Gasny

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Gasny
Vue aérienne du village.
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Blason de Gasny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Écos
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure
Maire Pascal Jolly
Code postal 27620
Code commune 27279
Démographie
Gentilé Ganytois
Population
municipale
3 067 hab. (2011)
Densité 238 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 34″ N 1° 36′ 18″ E / 49.0928, 1.605 ()49° 05′ 34″ Nord 1° 36′ 18″ Est / 49.0928, 1.605 ()  
Altitude Min. 19 m – Max. 136 m
Superficie 12,89 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gasny.fr/

Gasny est une commune française, située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.
Les Ganytois en sont les résidents. Le nom du bourg se prononce "Gâny" [gɑni], conformément à l'étymologie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gasny

1) Bande d’argent du chef dextre au centre.
Crosse barrée du chef senestre à la pointe dextre, coupe au centre la bande argent, et la déporte de sa largeur sur le flanc dextre.
Palme de martyre sur le flanc dextre.
2) Bande argent du centre à la pointe senestre.
Fleur de lys sur fond d’azur au flanc senestre.
Léopard sur fond pourpre.
Signification : Bande argent : Rivière Epte, coupée au centre, indique le gué emprunté par Nicaise, évêque de Rouen.
Crosse : Crosse d’évêque de Nicaise.
Palme : Martyre de Nicaise et de ses compagnons.
Lys sur fond d’azur : Partie de l’Île-de-France.
Léopard sur fond pourpre : Partie de la Normandie.
Gasny ayant été le rempart vers l’Ile de France porte la couronne des villes fortifiées.
Devise : Viens et demeure.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Gasny est située à 8 km d'Écos, à 10 km de Vernon, à 18 km de Magny-en-Vexin et à 25 km des Andelys. Les gares les plus proches sont Bonnières (à 9 km) et Vernon (Eure) située à 10 km.

Le Mesnil Milon est le principal hameau de Gasny.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous les formes latinisées Vuadiniacum en 872 dans un récit de Riculf, archevêque de Rouen[1], Wadiniacus en 876 ; Wadiniacum v. 1025[2].

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman *WADINIACU, un des nombreux toponymes en *-ACU (-acum), formé avec le nom de personne germanique *Wadinius, dérivé de Wado, ou encore avec ce dernier directement associé au suffixe allongé *-INIACU. La situation du village au sud-est de la ligne Joret explique pourquoi [w] est passé à [g] comme en français et non à [v] comme en normand septentrional.

La prononciation [gasni] est fautive car le -s- est purement graphique (il ne correspond pas à l'étymologie) et sert donc, dans ce cas, à marquer la fermeture originelle de -a- comme dans « pâte » (jadis paste, bien qu’il soit étymologique dans cet exemple précis) qui s'oppose théoriquement à « patte ».

On retrouve un nom de personne similaire dans Vagney et Guenay à Jaunay[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Écos aurait été, un 11 octobre du IIIe siècle de notre ère, le lieu du martyre de saint Nicaise, possible premier évêque de Rouen, de saint Quirin, prêtre, et de saint Scuvicule, diacre, que nous regardons comme les premiers apôtres de Normandie. Lorsque leurs têtes furent tombées sous le fer du bourreau, Sisinnius Fescennius, gouverneur romain de la province, ordonna d’abandonner leurs corps aux oiseaux de proie, aux chiens et aux bêtes féroces, pour leur servir de pâture. Mais pendant la nuit, après le départ des soldats, une vierge du nom de Pience, accompagnée de Clair de Beauvaisis, ancien prêtre des idoles que saint Nicaise avait converti, après lui avoir rendu la vue par l'eau du baptême, vinrent prendre les restes précieux des martyrs, les transportèrent dans une île de l’Epte [réf. nécessaire].

