Ouistreham

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Ouistreham
La capitainerie du port de Ouistreham.
La capitainerie du port de Ouistreham.
Blason de Ouistreham
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Ouistreham (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Romain Bail
2014-2020
Code postal 14150
Code commune 14488
Démographie
Gentilé Ouistrehamais
Population
municipale
9 458 hab. (2011)
Densité 951 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 48″ N 0° 15′ 26″ O / 49.28, -0.257222222222 ()49° 16′ 48″ Nord 0° 15′ 26″ Ouest / 49.28, -0.257222222222 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 32 m
Superficie 9,95 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-ouistreham.fr

Ouistreham (prononcé [wis.ʁe.ˈam]) est une commune française située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie. Elle est peuplée de 9 458 habitants[Note 1] appelés les Ouistrehamais.

La plage de débarquement de Sword Beach englobait la commune de Ouistreham.

La commune est au débouché du port de Caen-Ouistreham sur le canal de Caen à la mer.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ouistreham est située à 14 kilomètres au nord de Caen dans la plaine du même nom, sur le littoral de la Manche.

D'un point de vue touristique, la ville fait partie des communes de la Côte de Nacre.

À l'est de la ville, on trouve la « pointe du Siège », éperon sableux dans l'estuaire de l'Orne.

Lieux-dits et patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Maresquier[modifier | modifier le code]

L'ancienne maison de villégiature d'Aristide Briand.

Au lieu-dit le Maresquier, on peut trouver une petite maison en pierre, rénovée, sur la berge ouest du canal de Caen à la mer, c'est l'ancienne résidence de vacances d'Aristide Briand.

Le bois du Caprice[modifier | modifier le code]

Le chemin des Pèlerins dans le Bois du Caprice.

Situé au sud-ouest de la ville, ce petit bois plus de 70 hectares est classé en « espace naturel sensible » par le conseil général du Calvados. Réparti sur trois communes (Colleville-Montgomery, Saint-Aubin-d'Arquenay et Ouistreham), il abrite notamment des salamandres et des espèces végétales telle que la rare Torilis des moissons (Torilis arvensis), l'Orchis maculé et l’Ophrys abeille[1]. Le bois est traversé par le « chemin des Pèlerins », voie qui était empruntée par les Romains pour rejoindre leur camp à Bernières-sur-Mer[réf. nécessaire].

La pointe du Siège[modifier | modifier le code]

À l'est de la ville, la pointe du Siège est un éperon sableux qui dévie le cours de l’Orne à son embouchure dans la baie de Sallenelles. Une tour permet l'observation des oiseaux sédentaires et migrateurs qui nichent dans la baie. Cette diversité de milieux et d’espèces a conduit à une protection de l’espace. La partie est de la pointe du siège est sous protection du conservatoire du littoral.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ouistreham est principalement bordée à l'ouest par Colleville-Montgomery, au sud par Saint-Aubin-d'Arquenay et Bénouville, à l'est par Merville-Franceville-Plage et Sallenelles.

Communes limitrophes d’Ouistreham[2]
Mer de la Manche,
Colleville-Montgomery
Mer de la Manche Mer de la Manche
Colleville-Montgomery Ouistreham[2] Merville-Franceville-Plage
Saint-Aubin-d'Arquenay Bénouville, Ranville (sur quelques mètres), Amfreville Sallenelles

Voies de communications[modifier | modifier le code]

On accède par la route à Ouistreham en venant de Caen par la route RD514 puis RD515 en voie rapide.

Ouistreham est desservie par les Bus verts :

  • ligne 1 : Caen - Ouistreham - Lion-Sur-Mer. Services quotidiens suivant en moyenne une fréquence d'un bus par heure en journée, sauf dimanches et jours fériés entre Ouistreham et Caen. Ces bus desservent généralement sept arrêts à Ouistreham : Charmettes, Reine-Mathilde, Maison de retraite, Riva Centre, Port, Église et Petit-Bonheur (ou Sacré-Cœur pour les omnibus desservant Colleville-Montgomery, Saint-Aubin-d'Arquenay et Bénouville).
  • ligne 75 : cette ligne dessert toute la Côte de Nacre et une partie des plages du Débarquement en juillet et août.

Ouistreham est reliée à la capitale bas-normande par le canal de Caen à la mer. Le port de Caen-Ouistreham est le port de commerce de Caen. La commune est desservie, depuis 1986, par des ferries trans-Manche vers Portsmouth (Royaume-Uni). Ces ferries sont actuellement exploités par la compagnie Brittany Ferries. Ils prennent environ 1 000 000 passagers par an, et effectuent trois allers-retours quotidiens et un aller-retour le week-end en navire rapide de mars à septembre. La Voie verte de Caen à Ouistreham permet de relier Caen à bicyclette.

