Gisors

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Gisors
Vue de Gisors depuis la terrasse du château.
Vue de Gisors depuis la terrasse du château.
Blason de Gisors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Gisors-Epte-Lévrière
Maire
Mandat
Alexandre Rassaërt
2014-2020
Code postal 27140
Code commune 27284
Démographie
Gentilé Gisorsiens
Population
municipale
11 474 hab. (2011)
Densité 688 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 52″ N 1° 46′ 38″ E / 49.2811111111, 1.7772222222249° 16′ 52″ Nord 1° 46′ 38″ Est / 49.2811111111, 1.77722222222  
Altitude Min. 47 m – Max. 142 m
Superficie 16,67 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-gisors.fr

Gisors est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Cette ancienne cité située à la lisière du Vexin normand témoigne par son patrimoine architectural de la lutte acharnée entre souverains Capétiens et Plantagenêts durant une partie du Moyen Âge. Élément important du paysage urbain, son château fort se dresse depuis lors sur une éminence dominant la ville. Principal lieu touristique de l'agglomération, il est également au centre de diverses légendes ayant trait à l'ordre du Temple.

Les habitants de Gisors sont appelés les Gisorsiens et les Gisorsiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Gisors se situe dans la partie orientale du département de l'Eure, à proximité immédiate du département de l'Oise. Formant un ensemble de 1 667 hectares s'inscrivant dans les limites du Vexin normand, elle s'étend sur un plateau calcaire entaillé par la rivière Epte.

Une zone boisée, connue sous le nom de Bois de Gisors, s'étend dans la partie septentrionale du territoire communal[1]. Une forêt de moindre importance, dite Forêt de Boisgeloup s'étend également au sud de l'agglomération, à proximité du hameau éponyme[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gisors est située (à vol d'oiseau) à 28 km de Beauvais, 53 km de Rouen, 54 km d'Évreux et 62 km de Paris[3]. Gisors est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) s'étendant sur l'Eure et l'Oise regroupant les communes de Trie-Château et Trie-la-Ville[4].

Rose des vents Saint-Denis-le-Ferment Bazincourt-sur-Epte Trie-Château Rose des vents
Neaufles-Saint-Martin N Trie-Château
O    Gisors    E
S
Courcelles-lès-Gisors Boury-en-Vexin Chambors

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux cours d'eau de moindre importance, la Troesne et le Réveillon, viennent se jeter dans l'Epte après un parcours de 27,1 kilomètres pour le premier[5], de 11,2 kilomètres pour le second[6].
Plusieurs étangs, dits « Étangs des Ballastières » sont situés à l'ouest de la commune, en bordure de la vallée de l'Epte.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

La gare de Gisors est située sur la ligne de Paris-Saint-Lazare à Dieppe aujourd'hui limitée à Serqueux. Gisors est le terminus des trains de banlieue et de nombreux habitants des communes environnantes viennent prendre le train à Gisors pour effectuer leurs migrations pendulaires.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie d'un climat océanique.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Beauvais (Gisors)[7] 1650 657 17 18 54
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année est de 6,0 °C. La moyenne des températures les plus élevées de l'année est de 14,5 °C (sur la période 1945 - 2007). Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, connaissent en moyenne des températures supérieures à 20 °C. Météo-France a relevé la température la plus élevée de 37,2 °C le 28 juillet 1947 et la température la plus basse de −19,7 °C le 28 janvier 1954.

