Lion-sur-Mer
| Lion-sur-Mer | ||
Plage de l'ouest de Lion-sur-Mer. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Caen | |
| Canton | Douvres-la-Délivrande | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Caen la Mer | |
| Maire Mandat |
Jean-Marc Gilles 2008 - 2014 |
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| Code postal | 14780 | |
| Code commune | 14365 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lionnais | |
| Population municipale |
2 639 hab. (2010) | |
| Densité | 556 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 30 m | |
| Superficie | 4,75 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.lionsurmer.fr | |
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Lion-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 2 639 habitants[Note 1] (les Lionnais).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune de Lion-sur-Mer est située au bord de la Manche, plus précisément sur la Côte de Nacre, à environ 15 km au nord de Caen.
La plage est constituée de sable fin et est, à l'ouest, bordée par des falaises de taille moyenne.
La ville est desservie par la ligne 1 des Bus verts et par la ligne 32 (sur réservation) et 62 des bus Twisto.
Histoire [modifier]
- La commune fut desservie de 1891 à 1944 par la ligne de Caen à Luc-sur-Mer des Chemins de fer du Calvados, une ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite.
- 6 juin 1944 : Débarquement de soldats britanniques, essentiellement du 41st Royal marines mais aussi du 22nd dragons. Lion-sur-Mer faisait partie du secteur de Sword Beach secteur Queen / green. La ville portait le nom de « le sous-secteur Queen » de la zone « Sword ».
Le 41st Royal marines commando, composé de 450 officiers et soldats était dirigé par le Lieutenant Colonel Gray. Partis le 5 juin de Warshaw à bord de cinq péniches, les hommes du 41st étaient particulièrement chargés de prendre le contrôle d'un blockhaus situé rue de la Hève et d'attaquer le château. La journée du 6 juin vit la disparition de 140 hommes.
Des vétérans visitent régulièrement les lieux du débarquement. Le dernier vétéran connu à avoir refait le chemin est le sergent "Paddy" Smyth, ancien du 22nd dragoons, pendant l'été 2007. Le maire de Lion-sur-Mer, Jean-Marc Gilles lui remit à l'occasion la médaille de la commune.
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L'arrêt des Chemins de fer du Calvados, avant la Première Guerre mondiale
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Lion-sur-Mer se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints.
La liste divers gauche Gardons le cap à Lion-sur-Mer conduite par le maire sortant Jean-Marc Gilles a été élue dès le premier tour des élections municipales de 2008. Elle l'a emporté avec environ 58 % des suffrages sur la liste divers droites Bien vivre à Lion-sur-Mer menée par Jean-Louis Caignon, producteur de cidre à Lion.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 639 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie et tourisme [modifier]
Depuis mars 2010, Lion-sur-Mer est dénommée « commune touristique »[6].
La ville est traversée par la voie EuroVelo 4.
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-Pierre dont le clocher datant de la première partie du XIIe siècle lui vaut classement au titre des Monuments historiques[7].
- Le château de Lion-sur-Mer (habitation privée, fermée au public) et ses dépendances sont en partie classés et en partie inscrits[8].
- Monument de la Liberté érigé à la mémoire du 41 Royal Marines Commando qui a débarqué sur la plage à l'heure indiqué par l'emplacement d'une pierre sur le cadran solaire au sol le 6 juin 1944.
- La maison le Castel Louis, ancien casino construit en 1866-1868 et remaniée ensuite dans le style art nouveau est inscrit au titre des Monuments historiques[9].
- Les falaises des Confessionnaux [10]. La mer a creusé dans les falaises friables des grottes peu profondes qui étaient le lieu de rendez-vous galants des habitants des communes voisines. Ces petits espaces discrets ont donné son nom à ces falaises.
- La plage, la digue.
- Maison du fossile (musée).
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À l'est, la plage avec la digue (au premier plan, la vigie de la SNSM).
Activité et manifestations [modifier]
Sport [modifier]
L'Olympique de Lion-sur-Mer fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[11].
- Autres sports
- Sporting club de Lion-Hermanville (tennis : huit courts en terre battue).
- École municipale de voile.
- Complexe sportif (gymnase, courts de tennis et terrain de football).
- Association Tennis de Table Lion-sur-Mer (dix-huit tables au gymnase).
Associations [modifier]
- Archloss, association locale de conseil et d'entraide en informatique libre, aide à la mise en place et développement de solutions informatiques à base de logiciels libres
Jumelage [modifier]
Kiebingen (Allemagne) depuis 1964 (Kiebingen est un quartier de la ville de Rottenburg am Neckar).
Manifestations [modifier]
- Les Terrasses musicales de l’été : concerts gratuits, en juillet et août, organisés par l'office municipal de la culture.