Après leur avoir rendu les honneurs de la sépulture, Pience, qui était propriétaire du lieu où les corps des saints avaient été inhumés, fit bâtir un oratoire sur leur tombeau. Saint Clair et Pience eurent eux-mêmes à souffrir le martyre pour l’amour de Jésus-Christ, et leurs saints corps furent déposés à côté de ceux des saints martyrs Nicaise et Quirin. On a fait la découverte d’un bout de voie romaine se dirigeant du sud au nord, et traversant l’Epte entre Sainte-Geneviève-lès-Gasny et la pointe du bois du Baquet. Ce bois ou campement du Baquet, par ses restes carrés et sa position admirable, semble indiquer un camp romain du Haut Empire[4].

Une tradition place entre Fourges et Gasny l’ancienne ville gallo-romaine de Toisy.

Carte de Cassini de 1784

Sanctifié dès les premiers temps du christianisme par les précieux restes des martyrs, le bourg de Gasny ne vit plus la vraie foi périr dans son sein ; malgré les invasions des barbares qui se succédèrent presque sans relâche jusqu’au Ve siècle, il resta des chrétiens auprès de la chapelle qui renfermait les ossements des saints. Dès que la paix fut rendue en Gaule, une église chrétienne fut érigée à Gasny, qui symbolise la fin du temps païen.

Vers 660, les grands miracles qui s’opéraient à l’oratoire de l’île de Gasny attirèrent l’archevêque de Rouen. Ce grand homme, dénommé Ouen ou Dadon, qui mit la dernière main à l’organisation du catholicisme dans la contrée et qui la couvrit de monuments religieux, éleva un monastère sur le tombeau du premier de ses prédécesseurs ; il y appela des religieux, tirés du couvent dédié à saint Pierre et saint Paul de Rouen, qui depuis, s’est appelé l’abbaye Saint-Ouen. On retira alors les corps des saints de l’ancien oratoire, pour les placer dans l’église du nouveau prieuré. Saint Ouen, en fondant un prieuré à Gasny, avait préparé un asile pour ces précieuses reliques.

Le , les Vikings entraient dans la Seine sous la conduite d’Asgeir, et quelques jours après, ils livraient Rouen aux flammes. C’est alors que Riculphe, abbé de Saint-Ouen, fit placer dans une châsse magnifique le corps du saint patron de son monastère et le fit transporter dans le prieuré que les religieux possédaient à Gasny.

Une charte du duc Richard II de Normandie en faveur de Saint-Ouen de Rouen, cite parmi les dépendances du prieuré de Gasny, outre l’église et la paroisse de ce nom, Coupigny, Fourges, Saint-Rémy avec l’église, Bazincourt, le cinquième de Bionval avec l’église, le Mesnil Milon, Sainte-Geneviève, Giverny, Villez, Limetz et le monastère Saint-Hugues.

En 1118, au moment où Henri Ier Beauclerc, duc de Normandie, prenait le château de Saint-Clair-sur-Epte, Louis le Gros s’avança sur Gasny[5] avec une poignée d’hommes ; c’était un lieu de défense assez sûr, à cause des eaux qui l’environnaient de tous côtés, et l’église était fortifiée par une tour. Louis le Gros y fit passer d’abord quelques-uns de ses gens déguisés en moines, puis à leur suite, il pénétra jusqu'au centre de la place, où il s’établit.

Le duc de Normandie accourut et posta un grand nombre d’archers et d’arbalétriers normands sur deux éminences voisines ; ils y construisirent deux forts que les Français appelaient par dérision l’un La Bastide Féroce et l’autre Le Piège à Canards.

Le Mal Assis fut attaqué par Louis le Gros qui en expulsa les Normands. Une portion du territoire de Sainte-Geneviève a gardé le nom de « Piège à Canards »[6]. Le Gîte à Lièvres serait quant à lui situé à la lisière du Bosc Roger, sous la dénomination actuelle de Butte à l’Anglais[7].

Louis le Jeune brûla en 1167 les fermes du prieuré de Gasny pour punir une jacquerie locale, dirigée par Garin Deschamps, qui fut prestement exécuté le 10 août de cette même année.

