Le Jour le plus long
Le Jour le plus long
John Wayne au centre
| Titre original | The Longest Day |
|---|---|
| Réalisation | |
| Scénario | Cornelius Ryan, d'après son livre. Romain Gary, James Jones David Pursall, Jack Seddon Erich Maria Remarque, Noël Coward |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Twentieth Century Fox |
| Pays d’origine | |
| Genre | Guerre |
| Sortie | 1962 |
| Durée | 170 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Jour le plus long (The Longest Day) est un film américain réalisé par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck. Il est sorti en 1962 et il est tiré du livre homonyme de Cornelius Ryan.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Il s'agit de séquences, parfois tirées de l'anecdote, qui s'enchaînent chronologiquement sur les différents théâtres d'opérations et centres de commandement du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944...
Fiche technique [modifier]
- Titre original : The Longest Day
- Titre français : Le Jour le plus long
- Année : 1962
- Réalisation :
- séquences anglaises : Ken Annakin et Darryl F. Zanuck[1]
- séquences américaines : Andrew Marton
- séquences allemandes : Bernhard Wicki
- séquences des combats : Elmo Williams (réalisateur seconde équipe)
- séquences des sauts en parachute : Gerd Oswald[1]
- Assistants réalisateurs : Bernard Farrel, Tom Pevsner, Louis Pitzele, Gérard Renateau, Jean Herman[1] et Henri Sokal[1]
- Scénario : Cornelius Ryan, d'après son livre et Romain Gary, James Jones, David Pursall, Jack Seddon, Erich Maria Remarque[1] et Noël Coward[1]
- Direction artistique : Ted Aworth, Léon Barsacq, Vincent Korda et Gabriel Béchir[1]
- Photographie : Jean Bourgoin, Walter Wottitz, Pierre Levent[1], Henri Persin[1] et Guy Tabary[1]
- Prises de vues aériennes : Guy Tabary[1]
- Ingénieurs du son : Jo de Bretagne, Jacques Maumont et William Sivel
- Effets spéciaux[1] : Karl Baumgartner, Karl Helmer, Augie Lohman, Robert MacDonald, Alex Weldon, Joseph de Bretagne, David S. Horsley et Wally Weevers
- Effets visuels : Jean Fouchet
- Montage : Samuel E. Beetley
- Script-girl : Lucie Lichtig[1]
- Société de production : Twentieth Century Fox
- Producteurs : Darryl F. Zanuck et Elmo Williams
- Directeur de production[1] : Julien Derode, Christian Ferry, Lee Katz, Louis Wipf
- Distributeur : Twentieth Century Fox
- Musique : Maurice Jarre et thème de Paul Anka arrangé par Mitch Miller
- Pays d'origine :
États-Unis - Langues : anglais, allemand, français
- Format : Noir et blanc(il existe une version colorisée)
- Ratio : 2.35 : 1 en CinemaScope 35 mm
- Son : Stéréo (4 pistes Westrex Recording System)
- Genre : Guerre
- Durée : 170 minutes
- Dates de sortie :
- Budget : ~ 10 000 000 $ US (estimation)
- Dates de tournage : Entre septembre et novembre 1961
- Conseillers militaires :
- Général Günther Blumentritt
- Lieutenant Général James Gavin
- Major John Howard
- Capitaine de Frégate Philippe Kieffer
- Général d'armée Pierre Koenig
- Capitaine Helmut Lang
- Général de brigade The Earl of Lovat
- Général sir Frederick Morgan
- Lieutenant Général Max Pemsel
- Major Werner Pluskat
- Colonel Josef Priller
- Frau Lucie Maria Rommel
- Vice Amiral Friedrich Ruge
- Conseillers techniques:
- Commandant Jean Barral
- Lieutenant Colonel Roger Bligh
- Commandant Willard L. Bushy
- Commandant Hubert Deschard
- Lieutenant Colonel A. J. Hillebrand
- Colonel James R. Johnson
- Capitaine Fernand Prevost
- Lieutenant Commandant E. C. Peake
- Colonel Albert Saby
- Colonel Joseph B. Seay
- Lieux de tournage :
- Studios de Boulogne
- Corse, plage de Saleccia dans les Agriates (au nord de l'île) pour les scènes du débarquement. En 1961, des constructions avaient modifié le paysage des côtes normandes, alors que la plage de Saleccia, qui n'est desservie par aucune route, restait intacte.
