Gare de Tours

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Tours
Image illustrative de l'article Gare de Tours
La façade de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Tours
Adresse 1, place du Général-Leclerc
37000 Tours
Coordonnées géographiques 47° 23′ 23″ N 0° 41′ 37″ E / 47.3896, 0.6937 ()47° 23′ 23″ Nord 0° 41′ 37″ Est / 47.3896, 0.6937 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités
TER Centre
Navettes inter-gares
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Tours au Mans
Tours à Saint-Nazaire
Les Sables-d'Olonne à Tours
Voies 12
Transit annuel 4 millions de voyageurs/an (2008)[1]
Altitude 49 m
Historique
Mise en service 1846
Ouverture 1898 (Bâtiment voyageurs actuel)
Architecte Victor Laloux (Bâtiment voyageurs actuel)
Classement  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Tramway Ligne A
Bus (BUS) filbleu 2 3 5 10 11 14 15 17

(BUS) filbleu 34 50 57 100 110 112 114

Cars (BUS) Touraine Fil Vert A C D F G H I

(BUS) Touraine Fil Vert M P R S et Filvert de nuit

Navette Aéroport de Tours Val de Loire Gare de Tours ↔ Aéroport

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Tours

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Tours

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Tours

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Tours

La gare de Tours est une gare ferroviaire française située sur le territoire de la commune de Tours, dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre.

La gare est exploitée par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Elle est desservie par le TGV, des trains Intercités et des trains express régionaux (TER). Néanmoins, sa situation de gare terminus nécessitant un rebroussement lui a fait perdre le trafic de certains trains qui s'arrêtent seulement à la gare de Saint-Pierre-des-Corps. Les voyageurs ont la possibilité de rejoindre facilement l'une ou l'autre gare par une navette ferroviaire qui est devenue également un moyen de transport en commun urbain.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie en impasse à 49 mètres d'altitude, la gare de Tours est à l'origine de la ligne de Tours à Saint-Nazaire, située au point kilométrique (PK) 235,720, et de la ligne de Tours au Mans. N'étant pas située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, la gare de Tours est reliée à celle-ci par deux raccordements : le raccordement de Saint-Pierre-des-Corps à Tours en direction de Paris-Austerlitz et le raccordement de Tours à Monts (bifurcation de Bordeaux) en direction de Bordeaux-Saint-Jean. La gare de Tours se trouve au PK 235,763 de ce dernier.
Jusqu'au 5 mai 1970, elle était la gare terminus de la ligne des Sables-d'Olonne à Tours dont le tracé de la partie terminale a été abandonné depuis la gare de Joué-lès-Tours, au profit d'un raccordement créé entre cette dernière gare et la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, au sud de Tours[2].

La première gare en direction de Saint-Nazaire est celle de Saint-Genouph. En direction du Mans, la première gare ouverte est celle de La Membrolle-sur-Choisille, séparée par celle aujourd’hui fermée de Fondettes - Saint-Cyr. En direction de Paris-Austerlitz, la première gare est celle de Saint-Pierre-des-Corps et en direction de Bordeaux-Saint-Jean, celle de Monts.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première gare de Tours (appelée L’Embarcadère durant la seconde moitié du XIXe siècle) est construite en 1846 par Phidias Vestier, sur l'emplacement de l'actuelle place du Général-Leclerc. Elle est exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. La gare de Vendée, desservant Les Sables-d'Olonne, est édifiée pour le compte de la Compagnie des chemins de fer de la Vendée en 1875, à l'ouest de la première[3].

La gare, au début du XXe siècle.

Le bâtiment voyageurs actuel est construit entre 1896 et 1898 sous la direction de l'architecte tourangeau Victor Laloux. Ce chantier avait pour but de fusionner les équipements du Paris-Orléans et des Chemins de fer de l'État (qui avaient acquis les Chemins de fer de la Vendée). Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984[4].

Entre la fin du xixe siècle et la Seconde Guerre mondiale, les voies de chemin de fer et les ateliers des compagnies ferroviaires occupaient une large superficie de la ville de Tours ; ces espaces ont été urbanisés pour former les quartiers du Sanitas et de la Rotonde.

Dans le cadre du chantier de la première ligne du tramway en 2013, des annexes de la gare ont été détruites, ainsi que les bâtiments de la rue de Nantes qui reliait la rue des Aumônes à la place du Général-Leclerc en longeant la gare. La rue de Nantes est remplacée par la voie du tramway, tandis que la façade ouest de la gare est ouverte pour faciliter l'accès à la nouvelle station Gare de Tours.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours et équipé de distributeurs automatiques de titres de transport[5]. Elle est équipée de 6 quais desservant 12 voies[6]. Le quai desservant les voies D et E, et le quai desservant les voies F et G font plus de 443 mètres[6], permettant de recevoir deux rames de TGV Atlantique (une motrice pouvant être hors quai).

