Saint-Hilaire-du-Harcouët

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Saint-Hilaire-du-Harcouët

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Administration
Pays France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Saint-Hilaire-du-Harcouët
Code Insee abr. 50484
Code postal 50600
Maire
Mandat en cours
Gilbert Badiou
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Hilaire-du-Harcouët
Site internet www.st-hilaire.fr
Démographie
Population 4 232 hab. (2006)
Densité 418 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 34′ 42″ Nord
         1° 05′ 27″ Ouest
/ 48.5783333333, -1.09083333333
Altitudes mini. 58 m — maxi. 119 m
Superficie 10,12 km²

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Saint-Hilaire-du-Harcouët est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.

Sommaire

[modifier] Géographie

Ville située aux carrefour des trois régions: la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire.

[modifier] Cours d'eau

[modifier] Histoire

En 911, en cédant aux envahisseurs vikings les terres occidentales de son royaume pour arrêter les pillages et les violences, Charles le Chauve fait entrer Saint-Hilaire (qui était déjà un petit village chrétien à l'époque) dans l´histoire du duché de Normandie. Sa situation de carrefour (Normandie, Bretagne et Maine) prédestine la commune comme place forte.

En 1083, Guillaume le Conquérant en fait un choix stratégique en tant que forteresse et ligne de défense, il demande à son demi-frère Robert, Comte de Mortain, d´y édifier un château. Sous l´influence des moines bénédictins installés depuis 1083, Saint-Hilaire se développe rapidement. Son nom provient de Harsuculf de Saint-Hilaire, qui fût le premier seigneur de la cité et architecte de la forteresse, dont le seul souvenir est la tour. En ce temps-là, la commune ne comptait que 15 à 20 maisons, ce qui représentait environ 80 habitants, sans compter les moines.

Au XVe siècle, Saint Hilaire perd son rôle militaire, son commerce se développe : le marché se tenait le mercredi mais aussi le mardi et le vendredi.

Saint-Hilaire fut la troisième ville de France à être électrifiée en 1889. Pour comprendre cette histoire il faut se rendre à la sortie de Saint Hilaire, sur la route de Saint-James, à Saint-Brice-de-Landelles au lieu-dit « le Vauroux » ou Julien François Raulin (1795-1873) avait fondé en 1829 une manufacture de filature et de teinturerie, dont les machines fonctionnaient à la force de l’eau et de la vapeur. Son fils Victor (1818-1872) poursuivit l’affaire de sont père, de même que son fils René Amiard qui, en 1881 s’associa à son cousin Julien Bréhier. Aucun document ne permet d’affirmer que la filature Amiard fonctionnait encore au Vauroux après 1881, mais une chose et sûre, en 1885, se rendant à la filature de Saint-Hilaire, René fut abordé sur le pont d’Airon ou pont de Bretagne par un inconnu qui lui demanda s’il pensait que le moulin pigeon était à vendre. « Non, je ne sais pas, mais si vous cherchez une force motrice, j’en possède une à 3 km d’ici, au Vauroux, que je pourrais vous louer » répondit René Amiard. Cet inconnu était le parisien Ernest Lamy qui cherchait une chute d’eau pour installer l’éclairage électrique dans une agglomération quelque peu importante. Une convention fut donc établie le 6 décembre 1886 et il installa une dynamo à courant continu dans la salle de cardage de ce que l’on appelait « l’usine d’en haut ». La chute d’eau actionnait une roue à aubes de 5 m de large et 4 m de haut dont la rotation lente obligeait une forte démultiplication pour que l’induit de la dynamo tourne à environ 400 tours/minute.

Pendant que l’installation de l’usine s’effectuait, la ligne de transport fut établie sur la route de Saint-James avec des fils de cuivre de 4 mm, et l’inauguration le 16 juin 1889 devait être somptueuse… ! Hélas, rien ne se passa comme prévu, ainsi que le relève l’abbé cosson : « On devait acclamer se jour-là les premières splendeurs de l’éclairage électrique et le premier convoi de voyageurs par notre voie ferrée partant de Vire. Un frisson de fierté et de satisfaction passa par toute la ville ; enfin notre pays perdu entrait officiellement dans la grande civilisation ! » Mais on déchanta bien vite, « Hélas la fête de la lumière fut réduite a sa plus simple expression, notre sympathique chef de gare, M. Yves Laveyrie qui nous arrivait de Pontaubault put avec quelques privilégiés admirer l’unique lampe fonctionnant dans le cabinet du maire. Il en était de cette tentative comme du projet d’éclairage au gaz en 1870. Après deux ans de travaux conduits mollement et souvent interrompus, l’entrepreneur électricien, M. Lamy éclaira encore partiellement nos places pendant l’hiver 1889-90, puis n’éclaira plus rien. Il fut condamné a 10 000 F de dommages et intérêts. »

René Amiard, ne voulant pas laisser les bâtiments du Vauroux en non-valeur, reprit donc les choses en main et fonda alors la « société Anonyme de Saint-Hilaire » avec plus de moyens techniques : de plus grosses dynamos fournissant 115 volts, cette installation précaire qu’elle fut, était néanmoins la première de basse Normandie, et le troisième de France ! Elle comptait au départ 80 abonnés privés (qui ne pouvaient allumer qu’une seule lampe à la fois !) et une soixantaine de lampes d’éclairage public.

