Gisors
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| Gisors | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Canton | Gisors (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 27284 |
| Code postal | 27140 |
| Maire Mandat en cours |
Marcel Larmanou 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Gisors-Epte-Lévrière |
| Démographie | |
| Population | 10 882 hab. (1999) |
| Densité | 653 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 47 m m — maxi. 142 m m |
| Superficie | 16,67 km² |
Gisors est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.
Cette ancienne cité située au cœur du Vexin Normand témoigne par son patrimoine architectural de la lutte acharnée entre souverains Capétiens et Plantagenêts durant une partie du moyen-âge. Élément important du paysage urbain, son château-fort se dresse depuis lors sur une éminence dominant la ville. Principal lieu touristique de l'agglomération, il est également au centre de diverses légendes ayant trait à l'ordre du Temple.
Les habitants de Gisors sont appelés les Gisorsiens et les Gisorsiennes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
La commune de Gisors se situe dans la partie orientale du département de l'Eure, à proximité immédiate du département de l'Oise. Formant un ensemble de 1667 hectares s'inscrivant dans les limites du Vexin normand, elle s'étend sur un plateau calcaire entaillé par la rivière Epte. Deux cours d'eau de moindre importance, la Troesne et le Réveillon, viennent se jeter dans l'Epte après un parcours de 27,1 kilomètres pour le premier[1], de 11,2 kilomètres pour le second[2].
Plusieurs étangs, dits « Étangs des Ballastières » sont situés à l'Ouest de la commune, en bordure de la vallée de l'Epte.
Une zone boisée, connue sous le nom de « Bois de Gisors », s'étend dans la partie septentrionale du territoire communal. Une forêt de moindre importance, dite « Forêt de Boisgeloup » s'étend également au sud de l'agglomération, à proximité du hameau éponyme.
[modifier] Axes de communication
Gare de Gisors-Embranchement : Gisors est située sur la ligne de Paris-Saint-Lazare à Dieppe aujourd'hui limitée à Serqueux. Gisors est le terminus des trains de banlieue et de nombreux habitants des communes environnantes viennent prendre le train à Gisors pour effectuer leurs migrations pendulaires.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Climat
Le climat est tempéré.
[modifier] Toponymie
À l'époque gallo-romaine, la ville porte le nom de Gisoritum.
[modifier] Héraldique
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Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Gisors :
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882). |
[modifier] Histoire
[modifier] Durant L'Antiquité
Gisors a été fondée probablement à l'époque gallo-romaine.
[modifier] Moyen Âge
De nombreux accords sont signés entre la Normandie et la France, notamment en 965 où la paix de Gisors reconnaît l'autorité de Richard Ier sur la Normandie, dans la vassalité de Hugues Capet.
La ville commence à se développer vers 1066, car elle est alors située à la frontière entre les possessions anglo-normandes et le royaume de France. La ville se construit autour d'une église, aujourd'hui disparue. Gisors est, au cours des siècles suivants, un lieu de rencontre entre les rois d'Angleterre et de France.
La bataille de Gisors survient en 1110 : quelques jours avant la bataille, le roi de France avait écouté une messe en plein air sur le Champ Sacré, aux portes de la ville, champ sur lequel s’élève un orme que « quatre hommes pouvaient à peine l’envelopper de leurs bras étendus ». Comme les Anglais avaient attaqué pour s’emparer des vases sacrés, un troupeau de bœufs les avaient mis en déroute et deux bœufs étaient restés en faction devant l’autel. Une chapelle nommée Saint-Pierre-aux-Bœufs, est édifiée sur ce site[réf. nécessaire].
Le 28 juin 1180 est signé le traité de Gisors entre Philippe II de France et Henri II d'Angleterre qui marque la fin de la série de guerres continuelles entre la France et l’Angleterre.
Le 13 janvier 1188 : au départ de la troisième croisade à Gisors, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) est attribuée aux Français, d'argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands. Le 21 janvier 1189, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et Frédéric Barberousse, réunis à Gisors, prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.
Gisors devient un centre économique et commercial aux XIIe et XIIIe siècles. Philippe Auguste conquiert la ville au début du XIIIe siècle et il installe un château, avec un tribunal et une prison. À cette époque, Gisors se dote d'infrastructures : lavoir, hôpital, nouvelle église.
[modifier] Époque moderne
En 1742, Gisors devient un duché.
Des couvents religieux s'installèrent à Gisors au XVIIIe siècle.
[modifier] Révolution française
Le duc de la Rochefoucauld fut tué le 4 septembre 1792 par des volontaires de la Sarthe et de l’Orne, en route pour combattre les Prussiens qui venaient de prendre Verdun et qui menaient la chasse aux aristocrates[3]. Il fut la seule victime des massacres de septembre dans la ville, malgré les efforts de la municipalité et de Dolomieu qui ne purent le sauver.
[modifier] Époque contemporaine
Des usines s'installent au XIXe siècle, ainsi que la voie ferrée de Paris à Dieppe. La ville a été endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1971 | réélu jusqu’en 2014 | Marcel Larmanou | PCF | conseiller général |
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution de la population
[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Économie
[modifier] Monuments et lieux touristiques
[modifier] Château de Gisors
Le château de Gisors est une construction du XIe siècle (1096) décidé par Guillaume II d'Angleterre et confié à Robert II de Bellême dont le donjon occupe une motte féodale. Il est célèbre par la légende populaire du trésor des Templiers qui y serait caché, bien que le château n'ait jamais appartenu à l'ordre et que l'idée que les prisonniers templiers qui y ont séjourné brièvement en 1314, aient pu y cacher un trésor est pour le moins fantaisiste. Dans les années 1950, le gardien du château, Roger Lhomoy, entreprit le creusement de nombreux souterrains qui finirent par déstabiliser la motte et provoquer des fissures dans le donjon. L'homme assura avoir découvert des salles souterraines ainsi qu'une chapelle contenant le fabuleux trésor. Le maire ainsi que plusieurs habitants se rendirent sur les lieux mais le souterrain était tellement profond que personne ne voulût descendre. Le gardien reçut l'ordre de reboucher les creux, et personne ne put vérifier ses dires.[6]
Un souterrain relierait le château à la tour de la Reine Blanche située à Neaufles-Saint-Martin, à 3 km du château.
