Robert Tournières

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Robert Tournières

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Robert Tournières par Pierre Lesueur, 1747, château de Versailles

Nom de naissance Robert Le Vrac de Tournières
Naissance 1667
Ifs
Décès 1752
Caen
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Portrait d'une femme en Hébé, musée de l'Ermitage.

Robert Tournières[1], né le 17 juin 1667 à Ifs[2] et mort à Caen le 18 mai 1752, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, graveur de son état, avait épousé une veuve, la mère de François Lemoyne.

Élève de Lucas Delahaye, puis de Bon Boullogne et de Hyacinthe Rigaud, Tournières est reçu deux fois à l’Académie royale de peinture, en 1702, comme peintre de portraits avec les portraits des peintres Pierre Mosnier et Michel Corneille, et le 24 octobre 1716, comme peintre d’histoire avec l’Invention du dessin (1716), montrant un couple d’amoureux éclairés par une seule bougie. Promu professeur auxiliaire en 1737, il expose avec succès au Salon de 1742.

Le caractère hétérogène de son œuvre est typique d’un artiste de la période transitoire de la Régence : les éléments hollandais donnent à son travail un caractère nouveau et plus intime, tandis que légèreté de sa palette préfigure le style rococo. Il exécute de grandes peintures, dont le souvenir et la trace sont perdus, et de petites dans lesquelles il se distingue, influencées par Godfried Schalken et Gérard Dou qu’il avait spécialement étudiés.

Avec un réel talent de physionomiste et de peintre, Tournières joui de son vivant d’une très grande réputation. Fort recherché de son temps, il laisse un nombre considérable de portraits conservés pour la plupart dans des collections particulières. Avec un coloris délicat, une convenance parfaite dans la pose et l’ajustement, une certaine élégance dans les draperies, il est, suivant le mot d’un éminent critique[Lequel ?], un artiste plus soigneux que puissant et, sans pouvoir être compté au rang des premiers portraitistes, il y tient une place honorable.

Retourné vivre près de sa ville natale en 1749, il cesse de peindre.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Allégorie de l’automne, musée des beaux-arts de Rouen
  • Allégorie de l’été, musée des beaux-arts de Rouen
  • Colbert de Torcy (1665-1746), château de Versailles
  • Dibutade dessinant à la lueur d’une lampe le portrait de son amant ou L'Invention du dessin, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris
  • Famille dans un paysage, musée des beaux-arts de Nantes
  • Le Déjeuner au jambon, Versailles, musée Lambinet
  • Portrait dit du sculpteur Brodon, musée des beaux-arts de Caen
  • Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, chancelier de France (1643-1727), Versailles, musée national du château et de Trianon
  • Michel Corneille l’ainé (1642-1708), Versailles, musée national du château et de Trianon
  • Moïse sauvé des eaux, musée des beaux-arts de Caen
  • Pierre Mosnier ou Monnier (1641-1703), Versailles, musée national du château et de Trianon
  • Portrait d’homme âgé, musée du Louvre, Paris
  • Portrait de Jacques Crevel, recteur de l’université de Caen, bibliothèque municipale de Caen
  • Portrait d’une famille dans un paysage, musée des beaux-arts de Nantes
  • Portrait de Charles de la Boische, marquis de Beauharnais, gouverneur du Canada ou Portrait d’homme décoré du cordon rouge (ancien titre), musée de Grenoble
  • Portrait de famille dans un salon, musée des beaux-arts de Nantes
  • Portrait de femme, la main gauche sur la poitrine, musée des beaux-arts de Rouen
  • Portrait de l’orfèvre Nicolas de Launay et de sa famille, musée des beaux-arts de Caen
  • Portrait de la famille Maupertuis, musée des beaux-arts de Nantes
  • Portrait de Louis Henri de Bourbon, prince de Condé (1621-1686) , dit autrefois Le maréchal de Berwick, musée des beaux-arts de Rennes
  • Portrait du comte de Pontchartrain, musée des beaux-arts de Rennes
  • Portrait de Voltaire, musée des beaux-arts de Rouen
  • Portrait du chancelier d’Aguesseau, musée des beaux-arts de Rouen
  • Portrait du chancelier Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, musée des beaux-arts de Dijon
  • Portrait du graveur Audran, musée des beaux-arts de Caen
  • Portrait en buste du chancelier d’Aguesseau, musée des beaux-arts de Rouen
  • Portrait présumé de Maria Sybilla Merian, musée des beaux-arts de Caen
  • Portrait de Jacques Le Bourguignon du Perré, musée des beaux-arts de Caen
  • Portrait supposé de monsieur de Saint-Cannat et de ses enfants, musée des beaux-arts de Marseille
  • Sanglier faisant tête aux chiens, musée national du château de Fontainebleau

Hommages[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, une voie du nouveau quartier Saint-Paul à Caen, sa ville natale, est appelée rue Robert Tournières [3].

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Olivier Merson, La Peinture française au XVIIe et au XVIIIe siècle, Paris, Alcide Picard et Kaan, [S.d.], p. 218-20.
  • Raphael Pinset, Histoire du portrait en France, Paris, A. Qantin, 1884, p. 149.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Robert Le Vrac de Tournières.
  2. Robert Tournières est né à Ifs près de Caen, source : Histoire des peintres de toutes les écoles... Par Charles Blanc
  3. Les 50.000 adresses du Calvados et Annuaire Administratif Réunis, Caen, 1964, p. 509.