Picauville

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Picauville
Église Saint-Candide.
Église Saint-Candide.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Sainte-Mère-Église
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Philippe Catherine
2014-2020
Code postal 50360
Code commune 50400
Démographie
Gentilé Picauvillais
Population
municipale
1 911 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 50″ N 1° 24′ 59″ O / 49.3805555556, -1.4163888888949° 22′ 50″ Nord 1° 24′ 59″ Ouest / 49.3805555556, -1.41638888889  
Altitude Min. 2 m – Max. 30 m
Superficie 19,10 km2
Localisation

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Picauville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 1 911 habitants[Note 1] (les Picauvillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Bon Sauveur à Pont-l'Abbé, hameau à cheval sur les communes de Picauville et d'Étienville, fut un hospice pour pauvres créé en 1837 et dirigé par les Sœurs du Bon Sauveur ; au fil des ans s'y ajoutèrent un pensionnat, un institut de sourds et muets, un ouvroir pour jeunes filles et un orphelinat, tous de taille modeste. En 1853, l'établissement est autorisé à accueillir les aliénés. En 1903, l’asile du Bon Sauveur de Pont-l’Abbé-Picauville accueille les aliénés des deux sexes des arrondissements de Cherbourg et de Valognes et les aliénés masculins des arrondissements de Saint-Lô et de Valognes. Il reçoit aussi « une grande partie de ses pensionnaires du département de la Seine, qui chaque année déverse le trop plein de ses asiles dans les établissements de province ayant des places libres » ; l'asile accueille alors 360 hommes et 550 femmes ; parmi elles Liouba Bortniker, d'origine russe et première femme reçue à l'agrégation de mathématiques en 1885. Les archives de l'asile ont disparu lors des bombardements du 10 juin 1944[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Picauville abrite la 91e division d'infanterie allemande, le général Wilhelm Falley occupant avec son état-major le château de Bernaville. Le village, situé à environ 10 km à l'ouest de Sainte-Mère-Église, est libéré le 10 juin 1944 par la 82nd US Airborne Division du général américain Mac Kelvie.

Le général Wilhelm Falley est le premier général allemand à être tué lors de la bataille de Normandie. Dans la nuit du 5 au 6 juin, alors qu'il se rend en voiture à Rennes où était organisé un kriegspiel, il décide de rebrousser chemin après avoir vu un nombre anormal d'avions alliés survolant le Cotentin. Sur la route du retour, près de Picauville, son véhicule est mitraillé par des parachutistes américains.

Devant Pont-l’Abbé le 358th US Infantry Regiment piétine devant une solide résistance des Allemands. La 90th US Infantry Division, qui manque d’expérience, subit des pertes. Le 12 juin, les Américains déclenchent un violent pilonnage de l’artillerie et de l’aviation sur Pont-l’Abbé[2], évacué par les Allemands dans la nuit du 12 au 13 juin 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Picauville

Les armes de la commune de Picauville se blasonnent ainsi :
D’or à la couronne d’épines de sable accompagnée de trois maillets de sinople – au chef de gueules chargé d’un léopard d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean Vigier    
1995 mars 2001 Monique Berger    
mars 2001 en cours Philippe Catherine[3]   Chargé de mission
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 911 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 793 1 810 2 124 2 182 2 137 2 201 2 176 2 284 2 332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 266 2 515 2 507 2 555 2 661 2 687 2 580 2 535 2 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 450 2 219 2 092 1 899 2 030 2 054 2 098 1 953 1 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 983 2 668 2 699 2 587 2 207 1 986 1 995 1 911 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de l'Isle-Marie (appelée jadis Holm, îlot en norrois), inscrit au titre des monuments historiques : a servi de cadre au roman de Jules Barbey d'Aurevilly, Ce qui ne meurt pas, Barbey d'Aurevilly y a d'ailleurs séjourné. Cette très ancienne forteresse a occupé une situation stratégique primordiale durant des siècles.
  • Église Saint-Candide (XIIIe siècle), (Monument historique), comprend une nef très vaste et sobre. Derrière une colonne, on peut voir un bénitier orné de personnages priants.
  • Prieuré (XVIe siècle), la chapelle, située entre deux corps de bâtiments a été malheureusement détruite, c'est un bel ensemble médiéval et de la Renaissance.
  • Château de Bernaville, château entouré d'un beau parc.
  • Hameau Port Beurey et Montessy (les marais y sont pittoresques).
  • Hameau Port Filiolet et lieu-dit les Ais, les marais y blanchissent en hiver (se remplissent intégralement d'eau).
  • Rue de Prusse (route traversant le marais entre Chef-du-Pont et Picauville et inondée deux à trois fois par an lorsque les marais blanchissent).
  • Caponnet (village pittoresque avec nombre de maisons en pierre et en terre).
  • Manoir de La Haule (XVIe siècle).
  • Manoir le Foirage, curieuse demeure à l'allure de château inachevé.
  • Manoir de Vains (puissant manoir avec ses belles portes de chêne anciennes et sa grosse tour).
  • Presbytère (XVIIe siècle) construit en plusieurs étapes, comprenant un corbeau sur le bâtiment de gauche ainsi qu'un petit escalier. Au milieu de la cour, il reste un vieux pressoir qui abrite des parterres de fleurs. Au centre de celui-ci se tient une statue d'ange en terre cuite, qui a perdu ses ailes. À l'entrée gauche, Jésus sur sa croix.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Guéroult (1890-1962), écrivain d'expression normande.
  • Wilhelm Falley (1897-1944), général allemand commandant la 91e division d'infanterie stationnée dans le secteur. Il fut tué par des parachutistes américains dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes : répertoire géographique des communes[6].
  • Coordonnées, superficie : IGN[7].
  1. http://smf4.emath.fr/Publications/Gazette/2011/129/smf_gazette_129_51-68.pdf
  2. http://www.normandie44lamemoire.com/fichesvilles/pontlabbe.htm
  3. Réélection 2014 : « Picauville (50360) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Site de l'IGN.
  7. « Picauville sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)
  • Dr Viel, « Établissement du Bon-Sauveur de Pont-l'Abbé-Picauville », Cherbourg et le Cotentin, Le Maout, 1905

Liens externes[modifier | modifier le code]