Saint-André-sur-Orne

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Saint-André-sur-Orne
Le village de Saint André-sur-Orne.
Le village de Saint André-sur-Orne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Bourguébus
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Christian Delbruel
2014-2020
Code postal 14320
Code commune 14556
Démographie
Population
municipale
1 865 hab. (2011)
Densité 507 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 09″ N 0° 22′ 55″ O / 49.1191666667, -0.38194444444449° 07′ 09″ Nord 0° 22′ 55″ Ouest / 49.1191666667, -0.381944444444  
Altitude Min. 3 m – Max. 53 m
Superficie 3,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-andre-sur-orne.com

Saint-André-sur-Orne est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 1 865 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située à 7 km au sud de Caen et à 35 km au sud-est de Bayeux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Saint-Étienne de Fontenay.

L'histoire de Saint-André est intimement liée à celle de l'importante abbaye fondée par Raoul Tesson (ou Taisson) sur son fief de Fontenay vers 1047. L'actuelle « Sente aux Moines » (qui débute rue du Minerai à Saint-André et se poursuit jusqu'à l'autre côté de la route d'Harcourt à Saint-Martin-de-Fontenay) perpétue le souvenir des moines bénédictins qui furent présents sur cette commune pendant près de 700 ans, du XIe au XVIIIe siècles.

La paroisse de Fontenay fut divisée une première fois pour former les paroisses et seigneuries de Fontenay-le-Marmion et Fontenay-le-Tesson. Entre le XIe et le XIVe siècles, cette dernière fut divisée à nouveau pour former Saint-Martin-de-Fontenay et Saint-André-de-Fontenay[1].

En 1827, Saint-André-de-Fontenay absorbe la commune voisine d'Étavaux[2], dotée d'un très ancien village adjacent à la commune d'Allemagne (aujourd'hui Fleury-sur-Orne).

En 1911, Saint-André-de-Fontenay est rebaptisé Saint-André-sur-Orne[2].

La vie de ce village d'agriculteurs et d'artisans se transforme profondément à la fin du XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer en 1873 (gare de Feuguerolles - Saint-André), ainsi que l'extension de la carrière d'Étavaux (toujours en activité aujourd'hui) tandis que, en bordure de la commune voisine de May-sur-Orne, s'ouvrent en 1893 des mines (minerai de fer) qui seront exploitées jusqu'à leur fermeture en 1968.

Durant la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille de Caen, de nombreux écoliers de la Maison du Clos (à Caen) ont été « rapatriés » par les nazis à Saint-André-sur-Orne. Mais le village fut peu de temps après libéré par les armées britanniques et surtout canadiennes dans le cadre de l'opération Spring[3]. Les combats furent acharnés, les destructions nombreuses, près de cent jeunes Canadiens donnèrent leur vie pour la libération du village en juillet 1944, d'où les noms de la rue du Royal Black Watch (le régiment canadien), et de l'artère principale du vieux bourg : rue des Canadiens. Les soldats canadiens tués pendant l'opération reposent au cimetière militaire canadien de Bretteville-sur-Laize à côté de Cintheaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Jean-Claude Carabeufs PS[4] Conseiller général
mars 2008 en cours Christian Delbruel[5] PS Cadre La Poste (retraité)
Les données manquantes sont à compléter.

La commune a intégré la communauté d'agglomération Caen la Mer le 1er janvier 2013[6].

École élémentaire René-Goscinny[modifier | modifier le code]

