Cléon (Seine-Maritime)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cléon
Blason de Cléon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Caudebec-lès-Elbeuf
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Alain Ovide
2014-2020
Code postal 76410
Code commune 76178
Démographie
Population
municipale
5 452 hab. (2011)
Densité 843 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 57″ N 1° 02′ 11″ E / 49.3158, 1.036449° 18′ 57″ Nord 1° 02′ 11″ Est / 49.3158, 1.0364  
Altitude Min. 2 m – Max. 37 m
Superficie 6,47 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Cléon

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Cléon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cléon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cléon

Cléon est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cléon est située à 14 kilomètres au sud de Rouen, sur la rive droite de la Seine dont un méandre ceinture presque entièrement son territoire. Cette situation bénéficie de la proximité de l'échangeur autoroutier de Tourville-la-Rivière (sortie no 21 de l'autoroute A13) au-delà duquel est implanté le centre commercial régional.

Carte de la commune de Laillé.

Ce secteur comprend d'importants lacs et retenues artificielles, dont le plan d'eau de la Bedanne aménagée en base de loisirs. Du fait de sa position sur le fleuve, la ville a été périodiquement sujette aux inondations ; la plus importante d'entre elles se produisit en 1910.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Cloion en 1180 et Cleon en 1231

Albert Dauzat et Charles Rostaing, en se basant sur des formes plus tardives, avaient suggéré, tout comme pour le Claon et le Clion, une racine gauloise *clat-, non attestée et de sens obscur[1].

Xavier Delamarre ne cite aucune racine *clat dans son dictionnaire, en revanche il mentionne cladia, clado- « fossé, tranchée, vallée creuse »[2].

François de Beaurepaire hésite à rapprocher ce toponyme de Clion dans l'Indre, anciennement mentionné sous la forme Claudiomagus « le marché de Claudius »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'état civil s'est mis en place progressivement entre 1630 (registre des baptêmes) et 1652 (registre des décès). Au début du XVIIIe siècle, la commune comptait une centaine de foyers et l'activité dominante de charpentiers en bateaux a été progressivement remplacée par celle du textile. Ce mouvement sera amplifié un siècle plus tard, après la guerre de 1870, lorsqu'un grand nombre d'Alsaciens refusant l'annexion, choisissent de s'installer dans la région d'Elbeuf (nombreux de ces nouveaux habitants travaillaient dans l'industrie textile en Alsace).

Juste après la Révolution, en 1790, Cléon entre dans le canton d'Elbeuf.

En 1857, la construction d'une école avec la mairie est votée et ces bâtiments seront terminés en 1861. Il s'agit dans un premier temps d'une école de filles, l'école de garçons ne sera édifiée qu'en 1893, mais la gratuité, malgré la loi, ne sera pas effective immédiatement.

Au début du XXe siècle, la ville qui comprenait près de 700 habitants, s'articulait autour de la rue Sortemboc... unique voie en terre battue où l'on trouvait la fontaine (unique source d'eau potable), les commerces, la mairie et l'école. La bicyclette était l'unique moyen de transport, jusqu'à l'arrivée des premières tractions et le goudronnement de la rue.

Vers 1930, une guinguette, située à Bédanne en bord de Seine, permettait aux Cléonnais de louer des barques à fonds plats (ces embarcations pouvaient contenir une dizaine de personnes, elles avaient une vocation de plaisance et servaient également à la chasse de petit gibier sur les rives peu accessibles).

Ainsi, la commune de Cléon a conservé un caractère rural jusqu'à la fin des années 1950 ; plus précisément en 1958, date à laquelle le maire Lucien Hainneville soutient l'implantation de la régie Renault : un atout économique majeur pour la commune (il s'agit d'un site de mécanique du Groupe Renault, qui fabrique des boîtes de vitesses et des moteurs). À l'origine, le premier atelier fabriquait des pièces mécaniques destinées au montage des boîtes de vitesses de la Dauphine avec une soixantaine d'employés. Vingt ans après, plus de 9 millions de moteurs et 16 millions de boîtes de vitesses ont été produites à Cléon.

Article détaillé : Usine Renault de Cléon.

Le nom de la ville sera utilisé pour nommer 2 motorisations emblématiques de la marque au losange, le mythique « moteur Cléon-Fonte » et le « moteur Cléon-Alu ». Pour les collectionneurs de voitures anciennes, le nom "Cléon" évoque surtout ces 2 motorisations qui animent leurs véhicules de collections.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cléon

Les armes de la commune de Cléon se blasonnent ainsi :
coupé au 1) d’azur aux trois épis de blé d’or issant d’une roue dentée d’argent, au 2) de gueules à l’épée d’argent garnie d’or, pointe en bas, sur un manteau éployé du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Alain Ovide PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté d'agglomération[modifier | modifier le code]

Administrativement, la commune de Cléon dépendait entre 2000 et 2010 de la communauté d'agglomération d'Elbeuf, qui comprenait les 10 communes suivantes :

Code INSEE Commune Population[4] Superficie Densité Année
d'adhésion
Nombre
de sièges
76165 Caudebec-lès-Elbeuf 9 676 hab. 3,68 km² 2 629 hab./km² 2000 6
76178 Cléon 5 747 hab. 6,47 km² 888 hab./km² 2000 4
76231 Elbeuf 17 277 hab. 16,32 km² 1 058 hab./km² 2000 8
76282 Freneuse 938 hab. 3,18 km² 294 hab./km² 2000 2
76391 La Londe 2 195 hab. 30,98 km² 70 hab./km² 2000 2
76486 Orival 970 hab. 9,55 km² 101 hab./km² 2000 2
76561 Saint-Aubin-lès-Elbeuf 8 067 hab. 5,79 km² 1 393 hab./km² 2000 4
76640 Saint-Pierre-lès-Elbeuf 8 339 hab. 6,36 km² 1 311 hab./km² 2000 4
76682 Sotteville-sous-le-Val 663 hab. 5,27 km² 125 hab./km² 2000 2
76705 Tourville-la-Rivière 2 316 hab. 8 km² 289 hab./km² 2000 2
Totaux 10 communes 56 188 hab. 95,6 km² -- -- 36

Le conseil communautaire était constitué de 36 élus. Il était présidé par Didier Marie, président du Conseil général de Seine-Maritime. Les membres du conseil ont également désigné 8 vice-présidents chacun à la tête d'une des 9 commissions. La Communauté d'agglomération Elbeuf-Boucle de Seine ou Agglo d'Elbeuf (depuis 2005), est une ancienne structure intercommunale du département de la Seine-Maritime.

Depuis le 1er janvier 2010, l'Agglo d'Elbeuf a fusionné avec trois autres structures intercommunales pour former la communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe (CREA), qui regroupe 71 communes pour près de 500 000 habitants.

Le conseil communautaire, réuni le 7 janvier 2010, a élu comme président Laurent Fabius qui présidait jusqu’alors l’Agglomération de Rouen[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 452 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
553 504 533 502 525 527 510 511 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506 522 566 554 580 562 550 540 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
478 488 473 432 508 534 638 717 784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 336 1 938 3 157 5 089 5 870 6 042 5 747 5 655 5 452
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 194.
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance, 2003, p. 117.
  3. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 60
  4. Les chiffres de population retenus sont la population sans doubles comptes (recensement général de la population de 2006).
  5. Source : La Gazette des Communes, 8 janvier 2010.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :