Débarquement de Normandie

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Opération Neptune
Into the Jaws of Death, photographie des troupes américaines avançant dans l'eau d'Omaha Beach, le 6 juin 1944.
Into the Jaws of Death, photographie des troupes américaines avançant dans l'eau d'Omaha Beach, le 6 juin 1944.
Informations générales
Date 6 juin 1944
Lieu Normandie (France)
Issue Victoire alliée décisive
Belligérants
Nations principales
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada

Autres pays contributeurs
Drapeau de la France Armée française de la Libération
Drapeau de la Pologne Armée polonaise de l'Ouest
Drapeau de la Tchécoslovaquie Forces tchécoslovaques libres
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau de la Belgique Forces belges libres
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande

Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Drapeau des États-Unis Dwight D. Eisenhower
Drapeau du Royaume-Uni Bernard Montgomery
Drapeau des États-Unis Omar Bradley
Drapeau du Royaume-Uni Trafford Leigh-Mallory
Drapeau du Royaume-Uni Arthur Tedder
Drapeau du Royaume-Uni Miles Dempsey
Drapeau du Royaume-Uni Bertram Ramsay
Drapeau du Canada Rodney Keller
Drapeau de la France André Lemonnier
Drapeau de l'Allemagne Gerd von Rundstedt
Drapeau de l'Allemagne Erwin Rommel
Drapeau de l'Allemagne Leo Geyr von Schweppenburg
Drapeau de l'Allemagne Friedrich Dollmann
Drapeau de l'Allemagne Hans von Salmuth
Drapeau de l'Allemagne Wilhelm Falley
Forces en présence
156 000 hommes[Note 1] 380 000 hommes
Pertes
Au moins 12 000 dont 4 400 tués[Note 2] 4 000-9 000[1]
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Bataille de Normandie

Neptune · Tonga · Utah Beach · Omaha Beach · Gold Beach · Juno Beach · Sword Beach · Pointe du Hoc · Manoir de Brécourt · Caen · Perch · Carentan · Mesnil-Patry · Elle · Villers-Bocage · Haies · Cherbourg · Epsom · Windsor · Charnwood · Jupiter · Goodwood · Atlantic · Martlet · Crête de Verrières · Spring · Saint-Lô · Cobra · Bluecoat · Totalize · Mortain · Tractable · Côte 262 · Poche de Falaise · Chambois · Rennes · Saint-Malo · Brest · Paris

Coordonnées 49° 20′ 00″ N 0° 34′ 01″ O / 49.333333333333, -0.5669444444444449° 20′ 00″ Nord 0° 34′ 01″ Ouest / 49.333333333333, -0.56694444444444  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Débarquement de Normandie.

Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie

(Voir situation sur carte : Basse-Normandie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Débarquement de Normandie.

L’opération Neptune est le nom de code donné au débarquement en Normandie des troupes alliées en juin 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale. Il précède la bataille de Normandie.

C'est la phase d'assaut de l'opération Overlord qui vise à créer une tête de pont alliée de grande échelle dans le nord-ouest de l'Europe et l'ouverture d'un nouveau front à l'Ouest.

Cette opération incluait de nombreux mouvements :

Une fois les plages prises, l'opération se poursuit par la jonction des forces de débarquement et l'établissement d'une tête de pont sur la côte normande puis l'acheminement d'hommes et de matériels supplémentaires. Les jours suivants voient la mise en place des structures logistiques (ports, oléoduc (PLUTO)) pour le ravitaillement du front et le débarquement de troupes supplémentaires. L'opération cesse officiellement le 30 juin 1944. Bien qu'il soit quelquefois affirmé que l'opération Neptune ne fut que la partie navale de l'opération Overlord, elle-même souvent limitée au seul débarquement allié et à l'établissement des têtes de pont sur la côte normande, les sources historiques établissent clairement que l'opération Neptune est la partie débarquement et établissement d'une tête de pont côtière au sein de la plus vaste opération Overlord qui visait quant à elle à l'établissement d'une tête de pont de plus grande échelle dans le Nord-Ouest de l'Europe.

Avant et durant l'opération Neptune eut lieu l'opération Fortitude, nom de code collectif des opérations de désinformation et de diversion des Alliés dont le but était double :

  • d'abord dissimuler à l'état-major allemand le lieu réel du débarquement en Europe du Nord-ouest ;
  • ensuite, une fois le débarquement de Normandie effectué, faire croire qu'il ne s'agissait que d'un débarquement secondaire de diversion. Le premier objectif tactique était d'éviter un renforcement des défenses, ainsi qu'une concentration de troupes en Normandie. Il s'agissait ensuite d'éviter une arrivée trop rapide des renforts allemands dans les premiers jours suivants le débarquement. En particulier, il fallait tenir à l'écart les unités blindées de la XVe armée stationnées dans le Pas-de-Calais avant que les Alliés aient pu établir une tête de pont suffisamment solide.

L'opération Fortitude comprit deux volets :

Buts de l'opération Neptune[modifier | modifier le code]

L'opération Neptune doit répondre à deux objectifs successifs : établir une tête de pont sur la côte normande puis y acheminer renforts et ravitaillement. Pour cela Neptune va s'articuler en plusieurs opérations :

  • Dans la nuit du 5 au 6 juin : actions aéroportées et traversée de la Manche par la flotte.
    • Opérations aéroportées pour sécuriser le flanc est sur l'Orne et le flanc ouest ainsi que la sortie de plage à l'ouest dans le Cotentin.
      • Opération Tonga : parachutage et arrivée par planeur de la 6e division aéroportée britannique sur le flanc est du canal de Caen à la mer et à Ranville, près de la rivière Orne. Le but est de tenir le flanc gauche du secteur de débarquement, particulièrement les ponts pour empêcher les blindés allemands de rejoindre les plages mais permettre par la suite aux blindés britanniques de les utiliser. En effet la zone du débarquement était bordée à l’Est par le canal de Caen à la mer et par l’Orne. Le contrôle des deux ponts les plus proches de la zone de débarquement, le Pegasus Bridge et le pont de Ranville s’avérait un objectif stratégique.
      • Opérations Albany et Boston : parachutages de régiment des 101e et 82e divisions aéroportées américaines dans le nord-est du Cotentin. Elles furent précédées par la mise en place des pathfinders (en) et suivies par l'atterrissage de planeurs de ces mêmes divisions (opération Chicago, Keokuk, Detroit et Elmira). Elles seront suivies par d'autres opérations parachutées le 7 juin. Leur but est de protéger le flanc ouest de la zone de débarquement et surtout de contrôler les sorties de plages d'Utah Beach. En effet celle-ci, contrairement aux autres plages, se trouve sur un cordon littoral isolé par des marais et n'est reliée que par quelques routes à la péninsule du Cotentin.
    • Opération Dingson, opération Samwest : parachutages en Bretagne de 36 parachutistes français en 4 groupes.
    • Traversée de la Manche de la flotte de débarquement et des bâtiments d'appui naval avec préalablement les :
  • Jour J : Assaut et débarquement
    • Bombardement aérien puis naval des défenses allemandes sur la côte devant les plages de débarquement et des batteries de canons plus à l'intérieur des terres.
    • Assaut sur les 5 plages de la côte normande : Utah Beach, Omaha Beach pour les Américains et Sword Beach, Juno Beach et Gold Beach pour les Anglo-Canadiens. S'y rajoutent l'escalade et la prise de la pointe du Hoc par les Rangers américains.
    • Une fois les plages et leurs abords pris, elles doivent être nettoyées et des chenaux dégagées afin de permettre un débarquement de plus grande ampleur de troupes et de matériels.
  • Jours suivants : Mise en place des structures de ravitaillement
    • Deux ports artificiels, projet Mulberry : les alliés ont renoncé à prendre directement un port en eaux profondes. Pour pouvoir acheminer le ravitaillement, armements et troupes, ils vont mettre en place deux ports artificiels devant deux des plages prises.
    • Un oléoduc à travers la Manche, l'opération PLUTO.
Les plages du débarquement, avec la position des navires de ligne

Déclenchement de l'opération[modifier | modifier le code]

Message d'Eisenhower aux troupes d'assaut, le 5 juin 1944
D-Day Statement to Soldiers, Sailors, and Airmen of the Allied Expeditionary Force - NARA - 186473.jpg
Grand Quartier Général
des Forces Expéditionnaires Alliées,



Soldats, Marins et Aviateurs des Forces Expéditionnaires Alliées !
Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d'armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples d'Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre.

Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.

Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations-Unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d'homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs. Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d'importantes réserves d'hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !

J'ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n'accepterons que la Victoire totale !

Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.
Dwight D. Eisenhower

Flottes en présence[modifier | modifier le code]

Le commandement général de la Force navale expéditionnaire alliée, incluant le transport des troupes et l'appui feu naval sur les côtes est assuré par l'amiral britannique Sir Bertram Ramsay qui a été le responsable de la planification du débarquement en Afrique du Nord en 1942 et dont l'une des deux flottes participa au débarquement en Sicile l'année suivante. Cette force navale était divisée en deux Naval Task Forces :

  • une occidentale commandée par le contre-amiral américain Alan Kirk ;
  • une orientale commandée par le contre-amiral britannique Sir Philip Vian, vétéran du débarquement en Italie.

