo-saxon molde qui signifie sable et poussière, hypothèse confirmée par la nature du sol des environs et par la présence attestée au IVe siècle de Saxons dans cette partie occidentale du Bessin[4].

Littry (ou Littreium) signifierait la propriété de Lister (nom de personne roman)[5] ou pourrait venir du terme leu (signifiant loup au moyen âge) qui a donné litte ("repaire du loup pendant le jour", "endroit où la louve met bas") terme à l'origine aussi du nom du village voisin Litteau et du nom du lieu de la Grande Littée sans parler des multiples dérivés tels que le Loup-Pendu, les Louveaux. Littry est un pur produit de la forêt, non pas de l'actuelle forêt de Cerisy mais de la vaste forêt originelle qui s'étendait sur quelque vingt mille hectares. Les bois d'Elle, de Baugy, du Vernay, du Tronquay, du Quesnay et du Molay n'en sont que de modestes résidus[6].

Histoire[modifier]

Les premières invasions[modifier]

Le Bessin a subi à l'image de la capitale des Viducasses, Aregenua (Vieux-la-Romaine) ou Augustodurum (Bayeux) des incursions, voire invasions, de tribus saxonnes à la fin de l'ère romaine. Le Molay, alors simple fortin, eut lui aussi à faire face à ces tribus germaniques selon la légende de l'if du Molay : « Dans le cimetière de l'église du Molay, près de Bayeux est un if commun Taxus baccata remarquable pour son âge, ses dimensions et la disposition de ses branches (...). Ainsi quant à ses origines, suivant les uns le premier if, dont celui-ci ne serait qu'un rejet, aurait été planté sur la tombe d'un chef saxon, tué en défendant le gué du ruisseau du Molay contre un certain Waroc (ou plutôt Waroch II), fils de Mailers, comte de Bretagne, en l'an 578 »[6]. Grégoire de Tours désigne d'ailleurs cette peuplade par le terme de "Saxones Baioccassini". Plus tard Charles le Chauve dans un des capitulaires confie même la défense de ce territoire à ce groupe "Of lingua saxonis" (de langue saxonne) plus ou moins francisé.

Edmond de Laheudrie confirme : « Selon Grégoire de Tours, d'importantes colonies dites saxonnes existaient dans la région. Chilpéric fit en 578 appel aux Saxons de Bayeux qui furent taillés en pièces par Waroch, comte de Vannes, qui tombant la nuit sur eux en tua la plus grande partie » [7],[8].

Les invasions scandinaves[modifier]

Dès le début du IXe siècle, le Bessin subit les assauts et sacs répétés des Vikings (ou Normands), Bayeux est incendié par Rollon, les abbayes de Vigor et de Deux-Jumeaux rasées. Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi de France Charles le simple abandonne la Normandie aux Scandinaves et revient à la charge de leur chef Rollon de répartir toutes ses terres entre ses compagnons d'armes.

Les Molay-Bacon[modifier]

Représentation du château fort des Bacon Molay au XVe siècle selon Arcisse de Caumont.
Bacon : de gueules aux six quintefeuilles d'argent ordonnées 3, 2 et 1.
Article détaillé : Maison de Molay Bacon.

La famille Bacon, d'ancienne noblesse, possédait la terre du Molay à trois lieues de Bayeux et une de Cerisy[9].

Le chanoine Guérin dit que : « mis en possession de notre Neustrie, Rollon partagea les forêts abandonnées entre ses compagnons d'armes » et que « Bacon eut les bois et les marécages sis entre l'Esque et la Tortonne ». Ce fief correspondait aux communes du Molay, de Littry, de Saint-Martin-de-Blagny, etc.

Sans doute d'origine scandinave si l'on se réfère à son prénom, Anquetil Bacon dut être un volontaire et compagnon de fortune de Rollon assoiffé d'aventure et de possible richesse. On ne sait que peu de choses de l'ancêtre de la famille.

Ses successeurs Robert et Roger Ier ont entrepris de relever l'église de Blay, Arcisse de Caumont date celle-ci de la fin du Xe siècle[10].

Un autre de ses descendants, Guillaume II Bacon, accompagna le duc Robert Courteheuse à la première croisade en 1096[10].

C'est à la famille Bacon du Molay que l'on doit la construction du château fort du Molay (aujourd'hui disparu), mais aussi du château fort de Colombières à la fin du XIVe siècle à la demande du roi de France. La famille légua un grand nombre de terres et biens aux abbayes et églises du diocèse de Bayeux, ainsi qu'à la commanderie templière de Baugy.