Relevé météorologique de Gisors
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,6 2,1 4,1 7,3 10,2 12,1 11,8 9,8 7 3,1 1,1 5,8
Température moyenne (°C) 2,9 3,7 6 8,7 12,3 15,3 17,4 17,3 14,8 11,1 6,2 3,7 9,9
Température maximale moyenne (°C) 5,4 6,8 9,9 13,3 17,2 20,4 22,7 22,7 19,8 15,2 9,3 6,2 14,1
Record de froid (°C)
date du record
−19,7
1954
−20,8
2009
−10,9
1971
−4,3
1956
−2,2
1957
1,2
1991
3,6
1954
3,9
1974
−0,5
1952
−4,4
1955
−10,9
1956
−10,9
1950
−19,7
1954
Record de chaleur (°C)
date du record
15
1991
20,4
1990
23,5
1955
28,4
1949
31,2
1953
34,6
1976
38,8
2011
36,6
1990
33,9
1949
26,6
1985
19,2
1955
16,4
1961
36,6
1990
Nombre de jours avec gel 13,2 12,1 9,8 4 0,5 0 0 0 0 1,3 7,4 12,9 61,2
Ensoleillement (h) 54 81,2 122,1 164,9 195,7 209,2 221,1 208,4 160,5 114,9 70,7 47,2 1 649,9
Record de vent (km/h)
date du record
115
1990
126
1990
104
1982
104
1994
101
1987
86
1990
79
1994
86
1986
83
1983
119
1987
122
1983
112
1993
126
1990
Précipitations (mm) 57 46,4 54,2 46,6 58,5 57 50,1 51,4 51,5 60,5 63 60,4 656,8
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
22,4
1962
27,2
1990
30
1989
19,8
1989
25,5
1985
35,2
1987
43
1969
46,8
1987
35
1986
45,6
1979
36,9
1968
24
1979
46,8
1987
Nombre de jours avec précipitations 11,2 9,1 10,7 9,6 11 8,3 7,9 7,6 8,7 9 11,1 11 115,1
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,2 3,2 4,1 3,3 4,1 4 3,2 3,1 3,3 3,7 4,4 4,5 45
Humidité relative (%) 89 85 82 81 76 74 74 72 81 86 88 90 81,5
Nombre de jours avec neige 4,7 4,1 3,3 1 0,1 0 0 0 0 0 1,6 3 17,9
Nombre de jours avec grêle 0,3 0,4 0,6 0,6 0,7 0,2 0,2 0,1 0 0,3 0,1 0,1 3,7
Nombre de jours d'orage 0,1 0,1 0,3 1,3 3,5 3,4 3,3 3 1,7 0,9 0,2 0,2 17,8
Nombre de jours avec brouillard 6,7 5,1 3,8 2,1 2,5 1,9 1,7 3,1 5,1 8,7 6,2 6,7 53,7
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 17,6 16,4 61,4 23 83,4 76,6 36,8 103,4 35,8 47 50,6 69,4 621,4
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 41,4 49,2 50,6 7 59,8 95,2 112 70 41,4 60,2 35,8 53,2 675,8
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 19,4 32,2 99,4 65,6 83,4 18,4 59,6 52,6 24,8 65,6 66,2 28,6 615,8
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 59,2 31,6 27,2 39 59,2 47,8 59 17,8 16,2 53,2 91,4 49,6 551,2
Source : Météo France - Station météo de Beauvais : Relevés 1961-1990[8]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Gisortis en 968.

À l'époque gallo-romaine, la ville porte vraisemblablement le nom de *Gisoritum ou *Gesoritum. On y reconnaît deux éléments gaulois : le premier Giso- ou Geso- est de sens obscur. Si cet élément est bien geso-, Xavier Delamarre[9] considère qu'il reflète l'évolution régulière de *gaiso- « lance » en gēso- (cf. latin gaesum « javelot », donné comme d'origine gauloise par les auteurs romains) .

Le second élément serait rito- « gué » (cf. gallois rhyd, anciennement rit même sens), que l'on retrouve fréquemment en toponymie et qui a subi différentes évolutions phonétiques suivant les cas et les régions. En Normandie (et ailleurs), il explique probablement certaines terminaisons en -or- de noms de lieux d'origine gauloise (cf. Jort < *Divoritum « gué sur la Dives » et Lisors < *Lesoritum « gué en pente, oblique » [?]) et qui se perpétue jusqu'à une époque plus récente dans des formations médiévales du nord de la France, sous forme de terminaisons -ray, -roi, -roy (aujourd'hui dans des toponymes : Gerberoy, Longroy, le Gué-de-Longroi, etc.). Dans ce cas, la signification de *Gisoritum serait « le gué (matérialisé par) des lances ».

À noter que l'on retrouve l'élément giso-, dans les trois Gisacum du département de l'Eure, composé avec le suffixe -acum[10], et l'élément geso- dans Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) et Gesocribate (Le Conquet).

Formation homonyme Gisors (Manche), à l'endroit probable d'un gué de la baie du Mont-Saint-Michel[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Gisors :

« De gueules, à la croix engrêlée d'or, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or »

tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour du château.