Le port de commerce, comme le port de plaisance (650 anneaux), sont gérés par la Chambre de commerce et d'industrie de Caen. On trouve aussi un petit port de pêche devant les écluses du canal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ouistreham est mentionnée dès 1086 sous la forme Oistreham[3].

Elle tirerait son nom d'origine germanique d'un établissement de colons saxons[4], implantés dans la région en tant que mercenaires (autour des IVe et Ve siècles). Cependant, il n'existe aucune attestation de ce toponyme antérieurement au XIe siècle. En outre, on rencontre dans la toponymie normande de nombreux éléments anglo-saxons, langue proche du vieux saxon, qui sont à mettre en relation avec l'installation de colons venus d'Angleterre avec les Scandinaves autour du Xe siècle.

Le second élément -ham représente le vieil anglais hām « maison », « foyer », « groupe d'habitations », dont procède pour l'essentiel le vieux normand ham « village » (cf. Le Ham)[5], d'où les diminutifs hamel « hameau, foyer » et hamelet « petit hameau ».

Le premier élément Ouistre- est plus difficile à déterminer. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing qui se basent sur la forme du XIe siècle Oistreham, régulièrement attestée par la suite, il s'agit d'un terme vieux saxon qu'ils donnent sous la forme ooster « est »[6], mais T. F. Hoad[7] cite ōstar « est » (cf. vieux haut-allemand ōstar[8], ex : Österreich, nom allemand de l'Autriche et le suédois öster « est »), l'évolution phonétique est analogue à celle du latin ostrea qui a donné le vieux français oistre (> huitre), attesté au XIIIe siècle et en usage jusqu'au XVIIe siècle.

Par contre, René Lepelley envisage, à la suite d'Auguste Longnon et de Louis Guinet, une étymologie par le vieil anglais westre « ouest »[9], en se basant sur la régularité des formes Estreham ou Etreham attestées pour ce lieu jusqu'au XVIIIe siècle. À cela s'ajoute un argument topographique : ouest ne peut signifier qu'« à l'ouest de l'embouchure de l'Orne ». Longnon et Guinet ont proposé le vieux saxon westar de même sens[10],[11], ce qui en ferait un toponyme plus ancien. Le vieil anglais westre « ouest » n'est pas mentionné par T. F. Hoad[12], mais le vieil anglais west semblable au vieux saxon west et Duden[12] cite le moyen haut-allemand wester issu du vieux haut-allemand westar.Auguste Longnon a rapproché Ouistreham du nom de lieu anglais Westerham (Kent).

Remarques : en théorie, [w] est passé à [v] au XIIe siècle en normand septentrional (au nord de la ligne Joret où se situe Ouistreham), la forme moderne attendue à partir du vieil anglais *Westreham devrait donc être *Vêtreham. Cependant on constate en toponymie des cas ou [w] s'est amuï devant -e ou -i, d'où une possible forme hypothétique *Westarham ou *Westreham devenue Estreham, puis Étreham. Elle serait comparable aux formes anciennes véritablement attestées Wellebuoth 1070 - 1081 > Elbeuf; Wellebot(um) 1218 > Elbeuf-sur-Andelle ou encore Wicard(i) vill(a) 1025 > Incarville, etc., où le [w] s'est amuï. Ce particularisme phonétique n'est observé par François de Beaurepaire, que dans la toponymie de la Haute-Normandie[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp romain du Catillon.

Un camp romain (du Catillon ou du Castillon) était situé sur la rive gauche de l'Orne près de Bénouville. Il a été nivelé, il n'en reste qu'une petite partie du rempart nord-ouest[14].

La gare CFC de Riva-Bella.
Arrivée du train CFC à Ouistreham.

L'église Saint-Samson et la grange aux dîmes forment, dès le début du hameau de Ouistreham, le cœur de cette cité. Sa proximité avec la mer a fait que le bourg s'est développé vers la grève, au nord. Ouistreham était un village de pêcheurs et de paysans où l'activité était aussi liée au commerce maritime. Ouistreham connut l'essor de son port grâce à l'extraction et à l'exportation de la pierre de Caen et de Ranville. Il y subsiste encore quelques maisons typiques de pêcheurs.