La flotte d'invasion était composée de 6 939 navires (1 213 navires de guerre, 4 126 navires de transport et 1 600 navires de soutien dont de nombreux navires marchands) provenant de huit marines différentes (principalement l'US Navy et la Royal Navy mais également plusieurs navires des flottes de pays du Commonwealth, de l'Armée française de la Libération, de la marine royale norvégienne, des cargos armés des marines marchandes polonaise, néerlandaise, belge et danoise).

Traversée de la Manche[modifier | modifier le code]

Plan de la traversée

La mise en place de cette énorme flotte s'effectua dans tous les ports de la côte sud de l'Angleterre, de Plymouth jusqu’à Newhaven, dont il a fallu compléter les installations par 130 embarcadères supplémentaires.

Déplacer cette armada exigea la définition de quatre passages maritimes depuis les ports britanniques jusqu’à un carrefour au centre de la Manche appelé Spout ou Piccadilly Circus. De cette zone d'un diamètre de 10 milles marins, dix chenaux (2 par plage d'assaut) nettoyés par des dragueurs de mines et balisés de bouées lumineuses permettent aux bateaux (navires de ligne, chalands) d'arriver jusqu'aux 5 plages de débarquement. Les navires se positionnent à environ 10 milles au large des plages entre h 0 et h 0 du matin le 6 juin.

Couverture navale[modifier | modifier le code]

Une part importante de l'opération Neptune était la protection des voies utilisées par les navires alliés et des plages contre la Kriegsmarine. Cela fut confié à la Home Fleet. Les Alliés percevaient deux menaces maritimes allemandes importantes :

  • L'attaque par de gros navires de surface stationnés en Norvège et en mer Baltique. Cette menace était sans doute surévaluée par les Alliés qui ne réalisaient pas, avant juin 1944, la grande faiblesse de la marine de surface allemande dont certains navires n'étaient pas en état de combattre, manquaient de carburant, d'équipages et d'entraînement. Ces gros navires ne s'aventuraient plus guère en mer : il s'agissait du Tirpitz, réfugié dans un fjord de Norvège ; d'un croiseur de bataille, le Gneisenau, qui était en réalité hors d'état de combattre ; des cuirassés de poche Admiral Scheer et Lützow et de cinq croiseurs. Le gros de la Home Fleet était rassemblé en mer du Nord, avec des navires de ligne récents et les porte-avions que l'Amirauté n'avait pas voulu engager dans la Manche à cause de la menace des mines. Elle devait s'opposer le cas échéant à une éventuelle sortie des forces navales de surface allemandes. Le canal de Kiel en mer du Nord avait aussi été miné préventivement (opération Bravado).
  • La seconde menace était les U-boots en provenance de l'Atlantique. Une surveillance aérienne fut mise en place à partir de trois petits porte-avions d'escorte et par le Costal Command de la RAF maintenant un cordon de sécurité jusqu’à très à l'ouest de la pointe des Cornouailles (Land's End). Quelques U-boots furent repérés mais sans représenter de réels dangers.
  • Une troisième menace existait toutefois avec les unités de S-Boot, mais avec 20 vedettes lance torpilles opérationnelles en Manche et 9 en mer du Nord, c'était bien peu devant l'armada alliée.

D'autres efforts furent déployés pour sécuriser l'approche occidentale de la Manche contre des forces navales allemandes venant de Bretagne ou de la côte atlantique. Des champs de mines furent posés (opération Maple) pour forcer les navires ennemis à sortir hors de leur zone de protection aérienne et à se trouver dans des zones où les destroyers alliés pouvaient les attaquer. L'activité navale ennemie fut mineure mais le 4 juillet, quatre destroyers allemands furent coulés ou forcés de rejoindre Brest.

Le Pas-de-Calais fut fermé par des champs de mines, des patrouilles navales et aériennes, des contrôles radar et des bombardements efficaces des ports ennemis de la zone réduisant les risques de raids allemands. Les forces navales allemandes de la zone étaient d'ailleurs assez faibles mais pouvaient être renforcées depuis la mer Baltique. Mais cette flotte devait surtout servir à protéger le Pas-de-Calais où les Allemands attendaient le débarquement et aucune tentative de forcer le blocus allié ne se produisit dans ce secteur.

La couverture navale fut un succès, plus de 300 destroyers et escorteurs étaient chargés à l'entrée de la Manche de refouler les bâtiments légers et les U-boots allemands. Il n'y eut pas d'attaque par ces derniers et seulement quelques tentatives par des navires allemands de surface, sans conséquences sur la flotte alliée. Les seules pertes de navires en mer furent le fait de mines ou de rares excursions aériennes allemandes après le 6 juin.