Durant L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Gisors a été fondée probablement à l'époque gallo-romaine. La voie romaine Beauvais / Chartres passait non loin de Gisors, à Moiscourt.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De nombreux accords sont signés entre la Normandie et la France, notamment en 965 où la paix de Gisors [?][12] reconnaît l'autorité de Richard Ier de Normandie sur la Normandie et préconise l'abandon de sa suzeraineté par Lothaire, roi de France.

La ville commence à se développer vers cette période, car elle est alors située à la frontière du duché de Normandie et du royaume de France. Elle se développe autour d'une église, aujourd'hui disparue. Gisors devient au cours des siècles suivants, un lieu de rencontre entre les rois d'Angleterre et de France.

Le 28 juin 1180 est signé le traité de Gisors entre Philippe II de France et Henri II d'Angleterre, qui marque la fin de la série de guerres continuelles entre le roi de France et le duc de Normandie.

Le 13 janvier 1188 : au départ de la troisième croisade à Gisors, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et Philippe d'Alsace comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) est attribuée aux Français, d'argent (blanc) aux Anglo-Normands et de sinople (vert) aux Flamands. Malgré leur promesse lors de l’entrevue, les souverains français et anglais ne partent pas immédiatement et se font même la guerre durant une année.
Le 21 janvier 1189, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et Frédéric Barberousse, se réunissent de nouveau à Gisors, prennent la croix et rassemblent les troupes pour la Troisième croisade. Henri II meurt le 6 juillet 1189, et Richard Cœur de Lion lui succédant, reprend la promesse de croisade de son père.
Finalement, les deux souverains ne remplissent leur vœu qu’un an plus tard, et le 4 juillet 1190, les deux rois partent de Vézelay.

Gisors devient un centre économique et commercial aux XIIe et XIIIe siècles. Philippe Auguste conquiert la ville au début du XIIIe siècle et il installe un château, avec un tribunal et une prison. À cette époque, Gisors se dote d'infrastructures: lavoir, hôpital, nouvelle église.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Charles-Louis-Auguste Fouquet, Duc de Gisors

Des couvents religieux s'installèrent à Gisors au XVIIIe siècle.

Le 19 juillet 1742, Gisors devient un duché, élevé en duché-pairie le 9 juin 1748, en faveur de Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, maréchal de France (22 septembre 1684 - Versailles 26 janvier 1761).

Celui-ci a cédé Belle-Île-en-Mer au Roi Louis XV, en octobre 1718, en échange du comté de Gisors et des vicomtés de Vernon, « d'Andeli » (Les Andelys) et de « Lions » (Lyons-la-Forêt) et le marquisat de « Bissi près de Vernon » (Bizy)[13],[14].

À sa mort en 1761, les domaines du maréchal reviennent à la couronne.

Le 28 mars 1762, Louis Charles de Bourbon(-Maine), duc d'Aumale, échangea avec Louis XV la principauté de Dombes contre les domaines du maréchal (dont le duché de Gisors) et les terres de Gretz-Armainvilliers et de Pontcarré.

Son héritage passa à la branche collatérale des Bourbon-Penthièvre en 1775. Puis Louise Marie de Bourbon-Penthièvre, Madame Égalité, en apporta l'héritage aux Orléans. Henri, « comte de Paris », « duc de France », chef de la Maison d'Orléans, est donc implicitement, l'actuel duc de Gisors.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le duc de la Rochefoucauld fut tué le 4 septembre 1792 par des volontaires de la Sarthe et de l’Orne, en route pour combattre les Prussiens qui venaient de prendre Verdun et qui menaient la chasse aux aristocrates[15]. Il fut la seule victime des massacres de Septembre dans la ville, malgré les efforts de la municipalité et de Dolomieu qui ne purent le sauver.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Jeune femme dans une rue de Gisors acclamant les troupes britanniques.
Jeune femme dans une rue de Gisors acclamant les troupes britanniques.

