Douvres-la-Délivrande

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Douvres-la-Délivrande
La basilique
La basilique
Blason de Douvres-la-Délivrande
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Douvres-la-Délivrande
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Nacre
Maire
Mandat
Thierry Lefort
2014-2020
Code postal 14440
Code commune 14228
Démographie
Population
municipale
5 014 hab. (2011)
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 39″ N 0° 22′ 42″ O / 49.2941666667, -0.378333333333 ()49° 17′ 39″ Nord 0° 22′ 42″ Ouest / 49.2941666667, -0.378333333333 ()  
Altitude 19 m (min. : 17 m) (max. : 58 m)
Superficie 10,71 km2
Localisation

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Liens
Site web www.douvres-la-delivrande.fr

Douvres-la-Délivrande est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 5 014 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Douvres est située au nord de l'agglomération caennaise, juste en arrière de la Côte de Nacre, ce qui en fait un nœud routier assez important. Géologiquement, la ville est située sur des sols calcaires propices à la culture intensive ; cependant, cela entraîne fréquemment des teneurs trop élevées en nitrates et en calcaires dans les eaux communales.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Chars M4 Sherman des forces armées britanniques circulant dans Douvres le 8 juin 1944, pendant la bataille de Normandie.
Chars M4 Sherman des forces armées britanniques ciculant dans Douvres le , pendant la bataille de Normandie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Douvres est le site d’installation d’une station radar allemande, qui prend part à la défense stratégique du mur de l’Atlantique. Terminée à l’automne 1943, la station est ensuite divisée en deux zones par la route de Douvres à Bény-sur-Mer et massivement fortifiée par des bunkers, mitrailleuses et champs de mines.

Sur la zone nord se situe un radar Wasserman Siemens à longue portée et des structures associées. La zone sud a deux radars à portée intermédiaire Freya et deux radars Würzburg à courte portée, ainsi que des bunkers de commandement et une infirmerie, des garages et des emplacements d'artillerie. Quelque 230 personnels de la Luftwaffe sont basés sur cette zone, y compris des électriciens, des ingénieurs et 36 contrôleurs aériens.

À 23 heures dans la nuit du , les Alliés commencent un brouillage intensif des fréquences qui aveugle le réseau radar allemand tout entier de Cherbourg au Havre. Le matin du 6 juin, les antennes de Douvres sont rendues inopérantes par les bombardements alliés de l’artillerie navale.

Les troupes canadiennes qui ont débarqué à proximité, sur « Juno Beach » tentent d’isoler la station, mais les Allemands la défendent avec succès pendant douze jours, en attente d'une contre-attaque des Panzers.

Le 17 juin, une offensive massive par les Britanniques (41 commandos des Royal Marines), précédée par un bombardement d'artillerie et appuyée par des déminages et des chars antibunker de la 79e division blindée, obtient la capitulation de la garnison.

La station radar de Douvres-la-Délivrande abrite aujourd'hui un musée montrant l'évolution et le rôle du radar, qui conserve également un des rares exemples conservés d’antenne radar Würzburg.

La commune a un cimetière de guerre avec les tombes de 1 123 soldats à la fois des Alliés et des forces de l'Axe :

  • 927 Anglais
  • 180 Allemands
  • 11 Canadiens
  • 3 Australiens
  • 1 soldat inconnu.

Origine du nom de la ville[modifier | modifier le code]

En référence au pèlerinage à la basilique "Notre-Dame de la Délivrande", ce dernier vocable a été ajouté à celui de Douvres en 1961.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Douvres-la-Délivrande