- Les Rencontres du Libre de Lion sur Mer: découverte des logiciels, de la culture et des arts libres (au mois de janvier).
- Déballage de livres (exposants professionnels et particuliers, l'été).
- Salon annuel du livre ancien et moderne (exposants professionnels, en novembre).
- Les Littéraires de Lion-sur-Mer, conférences et débats avec des auteurs, projections de films.
- Concerts classiques organisés par les Amis de l'orgue à l'église et au château.
- Brocantes régulières.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Sophie Lucet, écrivaine (Poussin de haie, Parloir avec toi, Les Amants de Tourlaville, coécrit avec Jean-Michel Guillaud…), directrice du département théâtre de l'UFR Sciences de l'homme (Université de Caen Normandie) et sœur d'Élise Lucet[12], réside à Lion-sur-Mer.
- Gyp, nom de plume de la comtesse de Martel, née Mirabaud (1849-1932), femme de lettres prolixe et égérie des mouvements nationalistes et anti-dreyfusards. Lion-sur-Mer fut son lieu de résidence habituel à la charnière des XIXe et XXe siècles.
Elle hébergea souvent son proche ami Anatole France dans sa villégiature de Lion-sur-Mer, le chalet Vernet et la villa « La Farandole ». Anatole France logera dans cette villa qui servait de maison d'amis. Antérieure à l'affaire Dreyfus, l'amitié entre la nationaliste antisémite et la grande conscience dreyfusarde ne laisse pas de surprendre. Elle ne résistera d'ailleurs pas vraiment à « l'affaire ». Dès avant cependant, l'amitié entre les deux écrivains ne se situe pas sur le terrain des idées mais essentiellement sur un plan très personnel et intime, notamment aux moments où Anatole France cherchait à fuir son épouse.
Gyp écrivit (au moins) trois romans ayant Lion pour décor :- Élections à Tigre sur mer,
- Un trio turbulent,
- C'est nous qui sont l'histoire.
- Gregory Lesueur, fondateur du premier bouquet de radio sur internet PulsRadio dont les émissions principales sont faites dans la commune. Il participe activement au déploiement de réseau Wi-Fi gratuit dans toute la région, dont celui de Lion-sur-Mer via Lion Wi-Fi .
Lion-sur-Mer fut aussi la commune de résidence de photographes de grand renom :
- Edmond Bacot (1814 Caen - 1875 Caen) : il participe à l'exposition de tableaux de 1846 en tant que peintre et photographe. En 1855, il participe à la création de la Société des Beaux-Arts de Caen. Considéré comme un des meilleurs photographes normands, il compte parmi les précurseurs de l'instantané. Grâce au procédé de l'albumine rapide, il réussit à saisir le mouvement des vagues en 1850 dans Au bord de la mer.
Edmond Bacot fait la connaissance de Victor Hugo dont il partage les convictions républicaines. Il soutient son fils, Charles Hugo, dans sa pratique de la photographie.
- Émile Berjot (1850 Caen -1929 Lion-sur-Mer): Membre d'une famille de photographes, son père Frédéric Berjot était l'ami d'Edmond Bacot et un des fournisseurs de la famille Hugo. Émile deviendra capitaine au long-cours et rapportera de ses périples des photographies de voyage. Son frère Albert, photographe également, a beaucoup fait progresser l'éclairage photographique.
Personnalités inhumées à Lion-sur-Mer [modifier]
- Paul-Marie Duval (1912-1997), historien, académicien de l'académie des inscriptions et des belles-lettres
- Michel Habib-Deloncle (1921-2006), résistant, député de la Ve République, secrétaire d'État
- Léon Marcotte (1822-1885), architecte qui construisit nombre de villas des environs
- Louis de Monicault (1895-1965), ambassadeur
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[13].
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- Lion-sur-Mer, Calvados, sur www.labanquedublason2.com. Consulté le 17 décembre 2011.
- www.phdnm.org Les mythes « résistancialistes » : Le cas d’E. Bellin.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- [PDF] Recueil des actes administratifs du Calvados n°13/2010 (page 322). Consulté le 23 mars 2010.
- Église, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Château, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Maison Louis, dite Castel Louis, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Les "Confessionnaux"
- Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – O Lion-sur-Mer. Consulté le 19 août 2011
- [PDF] Le Journal du Calvados N° 85 - Le Calvados, moi j'aime… Élise Lucet. Consulté le 14 mars 2011
- Lion-sur-Mer sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Villas de Lion-sur-Mer et Hermanville-sur-Mer, Coll. Itinéraires du patrimoine, no 125, 1996
- Eugène Liot, Lion-sur-Mer, Hermanville, E. Adeline, Caen, 1896
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Lion-sur-Mer sur le site de l'Insee
- Les amis du Castel Louis
- Cartes postales anciennes de Lion sur mer