- Normandie :
- Île de Ré :
- Saint-Clément-des-Baleines (Conches des Baleines)
- Plage sud de Rivedoux-Plage.
- Région Parisienne :
- Box-office :
Mondial : ~ 50 100 000 $ US
États-Unis : ~ 39 000 000 $ US
France : ~ 11 910 000 d'entrées en salles
Distribution [modifier]
Britanniques [modifier]
- Patrick Barr (VF : Pierre Gay) : Group Captain J.M. Stagg
- Lyndon Brook (VF : Roland Ménard) : Lt. Walsh
- Richard Burton (VF : Jean-Claude Michel) : Flying Officer David Campbell
- Bryan Coleman : Ronald Callen
- Sean Connery (VF : Henry Djanik) : Soldat Flanagan
- Bernard Fox : Un soldat
- Leo Genn (VF : André Valmy) : Brig. Gén. Edwin P. Parker Jr.
- John Gregson : Un aumônier militaire
- Jack Hedley : Officier de l'information de la R.A.F.
- Donald Houston : Un pilote de la RAF
- Simon Lack : Air Marshal Trafford Leigh-Mallory
- Peter Lawford (VF : René Arrieu) : Brigadier Lord Lovat
- Leslie de Laspee : Piper Bill Millin
- Michael Medwin : Soldat Watney
- Kenneth More : Capitaine Colin Maud
- Louis Mounier : Air Marshal Arthur William Tedder
- Leslie Phillips : Un officier de la RAF
- Trevor Reid : General Bernard Montgomery
- John Robinson : Amiral Bertram Ramsay
- Norman Rossington : Soldat Clough
- Richard Todd (VF : Marc Cassot) : Major John Howard
- Richard Wattis : Un parachutiste
Américains et Canadiens [modifier]
- Henry Fonda (VF : Jean Martinelli) : Brigadier Général Theodore Roosevelt Jr.
- John Wayne (VF : Claude Bertrand) : Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort[2]
- Robert Mitchum (VF : Roger Tréville) : Brigadier Général Norman Cota
- Robert Ryan (VF : Raymond Loyer) : Brigadier Général 82° Airborne James M. Gavin
- Mel Ferrer (VF : Roland Ménard) : Général Robert Haines
- Rod Steiger (VF : Marcel Bozzuffi) : Commandant de Destroyer
- Red Buttons (VF : Guy Piérauld) : Soldat John Steele
- Roddy McDowall : Soldat Morris
- Eddie Albert (VF : Serge Nadaud) : Colonel Thompson
- Paul Anka (VF : Pierre Trabaud) : Un ranger américain
- Richard Beymer : Soldat Dutch Schultz (le parachutiste perdu)
- Ray Danton (VF : Michel Gatineau) : Capitaine Frank
- Fred Dur : Un Major des rangers
- Fabian : Un ranger
- Tony Mordente : Un ranger, celui qui sert les repas
- Steve Forrest (VF : Jean-Pierre Duclos) : Capitaine Harding
- Henry Grace (VF : Claude Peran) : Général Dwight D. Eisenhower
- Peter Helm : Un jeune GI
- Jeffrey Hunter (VF : Roger Rudel) : Sergent John H. Fuller
- Alexander Knox (VF : Serge Sauvion) : Général Walter B. Smith
- Dewey Martin : Soldat Wilder
- John Meillon : Amiral Alan G. Kirk
- Sal Mineo (VF : Serge Lhorca) : Soldat Martini
- Edmond O'Brien (VF : Georges Aminel) : Général Raymond O. Barton 4° Infantry division
- Ron Randell : Joe Williams
- Tommy Sands : Un ranger
- George Segal : Un ranger
- Nicholas Stuart : Lieutenant Général Omar Bradley
- Tom Tryon (VF : Michel Gudin) : Lieutenant Wilson
- Robert Wagner (acteur) : Un ranger
- Stuart Whitman (VF : Michel Roux) : Lieutenant Sheen
- Clint Eastwood : un Rangers[1]
Français [modifier]
- Arletty : Madame Barrault
- Jean-Louis Barrault : Père Louis Roulland