La lignée directe des chevaliers bannerets du Molay s'éteignit avec Roger VI Bacon qui eut une fille unique, Jeanne Bacon. Cette dernière, malgré plusieurs unions, décèdera sans descendance.

La guerre de Cent Ans[modifier]

Le 23 juillet 1346, le château subit l'assaut d'un corps l'armée anglaise du roi Édouard III débarqué à Saint-Vaast en juillet 1346, sous le commandement de Geoffroy d'Harcourt[11]. Après une défense héroïque, Jeanne, craignant de devenir prisonnière de son ancien prétendant, décide de s'échapper avec quelques un de ses gens, laissant le soin aux derniers défenseurs du château fort de capituler à une heure fixée. Rejetant toute proposition, Geoffroy d'Harcourt prend le château par la force, le pille et le rase. Les vainqueurs ne trouveront trace de Jeanne dans ses appartements lors du pillage de château[12],[13].

La place est reprise aux Anglo-Navarrais peu avant le 12 mars 1364, par les troupes de Bertrand Du Guesclin.

À la mort de Jehanne en 1376, ses biens sont divisés et octroyés aux descendants indirects des ancêtres de la famille Molay-Bacon par le bailli de Caen, le 15 juin 1377 aux assises de Bayeux :

La motte et le château reviennent à Raoul de Mellan, qui releva les ruines à partir de 1378.

Raoul II de Meullan marie en troisièmes noces, sa fille Jeanne à Alain de Beaumont dit « Pied-de-Bœuf », chevalier, seigneur de Beaumont-Guitté en 1387 dans le château rénové en présence du duc d'Orléans et de Bertrand Du Guesclin[14].

Vers 1412, le château est une nouvelle fois attaqué par les Anglais, pris et occupé. Il est repris par les troupes de Charles VII le 15 juillet 1452, mais suite aux bombardements d'artillerie, le fort est de nouveau dans un état de ruine.

L'héritier des Beaumont, Pierre ne reconstruit pas le château et érige sa demeure sur l'assise de la barbacane.

Les guerres de religion[modifier]

Article connexe : guerres de religion.

Vers 1580, un de ses lointains descendants, Pierre de Hérisson Beaumont, retourne dans le château afin d'y reconstruire un manoir dans le style du manoir actuel d'Argouges à Vaux-sur-Aure.

Sa fille est mariée à Antoine d'Espiney en 1582. Converti au protestantisme, son manoir est attaqué et détruit par Charles d'Argouges-Boussigny pendant son absence durant les guerres d'Italie.

Un de ses descendants, Philippe d'Espiney, répare le château en 1616 et agrandit l'église du Molay.

L'industrie potière[modifier]

Plate-tombe provenant de l'Abbaye Saint-Étienne de Fontenay XIIIe-XIVe siècle produite dans les ateliers du Molay.

Le Molay-Littry est au cœur d'une zone riche en argile grésante couvrant le Bessin et le sud du Cotentin. Plusieurs ateliers ont été découverts par les archéologues sur la commune du Molay-Littry :

  • l'atelier de Saint-Éloy, qui date de la fin du XIe, début du XIIe siècle.
  • l'atelier du Planitre dont l'activité perdura du XVe au début du XVIIIe siècle.

Plusieurs documents mentionnent l'activité potière du Molay :

  • le premier document signé du bailli du Bessin Hamon Le Bouteiller, mentionne une redevance de douze sols versée par les potiers pour la terre prise dans la foresta de Truncheio (forêt du Tronquay) ;
  • un deuxième document de 1195, fait mention pour une même extraction de quatorze sols ;
  • un troisième daté de 1198, signé de Guillaume Poignard, bailli du Bessin sous Henri II, porte sur la même somme ;
  • le dernier, datant de 1316, provient du Livre Pelut de Bayeux dans lequel sont tenus les comptes de la vicomté. Ils mentionnent que les potiers « du Moulay devaient vingt sols et trois deniers pour une partie de terre située entre Vernay et Trunquay et une somme égale (soit en tout quarante sols et six derniers) pour du bois pris dans la forêt de Bur »[15].

L'abbé Guérin, dans son almanach, a relevé la liste des membres de la Corporation des potiers du Molay en l'an 1500. Il indique que cette corporation bénéficiait d'une exemption de la taille au XIVe siècle (à cette époque, cet impôt était temporaire et irrégulier).