En 1779, pour protéger l'embouchure de l'Orne des attaques anglaises, il fut décidé de construire trois redoutes selon les plans de Vauban, à Ouistreham, Colleville et Merville. Ces redoutes furent désarmées en 1816, celle de Ouistreham fut vendue à un particulier qui la transforma en maison de maître. Des vestiges de la redoute sont encore visibles au « Petit Château de la Redoute » au 38 boulevard Boivin Champeaux.

Napoléon a surnommé « Bédouins » les natifs d'Ouistreham suite au vol des fusils de ses soldats. Les habitants de Ouistreham qui n'y sont pas nés sont appelés « Racachis ».

En 1866, une première villa est construite dans les dunes. Son propriétaire, M. Longpré, fabricant de corsets à Caen, lui donna le nom de Belle Rive. Un peintre qui avait remarqué que les couchers de soleil sur les grèves de Ouistreham ressemblaient à ceux qu'il avait eu l'occasion d'admirer en Italie, de Belle Rive en fit Riva Bella. Peu à peu les dunes et marécages disparaissent pour laisser place à des villas et le premier casino est édifié.

Au tout début du XXe siècle, la station balnéaire s’est développée autour de ces luxueuses villas et des infrastructures de loisirs : thalassothérapie et casino de Ouistreham. Le , la société anonyme des Établissements Decauville Aîné ouvre à titre provisoire une voies ferrées d'intérêt local à voie étroite (60 cm) entre Ouistreham et Luc-sur-Mer. Cette ligne, prolongée en 1891–1892 jusqu'à Dives-sur-Mer et Caen, est reprise en 1894 par la la Société anonyme des Chemins de fer du Calvados. Elle restera pendant longtemps la ligne la plus rentable du réseau des Chemins de fer du Calvados. Alors que les autres lignes sont fermées les unes après les autres dans les années 1930, la ligne Luc - Ouistreham - Caen est conservée. Endommagée pendant le débarquement, elle ferme en 1944.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ouistreham est occupé par les troupes allemandes. À partir de 1942 la zone de la plage devient un no man's land ; 123 villas en bordure de la mer sont rasées pour faire place aux défenses du Mur de l'Atlantique : 80 ouvrages en béton et un poste d'observation d'artillerie surplombant la plage "le grand bunker" sont édifiés. Le , ce poste de surveillance devient un lieu stratégique et sa prise permet d'assurer le point de débarquement sur la plage de Sword Beach. Le commando no 4 du commandant Philippe Kieffer comportant les 177 fusiliers marins français (faisant partie intégrante de la première brigade spéciale de Lord Lovat) a ensuite atteint les ponts de Bénouville (Pegasus Bridge) et Ranville et opéré ainsi la jonction avec les parachutistes de la 6e DAP (Airborne britanniques) après des combats de rues à Ouistreham.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune a intégré la communauté d'agglomération Caen la Mer le 1er janvier 2013[15].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2014 André Ledran PS Professeur, conseiller général
avril 2014[16] en cours Romain Bail UMP Professeur d'histoire-géographie chargé des sections internationales
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
854 796 1 050 1 104 1 162 1 149 1 359 1 194 1 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 221 1 259 1 243 1 249 1 196 1 222 1 206 1 194 1 354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 688 1 523 1 574 2 013 2 220 2 584 2 790 3 527 4 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 780 5 223 6 140 6 310 6 709 8 679 9 209 9 252 9 381
2011 - - - - - - - -
9 458 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 32,1 %).
Pyramide des âges à Ouistreham en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,5 
75 à 89 ans
13,2 
15,0 
60 à 74 ans
17,2 
20,0 
45 à 59 ans
19,1 
20,4 
30 à 44 ans
18,2 
16,7 
15 à 29 ans
15,3 
18,8 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le sport[modifier | modifier le code]

Le stade Philippe Kieffer accueille un terrain de football, une piste d'athlétisme, un gymnase conventionnel (20 m × 40 m) ainsi que le dojo et le gymnase Gérard-Legoupil. * Le stade Petit-Bonheur est constitué de six terrains permanents afin d'accueillir les adhérents du club de football chaque semaine. Le Cosec : comme ses frères jumeaux en France, ce gymnase fut construit dans les années 1970, pendant la forte période de développement des activités physiques et sportives.

L'Association Jeunesse sportive d'Ouistreham fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et une troisième équipe en division de district[21]. Le club dispose également d'une section basket-ball qui présente trois équipes masculines et trois équipes féminines dont une en Nationale 3[22] et d'une section handball.

