Alain Duhamel

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Alain Duhamel

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Alain Duhamel au Salon du Livre de Paris, le 14 mars 2009.

Naissance 31 mai 1940 (74 ans)
Drapeau de la France Caen
Profession Journaliste politique
Écrivain

Alain Duhamel est un journaliste politique et essayiste français, né le 31 mai 1940 à Caen (Calvados).

Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis le 10 décembre 2012[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

En 1963 il devient chroniqueur au Monde et en 1992, à Libération. Il tient aussi une chronique dans les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA), Nice-Matin et Le Point.

Parallèlement à ses activités dans la presse écrite, il anime ou coanime plusieurs émissions télévisées consacrées à la politique : À armes égales (de 1970 à 1973 sur la première chaîne), Cartes sur table sur Antenne 2 (de 1977 à 1981), L'Heure de vérité également sur Antenne 2 (à partir de 1982) et enfin 100 minutes pour convaincre sur France 2 (de 2002 à 2005) ainsi que Question ouverte sur la même chaîne. Il a animé en 1974 le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française qui opposait Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand en compagnie de Jacqueline Baudrier et celui de 1995 entre Jacques Chirac et Lionel Jospin en compagnie de Guillaume Durand. Il présente l'émission de débat Mots croisés de septembre 1997 à juin 2001 avec Arlette Chabot[2].

En 1972, il apparait dans Italiques pour parler d'Harry Kessler et Jules Jeanneney avec Pierre Nora[3] et devient chroniqueur à la radio sur France Culture et sur Europe 1 (de 1974 à 1999) puis éditorialiste politique sur RTL (à partir de 1999)[4].

Pendant la campagne précédant l'élection présidentielle de 2007, il a montré son hostilité à la candidature de Ségolène Royal[5] avant sa nomination comme candidate du PS. Par ailleurs, ses apparitions sur France 2, notamment sa participation à l'émission À vous de juger, ont été suspendues entre février 2007 et l'élection à la suite de la diffusion sur Internet d'une vidéo où devant des étudiants de l'Institut d'études politiques de Paris, il précise qu'il va voter François Bayrou[6],[7].

Il intervient occasionnellement dans Le Grand Journal de Canal+ en donnant son avis sur l'actualité politique, en compagnie d'autres journalistes (comme Joseph Macé-Scaron, Christophe Barbier, Thomas Legrand ou Catherine Nay).

Il est par ailleurs choisi pour interviewer le président de la République Nicolas Sarkozy le 5 février 2009, aux côtés de Laurence Ferrari, David Pujadas et Guy Lagache, puis à l'automne 2010 pour commenter les prestations sur France 2 de Ségolène Royal et François Fillon, dans un débat sur la Réforme 2010 des retraites en France.

Depuis janvier 2010, outre ses interventions sur RTL, il débat aussi sur la station toutes les semaines face à Jean-Michel Aphatie (Le face à face Aphatie-Duhamel)[8]. En avril 2012, il fait partie du jury de l'émission Qui veut devenir président ? sur France 4[9].

Après quatorze ans de chroniques politiques mati­nales sur RTL, il passe à la rentrée 2013 dans la tranche d'information 18-19 heures animée par Marc-Olivier Fogiel sur la même station[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le frère de Jean-François Duhamel, pédiatre et universitaire et de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévisions. En revanche, il n'a aucun lien de parenté avec le politologue Olivier Duhamel. Il est marié à France Duhamel, ancienne professeur agrégée de musique et chef d'orchestre (Orchestre Montaigne) et il est le père de deux enfants (Arnaud et Valérie). C'est par l'intermédiaire de sa belle-famille qu'il s'est converti au protestantisme[7].

Critiques[modifier | modifier le code]

Alain Duhamel est une cible récurrente de l'association française de critique des médias, proche de la gauche antilibérale, Acrimed[10]. Sont notamment critiquées sa participation à l'unanimité des médias soutenant ouvertement la nécessité d'une réforme du système de retraite par répartition français[11] et la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle de 2012[12], ainsi que sa complaisance vis-à-vis de Bernard-Henri Lévy[13], Alain Juppé[14], et Alain Minc[15].