Les débouchés commerciaux des artisans potiers sont les marchés et foires situés entre les fleuves côtiers Vire et Dives, ce qui correspond approximativement au diocèse de Bayeux. La cité épiscopale est le marché le plus important du Bessin par ses différentes foires comme la foire de la Toussaint qui se déroule sur six jours, trois jours avant et trois après la Toussaint ou la foire de la Saint-Nicolas et la foire de la Cromelle. Le compte d'Yvon Huart dénombre, en 1376, dix-neuf foires se déroulant de juin à décembre dans le Bessin.

Les statuts des potiers mentionnent aussi que les artisans vont vendre au-delà du diocèse leurs produits, exemple à l'abbaye de Cerisy : « Dans le reste, ainsi que dans la chapelle de la Vierge existent encore quelques fragments du pavage ancien en brique émaillée du Molay ». Des dessins ont pu être relevés dont quelques-uns diffèrent de ceux que l'on retrouvera à l'abbaye de Longues et à l'église Saint-Étienne de l'abbaye aux Hommes de Caen[16],[17]. On retrouvera également des pavés provenant des ateliers du Molay sur la plate tombe en céramique de Guillaume Argeme de Rai, chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin et prêtre de Querqueville, découverte à l'abbaye Notre-Dame du Vœu à Cherbourg. Ces pavés portant fleurs de lys, château de Castille et rose des Bacons (bienfaiteurs de l'établissement ecclésiastique à l'image des Chanteloup, Courcy ou Mallemains…) sont identiques à ceux retrouvés sur le site du Planitre au Molay-Littry[18].

Plate tombe du Prêtre Guillaume, Abbaye Notre-Dame du Voeu à Cherbourg

Les plates-tombes présentes dans l'Abbaye Saint-Étienne de Fontenay sont des productions des potiers du Molay. Ces plates-tombes du XIVe siècle, l'une représente une femme en robe longue située dans le chœur de l'église, une autre un chevalier revêtu d'une cotte de mailles enfin la dernière représente Guillaume de Croisille, tenant un calice et revêtu d'une chasuble.

Enfin, il est encore possible d'observer de nos jours d'autres productions des ateliers du Molay sur un pan de mur extérieur de l'église de Saon (plaque funéraire de la famille Bacon), dans le cœur de l'église de Saint-Martin-de-Blagny (deux pavés vernissés), au Musée Baron Gérard de Bayeux (collection de pavés et de plates-tombes provenant de l'abbaye de Longues-sur-mer).

Daniel Dufournier dans son ouvrage sur les poteries normandes de la région du Bessin confirme la présence de poterie du Molay dans des lieux prestigieux : « L'analyse chimique, conduite par plusieurs méthodes, a corroboré l'hypothèse de base et révélé la remarquable similitude des compositions chimiques des vases de Rubercy et des argiles extraites sur l'ancienne commune du Molay. Ces mêmes techniques ont montré que les céramiques de Saint-Ursin et celles appartenant au groupe B de la salle de l'échiquier au château de Caen avaient la même composition que les vases de Rubercy. Il existe donc une très forte probabilité pour que ces dernières aient été fabriquées dans cette région du Bessin »[19].

L'industrie potière du Molay cessera en 1727. L'activité se déplacera et un nouveau noyau d'artisans potiers (au nombre de 21) s'installera du côté de Lison. À la fin du XVIIIe siècle émergera un nouveau centre d'activité potière : Noron-la-Poterie[20]. Comble de l'histoire, l'activité industrielle du Molay-Littry ne s'arrête pas brutalement car en 1741, on découvrira un affleurement de houille

Le développement de l'industrie minière[modifier]

Route de Balleroy à Littry au début du XXe siècle avec les rails des Chemins de fer du Calvados.

Un paysan découvrit par hasard, en 1741, près de la forêt de Cerisy, un affleurement de houille que le marquis de Balleroy décida d'exploiter pour alimenter ses foyers, avec l'accord de Louis XV. Le premier puits ouvert en 1743 fut appelé « Fosse le Sauvage ». Un groupe de financiers parisiens, la Compagnie des mines de Littry, acheta en 1747 la concession longue de 62 kilomètres et large de 32 kilomètres. Ils firent creuser dix-sept puits dont un d'une profondeur de 117 mètres. Le charbon de Littry, reconnu pour sa qualité, alimentait de nombreuses usines à gaz, des fours de verrerie ou des bateaux de la Marine nationale. Peu à peu le bourg prospéra et se développa. En 1864, on comptait huit cents mineurs. Trois mille personnes vivaient autour du carreau minier. Cependant, concurrencée par le charbon britannique et du nord de la France, la mine périclita et ferma en 1880. Remise en service en 1940 par les troupes d'occupation allemandes, elle connut un second souffle. À partir de 1946, les « gueules noires » extraient 1 000 tonnes de charbon par mois. Les Charbonnages de France qui avaient nationalisé en 1947 la houillère de Littry, décidèrent deux ans plus tard, d'en arrêter l'exploitation, jugée non rentable. Le dernier massif prospecté (3 millions de tonnes) reste inexploité.