Les armes de la commune de Douvres-la-Délivrande se blasonnent ainsi :
Tranché : au premier d'azur à la Sainte Vierge d'argent debout, tenant l'enfant Jésus du même, au second de gueules à l'aigle bicéphale d'or[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, la commune de Tailleville est rattachée à Douvres-la-délivrande en tant que commune associée.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1945 1947 Alfred Pleintel - -
1947 1959 Maurice Lehodey - -
1959 1981 Pierre Roux - -
1981 1989 Jean-Marie Seeuws - -
1989 juin 1995 Xavier Hooge DVG ancien président de l'association AIRE en Basse-Normandie
mars 2008 Laurent Huet UDF, puis DVD Conseiller général, professeur de cuisine
en cours Thierry Lefort[2] DVG[3] 1er vice-président Intercom, directeur du Fongecif Basse-Normandie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 014 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 356 1 176 1 484 1 661 1 652 1 616 2 075 2 098 2 061
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 096 2 131 2 083 1 966 1 998 1 847 1 840 1 715 1 648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 678 1 397 1 376 1 405 1 377 1 559 1 562 1 811 2 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 739 1 844 2 356 2 877 3 983 4 809 4 877 4 891 5 014
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Douvres-la-Délivrande est le pole principal de l'unité urbaine de Douvres-la-Délivrande - Luc-sur-Mer, formée par les communes de Bernières-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande, Langrune-sur-Mer, Luc-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La basilique Notre-Dame de la Délivrande
  • La chapelle de la Vierge Fidèle, ornée par René Lalique[7] et Alix Aymé[8],[9].
  • L'ancien prieuré de Tailleville dont la chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 mai 1933[10].
  • Le domaine de la Baronnie : Située au cœur de Douvres près de l'église, la baronnie est constituée de deux bâtiments dans un enclos de trois hectares. C'est au XIe siècle que la Baronnie est unie à la mense épiscopale (possession de l'évêque). Il est mentionné dans les histoires que Douvres était le plus beau fief du chapitre. Le fief de Douvres prend le titre de baronnie en 1072 à l'époque de la promotion de Thomas de Douvre, puis devient manoir et maison de campagne de l'évêque de Bayeux[11].
  • La gare de Douvres
  • La gare de Chapelle-la-Délivrande
  • La station Radar : À la fin de la dernière guerre le radar n'est qu'à ses balbutiements, cependant certains modèles sont à même de détecter de jour comme de nuit les mouvements sur la mer à une distance supérieure à l'œil humain. Les occupants comme les alliés vont intensifier le perfectionnement et l'installation de ces "oreilles de sorciers". Douvres, du fait de son altitude, sera équipée dès la fin de 1942 d'un radar "long range" afin d'informer les états majors de toute tentative de débarquement dans la région. Cependant, comme à chaque fois qu'un engin de guerre est inventé... on invente le moyen de le neutraliser : la contremesure faite de brouillard du radar ou de faux échos fera merveille cette nuit du 5 au 6 juin 44 ! Cette station radar restera un camp retranché jusqu'au 17 juin (10 jours après la libération de Douvres elle-même). Aujourd'hui la ville de Douvres-la-Délivrande a repris en gestion directe cette station radar qui est devenue un musée unique sur la côte.
  • L'église Saint-Rémi
  • Le cimetière Anglais
  • La pharmacie Lesage, de style Art nouveau.
  • Le centre aquatique "AquaNacre"
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Agriculture, culture maraîchère[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des grandes villes situées en plaine alluviale, Douvres-la-Délivrande a développé une culture maraîchère propre à lui permettre un approvisionnement régulier en produits frais. Ainsi, le sud-est et le nord de la ville sont des zones traditionnellement dévolues à ce type de cultures. Cependant, cette pratique tend à diminuer, les surfaces disponibles se réduisant sous la pression foncière.

Douvres-la-Délivrande est aussi connue pour la culture de la violette, pour ses fleurs et son parfum.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Clémentin, (1924 à Douvres-la-Délivrande-), journaliste et écrivain.
  • Sylvain Lebel, auteur-compositeur et éditeur gastronome, né à Douvres-la-Délivrande.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un comité de jumelage coordonne les échanges avec 2 villes européennes :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « GASO, la banque du blason - Douvres-la-Délivrande Calvados » (consulté le 3 mai 2010)
  2. Réélection 2014 : « Thierry Lefort, élu maire, entame un deuxième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  3. http://autrementplusdouvres.com/comite.html
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Liste des unités urbaines officielles en France avec les villes les composant, disponible en téléchargement au format texte (Insee)
  7. Le Christ de lumière de Lalique et la chapelle de la Vierge Fidèle à Douvres la Délivrande (1930)
  8. Présentation de la chapelle et du chemin de croix sur le site de la Congrégation Notre-Dame-de-Fidélité
  9. « Notice no PM14001325 », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Prieuré », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Dessin de 1842 du portail de la Baronnie, BNF Gallica »

Lien externe[modifier | modifier le code]