- Bourvil : le maire de Colleville-sur-Mer
- Pauline Carton : La femme de Louis
- Irina Demick : Jeanine Boitard[3]
- Fernand Ledoux : Louis
- Christian Marquand : Commandant Philippe Kieffer
- Maurice Poli : Jean, un passeur
- Madeleine Renaud : La Mère supérieure
- Georges Rivière : Sergent Guy de Montlaur
- Jean Servais : Contre-amiral Jaujard
- Alice Tissot : La concierge
- Georges Wilson : Alexandre Renaud
Allemands [modifier]
- Hans Christian Blech (VF : Jean-Claude Michel) : Major Werner Pluskat
- Wolfgang Büttner : Général Hans Speidel
- Gert Fröbe : Sergent "Kaffeekanne"
- Paul Hartmann (VF : Richard Francoeur) : Feld-maréchal Gerd von Rundstedt
- Ruth Hausmeister : L'épouse de Rommel
- Michael Hinz : Manfred Rommel
- Werner Hinz (VF : André Valmy) : Feld-maréchal Erwin Rommel
- Karl John (VF : Albert Augier) : Général Wolfgang Häger
- Curd Jürgens : Général Günther Blumentritt
- Til Kiwe : Capitaine Helmuth Lang
- Wolfgang Lukschy : Général Alfred Jodl
- Kurt Meisel : Capitaine Ernst Düring
- Richard Münch : Général Erich Marcks
- Hartmut Reck : Sergent Bernhard Bergsdorf
- Heinz Reincke (VF : Yves Brainville) : Colonel Josef Priller
- Ernst Schröder : Général Hans von Salmuth
- Heinz Spitzner : Lieutenant-colonel Helmuth Meyer
- Wolfgang Preiss (VF : Hans Verner) : Général Max Pemsel
- Peter Van Eyck (VF : Howard Vernon) : Lieutenant-colonel Ocker
Figurants et/ou coupés au montage [modifier]
- Gil Delamare : Un cascadeur
- Yvan Chiffre : Un cascadeur
- Alexandre Renault : Un cascadeur
- Guy Marchand : Un parachutiste
- Françoise Rosay : Une paysanne
- Jean Champion
- Michel Duchaussoy
- Bernard Fresson
- Daniel Gélin
- Clément Harari
- Rudy Lenoir
- Edward Meeks
- Siân Phillips
- Marcel Rouze
- Dominique Zardi
De nombreux figurants étaient issus des promotions "Arpètes" de la Base Aérienne de Saintes 722 près de Rochefort, en Charente Maritime. Il s'agissait des promotions P-33 à P-38; en remerciement, le réalisateur offrit un cinéma à la B.A 722. Le bâtiment porte depuis le nom du film !
À l'initiative d'une association de figurants du film issue de l'EAMAA (École des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air) promotion 1961 (P36,37 et 38), le 5 juin 2011 eu lieu sur la plage sud de Rivedoux-Plage une fête commémorative pour les 50 ans du tournage.
Vérité historique [modifier]
- Dans le film, trois parachutistes français atterrissent près d'une résistante qui leur envoie des signaux lumineux. Ils doivent neutraliser une ligne de chemin de fer avec l'aide de maquisards. Ils sont parachutés avant les Américains.
Cette scène est authentique car 36 parachutistes français du Special Air Service (S.A.S.) furent parachutés à minuit, en quatre groupes sur la Bretagne pour créer deux bases parachutistes, encadrer la Résistance bretonne avec le parachutage de renforts les nuits suivantes et neutraliser le réseau ferré breton pour retarder l'envoi de troupes allemandes vers le front de Normandie. Un parachutiste français et breton, Émile Bouétard, fut tué au combat à Plumelec à 0 h 40 ce 6 juin 1944.