Le manoir du Molay[modifier]

En 1758, un jeune écuyer du roi Louis XV du nom de Jacques-Jean Le Coulteux du Molay (1740-1823) devient propriétaire de l'ancien manoir des Argouges au lieu-dit de la Basse Cour et construit à la place sa résidence. Jacques-Jean était un riche banquier, qui eut un fils (Jacques Félix Le Coulteux du Molay) avec sa femme Geneviève Sophie Le Coulteux de la Noraye avant leur divorce. Il était également propriétaire du château Malmaison, à Rueil près de Paris avant que celui-ci ne soit racheté par Joséphine de Beauharnais pour la somme de 250 000 francs de l'époque. Jacques-Jean épouse en secondes noces Alexandrine Sophie Pauline Le Couteulx, le couple a eu trois enfants.

Le 2 avril 1826, le comte Anne-François Édouard de Chabrol de Crousol, fils du comte Christophe de Chabrol de Crouzol (écrit aussi de Crousol), épouse Pauline Le Coulteux du Molay[21], transforme et étend le manoir, lui donnant le style architectural qu'il a aujourd'hui. Le vicomte a été membre de la Chambre des pairs, pendant le règne de Napoléon III. Collectionneur d'art passionné et de livres, il était le grand-père du compositeur français Vincent d'Indy, qui mourut en 1931. À la fin du XIXe siècle, le château devient la propriété de Louis Viellard, sénateur et industriel à Belfort, qui se marie avec Louise Le Couteulx du Molay (décédée en 1956), fille Jacques Paul Marie Le Couteulx du Molay.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné par l'armée allemande.

Le manoir accueille ensuite un pensionnat de jeunes filles de Saint-Lô, puis des colonies de vacances de Citroën jusqu'en 1978. À cette époque, le château est entièrement rénové et transformé en un hôtel trois étoiles. En février 1993, le château du Molay a été acheté par Travelbound[22], une compagnie anglaise qui appartint à la société First Choice elle même rachetée par le groupe TUI (en), il n'a plus ses 3 étoiles.

Seconde Guerre mondiale[modifier]

Bombardement du PC du Generalleutnant Dietrich Kraiss commandant de la 352 ID près de l'église de Littry.
Soldats américains près d'un Pak Panzer- Kampfwagen 35 R abandonné près du bourg de Littry.
Hangar Butler uitlisés sur l'aérodrome A-9 du Molay.

La zone de Balleroy et du Molay-Littry a été l'un des endroits où les Allemands avait mis en place des installations d'armes V, ces installations n'ont cependant jamais été mises en service actif. Des rampes de lancement de bombes volantes V1 voire V2 ont été installées dans l'allée du château[23]. La région et les armes-projet V ont été sous le contrôle de Generalleutnant (général) Dietrich Kraiss et de la 352e division d'infanterie statique.

Kraiss était un commandant de la 90e division d'infanterie (de septembre 1939 à mars 1941), 168e division d'infanterie (de juillet 1941 à mars 1943) et 355e division d'infanterie jusqu'en mai 1943. En novembre 1943, il prend le commandement de la 352e division d'infanterie qui est en 1944, avec six autres divisions, positionnée en Normandie, en face de l'invasion alliée. La 352e division d'infanterie dispose de 7 400 soldats et tient des positions défensives autour de Saint-Lô. Il est finalement tué dans les combats post débarquement près de Saint-Lô, atteint par un obus de l'un de ses propres mortiers[24],[25].

Au moment du débarquement de Normandie, le PC du Generalleutnant Dietrich Kraiss est positionné au bourg de Littry, dans la résidence dite "du château de la rivière" rue du Carrefour Lacroix, près de l'église Saint-Germain, il subit un bombardement aérien le 7 juin 1944. Trois bombes atteignent le cimetière de l'église, on dénombre huit victimes civiles. La ville est finalement libérée par la 2nd US Infantry Division le 10 juin 1944.