En 1190, un différend très sérieux s’était formé entre d’une part l’abbé de Saint-Ouen et le prieur de Saint-Nicaise de Gasny, et d’autre part Guillaume de Givry et ses enfants. Un duel judiciaire était imminent. Quand les parties finirent par s’entendre, l’abbé et le prieur de Saint-Nicaise donnèrent 15 livres parisis à Guillaume de Givry et à ses enfants, qui de leur côté renoncèrent à leurs prétentions sur le village.

Philippe Auguste abolit en 1221 la redevance annuelle de 60 muids de vin et trois bottes de carottes que l’abbé et les moines de Saint-Ouen lui devaient pour le territoire de Gasny, à la charge pour eux de payer annuellement 321,8 sols parisis au roi ou à son châtelain de Gisors et 6 muids de vin aux moines de Notre-Dame du Pré qui avaient la dîme de ladite redevance.

L’archevêque de Rouen Eudes Rigaud visita le prieuré de Gasny trente fois, de 1249 à 1269, et son journal relate presque toujours les mêmes informations. Les moines mangeaient de la viande, ne faisaient pas le jeûne et allaient voir le bordel du village, en un mot n’observaient aucune règle. En 1259, il n’y avait que trois moines dans le prieuré, les terres n’étaient pas cultivées, et les bâtiments tombaient en ruines. L’année suivante, frère Roger d’Andely était prieur, puis remplacé en 1265 par Jean de Fontaine-en-Bray. Lors de la dernière visite faite par l’archevêque en 1269, Jean de Beauvais était prieur. En 1270, Jean du Bois, Pierre des Essarts, Vaudevyre le Roux et plusieurs seigneurs du voisinage envahissent le prieuré de Gasny, ils menacèrent de mort, injurièrent et frappèrent les moines, violant les sœurs du prieuré voisin. Ceux-ci s’étant plaint, ceux-là furent condamnés à verser une amende envers le roi ou l’abbaye de Saint-Ouen et les complices à la prison.

En 1273, Jean de Fontaines, ancien prieur de Gasny, fut nommé abbé de Saint-Ouen ; quelques années après, Guy de la Roche-Guyon confirma, par l’empreinte de son sceau, la vente faite aux religieux de Saint-Ouen par Guillot Oinville, d’un droit de travers qu’il avait en l’île de Gasny. Le prieuré était baronnie et avait droit de justice en France. La partie de Gasny située dans l’île ressortissait du parlement de Paris, et le reste, placé sur la rive droite de l’Epte, du parlement de Normandie.

Le livre des jurés de Saint-Ouen, dressé en 1291, contient l’énumération des biens de l’abbaye de Saint-Ouen à Gasny. La baronnie de Gasny devait au roi en sa châtellerie de Vernon une pelisse et une botte telle que le couvent les a, d’une valeur de 50 sols parisis. Elle se composait du prieuré de Saint-Nicaise et des fiefs de Palefroy, de Bionval, de Fourges, de Sainte-Geneviève, de La Chapelle-Saint-Ouen et de Giverny. Renaud de Lisieux, cellérier de Saint-Ouen, était prieur de Gasny. Il fut remplacé en 1362 par Dom Jean du Neubourg.

Au cours du XIVe siècle, les religieux de Saint-Ouen récoltaient chaque année, bon an mal an 40 litres de vin dans leur domaine de Gasny.

En date de 1480, on a une ordonnance de Claude Le Boucher. Bailli de haute justice de Gasny l’Île, au sujet de la police de la foire.

En 1491, Roger Nouvel était prieur du prieuré de Gasny l’Île.

En 1561, Pierre Sebastery, docteur en droit, était prieur et seigneur de Gasny l’Île. Vers 1600, Étienne Bernard, chevalier de l’ordre de Notre-Dame du Mont Carmel, prieur commendataire, seigneur spirituel et temporel de Gasny, fit au roi la déclaration des biens de son prieuré.