Des usines s'installent au XIXe siècle, ainsi que la voie ferrée de Paris à Dieppe. La ville a été endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle est libérée au matin du 30 août 1944 par un colonne blindée britannique faisant mouvement vers Beauvais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 474 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 021 3 650 3 277 3 339 3 533 3 364 3 624 3 616 3 653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 694 3 654 3 573 3 834 4 047 4 362 4 359 4 462 4 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 861 4 888 5 508 5 494 5 564 5 868 5 867 5 078 5 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 398 7 329 8 069 8 732 9 481 10 882 11 532 11 474 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 27 %).
Pyramide des âges à Gisors en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
6,0 
75 à 89 ans
11,4 
12,0 
60 à 74 ans
14,3 
18,6 
45 à 59 ans
17,4 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
21,8 
15 à 29 ans
18,7 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Gisors bénéficie d'une économie locale attrayante, notamment grâce aux divers grandes surfaces, magasins de renom - et magasins bon marché - qui y sont implantés. Même si petit à petit le centre ville perd de sa vie à cause des nombreuses implantations de banques en lieu et place des petits commerces, Gisors propose toujours un beau marché toute la journée les lundis et tous les vendredis matin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Gisors[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Gisors.
Donjon du château

Le château de Gisors est une construction du XIe siècle (1096) décidée par Guillaume II d'Angleterre et confiée à Robert II de Bellême dont le donjon occupe une motte castrale. Il est célèbre par la légende populaire du trésor des Templiers qui y serait caché, mais les templiers n'en ont eu la responsabilité qu'entre 1158 et 1160 (30 ans après la création de l'ordre) puis 4 dignitaires de l'ordre du Temple y ont été brièvement prisonniers en 1314 lors de la chute de l'ordre. Dans les années 1950, le gardien du château, Roger Lhomoy, entreprit le creusement de nombreux souterrains qui finirent par déstabiliser la motte et provoquer des fissures dans le donjon. L'homme assura avoir découvert des salles souterraines ainsi qu'une chapelle contenant le fabuleux trésor. Le maire ainsi que plusieurs habitants se rendirent sur les lieux mais le souterrain était tellement profond que personne ne voulut descendre. Le gardien reçut l'ordre de reboucher les creux, et personne ne put vérifier ses dires[20].
Un souterrain relierait le château à la tour de la Reine Blanche située à Neaufles-Saint-Martin, à 3 km du château.

Église Saint-Gervais-Saint-Protais[modifier | modifier le code]

La Grosse Tour

La collégiale Saint-Gervais-Saint-Protais constitue un monument à l'architecture tout à fait remarquable, fruit des styles de différentes époques : Moyen Âge gothique et Renaissance. Cette église est classée aux Monuments historiques.

Consacrée par Calixte II, cette église voit sa nef ravagée par un incendie. Elle est reconstruite dès 1160. Grâce au financement de la reine Blanche de Castille, un chœur gothique est consacré en 1249. Il est élevé selon le modèle chartrain, avec une élévation à trois niveaux : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes percées d'oculi. À l'aide des financements des confréries de charité et des corporations de métiers, l'église connaît de nombreuses transformations dès la fin du XVe siècle, avec l'ajout de chapelles rayonnantes et d'un déambulatoire au niveau du chœur. Confiés ensuite aux Grappins, une famille d'architectes du Vexin, les travaux se poursuivirent au XVIe siècle avec la reconstruction de la nef et des chapelles des bas-côtés en style gothique flamboyant puis de la façade ornée de motifs Renaissance.

Certains vitraux sont dus au maître-verrier Romain Buron[21].

À l'intérieur se trouve un escalier à vis caractéristique de la Renaissance. À l'extérieur, la Grosse Tour (1542-1590) alterne étages dorique et ionique.

C'est l'église principale de la paroisse de Gisors-Vallée d'Epte.

Ayant subi d'importantes destructions pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été patiemment restaurée[22].

Chapelle Saint-Luc[modifier | modifier le code]

Ce monument est l'un des principaux vestiges de la léproserie Saint-Lazare, fondée en 1210 par Jean de Gisors. De plan très simple, elle se compose d'une nef rectangulaire en pierre calcaire, complétée d'un chevet à pans de bois. L'ensemble, entièrement charpenté au XVIe siècle, mesure approximativement 110 m2. Transformée en maison de charité pour les nécessiteux au cours du XVIIIe siècle, elle est transformée en grange au moment de la Révolution. Devenue propriété privée, elle est finalement vendue à la ville de Gisors en 1967.
Son classement aux monuments historiques est intervenu en 1992 ; elle est actuellement en cours de restauration. À partir de 1998, le peintre contemporain Dado travaille à la réalisation d'une peinture représentant le jugement dernier, prévue pour orner le chevet de l'édifice.