- L'atterrissage des deux parachutistes dans la cour d'un bâtiment d'un QG allemand est fondée sur le livre de Cornélius Ryan[4]. Malheureusement, on voit le général Von Salmuth sortir de ce QG alors qu'il se trouvait à ce moment-là à Tourcoing (Nord).
- Afin d'éviter un anachronisme évident, dans les scènes tournées sur la place de Sainte-Mère-Église, on voit un gros tas de sacs de sable en bordure de la rue (l'ancienne RN 13), sans raison apparente : ce tas a été construit pour le tournage afin de dissimuler le monument qui commémore le débarquement.
Erreurs historiques volontaires et involontaires [modifier]
- Dès le début, en Angleterre, on montre Eddie Albert, conduisant une jeep sous la pluie. Cependant, cette jeep américaine de 1944 arbore la calandre en deux couleurs en diagonale, et même, sur le bas de caisse, la grenade blanche de l'armée française 1960.
- Lors de l'attaque du pont de Bénouville (Euston 1 renommé plus tard Pégasus) sur le canal de l'Orne par les parachutistes du major Howard, on voit quelques soldats aller sous le pont décrocher les charges destinées à le détruire. En réalité, les charges en question étaient sur les « rambardes » de chaque côté. De plus, elles ne furent pas trouvées par les parachutistes car les Allemands les enlevaient chaque soir, de crainte que les résistants ne les subtilisent et les utilisent contre eux. En outre, le film montre une résistance acharnée sur le pont alors que ce soir là il n'était gardé que par trois soldats allemands. D'autre part, lors de la relève par les commandos de Lord Lovat, son Bag Piper personnel Bill Millin n'a pas traversé le pont en jouant de la cornemuse. Lors de la prise du pont, on peut apercevoir un transformateur E.D.F sur un poteau or ce type de transformateur est apparu en 1961.
- Les uniformes portés par les parachutistes américains (82e et 101e divisions aéroportées), plus particulièrement les vestes de saut, ne correspondent pas aux vêtements d'époque, que ce soit la coupe, les couleurs et les systèmes de fermetures. Dans le film, les vestes de saut ont des systèmes de fermeture différents aux bas des manches : fermeture par 1 bouton et fermeture par 1 ou par 3 pressions. Dans la réalité, les manches de la veste M42 n'étaient fermées aux poignets que par 2 pressions.
- La mentonnière des casques portés par les parachutistes américains ne correspond pas à celle utilisée à cette époque. Dans le film, elles ont une forme rectangulaire alors que celles portées en 1944 étaient ovales.
- Les insignes divisionnaires (ou patch) des parachutistes de la 82e division aéroportée ne reflètent pas la réalité. Dans le film, le carré rouge encadrant le "AA" est plus grand, et le sigle "Airborne" au-dessus à une forme plus arrondie. De plus, sur toutes les scènes montrant ces parachutistes, ce même sigle "Airborne" est beaucoup trop éloigné du "AA". Dans la réalité, ces 2 éléments étaient plus rapprochés comme le stipulait le règlement. Cependant, bon nombre de soldats les cousaient souvent à la hâte et avec les moyens du bord (fils et points de couture aléatoires). Enfin, dans la version colorisée du film, la couleur bleue présente dans ce patch est plus foncée que l'insigne original.
- Les bottes des Américains portent des lacets à bouts en caoutchouc alors qu'en réalité de tels bouts ont été inventés pendant la guerre du Vietnam par Maurice Frisson, un cordonnier installé à Saigon.
- Dans le film, on aperçoit certains parachutistes américains chaussés de brodequins de combat noirs (ou communément appelés Rangers) fermés par 2 boucles au-dessus de la cheville. Ces équipements n'étaient pas en dotation à cette époque. Les bottes de saut des parachutistes américains, exclusivement de couleur marron, n'étaient munies que de lacets ce qui permettait un meilleur maintien de la cheville. La teinture noire du cuir pour les équipements des troupes américaines n'est apparût que dans les années 50.
