Courseulles-sur-Mer

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Courseulles-sur-Mer
La place du Six-Juin.
La place du Six-Juin.
Blason de Courseulles-sur-Mer
Blason
Courseulles-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Creully
Intercommunalité Communauté de communes de Bessin, Seulles et Mer
Maire
Mandat
Frédéric Pouille
2014-2020
Code postal 14470
Code commune 14191
Démographie
Gentilé Courseullais
Population
municipale
4 179 hab. (2011)
Densité 528 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 58″ N 0° 27′ 28″ O / 49.332778, -0.45777849° 19′ 58″ Nord 0° 27′ 28″ Ouest / 49.332778, -0.457778  
Altitude Min. 1 m – Max. 51 m
Superficie 7,92 km2
Localisation

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Liens
Site web www.courseulles-sur-mer.com

Courseulles-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 4 179 habitants[1] (les Courseullais).

À Courseulles, le port de plaisance jouxte les anciens parcs à huitres. La commune a une vie associative, sportive et culturelle développée. Le littoral est aménagé dans un souci de respect de l'environnement (parc de l'Édit, aménagements autour du centre Juno Beach, etc.).

Géographie[modifier | modifier le code]

Courseulles-sur-Mer fait partie de la communauté de communes de Bessin, Seulles et Mer qui regroupe douze communes allant de Courseulles-sur-Mer à Arromanches-les-Bains.

Une rame des chemins de fer du Calvados sur le pont mobile du bassin du port, pendant la Première Guerre mondiale.
Cette compagnie de chemin de fer secondaire reliait la ville à Caen et Bayeux.

Fleuve côtier, la Seulles avait jadis son embouchure à Bernières-sur-Mer. À la suite d'une tempête celle-ci s'est déplacée naturellement vers l'ouest. La ville a pu alors se développer en creusant un « port à flot », aujourd'hui nommé bassin de Joinville sur l'emplacement d'un ancien marais, la Seulles se jetant quant à elle dans l'avant port qui subit les marées. Ce port autrefois tourné vers une économie de pêche, de quelques transports en vrac et de construction navale avec la CNR (Chantiers normands réunis), doit l'essentiel de son activité actuelle à la navigation de plaisance.

Communes limitrophes de Courseulles-sur-Mer[2]
Graye-sur-Mer Mer de la Manche Mer de la Manche,
Bernières-sur-Mer
Banville Courseulles-sur-Mer[2] Bernières-sur-Mer
Reviers Bény-sur-Mer Bernières-sur-Mer,
Bény-sur-Mer

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Corcella en 1059 et 1066[3]. Issu du bas latin corticella, « petit domaine », il a évolué par attraction du fleuve côtier qui la traverse, la Seulles[4]. La référence à la mer a été ajouté en 1957[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Juno Beach.

Le village de Courtisigny : village, aujourd'hui disparu, précurseur de Courseulles, situé à 300 m au nord de l'intersection des routes D79 et D35, position IGN 49° 18′ 21″ N 0° 26′ 15″ O / 49.30583, -0.4375.

Les mentions les plus anciennes nommant explicitement le village de Courtisigny datent des environs du milieu du XIIe siècle. Ce sont des donations et des confirmations faites en faveur de l’abbaye cistercienne d’Aunay-sur-Odon par Rohais de Crasmenil et ses fils et héritiers concernant des terres dont certaines sont situées « in valle de Cortisigni et transit per eas quedam via que itur de berneriis a cortisagni ». Au début du XIVe siècle est mentionnée la paroisse de Courtisigny au diocèse de Bayeux parmi celles qui composent la sergenterie de Bernières dans la baillie de Caen. Le toponyme désignant l’emplacement du village disparu, « Fosses Saint-Ursin », suggère que l’église paroissiale a pu être dédiée à ce saint. Ce village a existé du VIIIe au XIVe siècle. Le site de fouilles, situé sur la commune de Courseulles-sur-Mer, a été acheté par le conseil général du Calvados en 1998 et on a retrouvé les fondations d'habitations et de l'église.

On a retrouvé dans des champs proches de la ville lors de fouilles archéologiques des pièces de monnaies romaines.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, des ostréiculeurs de Courseulles expédiaient des huîtres pour la vente à Paris.

