Amfreville-la-Mi-Voie

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Amfreville-la-mi-Voie
La mairie
La mairie
Blason de Amfreville-la-mi-Voie
Blason
Amfreville-la-Mi-Voie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Boos
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Luc Von Lennep
2014-2020
Code postal 76920
Code commune 76005
Démographie
Gentilé Amfrevillais, Amfrevillaises
Population
municipale
3 159 hab. (2011)
Densité 812 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 10″ N 1° 07′ 52″ E / 49.4027777778, 1.1311111111149° 24′ 10″ Nord 1° 07′ 52″ Est / 49.4027777778, 1.13111111111  
Altitude Min. 3 m – Max. 145 m
Superficie 3,89 km2
Localisation

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Amfreville-la-mi-Voie
Liens
Site web www.amfreville-la-mivoie.org

Amfreville-la-mi-Voie est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Amfrevillais et les Amfrevillaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-mi-Voie est situé à 5 km au sud de Rouen, sur la rive droite et la rive gauche de la Seine. Commune du pays de Rouen ou Rouennais située dans le canton de Boos.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bonsecours Rose des vents
Sotteville-lès-Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray N Le Mesnil-Esnard
O    Amfreville-la-Mi-Voie    E
S
Oissel Belbeuf

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de bus 11 permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes, avec un bus toutes les 25 minutes en moyenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-Mi-Voie est mentionnéessous les formes Offredivilla, Offrevilla 1205 et Offreville jusqu'au XVIe siècle[1].

Les formes anciennes indiquent que le premier élément Amfre- d’Amfreville n'est pas analogue à celui des autres Amfreville de Normandie. En effet, pour ces derniers, elles sont toutes du type Ansfridivilla, Ansfredivilla[1], dans lesquels le premier élément représente manifestement l'anthroponyme vieux norrois Ásfríðr, le plus souvent de genre féminin, et qui se perpétue dans les noms de famille normand Anfry et Lanfry (< l'Anfry). Il s'est confondu avec le nom de personne francique Ansfred, d'où le patronyme normand Anfray.

Dans le cas d'Amfreville-la-Mi-Voie, aux vues des formes anciennes, il est préférable d'avoir recours à son équivalent vieil anglais Ōs-ferð (Osferth) de même étymologie germanique.

La toponymie ancienne des environs est constituée de nombreux noms de lieux scandinaves ou anglo-scandinaves : Boos, Belbeuf, Le Thuit, Normare, Bouquelon, Inglemare, etc.

Le déterminant complémentaire la-mi-Voie, attesté en 1395, évoque la route de Rouen à Pont-de-l'Arche qui traverse ce village (cf. le Boullay-Mivoye sur la route de Dreux à Chartres)[1].

Lescure, lieu-dit d'Amfreville-la-Mi-voie, a laissé son nom à un quai de Seine : Quai Lescure. Contrairement aux apparences, il ne semble pas s'agir du nom de personne méridional Lescure qui aurait été importé et qui est issu des toponymes occitans du type Lescure. En effet, il est déjà attesté sous la forme Scurra vers 1055. La conservation du s devant le c est graphique et sert à indiquer un [e] ou un [ɛ] (cf. Ménesqueville).

Ernest Nègre explique le mot escure comme un ancien terme de langue d’oïl signifiant « grange » et que l'on retrouve dans Escures-sur-Favières (Calvados, Escurium 1154) et Xures (Meurthe-et-Moselle, Scuris 1103), ainsi que les lieux-dits Escures à Commes et à Saint-Jean-le-Blanc, également situés dans le département du Calvados. Ce même terme se retrouve en langue d’oc, mais le type toponymique est plutôt Lescure (cf. ci-dessus)[2].

L'étymologie d’escure est germanique, d'une racine *skūr- (vieux haut allemand sciura, scûra > Scheuer « grange », néerlandais schuur, danois skure « abris »), plutôt francique au nord (voire saxon dans le Calvados) et gotique au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une seule berge était aménagée pour le halage,la rive gauche de la Seine étant inondable et donc souvent marécageuse, les ouvriers du fleuve n'avaient que le choix de passer par Amfreville-la-mi-Voie.

Autrefois commune industrielle (fabrique d’alun ou de nitrate de plomb, fonderie…) et berceau de la batellerie (chantiers navals), Amfreville ne compte plus actuellement qu’une seule entreprise importante, Tréfimétaux, devenu Pirelli puis Prysmian, spécialisée dans la fabrication de câbles.

Considérée pendant de très nombreuses années uniquement comme un axe de circulation (on comptait jusqu’à 18 000 véhicules par jour en centre-ville), la commune respire depuis l’ouverture de la déviation de la RN15 en 1997 (aujourd'hui, RD 6015), mais y a perdu plus de 50 % de ses commerçants. Cet évènement a permis d’engager la réhabilitation du centre-ville et d’accélérer la mutation décidée il y a une quinzaine d’années avec l’urbanisation de la zone pavillonnaire des Hauts Vallons.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Amfreville-la-Mi-Voie

Les armes de la commune d'Amfreville-la-Mi-Voie se blasonnent ainsi :
mi parti : au 1) d’azur à l’ancre de marine d’or remplie de sable, avec sa gumène aussi d’or remplie de gueules, au 2) de gueules à la roue d’engrenage d’argent ;à la cotice en barre d’or remplie de sinople brochant sur le tout ; le tout sommé d’un chef parti au I) de gueules chargé de deux léopards d’or passant l’un sur l’autre et au II) d’or chargé de trois marteaux de gueules ordonnés 2 et 1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902   Keittinger    
  1967 Maurice Keittinger   manufacturier
1967   Léopold Féret    
  1983 Bernard Langlois PCF  
1983 2008 Claude Avisse PS  
mars 2008 en cours Luc Von Lennep PS instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 159 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514 337 402 643 811 1 009 920 1 080 1 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 116 1 237 1 254 1 215 1 286 1 290 1 322 1 376 1 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 447 1 503 1 552 1 684 1 688 2 013 2 006 2 009 2 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 389 2 430 2 093 2 509 2 556 2 869 3 022 3 063 3 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 17,2 %).
Pyramide des âges à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,2 
75 à 89 ans
6,8 
9,8 
60 à 74 ans
9,8 
18,6 
45 à 59 ans
17,2 
23,6 
30 à 44 ans
24,3 
20,8 
15 à 29 ans
18,9 
22,8 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre Culturel Simone-Signoret[modifier | modifier le code]

Implanté en bordure de Seine, sur l’emplacement de l’ancien château d’Amfreville, pour remplacer la salle des fêtes ne répondant plus aux normes de sécurité, ce bâtiment possède une architecture contemporaine.

Église Saint-Remi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Remi

De style « renaissance byzantine » (unique dans la région), elle a été érigée en centre ville en 1908 pour remplacer l’ancienne église devenue vétuste et difficile d’accès.

La Mairie[modifier | modifier le code]

Achevée en 1884, sous la troisième République, après bien des difficultés techniques et financières, la nouvelle école de garçons et le logement du directeur ont laissé place au cours du temps à la mairie et au musée du patrimoine des écoles.

Parc Lacoste[modifier | modifier le code]

Grâce aux nombreux sentiers qui y ont été aménagés, ce parc communal aux essences d’arbres riches et variées permet aux randonneurs de jouir de vues imprenables sur la vallée de la Seine et de rejoindre toutes les communes du plateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Lemaire, combattant de la résistance, mort en déportation en 1942 à Auschwitz[7].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 28
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  7. Plaque à Wildau

Liens externes[modifier | modifier le code]

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