Douvres-la-Délivrande
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| Douvres-la-Délivrande | ||
La basilique |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Caen | |
| Canton | Douvres-la-Délivrande | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de Nacre | |
| Maire Mandat |
Thierry Lefort 2008-2014 |
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| Code postal | 14440 | |
| Code commune | 14228 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
4 959 hab. (2010) | |
| Densité | 463 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 19 m (min. : 17 m) (max. : 58 m) | |
| Superficie | 10,71 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.douvres-la-delivrande.fr | |
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Douvres-la-Délivrande est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 4 959 habitants[Note 1].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Douvres est située au nord de l'agglomération caennaise, juste en arrière de la Côte de Nacre, ce qui en fait un nœud routier assez important. Géologiquement, la ville est située sur des sols calcaires propices à la culture intensive ; cependant, cela entraîne fréquemment des teneurs trop élevées en nitrates et en calcaires dans les eaux communales.
Histoire[modifier]
La Seconde Guerre mondiale[modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Douvres-la-Délivrande a été le site d’installation d’une station radar allemande, qui a pris part à la défense stratégique du mur de l’Atlantique. Terminée à l’automne 1943, la station a été ensuite divisée en deux zones par la route de Douvres à Bény-sur-Mer et massivement fortifiée par des bunkers, mitrailleuses et champs de mines.
Sur la zone nord se situait un radar Wasserman Siemens à longue portée et des structures associées. La zone sud a eu deux radars à portée intermédiaire Freya et deux radars Würzburg à courte portée, ainsi que des bunkers de commandement et une infirmerie, des garages et des emplacements d'artillerie. Quelque 230 personnels de la Luftwaffe étaient basés sur cette zone, y compris des électriciens, des ingénieurs et 36 contrôleurs aériens.
À 23 heures dans la nuit du 5 juin 1944, les Alliés ont commencé un brouillage intensif des fréquences qui aveugla le réseau radar allemand tout entier de Cherbourg au Havre. Le matin du 6 juin 1944, les antennes de Douvres-la-Délivrande ont été rendues inopérantes par les bombardements alliés de l’artillerie navale.
Les troupes canadiennes qui avaient débarqué à proximité, sur « Juno Beach » ont tenté d’isoler la station, mais les Allemands la défendront avec succès pendant douze jours, en attente d'une contre-attaque des Panzers.
Le 17 juin, une offensive massive par les Britanniques (41 commandos des Royal Marines), précédée par un bombardement d'artillerie et appuyée par des déminages et des chars antibunker de la 79e division blindée, a obtenu la capitulation de la garnison.
La station radar de Douvres-la-Délivrande abrite aujourd'hui un musée montrant l'évolution et le rôle du radar. Le musée conserve également un des rares exemples conservés de l'antenne radar Würzburg.
La commune a un cimetière de guerre avec les tombes de 1 123 soldats à la fois des Alliés et des forces de l'Axe :
- 927 Anglais
- 180 Allemands
- 11 Canadiens
- 3 Australiens
- 1 soldat inconnu
Origine du nom de la ville[modifier]
En référence au pèlerinage à la basilique "Notre-Dame de la Délivrande", ce dernier vocable a été ajouté à celui de Douvres en 1961.
Héraldique[modifier]
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Les armes de la commune de Douvres-la-Délivrande se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
Depuis 1973, la commune de Tailleville est rattachée à Douvres-la-délivrande en tant que commune associée.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 959 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Lieux et monuments[modifier]
- La basilique Notre-Dame de la Délivrande
- La chapelle de la Vierge Fidèle, ornée par René Lalique[5] et Alix Aymé[6],[7].
- L'ancien prieuré de Tailleville dont la chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 mai 1933[8].
- Le domaine de la Baronnie : Située au cœur de Douvres près de l'église, la baronnie est constituée de deux bâtiments dans un enclos de trois hectares. C'est au XIe siècle que la Baronnie est unie à la mense épiscopale (possession de l'évêque). Il est mentionné dans les histoires que Douvres était le plus beau fief du chapitre. Le fief de Douvres prend le titre de baronnie en 1072 à l'époque de la promotion de Thomas de Douvre, puis devient manoir et maison de campagne de l'évêque de Bayeux[9].