Bâtiment voyageurs[modifier | modifier le code]

Gare de Tours. Allégories de Bordeaux et Toulouse.

Le bâtiment rassemble quatre matériaux : la pierre (pour la façades et ses statues), le fer (comme structure porteuse), la fonte (notamment pour l'ornement des colonnes intérieures) et le verre (avec deux grandes verrières sur la façade pour offrir de la légèreté et de la transparence).

Quatre statues dominent l'édifice. Deux réalisées par Jean-Antoine Injalbert (allégories de Bordeaux et Toulouse), et deux réalisées par Jean-Baptiste Hugues (allégories de Limoges et Nantes). Les panneaux de faïences peintes, réalisés entre 1896 et 1898, sont d'Eugène Martial Simas.

La gare de Tours-Centre a connu une réhabilitation de son intérieur, et des travaux de façade en 2006. Des feuilles d'or furent ainsi posées, comme le projet de Laloux le prévoyait à la base.

La réfection de l'édifice s'est poursuivie jusqu'en 2013[réf. nécessaire]. Ainsi, l'agencement intérieur a été revu et des ouvertures ont été effectuées à l'ouest du bâtiment pour créer une troisième entrée[7]. Parallèlement, la grande halle voyageurs est restaurée avec remise en peinture des éléments métalliques de la charpente ; de même, la couverture en zinc et la couverture translucide (avec du polycarbonate à la place du polyester) sont refaites.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare étant en cul-de-sac, la quasi-totalité des trains font terminus dans cette gare. Elle offre des relations avec la gare de Paris-Austerlitz via la gare des Aubrais-Orléans par trains Intercités et avec la gare de Paris-Montparnasse par TGV. En fin de semaine, quelques trains Intercités font exception en faisant demi-tour en gare, pour permettre d'effectuer sans changement la relation entre Lyon-Perrache et Nantes via Bourges. De nombreuses autres destinations sont possibles grâce aux TER Centre.

L'accès à Tours se fait aussi grâce à une seconde gare, la gare de Saint-Pierre-des-Corps. En effet, la gare de Tours est une gare en terminus. Pour éviter le rebroussement des trains venant de Paris et à destination de la côte atlantique (La Rochelle, Bordeaux), l'arrêt se fait en gare de Saint-Pierre-des-Corps. Un service de navettes entre ces deux gares assure la correspondance avec tous les trains de grandes lignes qui ne desservent pas la gare de Tours.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare est en correspondance avec le réseau de transports urbains Fil bleu et notamment la ligne A du tramway de Tours mis en service le 31 août 2013[8]. À cette occasion, un nouvel accès a été créé sur la façade ouest de la gare (rue de Nantes) pour permettre une correspondance directe depuis la salle des pas perdus[7].

Elle est également en correspondance avec les lignes 2, 3, 3A, 3B, 5, 10, 11, 14, 15, 17, 19, 34, 50, 57, soit directement devant la gare (arrêt Gare de Tours), soit à l'extrémité du parvis, sur le boulevard Heurteloup (arrêt Gare Vinci)[9].

L'accès au réseau Touraine Fil vert se fait sur le parvis de la gare à la halte routière.[réf. nécessaire]

Un service de navette pour l'aéroport de Tours Val de Loire est disponible à la halte routière, pour tous les départs et arrivées des vols Ryanair. Ce service de navette est exploité par la compagnie Keolis Touraine[10].

Des circuits scolaires organisés par le CFA, des Communautés de communes ou des syndicats intercommunaux des transports scolaires (SITS) des communes voisines desservent également la gare de Tours, à la halte routière[11].

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au trafic fret[12].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.gare-ensemble.fr/IMG/pdf/ANNEXES.pdf
  2. Revue : La Vie du rail, n° 1276 du 24 janvier 1971, pages 4 à 6, La nouvelle bifurcation de Joué-lès-Tours.
  3. Sanitas, quatier de mémoire, quartier d'avenir, Archives municipales de Tours, 2010.
  4. « Notice no PA00098161 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Informations pratiques sur la gare de Tours, sur le site SNCF TER Centre, consulté le 21 septembre 2013.
  6. a et b [PDF] RFF Annexe 7.1 « Liste des quais », service annuel 2013, page 33.
  7. a et b « Transports Tours : la gare revêt ses plus beaux atours pour accueillir demain le tramway », article de www.directgestion.com du 30 août 2013, consulté le 1er septembre 2013.
  8. « Revivez l'inauguration du tramway de Tours », article de La Nouvelle République du 31 août 2013, consulté le 1er septembre 2013.
  9. Liste des lignes et arrêts d'après le plan du site Fil Bleu, consulté le 27 janvier 2014.
  10. Informations sur le service de navette de l'aéroport de Tours Val de Loire. Document consulté le 24 septembre 2013.
  11. Exemple de circuit d'un SITS desservant la halte routière de Tours : SITS du secteur de Montbazon. Document consulté le 24 septembre 2013.
  12. Site fret SNCF : la gare de Tours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]