En 1634, Gilles Thouroude était prieur de Saint-Nicaise de Gasny. Il eut pour successeur Dominique Thouroude, qualifié de seigneur et prieur de Saint-Nicaise de Gasny l’Île. Le manoir de Gasny fut donné à bail en 1671, par noble et scientifique personne messire Jacques Lalloyer, seigneur prieur spirituel et temporel du prieuré de Gasny l’Île. Une enquête faite en 1678 révèle que, depuis fort longtemps, le prieuré de Gasny était à l’abandon : on ne disait plus qu’une messe par semaine. Par la négligence du prieur, la chaussée de Saint-Nicaise à La Roche-Guyon était en ruine.

En 1687, le curé, en réponse au questionnaire de Colbert, se plaint de certaines veillées ou assemblées nocturnes de femmes et de filles, instituées d’abord sous prétexte de filer et qui, continuées très tard dans la nuit et envahies par les garçons du pays, avaient par la licence qui y régnait acquis le surnom de bureau du diable. MM. Les prédicateurs, dit le curé, y ont perdu toutes leurs paroles.

La même année, Dom Jean Bertel se démit de son prieuré de Gasny, qu’il remit à l’archevêque de Rouen pour être uni au collège des jésuites, ce qui eut lieu le . Par suite de la suppression des jésuites, les revenus de Gasny furent adjugés par arrêt du parlement au bureau des Économats, puis donnés en 1761 au collège de Rouen.

En 1789, Pierre-Nicolas Boucherot, curé de Gasny, adressa une supplique à l’administration du collège de Rouen. Il demandait que l’église du prieuré fut réparée ou supprimée par respect pour le culte divin. Elle est exactement, dit la supplique, devenue un colombier d’où les pigeons ne bougent ni jour ni nuit, en sorte que le pavé jusqu’à l’autel est jonché de leur fiente.

L’église primitive de Gasny, qui avait été édifiée dès l’époque mérovingienne, fut détruite dans l'expédition de Vaudevire le Roux. Les religieux de Saint-Ouen, ayant appelé l'architecte renommé quoique sourd Pierre Descoings, la reconstruisirent au commencement du XIIIe siècle, et l’on voit encore quelques vestiges de cette seconde construction dans l’église actuelle, qui fut élevée vers 1480 (chœur et transept). Une confrérie de Saint-Roch pour assister les malades fut établie à Gasny en 1658.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1876 1881 Célestin Potfer    
1881 1884 Jean-Baptiste Brault    
1884 1892 Charles Casquant    
1892 1896 Victor Leclerc    
1896 Adrien Legoux    
1907 Victor Leclerc    
1907 Narcisse Suze    
1916 Victor Leclerc    
1916 Alfred Dreyfus    
Gaston Cressy    
Louis Demantes    
Paul Nichon    
1938 Henri Boutin    
1938 1944 Alexandre Delarue    
1944 Georges Pignard    
1954 Paul Morand    
1954 1957 Albert Durdant    
1957 Edmond Lemoine    
mars 2001 Jean-Baptiste Le Clair   Contremaître
mars 2001 mars 2008 Claude Pichon   Comptable
mars 2008 en cours Pascal Jolly   Agent de maitrise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 067 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
990 1 105 1 052 1 091 1 124 1 182 1 186 1 170 1 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 040 974 897 836 830 801 822 863 823
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
904 848 907 877 914 935 930 949 1 066
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 327 1 645 2 040 2 638 2 957 2 941 2 860 3 067 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


La commune de Gasny, avec ses 2 941 habitants (recensement de 1999), est la seule commune de plus de 1 000 habitants du canton d’Ecos. Celui-ci compte 13 178 habitants répartis dans 23 communes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le Prieuré : Il se trouvait entre l’Epte et le carrefour Saint-Eustache, vers La Roche-Guyon. Les édifices ont été détruits en totalité. Certains vestiges, objets de culte et sépultures ont été mis au jour dans l’ancienne propriété de monsieur Marcel Cressy.