À partir de 1910, René Amiard, fut secondé par son fils Alfred qui, après des stages en Allemagne amena une nouvelle évolution plus importante que la seule force hydraulique du Vauroux. Il installa à Saint-Hilaire même un moteur à gaz pauvre de 30 cv entraînant une génératrice pour alimenter 36 installations et 134 compteur. Malgré tout, la société devint une entreprise familiale quand son fils Alfred repris l’affaire en 1919. On était passé après la grande guerre à 61 installations et plus de 200 compteurs. L’entreprise se développa très rapidement alors, la nécessité de trouver une nouvelle puissance d’énergie obligea le nouveau propriétaire à se tourner vers les forces motrices de la Sélune qui en 1922 avait vu achevé le barrage de la « roche qui boit ». Il y avait donc là, à proximité maintenant, une source importante d’énergie et après entente avec la municipalité, en 1922-1923 il transforma le secteur courant continu en courant alternatif. Un contrat de concession fut signé le 24 janvier 1924 pour 30 ans et en 1932, suite à la mise en exploitation du barrage de Vezin , fut créé le « syndicat de Saint–Hilaire » pour la distribution d’énergie électrique sur 22 communes. En 1940, l’achat du courant à haute tension de Vezin obligea le concessionnaire à faire construire une ligne spéciale qui fut détruite en 1944. Le courant ne fut rétabli à Saint –Hilaire après les bombardements qu’en septembre 1945 et l’année suivante la nationalisation sonna le glas des concessions privées. Nous sommes toujours là aujourd’hui, mais l’Europe pourrait bien nous faire revenir à ce "privé" pionnier malgré toute la modernisation de notre société il y a un peu plus d’un siècle… (Sources : l’histoire populaire de l’Abbé Cosson l’histoire de l’électricité en basse Normandie par André Journaux et la famille Amiard) En 1944, la ville se retrouve au milieu de la percée américaine et de la contre-attaque de Mortain. Le mercredi 14 juin, le centre est bombardé et quasiment détruit dans sa totalité, le marché avait été interdit la semaine précédente par l´occupant et fut repris. Heureusement, le bombardement ne commença qu´à 20h. La ville fut ensuite reconstruite. Revitaliser, Reloger, Reconstruire, tels étaient les mots d´ordre pour cette nouvelle ère qui commençait ; une renaissance pour la cité.

[modifier] Héraldique

Les armes de la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouet se blasonnent ainsi :
De gueules à la tour d'argent surmontée de trois étoiles d'or.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2008 actuel Gilbert Badiou SE assureur
1983 2008 Michel Ganné UMP inséminateur, conseiller général
1964 1982 Paul Guinebault - notaire
...
1944 1959 Daniel Cuche - chirurgien, président du CG
1941 1944 Gustave Guérin - pharmacien, député, sénateur
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
3 871 4 583 5 077 4 849 4 489 4 368 4 273
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

[modifier] Lieux et monuments

  • Portail de l'ancien château fort du XVIIe, remonté à l'entrée du cimetière
  • Manoir du Jardin : façades et toitures du logis et de la chapelle vers 1590
  • Église néo-gothique 19ème, consacrée en 1855 ; chemin de croix de Fanny Delaage
  • Tour de l'ancienne église servant de baptistère, classée monument historique en 1921: contreforts d'angle, fenêtres en accolade ; fresques de Marthe Flandrin 1947
  • Chapelle du monastère Sainte-Claire de Saint-Joseph
  • Chapelle Saint-Yves

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Activité et manifestations

[modifier] Foire Saint-Martin

  • La foire Saint-Martin a lieu chaque année début novembre et accueille plus de 150 000 visiteurs. Cette foire rurale essentiellement agricole à une époque est devenue au fil des ans une foire exposition dans tous les domaines des besoins de la vie quotidienne. La foire est dorénavant thématique : après une foire Saint-Martin aux couleurs de l'Europe et un pôle développement durable en 2008, le thème de l'année 2009 est la Normandie, le pôle du développement durable est intensifié dans le contexte général du développement économique du territoire. La fête foraine aux allures de parc d´attractions, les expositions de matériels de plus en plus impressionnants, les posticheurs et vendeurs au « bagout » intarissable sont autant d´images qui surprennent et satisfont les visiteurs. Pendant la foire, la commune accueille également un concours foire, une foire aux bovins, chevaux et poneys et un marché aux chiens.

[modifier] Jumelage

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Saint-Hilaire-du-Harcouët sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes

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