Lavoir de la rue des Argillières[modifier | modifier le code]

Les origines de ce lavoir remontent au XVe siècle. Située en bordure de la rivière l'Epte, cette construction intègre des pierres calcaires et des pans de bois, tandis que la toiture est entièrement recouverte d'ardoises.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville sert de cadre à une nouvelle de Guy de Maupassant : Le Rosier de Madame Husson.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • L'école primaire Eugène-Anne,
  • L'école maternelle Jacques-Prévert,
  • L'école primaire Jean-Moulin,
  • L'école maternelle et école primaire Joliot-Curie,
  • L'école maternelle Paul-Éluard,
  • L'école école primaire et collège privé catholique Jeanne-d'Arc,
  • Le collège Victor-Hugo,
  • Le collège Pablo-Picasso,
  • Le lycée polyvalent Louise Michel

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital se situe sur la route de Rouen.

Hôtel Dieu au Moyen Âge, les sœurs ont été présentent à l'hôpital-hospice durant 250 ans. Les bâtiments de l'hospice datent de 1860 sur le terrain de l'ancien couvent des Ursulines. C'est aujourd'hui une annexe de l'Hôpital, l'EHPAD les Champs Fleuris, maison de retraite publique pour personnes âgées dépendantes. Le souvenir de l'hospice perdure également avec la rue de l'hospice qui va de la poste aux Champs fleuris.

Vie locale[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais

Gisors appartient au diocèse catholique d'Évreux, lui-même intégré à la province ecclésiastique de Rouen. La ville compte une paroisse catholique : la paroisse Saint-Gervais-Saint-Protais.

Gisors compte également une église évangélique ainsi qu'une communauté de Témoins de Jéhovah.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune ne possède guère de médias spécifiquement gisorsiens, à part le magazine municipal A la une[23].

La presse locale est essentiellement écrite, avec l'hebdomadaire L'Impartial[24].

Télévision[modifier | modifier le code]

Les chaînes France 3 Normandie et France 3 Paris Île-de-France sont disponibles sur la commune selon l'orientation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Gisors[modifier | modifier le code]

Morts à Gisors[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[25].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Vue satellite du Bois de Gisors », sur annuaire-mairie (consulté le 2 avril 2010)
  2. « Vue satellite de la Forêt de Boisgeloup », sur maplandia (consulté le 2 avril 2010)
  3. « Calcul d'orthodromie », sur lion1906.com (consulté le 2 avril 2010)
  4. « Composition communale de l'agglomération de Gisors », sur Insee (consulté le 2 avril 2010)
  5. « La Troesne », sur sandre.eaufrance (consulté le 2 avril 2010)
  6. « Le Réveillon », sur sandre.eaufrance (consulté le 2 avril 2010)
  7. « Fiche sur Beauvais », L'Internaute Magazine (consulté le 14 mars 2010)
  8. « Relevés météorologiques de Beauvais 1961-1990 », sur infoclimat (consulté le 14 mars 2010)
  9. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance. p. 173.
  10. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154)
  11. François de Beaurepaire, Op. cité.
  12. Le lieu où ce traité a été conclus fait discussion.
  13. Article « Gisors » du Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et Historique, t. II, p. 198, par M.D.L.C.D.B., 1757.
  14. http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/France/Duche_Gisors.htm
  15. Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont,‎ 1986 (ISBN 2-221-04523-8), p. 103
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Gisors en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  20. « Ville de Gisors, Le mythe des Templiers », sur Site officiel de la Commune (consulté le 2 avril 2010)
  21. Les Vitraux de Romain Buron à Saint-Gervais-Saint-Protais de Gisors (Eure) : Directeur de recherche, Madame Anne Prache. Paris IV Sorbonne, 1986
  22. Documentation du Conseil Régional de l'Eure
  23. Publication municipale A la une
  24. L'Impartial
  25. « Gisors sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Amand Casimir Thierry    
1936   Chales    
  mars 1971 Emile Beyne    
mars 1971 mars 2014 Marcel Larmanou PCF Conseiller général du Canton de Gisors depuis 1976
mars 2014 en cours Alexandre Rassaërt   }
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