Le circuit Ouistreham-Riva-Bella accueille des courses de karting.

La vie associative[modifier | modifier le code]

On recense environ soixante-dix associations présentes au cœur de Ouistreham, aussi bien au niveau sportif (football, basket, tir à l'arc, voile, tao yin-qi gong, yoga, danse, etc.), culturel (théâtre, cinéma, musique, chorale), défense du patrimoine, éducatif qu'au niveau de l'action sociale.

La vie culturelle[modifier | modifier le code]

La vie culturelle de Ouistreham est animée par plusieurs entités :

  • L'école intercommunale de musique. L'action de l'école est soutenue par l'association Actimusique.
  • Des orchestres : un big band (OJBB), un orchestre d'harmonie (L'Union musicale) et une fanfare (Michel Cabieu).
  • L'association de danse.
  • L'Office municipal d'Action culturelle (OMAC)
  • Deux associations de théâtre (L'AET et les Agités)
  • Une chorale membre d'À Cœur Joie.

La vie culturelle est très riche tout au long de l'année, mais compte deux grands rendez-vous :

  • Les Ouistreham Jazz Escales. Ce festival de jazz est né en 2007 et se déroule, chaque année, la dernière semaine de janvier. Il s'efforce de faire découvrir diverses formes de musique improvisée et de faire participer les élèves de l'école de musique et les scolaires.
  • Les biennales de sculptures (8e édition en juin 2011). Festival international, il a un penchant marqué pour les sculpture monumentales dont il décore joyeusement la place de la grange aux dimes.

Le centre socio-culturel (ouvert en janvier 2010) vise à accueillir et fédérer les activités culturelles dans la ville.

Un week-end Beatles est également organisé tous les deux ans autour de la Grange aux Dîmes (2e édition novembre 2011)[23].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Économie[modifier | modifier le code]

  • Population active : 3 710
  • Chômeurs : 517
  • Taux de chômage : 12,6 %
  • Revenu moyen par ménage : 16 402 € / an
  • Taux de propriétaires : 56,5 %
  • Prix moyen de l'immobilier (vente) : 3 197 € / m²
  • Prix moyen de l'immobilier (location) : 12,22 € / m² / mois

La commune partage le port de commerce avec Caen. Elle possède aussi en propre un port de plaisance.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Saint-Samson[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Samson du XIIe siècle.

Au cœur de Ouistreham se dresse l’église paroissiale Saint-Samson. Elle fut construite durant les années qui précèdent 1150, sous l’égide de la sixième abbesse de la Trinité de Caen, Jeanne de Coulonces, elle fut dédiée à saint Samson en 1180.

La prospérité du bourg, dont le trafic portuaire était florissant durant toute la période anglo-normande ainsi que le patronage de l'abbaye aux Dames ont conféré la remarquable qualité de ce monument.

La nef à six travées accompagnées de collatéraux est prolongée par un avant-chœur coiffé d’une grosse tour et un chœur qui se termine par une abside en hémicycle. Bien que la construction d'origine date de 1150, l'ensemble a subi des restaurations radicales à la fin du XIXe siècle, ce qui a provoqué une modification sensible de son organisation architecturale et de sa sculpture.

L'église veilla sur le bourg en remplissant au travers des siècles, outre sa vocation religieuse, plusieurs fonctions : fortifiée au XIVe siècle elle joua un rôle de défense, comme en témoignent les canons déposés sur son mur sud, et de protection car le clocher servit aussi de phare et les pilotes surveillaient la mer d'une lucarne aménagée au-dessus de l'abside.

L'intérieur de l'église conserve encore des statues et un mobilier intéressants, ainsi que deux vitraux commémorant la libération de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale. Au sud de l'église, s'élève le monument aux Morts, remarquable par la présence du marin et du fantassin, le tout surmonté d'un coq.

L'église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840[24].

Grange aux dîmes[modifier | modifier le code]

Attenant à l'église Saint-Samson, on trouve un ensemble de bâtiments anciens datant des Xe et XIe siècles entièrement rénovés à la fin du XX siècle, la grange aux dîmes. Jusqu'à la Révolution, Ouistreham était une baronnie appartenant à l'abbesse de la Trinité de Caen, la population lui était redevable de la dîme (impôt représentant environ un dixième des récoltes et des troupeaux) qui était entreposée dans ces bâtiments. L'architecture de cette grange est similaire à celles construites en Angleterre durant la même période et montre ainsi l'importance de l'influence des échanges anglo-normands à l'époque.