Tournières est un petit village jouxtant Le Molay-Littry, où le général américain Dwight Eisenhower établit son premier QG en France sous le nom de code Shellburst.

Après la libération de la zone par les forces alliées, les ingénieurs de la Ninth Air Force commencent la construction d'un terrain d'atterrissage avancé en dehors de la ville. Déclaré opérationnel le 25 juin, l'aérodrome est désigné sous le code de « A-9 », il est utilisé par les unités de reconnaissance et de réparation de diverses unités de soutien et ce jusqu'en octobre, date de sa fermeture[26],[27].

Administration[modifier]

Maires de la ville[modifier]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Claude Pezeril    
 ?  ? Yves Bernard    
 ? mars 2001 Jean-Claude Betton    
mars 2001 en cours Denis Leroux   Chef d'entreprise
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et six adjoints.

Le Molay Littry est le siège de la communauté de communes Intercom Balleroy Le Molay-Littry.

Démographie[modifier]

Evolution démographique[modifier]

En 2010, la commune comptait 3 086 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. La fusion de communes de 1968 est considérée comme une absorption du Molay par Littry (d'où adoption du code Insee de Littry).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 552 1 397 1 607 1 740 2 128 2 338 2 482 2 234 2 408
1856 1861 1866 1872 1881 1886 1891 1896 1901
2 341 2 351 2 214 2 139 2 058 2 066 1 987 1 986 1 934
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 006 1 968 1 584 1 694 1 690 1 727 1 882 1 759 1 630
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010 -
1 576 2 302 2 522 2 584 2 657 2 950 2 989 3 086 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[28] puis Insee à partir de 1968[29].)


Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique du Molay avant la fusion
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
640 490 618 562 673 736 754
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1881
749 782 724 732 704 704 699
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
645 673 657 652 652 679 556
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
601 562 537 596 551 530 559
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[30] et Insee[31])

Du fait de sa qualité de vie et de sa proximité avec les zones urbaines de Saint-Lô, Bayeux et de Caen, la ville du Molay-Littry voit sa population augmenter d'années en années.

Pyramides des âges[modifier]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 14.2 %, 30 à 44 ans = 19.4 %, 45 à 59 ans = 22.6 %, plus de 60 ans = 24.4 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 15,0 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 31,3 %).
Pyramide des âges au Molay-Littry en 2007 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
8,8 
75 à 89 ans
13,3 
15,0 
60 à 74 ans
16,9 
22,6 
45 à 59 ans
18,3 
19,4 
30 à 44 ans
18,6 
14,2 
15 à 29 ans
15,0 
19,6 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Économie[modifier]

Le bassin de vie du Molay-Littry est sous influences multiples. À mi-chemin entre Bayeux et Saint Lô, il subit aussi l'influence de l'agglomération caennaise qui ne se trouve plus qu'à 40 kilomètres ou 35 minutes depuis que le contournement de Bayeux a été créé par le prolongement de la route nationale 13. Les accès aux équipements et à l'emploi sont donc rapides.

La majorité des emplois sont issus de la sphère agro-alimentaire et de l'agriculture. Un ensemble d'entreprises artisanales, de commerces, de services poste, banques, assurances, agences immobilières et d'autres services sanitaires et sociaux en font une commune pôle attractive et dynamique. Le bassin de vie du Molay-Littry comprend 17 communes pour 6 732 habitants et 1 815 emplois[34].

Les quatre premières entreprises en termes de recrutement de personnel sont :

  • Danone-Stonyfield : usine spécialisée dans la fabrication des spécialités haut de gamme des différentes marques du groupe et dans les fromages frais ou yaourts certifiés bio (marque Les 2 Vaches). Premier employeur de la ville, le site emploie 161 salariés[35].
  • Cobrenis : société spécialisée dans la découpe de viandes pour les boucheries emploie 20 salariés.
  • Le Roulley : société spécialisée dans le commerce de bois, emploie 35 salariés.
  • Super U : emploie 25 salariés.

Équipements[modifier]

Santé[modifier]

L'hôpital le plus proche est celui de Bayeux, le CHU le plus proche est celui de Caen. La commune dispose d'une pharmacie, trois infirmières libérales, quatre médecins généralistes, un dentiste, deux kinésithérapeutes, une maison de retraite.

Éducation[modifier]

Le Molay-Littry accueille un collège (Collège de la Mine), une école primaire (Ecole Claude Pezeril) et maternelle (Ecole Monique Bourguoin) et dispose d'équipements sportifs : gymnase, tennis. Une médiathèque a été récemment construite. Une école intercommunale de musique en plein cœur du bourg, accessible depuis peu aux personnes handicapées, dispense un enseignement musical en direction des enfants et des adultes. Un orchestre philharmonique et une chorale (La Cécilienne) permettent de faire naître ou entretenir des talents lors de concerts et évènements.