Le 6 juin 1944, la plage de Courseulles faisait partie du secteur Mike de Juno Beach. La prise de Juno Beach fut assignée à la 3e Division d'infanterie canadienne commandée par le major-général Rodney Keller. Le secteur Mike devant Graye-sur-Mer et Courseulles devait être contrôlé par la 7e brigade appuyée par le 6e régiment blindé canadien (1st Hussars). Malgré la mer démontée qui interdisait une mise à l'eau aisée des chars amphibies, quelques chars des 1st Hussars purent être mis à terre pour la 7e brigade contrairement à la situation à Bernières-sur-Mer. Au cours des combats, le tankiste Léo Gariépy tira sur la Kommandantur, le quartier général des communications du secteur. Ceux qui en sortirent les bras levés furent sans doute le premier groupe de soldats allemands à être pris vivants durant l'opération Overlord. Léo Gariépy revint à Courseulles pour y finir ses jours.

Premier port libéré, le port de Courseulles fut le siège d'une intense activité jusqu'à la mise en service de Port Winston à Arromanches.

Le 14 juin 1944, le général de Gaulle traversa la Manche à bord du navire français La Combattante et débarqua sur la côte entre Courseulles et Graye-sur-Mer. Une croix de Lorraine a été érigée sur un chemin desservant la plage à la limite des deux communes, et une plaque commémorative se trouve près de la maison de la mer, à la sortie du port.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Courseulles-sur-Mer

Les armes de la commune de Courseulles-sur-Mer se blasonnent ainsi :
D'or au chevron de sable chargé de trois coquilles à plomb d'argent, au chef parti d'azur et de gueules chargé d'une étoile aussi d'argent brochant sur la partition[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 Jean-Louis de Mourgues RPR-UMP Conseiller général,
puis conseiller régional
mars 2008 en cours Frédéric Pouille[7] UMP Lieutenant-colonel sapeur-pompier
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 179 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Courseulles-sur-Mer est la commune la plus peuplée du canton de Creully.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 316 1 446 1 437 1 388 1 445 1 541 1 565 1 533 1 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 666 1 687 1 779 1 603 1 622 1 533 1 514 1 424 1 350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 315 1 289 1 300 1 276 1 135 1 206 1 192 1 547 1 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 684 1 938 2 538 2 992 3 182 3 886 4 106 4 169 4 179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis novembre 2009, Courseulles-sur-Mer bénéficie de la dénomination commune touristique[9]. Elle dispose d'un office de tourisme ouvert toute l'année.

Courseulles-sur-Mer a deux principaux attraits touristiques :

  • C'est une plage du débarquement, elle fait partie du secteur canadien Juno Beach entre Arromanches et Ouistreham, et attire de nombreux visiteurs chaque année pour le tourisme de mémoire.
  • C'est aussi une station balnéaire, à 20 kilomètres de Caen et de Bayeux, qui propose de nombreuses activités nautiques et de loisirs à deux heures de Paris : deux grandes plages de sable, deux ports de plaisance, des animations toute l'année…

Il existe le projet d’un important parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer, composé de 75 éoliennes d'une capacité unitaire de 6 MW, soit une puissance totale de 450 MW, sur une zone de 50 km² localisée de 10 à 16 km des côtes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


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Activité, labels et manifestations[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Réveil Saint-Germain de Courseulles fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et une troisième en divisions de district[13].

Courseulles-sur-Mer est le point de départ du marathon de la Liberté.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête de la mer le 15 août.
  • Les JardiFoliz : depuis 2007, l'art ouvre les jardins privés au public. Un week-end culturel et convivial, entre fin mai et mi-juin.
  • En mars, le carnaval des enfants des écoles, en juin la fête des écoles, en décembre le marché de Noël, organisés par l'Association des parents d'élèves des écoles et collèges de Courseulles.

Courseulles-sur-Mer dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Le chanteur Oldelaf a composé une chanson intitulée Courseulles-sur-Mer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Liot, Courseulles-sur-Mer : ses seigneurs, son port, ses huîtres, Le Livre d'histoire, 1894
  • Jean-Pierre Corlay (sous la dir. de), Courseulles-sur-mer : Pressions interactions fonctionnelles et conflits sur un espace littoral, Université de Caen, 1980
  • Jean Le Délézir, Courseulles-sur-Mer : histoire, métiers et figures locales, auto édité, 1992
  • Jean-Philippe Delattre, Alix Delattre, Courseulles-sur-Mer en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne, 1993

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253-247-9), p. 132
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f14191
  7. a et b Réélection 2014 : « Courseulles-sur-Mer (14470) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. [PDF] « Recueil des actes administratifs du Calvados n°46/2009 (pages 1416-1417) » (consulté le 9 décembre 2009).
  10. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Voir cadastre.gouv.fr, parcelles ZE 128 de Graye-sur-Mer et AA 1 de Courseulles-sur-Mer.
  12. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 5 janvier 2014)
  13. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Rév. St Germain Courseulles » (consulté le 5 janvier 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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