Bonsecours (Seine-Maritime)

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Bonsecours
La basilique Notre-Dame de Bonsecours
La basilique Notre-Dame de Bonsecours
Blason de Bonsecours
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Boos
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Laurent Grelaud
2014-2020
Code postal 76240
Code commune 76103
Démographie
Gentilé Bonauxiliens
Population
municipale
6 469 hab. (2011)
Densité 1 720 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 43″ N 1° 07′ 43″ E / 49.4286111111, 1.1286111111149° 25′ 43″ Nord 1° 07′ 43″ Est / 49.4286111111, 1.12861111111  
Altitude Min. 2 m – Max. 157 m
Superficie 3,76 km2
Localisation

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Bonsecours
Liens
Site web www.mairie-bonsecours.fr

Bonsecours est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Elle est connue dans l'agglomération rouennaise pour son panorama qu'elle offre sur la ville aux cent clochers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bonsecours fait partie de l'Agglomération de Rouen qui compte 45 communes et 405 392 habitants. Bonsecours est située entre Rouen et Le Mesnil-Esnard.

Le territoire de la commune va des bords de la Seine jusqu'au plateau, ce qui ne lui donne pas de cohérence topographique; il en résulte des quartiers dont l'aménagement est difficile à organiser.

Carte de la commune
Légende

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouen Saint-Léger-du-Bourg-Denis Rose des vents
Sotteville-lès-Rouen N
O    Bonsecours    E
S
Amfreville-la-Mi-Voie Le Mesnil-Esnard

Transports[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus  13  et desservent Bonsecours.

Ces lignes permettent de rejoindre le centre-ville de Rouen ainsi que les communes voisines (Boos, Le Mesnil-Esnard, Franqueville-Saint-Pierre, …).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le site est attesté sous la forme latinisée Blovilla au XIe siècle. La commune s'est appelée Blosseville-Bonsecours jusqu'en 1958[1].

Le qualificatif Bonsecours qui apparait au XVIe siècle, est lié au célèbre pèlerinage de Notre-Dame de Bonsecours, dont le sanctuaire est mentionné comme église parrochiale de Bloville dit Bonsecours. Déjà Dom Duplessis[2] constatait au XVIIIe siècle que seul Bonsecours était utilisé par la population[3].

Le nom de « Bloville » s'explique probablement comme Bloville à Boisjean (Pas-de-Calais, Bladulfi villa 858) par l'anthroponyme germanique Bladulfus. À l'origine, la graphie alternative Blosville note l'allongement et la fermeture du [o], mais elle a été lue de manière erronée "Blosseville" à l'époque moderne[4].

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Blosseville-Bonsecours, porta provisoirement le nom de Blosseville-la-Montagne[5].
En 1958, le nom de la commune est raccourci en Bonsecours[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bonsecours est construite sur le site de l'ancien monastère Sainte-Catherine qui fut un lieu de séjour des rois notamment pendant les guerres qui opposèrent le roi de France à son vassal, le duc de Normandie.

Le camp de Sainte-Catherine, en fait le château de Thuringe, fut occupé en 1592 par Henri IV. Le pèlerinage à Notre-Dame de Bonsecours, attesté dès le XIVe siècle, se serait surtout développé après la disparition en 1597 de l'abbaye de Sainte-Catherine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bonsecours

Les armes de la commune de Bonsecours se blasonnent ainsi :

d’or aux trois croisettes de sable à la bordure de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   Georges Loquet    
1951   Cdt Ledru    
1967   Lucien Aubert   Comptable
1973   Guy Eliot   Médecin
1995 mars 2008 Max Martinez UMP  
mars 2008 en cours Laurent Grelaud PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 469 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 647 752 1 071 1 044 1 106 1 316 1 223 1 231
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 307 1 411 1 406 1 512 1 497 1 549 1 551 1 724 1 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 872 1 957 2 379 2 365 2 562 2 952 2 685 3 098
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 686 3 806 5 435 6 108 6 898 6 853 6 867 6 469 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique Notre-Dame de Bonsecours

La basilique Notre-Dame a été reconstruite au XIXe siècle (architecte : Jacques-Eugène Barthélémy) sur un très ancien site de pèlerinage. Elle a été inscrite en 1977 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. José-Maria de Heredia est enterré dans le cimetière qui la jouxte. L'ancienne église quant à elle aurait été détruite en 1473.

Situé en face de la basilique, on trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument a été inauguré en 1892.

Portail de l'ancienne église de Bonsecours

Le casino fut bâti en 1893 par les concessionnaires du funiculaire de Bonsecours qui reliait alors le quartier d'Eauplet à la basilique par la colline. Il était alors à la fois restaurant, dancing et salle de jeux. En 1905, il fut racheté par un restaurateur rouennais, qui le spécialisa dans les noces, les banquets. En 1942, il fut cédé à une organisation charitable qui en fit un lieu de vacances pour les enfants de Rouen. Le 17 novembre 1964, la commune de Bonsecours devient propriétaire du casino. En 1970, le casino est restauré, son aspect d'origine lui est restitué. Il était alors utilisé pour les noces mais aussi pour des expositions et de nombreuses manifestations culturelles. Le 3 janvier 2006 à 2h30, un incendie le réduisit en cendres.

Un nouveau casino a maintenant été reconstruit pour remplacer l'ancien.

Le cimetière particulièrement monumental est aussi un centre d'intérêt à ne pas négliger. Sa situation particulièrement escarpée offre un magnifique panorama à toutes ses sépultures dont certaines sont très anciennes. La tombe de José-Maria de Heredia et de sa famille y est conservée. Un carré est consacré à la sépultures des prêtres décédés à la maison de retraite diocésaine, dont Mgr Amoudru qui subit la persécution en URSS.

La proximité du monumental hommage à Jeanne d'Arc en relève encore la grandeur.

La côte Sainte-Catherine offre un panorama sur Rouen et les communes voisines, ainsi qu'un espace naturel abritant des espèces végétales rares à l'échelle de la région : Dactylorhiza praetermissa, Sorbus latifolia, Mantis religiosa[7].

Commerces[modifier | modifier le code]

Bonsecours possède des commerces : quatre boulangeries, une boucherie, un pressing, un supermarché Super U, une supérette, un fruitier, deux magasins de presse, fleuristes, banques, bars restaurants

Sports[modifier | modifier le code]

Terrains de tennis, terrains de foot, gymnase, terrain de basketball, tir à l'arc, organisation de la cyclo Robic Bonsecours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979. p. 47.
  2. Description géographique et historique de la Haute-Normandie, Paris 1740.
  3. François de Beaurepaire, Op. cit. p. 47 -48.
  4. François de Beaurepaire, Op. cit.. p. 48.
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/230000316/tab/especes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]