Lieux et monuments[modifier]

La chapelle de la Mine du Molay Littry.

Le musée de la Mine[modifier]

Le musée de la Mine a été créé en 1902 par un mécène, M. Labey, ce qui en fait l'un des plus anciens musée sur l'histoire des techniques et le premier consacré à une mine en France[36]. Le bâtiment d'origine comportait le musée au rez-de-chaussée, une école dentelière et une garderie d'enfant à l'étage. Il fut construit autour d'une « machine à feu » des frères Périer. Véritable chef-d'œuvre de l'art industriel, construite en 1792, cette pompe à feu unique en France, était un puissant engin servant à évacuer l'eau et les remontées de charbon. La galerie de 65 mètres reconstituée en surface témoigne de tous les types de boisage et des techniques d'extraction mises en œuvre depuis le XVIIIe siècle jusqu'aux années 1950. Le visiteur peut y découvrir l'équipement des mineurs : casques, lampes à carbure, pics, marteaux-piqueurs, allumeurs… L'énorme maquette animée d'un carreau minier construite au 1/10 en 1993 par les élèves de l'école des apprentis des mines de Bruay-en-Artois a été offerte par le Conservatoire national des arts et métiers. Elle illustre une activité aujourd'hui totalement disparue en Basse-Normandie.

Le musée de la Meunerie[modifier]

Le musée est aménagé dans le moulin de Marcy. Il est le seul édifice conservé et en excellent état parmi le réseau de moulins construits par les seigneurs de Molay et disséminés le long de la Siette. Jusqu'au début du XXe siècle, trois sortes de grains y étaient encore broyées : le blé, l'orge et le sarrasin. Cette activité (ainsi que bien d'autres) est commémorée chaque année lors de la fête du Moulin de Marcy, le premier dimanche du mois de mai.

L'église Saint-Clair du Molay[modifier]

L'église Saint-Clair du Molay.

L'église Saint-Clair, consacrée le 29 octobre 1865, est construite à partir du 19 mars 1862 en remplacement de l'ancienne église Saint-Nicolas, convertie en chapelle. C'est cette ancienne église Saint Nicolas qu'Arcisse de Caumont décrit dans ses Statistiques monumentales supposant qu'une partie des murs pouvait remonter au XIIe siècle.

L'église Saint-Germain de Littry[modifier]

L'église Saint-Germain de Littry.

L'église Saint-Germain (peut-être sous le vocable de saint Germain d'Auxerre qui lutta contre les hérésies dans le Nord-Ouest durant l'antiquité tardive) est construite aux XIe - XIIe siècles d'après les niches découvertes pendant des travaux de réfections par des maçons en 1979. Les maçons découvrirent successivement deux piscines ou lavabos de style roman encastrés dans l'épaisseur d'un plein cintre. Subsistent aussi des colonnes avec leurs chapiteaux à godrons d'un style architectural très archaïque. Cet ensemble est à tous points comparable à celui situé dans la chapelle ouest de l'abbaye de Cerisy-la-Forêt[6]. Déjà en son temps, Arcisse de Caumont avait fait mention dans sa Statistique monumentale de l'abside et du portail ouest de l'église[37]. Le chœur de l’église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 octobre 1926[38].

Le château du Molay[modifier]

Le château du Molay, tout d'abord motte coiffée de retranchements de charpente de bois est construit au XIe siècle par les seigneurs du Molay. « Au haut du petit coteau qui domine la rive gauche du ruisseau du Molay » (il s'agit de la Siette) « et sur le bord même de la route départementale de la mine Littry à Isigny, se trouvent les vestiges du château du seigneur du Molay cité par Wace »[37]. La place se composait de deux enceintes, la plus voisine de la vallée renfermait le donjon, ces murs était d'une épaisseur de 8 à 10 pieds (env. 3 mètres) selon Arcisse de Caumont. Le château fut plusieurs fois rasé et reconstruit pendant les guerres de Cent ans et de Religion. Abandonné il finira comme carrière de pierre pour les habitants de la ville (d'importants vestiges étaient encore visible du temps d'Arcisse de Caumont et même en 1945). Des habitations privées ont été depuis lors construites sur le site, mais le sous-sol de l'endroit recèlent encore bien des surprises. En effet dans les années 20, les ouvriers communaux du Molay voulant agrandir le cimetière jouxtant les restes du château, se heurtèrent à une veine de cailloux (galet roulés) considérable apportés jadis pour le surélévation et l'encaissement du plateau. Il ne faut pas confondre le château fort des barons avec l'actuel château du Molay qui est en fait une bâtisse du XVIIIe siècle spécialisée dans l'accueil de groupes scolaires généralement anglo-saxons.