Toisy : Ancienne cité gallo-romaine (voir histoire), dont quelques vestiges ont été mis au jour au XVIIIe siècle. Les habitants des lieux se livraient à la taille de pierre qu’ils trouvaient en abondance au triège des Bruyères. Un nombre important de pierres de taille a été recueilli par monsieur Marcel Cressy. C’est une magnifique collection, témoignage d’un travail ancestral local d’une très grande valeur, dont il a fait don à la commune en 1970.

La Vausonnière : Lieu qui fut très longtemps exploité pour la construction. La vase (vason) ou boue qu’elle recèle a la propriété de durcir en séchant, et les pierres des maisons anciennes ne sont jointes qu’avec cette substance.

Le four à chaux des Champs : L’exploitation de ce four remonte à plusieurs siècles et n’a cessé que peu après la guerre de 1870.

Le marais de Clerville : Marais exploité et mis sous la garde de l’abbaye « des Cleres ».

Chemin de Paris : Prolongeant la route de Paris au-delà de Saint-Eustache, à gauche, un simple chemin de terre coupe en biais la colline à droite pour rejoindre la route des crêtes (autrefois nommée des faîtes) vers Chérence. Ce chemin, dit de Paris, était effectivement emprunté par les voyageurs à cheval ou à pied se rendant à Paris. À noter que les anciens qui allaient travailler aux champs au-delà de l’Epte disaient qu’ils allaient « faucher en France ».

La grotte du père Descoings

Côte du père Descoings : Dénomination plus récente pour la montée de la route vers Vernon par le plateau. Au tournant, un peu avant le sommet, à droite, se trouve une grotte (qui est à ciel ouvert depuis quelques années), dans laquelle habitait un ermite. Il l’avait fermée par une porte et une fenêtre et s’était fait une courette fleurie, puis de l’autre côté de la route avait défriché un bout de terrain et planté quelques arbres fruitiers et vignes (celle-ci subsiste dans les fourrés). Il descendait à Gasny une fois par semaine et mourut sur la route un jour de très grand froid, fortement inhibé. Il n’avait pas d’âge connu, mais un aspect patriarcal qui l’avait fait surnommer le père Descoings.

Le Mal Assis : Voir l’explication dans le paragraphe histoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Riculf, archevêque de Rouen, relate la visite qu'il a faite en novembre 872 des reliques de saint Ouen transférées à Gasny par crainte des Normands, et donne des biens situés à Bidolidus et à Rumilly pour assurer le luminaire du saint. « Acte no 2658 », sur Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France, Cédric GIRAUD, Jean-Baptiste RENAULT et Benoît-Michel TOCK, éds., Nancy : Centre de Médiévistique Jean Schneider; éds électronique : Orléans : Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2010. (Telma)
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 978-2-7084-0067-2, OCLC 9675154, LCCN 82137355)
  3. François de Beaurepaire, Op. cité.
  4. Selon L'Armée romaine en Gaule, sous la direction de Michel Reddé avec la participation de Christian Goudineau et en collaboration avec V. Brouquier-Reddé, Éditions Errance, 1996. (ISBN 2-87772-119-1), aucune trace d'un camp romain du Haut Empire n'a jamais été mis au jour dans le nord ouest de la Gaule par les archéologues et un seul est assuré dans tout le nord de la Gaule. les « Camps de César » ou autres sont des lieux attribués aux Romains, alors qu'il ne s'agit la plupart du temps que de camp de l'âge du bronze, l'âge du fer et quand ce n'est pas le cas, il s'agit d'installations gallo-romaines, médiévales, voire encore plus tardives.
  5. Au cours d'une opération militaire menée par les deux Rois visant à sécuriser leurs marches respectives et qui va se conclure victorieusement pour le duc de Normandie en 1119 par la bataille de Brémule à quelques lieux de là.
  6. Cyriac de Schmitt, Ma Normandie natale
  7. Douteux : un Normand n'est pas anglais
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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