On peut trouver mention de la grange aux dîmes de Ouistreham dès 1257 dans un censier commandé par l’abbesse de Caen : « Y avait une grange à dîmes. La dixmes d’Oystreham, Saint-Aubin, du Port et de Colleville appartenaient à l’abbaye[25]. »

La grange est inscrite au titre des monuments historiques en 1971[26].

Aujourd’hui cette grange, qui a été restaurée et aménagée sans perdre sa configuration originelle, est transformée en salle de réception.

Phare[modifier | modifier le code]

Le phare de Ouistreham vu du terre-plein de l'écluse.
Article détaillé : Phare de Ouistreham.

Le phare de Ouistreham est un phare de granit, cylindrique, de 38 mètres de haut et peint en rouge et blanc. Ce phare terrestre a été érigé en 1905 en remplacement de l'ancien phare carré de 13 mètres de haut.

Le phare de Ouistreham est visible à 16 milles marins. Le phare indique les dangereux rochers des Essarts grâce à un secteur rouge montrant la direction aux marins.

Poste de direction de tir de Riva-Bella[modifier | modifier le code]

Le poste de direction de tir de Riva-Bella est un élément constitutif du Mur de l'Atlantique situé 21 avenue du Six-Juin. Il abrite aujourd'hui un musée, « le Grand Bunker », sur le thème du mur de l'Atlantique. Le poste est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 13 juin 1994[27].

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[28] et une station nautique deux étoiles[29].

Patrimoine culturel et ludique[modifier | modifier le code]

Le musée du Mur de l'Atlantique

Musées[modifier | modifier le code]

Galerie de peinture[modifier | modifier le code]

Située dans les jardins du casino, à côté de l'office de tourisme, la galerie de la plage abrite des expositions temporaires d'artistes locaux.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le "cinéma Michel Cabieu" de Ouistreham.
Une cabine de plage isolée.

L'association loi 1901 « Cinéma Michel Cabieu » gère l'unique salle de la commune depuis 1983. Cette salle d'environ 380 places est située dans un bâtiment à colombages, dans le style classique normand. Catherine Frot est marraine du cinéma ainsi que, depuis 2010, Jacques Perrin.

Casino[modifier | modifier le code]

Le casino de Ouistreham, sur le thème de la mer, est un établissement du groupe Lucien Barrière. Il dispose de 145 machines à sous, deux tables de Blackjack, une table de roulette anglaise, une table de hold'em poker de contrepartie et deux tables de boule. L'établissement comporte également la brasserie « Le Doris », le restaurant « La Croisière » et la discothèque « Le Cercle ».

Ouistreham dans les arts[modifier | modifier le code]

Ouistreham en littérature[modifier | modifier le code]
Ouistreham au cinéma[modifier | modifier le code]
  • On peut voir l'explosion du casino de Ouistreham dans le film Le Jour le plus long, ce qui est une erreur historique puisque ce casino avait déjà été démoli par les nazis en 1942 et remplacé par un bunker[30]. Cette scène a par ailleurs été tournée à Port-en-Bessin.
  • Une grande partie du film Disco, de Franck Dubosc, a été tournée à Ouistreham.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Michel Cabieu (1730-1804), milicien. Il repoussa les Anglais qui tentaient de débarquer à Ouistreham en 1762. Il fut honoré par la convention en 1790 et fut surnommé le général Cabieu. Le cinéma et une avenue portent son nom.
  • Aristide Briand (1862-1932), homme politique, y possédait une résidence de vacances (qui existe encore, le long du canal de Caen à la mer) et un yacht (la Simounelle). Une statue le représentant orne le port. Une avenue et un groupe scolaire portent son nom.
  • Jeanne Messager (1887 - 1971 à Ouistreham), musicienne
  • Le stade de Ouistreham est nommé d'après le capitaine de corvette Philippe Kieffer (1899-1962), commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, croix de guerre 1939-1945 (quatre citations) et Military Cross (Royaume-Uni). Une stèle commémorative à son image fut apposée sur la plage en 1969.
  • Georges Simenon (1903-1989), écrivain, y résida et y localisa son roman Le Port des brumes
  • L'esplanade menant à la plage et au casino porte le nom d'un des hommes du commando no 4 : le commandant Alexandre Lofi (1917-1992), Compagnon de la Libération, officier de la Légion d'honneur et commandeur dans l’ordre national du Mérite, Croix de Guerre avec 3 citations à l’ordre de l’armée et titulaire de la Military Cross (haute distinction britannique).
  • Léon Gautier (né en 1922), membre des commandos Kieffer, débarque à Colleville-Montgomery et longe la plage pour libérer Ouistreham. Il y habite maintenant.
  • Édouard Zarifian (1941-2007), psychiatre, décédé dans la commune

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ouistreham

Les armes de la commune de Ouistreham se blasonnent ainsi :
Tiercé en pal : au premier de gueules aux trois demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc senestre, au deuxième de gueules aux deux demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc dextre, au troisième d'or au lion de sable chargé d'une crosse du champ ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'un drakkar adextré d'une coquille et senestré d'une étoile de six rais, le tout d'argent[31].