La grotte du Bel Air[modifier]

Aussi nommé Glacière, c'est un site géologique situé au Bel-Air non loin de l'église de Littry dans lequel on peut observer les contreforts du Massif armoricain en granite. La caverne est constituée d'un tunnel d'une dizaine de mètres débouchant sur un espace circulaire dont on ne sait que peu de choses, si ce n'est qu'il a dû servir de réfrigérateur naturel pour entreposer des denrées périssables. Au milieu de cet espace se trouve une cavité actuellement comblée de bloc de pierres, qui selon la légende locale serait en fait un tunnel conduisant à l'abbaye de Cerisy distante de quelques kilomètres à vol d'oiseau. Ce lieu est le site d'hibernation de plusieurs espèces de chiroptères dont le grand rhinolophe et le grand murin. Il est déclaré d'intérêt départemental par la Société française pour l'étude et la protection des mammifères[39]. Le site compte d'autres espèces comme Petit rhinolophe, le Murin de Bechstein ou le Barbastelle. On peut observer à côté de la grotte un affluent de la Siette qui forme une chute d'eau de quelques mètres de haut.

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Activité et manifestations[modifier]

Jumelage[modifier]

Sports[modifier]

  • La Lystrienne sportive fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en divisions de district[40]. Elle intègre une école de football.
  • Tennis : Tennis club du Molay-Littry : école de tennis, organisation de tournois.
  • Handball : Handball Club du Molay-Littry : école de handball, diverses équipes engagées dans différents championnats.
  • Pétanque : Pétanque molystrienne : club crée en 1995, dispose d'un espace en plein air et d'un boulodrome couvert. De nombreuses compétitions sont organisées tout au long de l'année.

Manifestations[modifier]

  • La Fête du Moulin de Marcy a lieu tous les premiers week-ends de mai chaque année. Plus de quarante artisans se retrouvent pour exposer leur savoir-faire. Des démonstrations de danses folkloriques sont aussi prévues tout au long du week-end.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Le Molay-Littry dans la littérature[modifier]

Le roman de renart, composé de 1174 à 1250 par plusieurs auteurs, dont notamment Richard de Lison (commune proche du Molay Littry) un clerc qui raconte de manière romancée, des faits d'intérêt local ayant pour décor la paroisse du Molay : "Renart se dirige vers le bois du Vernay mais lorsqu'il rencontre l'abbé Huon et sa meute, il retourne sur ses pas après avoir franchi deux fois la Siette et le Drôme. Il rencontre Tibert le chat étendu sur un rocher dans le bois du Molay, tout deux décident de prendre la direction du Vernay pour aller chercher fortune dans l'enclos de Guillaume Bacon, « loing del castel desos la ville ». Or voici que survient ledit Guillaume Bacon, seigneur du lieu, Renart prend un chemin de traverse, Tibert grimpe sur un chêne. Bientôt se joint aux chasseurs, le prêtre du Breuil-en-Bessin qui fait route vers Saint-Martin-de-Blagny. Tibert réussit à s'enfuir "tot le chemin de Blagnié". A hauteur de Tournières, entre la Chênée et la lande de Bernesq, il rencontre Renart qui n'en croit pas ses yeux. Il lui annonce son intention de l'emmener avec lui à Saint-Martin à "Blaengnié" où il diront l’office... ".