- La scène, où le Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort de la 82e division aéroportée (joué par John Wayne) montre l'utilisation du criquet (cricket), est totalement fictive. La 101e division aéroportée fut la seule unité à posséder et à utiliser ce criquet pendant la nuit du 5 au 6 juin 1944 en Normandie. Ce jouet en laiton composé d'une lame ressort (fabriqué en 1944 par l'entreprise anglaise THE ACME) permettait aux parachutistes isolés lors des largages de se retrouver et de se regrouper. Le principe : pour une pression sur la lamelle métallique (clic-clac) afin de demander l'identification, la réponse devait consister en une double pression (clic-clac - clic-clac).
- Ce même lieutenant-colonel porte au début du film sur son casque le bon insigne de grade mais à partir de la scène de la charrette, il arbore à tort l'insigne de colonel sur son casque (Vandervoort avait été promu Lieutenant-colonel le 2 juin 1944).
- Dans la scène où John Wayne monte sur la charrette après s'être fracturé la cheville, on aperçoit un parachutiste américain portant une veste M43 (M43 Field Jacket). Cette scène est non réaliste car cette veste n'était pas en dotation le 6 juin 1944 pour les parachutistes américains des 82e et 101e divisions. Ils portaient tous et sans exception la veste de saut M42 (Parachute jumper coat). Ils ne vêtiront la veste M43 qu'à partir de septembre 1944, lors de l'opération Market Garden. Cette veste de combat sera la dotation officielle des unités américaines jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
- Toujours dans la scène de la charrette, le Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort est montré avec la cheville droite cassée. Cet évènement est non conforme, car en réalité le Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort s'est fracturé la cheville gauche lors d'un saut près de Sainte-Mère-Eglise, le 6 juin 1944.
- Le parachutiste John Steele, resté pendu au clocher de l'église de Sainte-Mère-Église, n'est pas resté accroché côté « place de l'église », mais de l'autre côté (côté presbytère). Pour des raisons esthétiques et de profondeur de champ, Zanuck a « accroché » Steele du côté de la place.
Il est à noter cependant qu'Alexandre Renaud, à l'époque maire de Sainte-Mère-Église, et auteur d'un ouvrage intitulé Sainte-Mère-Église, Première tête de pont américaine en France , 6 juin 1944, ne fait pas mention - chose curieuse - de ce parachutiste resté accroché au clocher de l'église. De toute manière, cet épisode reste pour le moins assez surprenant, car selon Alexandre Renaud, le clocher était déjà occupé par la Flak (DCA allemande) qui tirait à la mitrailleuse sur les parachutistes en cours de descente et dont beaucoup tombaient dans les marais environnants en restant empêtrés dans les branchages... En bonne logique, ce parachutiste resté accroché n'aurait donc pu échapper aux balles allemandes...
- Au cours du film, le parachutiste John Steele explique être resté 10 heures d'affilée pendu au clocher. En réalité il n'y sera resté "que" deux heures, faisant le mort avant d'être finalement récupéré par les Allemands et fait prisonnier. Il s'échappera quelques jours plus tard.
- Sur la place de l'église, on voit stationnée une 2CV commercialisée en 1948.
- La prise du casino d’Ouistreham par le commando Kieffer est largement fantaisiste, le casino avait été rasé par les Allemands qui l'avaient remplacé par un bunker. De plus, cette scène a été tournée à Port-en-Bessin dont on voit la tour Vauban. En outre, aucune religieuse n'est jamais intervenue pour assister les commandos français
- Le mitraillage des plages par 2 FW190 (dont un piloté par l'Obstlt Josef « Pips » Priller) a entretenu chez certains le mythe que seuls deux avions allemands ont attaqué les Alliés ce jour-là. En réalité, plusieurs Staffeln ont effectué des sorties, notamment contre la flotte, et principalement l'après-midi. De nombreux avions ont cependant été abattus, vu l'écrasante supériorité numérique alliée sur ce secteur. À noter qu'il y eut entre autres des JU 87 Stukas obsolètes dont 5 furent d'ailleurs abattus.