Ce blason reprend celui de l'abbaye Sainte-Trinité de Caen dont Ouistreham était un baronnage jusqu'à la Révolution mais s'en différencie par son chef. On y trouve donc les armes d'Angleterre (trois léopards d'or sur fond rouge — dit de gueules) et de Normandie (deux léopards sur fond rouge), rappelant ainsi les échanges très présents entre les deux régions mais aussi et surtout les armes de Flandres (lion noir — de sable — sur fond or) en référence à Mathilde de Flandres — femme de Guillaume le Conquérant — qui est liée à l'abbaye caennaise (d'où la crosse sur le lion de Flandres). Enfin, le chef de ce blason, sur le thème et la couleur de la mer, évoque tout le pan côtier de la bourgade. On retrouve aussi ce côté maritime par le trident qui orne le cimier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Corbin, Ouistreham en guerre, Sword Beach juin 1944, Heimdal, 2001 (EAN 978-2840480112)
  • Rémy Desquesnes, 6 juin 1944, Sword beach Ouistreham, Ouest France, 1989, (EAN 978-2737304163)
  • M. Giard, Ouistreham, Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1994, (ISBN 2854804775)
  • Yves Lecouturier, Ville de Ouistreham, Orep, 2004 (ISBN 2912925657)
  • Karine Le Petit, Carnets de bord Caen-Ouistreham, Un port de commerce, Crecet Basse Normandie, 2005 (ISBN 2950860192)
  • Claude Le Roy, Jean Lesage, Ouistreham - Riva-Bella à l'heure du débarquement, Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1982
  • Eugène Liot, Ouistreham, Lion et Luc-sur-Mer, G. Monfort, Paris, 1980 (ISBN 2111100990127)
  • Jean Provost, Histoire de Ouistreham : des origines à 1939, Imprimerie Lafond, Caen, 1976

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calvados Littoral Espaces naturels - Le Bois du Caprice » (consulté le 28 juin 2013)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 513b
  4. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), éditions Klincksieck 1982.
  5. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), éditions Klincksieck 1982.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. English Etymology, Oxford University Press.
  8. Duden, Herkunftswörterbuch, Duden Verlag
  9. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen 1993.
  10. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations : résumé des conférences de toponomastique générale faites à l’École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, publié par Paul Marichal et Léon Mirot, préface de Jacques Chaurand, Éditions Honoré Champion, Paris, 1999
  11. Annales de Normandie. Guinet (L.). Des toponymes normands en Ham (-ain) et de l'étymologie du français hameau, 1963, no 2, p. 73-95.
  12. a et b Ouvrage cité.
  13. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  14. Camps néolithiques et camps romains. Hue Edmond, Bulletin de la Société préhistorique de France. 1908, tome 5, N. 1. pages 61 et 62 lire en ligne
  15. Communiqué de presse, 11 juin 2012
  16. « Municipales à Ouistreham. Romain Bail et ses huit adjoints élus vendredi », sur Ouest-france.fr (consulté le 5 avril 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. « Évolution et structure de la population à Ouistreham en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  21. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AJS Ouistreham » (consulté le 28 juin 2013)
  22. « Site officiel de la Fédération française de basket-ball – AJS Ouistreham » (consulté le 28 juin 2013)
  23. « Site internet weekend Beatles » (consulté le 5 novembre 2011)
  24. « Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. 14488 - Ouistreham - GeneaWiki
  26. « Grange aux dîmes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Ancien poste de direction de tir de Riva-Bella », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 28 juin 2013)
  29. « France station nautique - Station nautique Ouistreham - Riva Bella » (consulté le 28 juin 2013)
  30. Eddy Florentin et Patrice Boussel, Le nouveau guide des plages du débarquement et des champs de bataille de Normandie, Presse de la cité 1994.
  31. « GASO, la banque du blason - Ouistreham Calvados » (consulté le 28 juin 2013)

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Liens externes[modifier | modifier le code]