Mouvement républicain populaire

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Mouvement républicain populaire
Logotype du MRP
Présentation
Anciens présidents (voir texte)
Fondation 1944
Disparition 1967
Idéologie Démocratie chrétienne, centrisme
Couleurs rouge

Le Mouvement républicain populaire (MRP) est un ancien parti politique français, classé comme démocrate-chrétien et centriste.

Héritier du Parti démocrate populaire et de mouvements régionaux comme l'Union populaire républicaine (Alsace) et l'Union républicaine lorraine, fondé le 26 novembre 1944[1] par Georges Bidault, il se voulait le parti des résistants démocrates-chrétiens qui souhaitaient dépasser le clivage droite-gauche et celui de la « fidélité » au général de Gaulle.

Sommaire

[modifier] Histoire

Avec le Parti communiste français, le MRP fut le grand vainqueur des élections législatives de 1945 et participa, avec celui-ci et les socialistes (SFIO), au système du tripartisme (Gouvernement provisoire de la République française).

Le MRP a eu 150 députés en 1945, 169 en 1946 (Assemblées constituantes), 167 en 1946, 88 en 1951, 73 en 1956, 64 en 1958 et 55 en 1962 (Assemblée nationale). Il fut sensiblement affaibli par l'irruption du RPF. Le record fut atteint le 2 juin 1946 avec 28,2 % des voix. Il a notamment compté parmi ses rangs l'Abbé Pierre, député du MRP de 1945 à 1951.

Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin, membres de ce parti, jouèrent un rôle important sous la Quatrième République et furent présidents du Conseil. Auguste Champetier de Ribes fut président du Conseil de la République et Pierre Schneiter, président de l'Assemblée nationale.

Georges Bidault, président du Conseil, confie le portefeuille de l’Industrie et du Commerce à Jean-Marie Louvel. Il se maintiendra à ce poste jusqu’à la chute du gouvernement Laniel en 1954.

Les membres du MRP proposèrent un programme de réformes sociales et familiales, et se firent les artisans du rapprochement franco-allemand et de la création d'une Europe unie. Leurs ministres ont été confrontés aux problèmes coloniaux, notamment la guerre d'Indochine (Jean Letourneau). Ils étaient favorables à la Communauté européenne de défense.

Divisés sur la question algérienne (Georges Bidault soutenant l'OAS et fondant une dissidence, la Démocratie chrétienne en 1958), ses membres se rallièrent au gaullisme, ou bien, avec Jean Lecanuet, fondèrent, en 1966, le Centre démocrate futur CDS qui compose l'UDF, qui est un des partis fondateurs du MoDem et de l'UMP. Les derniers ministres MRP ont été ceux du gouvernement de Georges Pompidou (Pierre Pflimlin, Robert Buron, Joseph Fontanet, Paul Bacon, Maurice Schumann). Ils ont démissionné à la suite de la conférence de presse du général de Gaulle sur l'Europe en mai 1962.

Le 13 septembre 1967, le MRP cesse d'exister, marginalisé par la montée du Centre démocrate.

Les Jeunesses du MRP étaient organisées au sein des « Jeunes Équipes du MRP ».

[modifier] Dirigeants

[modifier] Présidents

[modifier] Secrétaires généraux

[modifier] Notes et références

[modifier] Sources

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