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Population municipale 2010.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. a et b Notice du Molay sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 26 juillet 2012.
  2. a et b Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant la ville de Caen
  3. Base de données météo et observations en temps réel par Météo France
  4. M.Beziers curé de Saint André de Bayeux, Journal historique sur les matières du temps, t. 91, Paris, 1762 [lire en ligne] 
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de commune de la Normandie, éditions Charles Corlet, Presses Universitaires de Caen, Caen, 1996
  6. a, b et c Claude Pézeril, Le Bessin oublié, 1991
  7. Edmond de Laheudrie, Histoire du Bessin des origines à la Révolution.
  8. Grégoire de Tours, Histoire des Francs.
  9. Comte de Pontgibaud Chartrier de Fontenay. Le Berseur de Fontenay, le Vte de Blangy, de Moré de Pontgibaud, Caen, Impr. de H. Delesques, 1734-1892
  10. a et b Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, 1857 [lire en ligne] 
  11. Abbé J.Bidot, Histoire de Balleroy et de ses environs, Saint Lô, 1850 [lire en ligne] 
  12. Claude Pézeril, Le Bessin oublié, 1991; page 204-205
  13. Simeon Luce, Histoire de Du Guesclin, 1882
  14. [PDF] Comtes de Meulan, seigneurs de Beaumont-Le-Roger, Earls of Leicester. Consulté le 1er novembre 2010
  15. L. Legras Histoire du Tronquay - Saint-Lô 1907
  16. P. de Farcy Anciennes abbayes du diocèse de Bayeux - Archives départementales de la Manche
  17. Notice no IM14001247, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Potiers et poteries du Bessin : histoire et archéologie d'un artisanat rural du XIe au XXe siècle en Normandie, Caen, Publication du CRAHM, 2002 [lire en ligne], p. 189 
  19. Daniel Dufournier, L'analyse chimique et les poteries médiévales - Poteries normandes de la région du Bessin - Édition de la Réunion des Musées nationaux, Paris 1980, p.152
  20. Potiers et poteries du Bessin : histoire et archéologie d'un artisanat rural du XIe au XXe siècle en Normandie, Caen, Publication du CRAHM, 2002 [lire en ligne], p. 193 
  21. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, t. 8, Paris, 1827 [lire en ligne], p. 390 
  22. School trips to the Chateau du Molay in France!
  23. Claude Pézeril - Le bessin oublié - Page 313-314
  24. Mark Henry, Ken Ford, Steve Zaloga, Howard Gerrard: D-Day 1944 (1): Omaha. Osprey Publishing, 2003, ISBN 978-1-84176-367-5, S.16.
  25. Barrett Tillman: Brassey's D-Day encyclopedia: the Normandy invasion A-Z. Brassey's, Washington D.C. 2004, ISBN 978-1-57488-760-0, S.132
  26. Johnson, David C. (1988), U.S. Army Air Forces Continental Airfields (ETO), D-Day to V-E Day; Research Division, USAF Historical Research Center, Maxwell AFB, Alabama
  27. Maurer, Maurer. Air Force Combat Units of World War II. Maxwell AFB, Alabama: Office of Air Force History, 1983
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Le Molay », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 2 avril 2013
  31. Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962
  32. Évolution et structure de la population au Molay-Littry en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 11 juin 2011
  33. Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
  34. Source : Rapport de l'INSEE, La Basse-Normandie entre villes et campagnes, [PDF] (disponible en ligne).
  35. http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Danone-premier-employeur-au-Molay-Littry-avec-160-salaries_40771-2059690-pere-bno_filDMA.Htm
  36. Notice 278 sur le musée de la mine du Molay-Littry
  37. a et b Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, 1857 
  38. Notice no PA00111497, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Inventaire des sites à protéger à Chiroptères en France métropolitaine
  40. Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Lystrienne S.. Consulté le 19 mai 2013

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, Le Blanc-Hardel, 1846-67 
  • Claude Pézeril, Le Bessin oublié, 1991 
  • Claude Pézeril, Ces mineurs de Littry, pionniers de l'Ouest, 1978 
  • Comte de Pontgibaud, Chartrier de Fontenay. Le Berseur de Fontenay, le Vte de Blangy, de Moré de Pontgibaud, 1734-1892, Impr. de H. Delesques (Caen), 1913 [lire en ligne] 
  • Anne Marie Flambard Héricher, Potiers et poteries du Bessin: histoire et archéologie d'un artisanat rural du XIe au XXe siècle en Normandie, Caen, Publication du CRAHM, 2002 [lire en ligne] 
  • Dominique Aubin, Les gueules noires du Bessin, 1999 
  • Élisabeth Lalou, Bruno Lepeuple, Jean-Louis Roch, Des châteaux et des sources archéologie et histoire dans la Normandie médiévale, 2008 
  • Jean-Luc Dufresne, Arts Funeraires Et Decors de la Vie: Normandie XIIe-XVIe Siècles, 2003 
  • Gaston Lavalley, Une émeute originale des mineurs de Littry en 1792, 1999 
  • Claude Pareyn, Le bassin houiller de Littry, 1978 
  • Philippe Bernouis, Le charbon en Normandie- Le musée de la mine du Molay-Littry, OREP, 2012 

Liens externes[modifier]