[modifier] Église Saint-Gervais-Saint-Protais
L'église Saint-Gervais-Saint-Protais constitue un monument à l'architecture tout à fait remarquable, fruit des styles de différentes époques: Moyen Âge gothique et Renaissance. Cette église est classée aux Monuments historiques.
Consacrée par Calixte II, cette église voit sa nef ravagée par un incendie. Elle est reconstruite dès 1160. Grâce au financement de la reine Blanche de Castille, un chœur gothique est consacré en 1249. Il est élevé selon le modèle chartrain, avec une élévation à trois niveaux : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes percées d'oculi. À l'aide des financements des confréries de charité et des corporations de métiers, l'église connaît de nombreuses transformations dès la fin du XVe siècle, avec l'ajout de chapelles rayonnantes et d'un déambulatoire au niveau du chœur. Confiés ensuite aux Grappins, une famille d'architectes du Vexin, les travaux se poursuivirent au XVIe siècle avec la reconstruction de la nef et des chapelles des bas-côtés en style gothique flamboyant puis de la façade ornée de motifs Renaissance.
À l'intérieur se trouve un escalier à vis caractéristique de la Renaissance. À l'extérieur, la Grosse Tour (1542-1590) alterne étages dorique et ionique. C'est l'église principale de la paroisse de Gisors-Vallée d'Epte.
Ayant subi d'importantes destructions pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été patiemment restaurée[7].
[modifier] Chapelle Saint-Luc
Ce monument est l'un des principaux vestiges de la léproserie Saint-Lazare, fondée en 1210 par Jean de Gisors. De plan très simple, elle se compose d'une nef rectangulaire en pierre calcaire, complétée d'un chevet à pans de bois. L'ensemble, entièrement charpenté au XVIe siècle, mesure approximativement 110 mètres carrés. Transformée en maison de charité pour les nécessiteux au cours du XVIIIe siècle, elle est transformée en grange au moment de la révolution. Devenue propriété privée, elle est finalement vendue à la ville de Gisors en 1967.
Son classement aux monuments historiques est intervenu en 1992 ; elle est actuellement en cours de restauration. Depuis 1998, le peintre contemporain Dado travaille à la réalisation d'une peinture représentant le jugement dernier, prévue pour orner le chevet de l'édifice.
[modifier] Lavoir des Argilières
Les origines de ce lavoir remontent au XVe siècle. Situé en bordure de la rivière Epte, cette construction intègre des pierres calcaires et des pans de bois, tandis que la toiture est entièrement recouverte d'ardoises.
[modifier] Culture
La ville sert de cadre à une nouvelle de Guy de Maupassant : Le rosier de Madame Husson.
[modifier] Équipements et services
[modifier] Éducation
[modifier] Écoles
- Le lycée polyvalent Louise-Michel
- Le LP Louis Aragon
- Le collège Victor Hugo
- Le collège Pablo Picasso
- Le collège privé catholique Jeanne d'Arc.
- L'école maternelle Jacques Prévert
[modifier] Conservatoire
Le conservatoire à rayonnement municipal de Gisors se situe Rue Baléchoux. Il est actuellement dirigé par Didier Trouboul et la présidente de l'APEC (Association des Parents d'Élèves du Conservatoire) s'appelle Clara Marchal.
[modifier] Santé
[modifier] Vie locale
Gisors appartient au diocèse catholique d'Évreux, lui-même intégré à la province ecclésiastique de Rouen. La ville compte une paroisse catholique : la paroisse Saint-Gervais-Saint-Protais.
Gisors compte également une église évangélique ainsi qu'une communauté de Témoins de Jéhovah.
[modifier] Personnages célèbres
- Jean de Gisors, fondateur de la ville de Portsmouth.
- Daniel Lapp, bassiste de Sortilège.
- Pablo Picasso a vécu au château du Boisgeloup au début des années 30.
[modifier] Nés à Gisors
- Jules de Guersens (1543-1583), poète
- Nicolas Ingouet, poète
- Marie Pierre Isidore de Blanmont, baron de Gisors (1770-1846) ; Lieutenant-général. La ville lui a érigé une statue.
- Jean-Baptiste-Joseph Duchesne (1770-1856), miniaturiste
- Famille Passy, qui a donné des hommes politiques, des scientifiques et des économistes
- Albert Forcinal, homme politique français
- Didier Digard, footballeur né à Gisors, évoluant actuellement à Middlesbrough FC.
[modifier] Morts à Gisors
- Louis Alexandre de La Rochefoucauld d'Enville (1743-1792), grand seigneur de l'Ancien Régime
[modifier] Notes et références
- ↑ La Troesne
- ↑ Le Réveillon
- ↑ Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04523-8, p 103
- ↑ Gisors sur le site de l'Insee
- ↑ Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
- ↑ Ville de Gisors - Site officiel de la Commune - Le mythe des Templiers
- ↑ Documentation du Conseil Régional de l'Eure