Le mensuel Le Monde diplomatique a critiqué sa participation à l'unanimité des médias en faveur du « oui » au référendum sur la constitution européenne de 2005[16] et en fait un symbole d'une « élite omniprésente » dans les médias[17].

Alain Duhamel est l'un des journalistes critiqués par le film documentaire français sorti en janvier 2012 : Les Nouveaux Chiens de garde, lui-même tiré de l'essai éponyme de Serge Halimi paru en 1997, qui explore les collusions entre les médias français et le pouvoir politique et économique français[18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La République giscardienne. Anatomie politique de la France, Grasset, 1980.
  • La République de monsieur Mitterrand, Grasset, 1982.
  • Les Prétendants, Gallimard, 1983.
  • Le Complexe d'Astérix. Essai sur le caractère politique des Français, Gallimard, 1985.
  • Le Ve Président, Gallimard, 1987.
  • Les Habits neufs de la politique, Flammarion, 1989.
  • De Gaulle-Mitterrand. La marque et la trace, Flammarion, 1991.
  • Les Peurs françaises, Flammarion, 1993.
  • La Politique imaginaire. Les mythes politiques français, Flammarion, 1995 (Prix de l'essai de l'Académie française).
  • François Mitterrand, portrait d'un artiste, Flammarion, 1997.
  • Une Ambition française, Plon, 1999. (Prix du livre politique).
  • Derrière le miroir. Les hommes politiques à la télévision, Plon, 2000.
  • Les Prétendants 2007, Plon, 2006.
  • La marche consulaire, Plon, 2009.
  • Cartes sur table, Plon, 2010, avec son frère Patrice Duhamel
  • Portraits souvenirs. 50 ans de vie politique, Plon, 2012.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Alain Duhamel est décoré de la Légion d'honneur en janvier 2005[19], puis fait commandeur en mars 2013[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alain Duhamel élu à l’Académie des sciences morales et politiques »,‎ 10 décembre 2012 (consulté en 10 décembre 2012)
  2. Mots Croisés sur tvmag.com
  3. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 11 mai 1972.
  4. a et b Enguérand Renault, « Alain Duhamel quitte la matinale de RTL », sur lefigaro.fr,‎ 26 juin 2013
  5. « Pour dire les choses comme elles sont, rien dans l’itinéraire de Ségolène Royal au PS ne lui valait un statut de présidentiable et rien dans les fonctions officielles de second rang qu’elle avait occupées au gouvernement ne la prédestinait ni même ne la préparait à une candidature, en tout cas pas le bilan qu’elle y avait laissé. » Alain Duhamel : Les Prétendants 2007, Plon, 2007 (ISBN 978-2-259-19856-1)
  6. Source : dépêche AFP du 15 février 2007
  7. a et b « Un coup sur la tranche », in Le Nouvel Observateur n°2540, semaine du 11 juillet 2013, pages 28-29.
  8. (fr) « Aphatie - Duhamel : le débat », sur teleobs.nouvelobs.com,‎ 23 décembre 2009
  9. (fr) Kevin Boucher, « "Qui veut devenir président ?" sur France 4, à la recherche des futurs talents de la politique », sur PureMédias,‎ 3 avril 2012
  10. Alain Duhamel Acrimed
  11. La réforme des retraites ? Urgente, unique, inévitable Acrimed, 3 mai 2010
  12. Affaire DSK (1) : des médias orphelins Acrimed, 17 mai 2011
  13. BHL, évidemment Acrimed, 2 novembre 2007
  14. Prélat des ondes, Alain Duhamel absout Alain Juppé Acrimed, 1er février 2004
  15. Connivences et complaisances : le marathon promotionnel d’Alain Minc Acrimed, 6 février 2007
  16. Contre les tsunamis, votez « oui » au référendum ! Le Monde diplomatique, février 2005
  17. Un journalisme de révérence Le Monde diplomatique, février 1995
  18. La vengeance d’Alain Duhamel, juge de Serge Halimi Acrimed, janvier 2000
  19. Légions d’honneur pour journalistes et dirigeants de médias (4) Acrimed, 5 janvier 2005
  20. Légion d'honneur : Lilian Thuram, Costa-Gavras et Alain Duhamel parmi les promus de Pâques Le Point, 31 mars 2013