- Les deux avions représentés ne sont pas des FW190, mais des Messerchmitt Bf 108 Taifun, avions d'entrainement et de liaison.
- Sur une des dernières scènes, à laquelle Robert Mitchum demande à un soldat en jeep de le monter en haut de la plage, la jeep n'est pas authentique, il s'agit plutôt d'une Hotchkiss française que d'une Willys ou Ford.
- Les obstacles sur les plages de débarquement sont inversés. Dans le film la pointe est orientée vers la mer alors qu'en réalité elles étaient dirigées vers les terres de façon à ce que les péniches de débarquement y soient "guidées" jusqu'à une mine.
- Les numéros de capot commençaient sur les jeep américaines, qu'elles soient Willys ou Ford, par 20 (exemple 20193276) alors qu'ici le numéro commence par 88 puis 133553, ce qui n'est pas réel.
De plus les supports en bois qui devaient se trouver sur le capot pour accueillir le pare brise rabattable sont absents. On y retrouve des supports en U métallique au niveau des essuie-glaces qui viennent se poser sur le capot. Ces jeeps sont alors passées par l'armée française et datent alors de l'après guerre, et donc n'existaient pas le 6 juin 1944.
- Les deux parachutistes, qui arrivent dans la cour d'un QG allemand ,ne peuvent rencontrer le général Von Salmuth qui commandait la 15earmée allemande à Tourcoing (Nord).
- Les paradummies, ces poupées parachutistes larguées pour tromper les Allemands, apparaissent comme des mannequins très sophistiqués alors que c'était en réalité de simples et grossières poupées de chiffon.
-
Paradummy du film
Problèmes de raccord [modifier]
- Dans la scène de la pointe du Hoc, on peut voir un ranger n'ayant pas son chargeur clipsé à son fusil.
- Lors du mitraillage de la plage par les deux chasseurs allemands, on peut remarquer certains chars en « trompe l'œil », en réalité de simples panneaux de bois reproduisant des chars; on peut noter aussi l'interruption des défenses côtières au fond du plan.
Anecdote [modifier]
Lors de la première diffusion télévisuelle française, en 1978 un mardi soir aux Dossiers de l'écran[réf. nécessaire], le film a suscité un tel engouement que le réseau électrique a saturé, provoquant une coupure de courant dans plusieurs régions. En effet, EDF n'avait pas anticipé que la programmation d'un film engagerait une telle consommation électrique, et de fait des régions comme la Bretagne ont perdu le courant en cours de film, les empêchant d'en voir la fin. La partie manquante fut reprogrammée 3 semaines plus tard à 23 h 00 (à partir de l'attaque du casino de Ouistreham par les commandos français) pour permettre à tous de le visionner en entier. Une version colorisée a été réalisée pour le 50eanniversaire du débarquement en 1994.
Distinctions [modifier]
- Oscar de la meilleure photographie (1962)
- Oscar des meilleurs effets visuels (1962)
- nommé à l'Oscar de la meilleure direction artistique (1962)
- nommé à l'Oscar du meilleur montage (1962)
- nommé à l'Oscar du meilleur film (1962)
- Golden Globes de la photographie N&B (1962)
- nommé au Golden Globes du meilleur film dramatique (1962)
Notes et références [modifier]
- non crédité(e) au générique
- Le rôle devait d'abord être tenu par Charlton Heston
- Le rôle devait d’abord être tenu par Brigitte Bardot.
- Le jour le plus long (livre) de C. Ryan édition de 1961 chez Robert Laffont mentionne ce passage partie deux La nuit chapitre 1 page 111
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Film américain sorti en 1962
- Film historique
- Adaptation d'une œuvre littéraire au cinéma
- Film en noir et blanc
- Film tourné aux studios de Boulogne
- Film tourné dans le Calvados
- Film tourné dans la Manche
- Film tourné à l'île de Ré
- Film tourné en Corse (département)
- Film avec un Oscar de la meilleure photographie
- Film avec un Oscar des meilleurs effets visuels
- Film sur la Libération
- Film de la 20th Century Fox
- Radio au cinéma