- La gare de Douvres
- La gare de Chapelle-la-Délivrande
- La station Radar : À la fin de la dernière guerre le radar n'est qu'à ses balbutiements, cependant certains modèles sont à même de détecter de jour comme de nuit les mouvements sur la mer à une distance supérieure à l'œil humain. Les occupants comme les alliés vont intensifier le perfectionnement et l'installation de ces "oreilles de sorciers". Douvres, du fait de son altitude, sera équipée dès la fin de 1942 d'un radar "long range" afin d'informer les états majors de toute tentative de débarquement dans la région. Cependant, comme à chaque fois qu'un engin de guerre est inventé... on invente le moyen de le neutraliser : la contremesure faite de brouillard du radar ou de faux échos fera merveille cette nuit du 5 au 6 juin 44 ! Cette station radar restera un camp retranché jusqu'au 17 juin (10 jours après la libération de Douvres elle-même). Aujourd'hui la ville de Douvres-la-Délivrande a repris en gestion directe cette station radar qui est devenue un musée unique sur la côte.
- L'église Saint-Rémi
- Le cimetière Anglais
- La pharmacie Lesage, de style Art nouveau.
- Le centre aquatique "AquaNacre"
-
Vitrail de René Lalique.
-
L'ancienne gare de Chapelle-la-Délivrande de la Compagnie de chemin de fer de Caen à la mer.
Agriculture, culture maraîchère[modifier]
Comme la plupart des grandes villes situées en plaine alluviale, Douvres-la-Délivrande a développé une culture maraîchère propre à lui permettre un approvisionnement régulier en produits frais. Ainsi, le sud-est et le nord de la ville sont des zones traditionnellement dévolues à ce type de cultures. Cependant, cette pratique tend à diminuer, les surfaces disponibles se réduisant sous la pression foncière.
Douvres-la-Délivrande est aussi connue pour la culture de la violette, pour ses fleurs et son parfum.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Les membres de la famille de Douvres, une famille d'ecclésiastiques originaire de Douvres, dont :
- Thomas de Douvres, plus souvent appelé Thomas de Bayeux, décédé le 18 novembre 1100, prêtre royal de Guillaume le Conquérant puis archevêque d'York de 1070 à 1100.
- Samson de Douvres, frère de Thomas, plus souvent appelé Samson de Worcester, chapelain royal puis évêque de Worcester de 1096 à sa mort, en 1112.
- Thomas II de Douvres, fils de Samson, chapelain du roi Henri Ier d'Angleterre, puis prévôt de la collégiale de Beverley et archevêque d'York de 1108 à 1114.
- Richard de Douvres, fils de Samson, trésorier de L'Église de Bayeux, puis évêque de Bayeux de 1107 à 1133.
- Isabelle de Douvres, fille de Samson, née avant 1082, morte en 1166. Maîtresse de Robert de Gloucester, fils bâtard du roi Henri Ier.
- Richard II de Douvres, fils bâtard de Robert de Gloucester et d'Isabelle de Douvres, évêque de Bayeux de 1135 à 1142.
- Jean Clémentin, (1924 à Douvres-la-Délivrande-), journaliste et écrivain.
- Sylvain Lebel, auteur-compositeur et éditeur gastronome, né à Douvres-la-Délivrande.
Jumelage[modifier]
Un comité de jumelage coordonne les échanges avec 2 villes européennes :
Oerlenbach (Allemagne) depuis 2003
Axminster (Royaume-Uni) depuis 1999
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Douvres-la-Délivrande » (voir la liste des auteurs)
- Image des armoiries de Douvres-la-Délivrande, sur www.newgaso.fr. Consulté le 3 mai 2010.
- http://autrementplusdouvres.com/comite.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le Christ de lumière de Lalique et la chapelle de la Vierge Fidèle à Douvres la Délivrande (1930)
- Présentation de la chapelle et du chemin de croix sur le site de la Congrégation Notre-Dame-de-Fidélité
- Notice no PM14001325, base Palissy, ministère français de la Culture
- Prieuré, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Dessin de 1842 du portail de la Baronnie, BNF Gallica