Le 20 novembre 1992, l'école primaire de Saint-André-sur-Orne a été baptisée du nom du scénariste de bandes dessinées René Goscinny, créateur d'Astérix, du Petit Nicolas et d'Iznogoud. Lors de l'inauguration, de nombreuses personnalités étaient présentes : Albert Uderzo, Anne Goscinny, Enki Bilal, Frank Margerin, Philippe Druillet, Pierre Tchernia et Guy Vidal. Une plaque en verre représentant Astérix et Obélix a été fixée près de l'entrée de l'établissement[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 865 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417 513 363 340 440 453 445 443 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453 425 401 467 394 456 493 412 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
497 529 530 608 628 546 523 442 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
905 1 044 1 156 1 242 1 310 1 606 1 857 1 892 1 865
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-André dont le chœur du XIIIe siècle est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 16 septembre 1937[9].
  • Chapelle Saint-Orthaire, ancienne église paroissiale d’Étavaux, des XIIe et XIIIe siècles, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 21 juin 1927[10].
  • Ancienne abbaye Saint-Étienne de Fontenay dont les bâtiments conventuels (un bâtiment du XIIIe siècle au bord de l'Orne et le logis abbatial du XVIIIe siècle) sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 17 janvier 1945 et le parc site classé depuis le 20 juillet 1943[11].
  • Gare de Feuguerolles Saint-André.
  • École élémentaire René Goscinny.
  • Première et Seconde Guerres mondiales : monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945 (en face de l'école René-Goscinny), et monument aux morts canadiens juillet 1944 (rue des Canadiens, à côté du vieux lavoir alimenté par le Coisel).
  • Château du Val des Moulins (XVIIIe siècle) aujourd'hui Clos Saint-Joseph, rue des Moulins.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri V d'Angleterre (1387 - 1422), roi d'Angleterre de 1413 à 1422. Alors qu'il menait avec son armée une vaste opération de reconquête du territoire français, le roi passa la nuit du lundi 16 août 1417 à l'abbaye Saint-Étienne de Fontenay[12].
  • Pierre-Daniel Huet (1630-1721), natif de Caen, sous-précepteur du Grand Dauphin à la Cour, membre de l'Académie française (1674), évêque d'Avranches, fut abbé de l'abbaye de Fontenay, qu'il aménagea et où il résida, de 1699 à 1721.
  • Juan Bautista Alberdi (1810-1884) : Argentin, homme politique et juriste de classe internationale, inspirateur de la Constitution argentine de 1853, ministre plénipotentiaire à Paris, vient passer ses étés à Saint-André où une rue conserve son souvenir.
  • Alexandre Carel (1833-1896), commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, avocat, professeur, collaborateur puis successeur de Demolombe dans la chaire de procédure civile à l'université de Caen, auteur de La France après le traité de Brétigny. Un monument lui est consacré au palais de justice de Caen[13]. Il fait l'acquisition de l'ancienne abbaye de Fontenay en 1872.
  • Maurice Fouque (1899 - 1945), résistant né à Saint-André-de-Fontenay, déporté et mort au Schloss Hartheim. Un stade porte son nom à Caen, et une rue à Mondeville.
  • Ernest Bourgault (1918 - 2009), écrivain canadien. Séjourna à Saint-André-sur-Orne durant la Seconde Guerre mondiale. Il raconte cet épisode dans son livre Ma guerre buissonnière[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[15].
  1. M. F. Vaultier, « Recherches historiques sur l'ancien doyenné de Vaucelles, au diocèse de Bayeux  » dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 2e série, vol. XII, Hardel, Caen, 1841
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Nancy Amis, « Les orphelins de la Normandie », Anthenium Books, New York and London, 2003
  4. « Le figaro - Cantonales 2004 » (consulté le 29 mars 2009)
  5. Réélection 2014 : « Saint-André-sur-Orne (14320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 mai 2014)
  6. Communiqué de presse, 11 juin 2012
  7. Archives en ligne de l'INA
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Église d'Étavaux, dite aussi chapelle Saint-Orthaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Ancienne abbaye Saint-Etienne-de-Fontenay », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Livre "The Chronica maiora of Thomas Walsingham, 1376-1422" de Thomas Walsingham, David Preest, James G. Clark, Oxford, 2005
  13. Voir monument à l'ancien Palais de Justice de Caen
  14. Livre "Ma guerre buissonnière" d'Ernest Bourgault, ed. Boréal, 2000
  15. Site de l'IGN.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Art de Basse-Normandie (Caen), no 129, 4e trim. 2003 : "May, Saint-André et Saint-Martin-de-Fontenay. Trois communes sœurs"

Liens externes[modifier | modifier le code]

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