Appui naval[modifier | modifier le code]

Il était assuré par les deux Task forces (Forces opérationnelles) :

  • L'Eastern Task Force (orientale) de la Royal Navy. Elle alignait 2426 navires de débarquement, 2 cuirassés, 11 croiseurs, 1 canonnière et 37 destroyers dont La Combattante des ex-forces navales françaises libres et plusieurs dizaines de bâtiments légers.

Les forces alliées réservèrent à l'appui feu direct des plages de débarquement un ensemble impressionnant de 5 cuirassés, 20 croiseurs, 148 destroyers et près de 350 chalands de débarquement équipés pour la circonstance de roquettes, de canons ou de pièces antiaériennes pour le soutien direct et l'appui feu des troupes au plus près des plages de débarquement.

Cet appui-feu des bâtiments alliés se poursuivit les jours suivants, même une fois les plages prises, principalement pour réduire des batteries, de l'artillerie ou des unités allemandes situées plus à l'intérieur des terres, le feu étant alors déclenché sur demande des troupes alliées au sol.


WESTERN TASK FORCE
Forces U et O
Navire amiral : croiseur AUGUSTA
13 navires de ligne + 19 destroyers + 56 dragueurs de mines + 62 petits dragueurs + 12 frégates + 4 corvettes + 113 navires de mines
Liste des navires de ligne de la Force U – Utah Beach[2]
Nom Erebus Black Prince Tuscaloosa Quincy Nevada Hawkins Enterprise Soemba Aconit
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Drapeau de la France France
Type monitor croiseur croiseur croiseur cuirassé croiseur croiseur canonnière corvette
Classe Erebus Dido New Orleans Baltimore Nevada Hawkins Emerald Flores Flower
Fin fabrication 1916 1943 1934 1943 1918 1919 - 1926 1941
Déplacement normal 8 000 5 600 10 136 14 472 27 500 9 750 7 300 1 475 950
Long. en m 123,4 147,8 179,2 205,2 175,3 184,4 173,7 45,5 62,7
Larg. en m 26,9 15,4 18,8 21,6 29,1 19,8 16,6 11,5 10,7
Tirant en m 3,6 5,1 6,9 7,3 8,7 5,9 5,6 3,5 2,7
Vitesse 14 32 32,7 33 20,5 30 33 15 16
Armement 2 × 381 mm 4 × 155 mm 9 × 203 mm 9 × 203 mm 10 × 356 mm 7 × 190 mm 4 × 105 mm 3 × 150 mm 1 × 101.6 mm
- 2 × 152 mm 8 × 127 mm 12 × 127 mm 21 × 127 mm 6 × 76 mm 4 × 20 mm - 1 × 40 mm
Équipage 204 480 868 1039 864 712 850 132 65
Objectif Gatteville + La Pernelle Morsalines Quinéville Saint-Marcouf Azeville St-Martin Madeleine Utah beach Utah beach
Liste des navires de ligne de la Force O – Omaha Beach[2]
Nom Texas Glasgow Georges Leygues Montcalm Arkansas
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau de la France France Drapeau de la France France Drapeau des États-Unis États-Unis
Type cuirassé croiseur croiseur croiseur cuirassé
Classe New York Town La Galissonnière La Galissonnière Wyoming
Fin fabrication 1914 1936 1937 1937 1912
Déplacement normal 27 000 9 100 8 214 8 214 26 000
Long. en m 172,3 170,1 179,5 179,5 169,9
Larg. en m 29,1 18,8 17,4 17,4 28,4
Tirant en m 8,7 6,5 5,3 5,3 8,7
Vitesse 21 32 31 31 20,5
Armement 10 × 356 mm 12 × 152 mm 9 × 152 mm 9 × 152 mm 12 × 305 mm
- 21 × 127 mm 8 × 102 mm 8 × 90 mm 8 × 90 mm 21 × 127 mm
Équipage 1042 748 764 764 1063
Objectif Pointe du Hoc Omaha beach Omaha beach Port en Bessin Omaha beach

EASTERN TASK FORCE
Forces G, J et S
Navire amiral : Croiseur SCYLLA
15 navires de ligne + 37 destroyers + 42 dragueurs de mines + 87 petits dragueurs + 19 frégates + 17 corvettes + 90 navires de mines + 2 sous-marins de poche
Liste des navires de ligne de la Force J – Gold Beach[2]
Nom Ajax Argonaut Emerald Orion Flores Belfast Diadem
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Type croiseur croiseur croiseur croiseur canonnière croiseur croiseur
Classe Leander Dido Emerald Leander Flores Town Dido
Fin fabrication 1935 NC 1926 NC 1926 1939 1944
Déplacement normal 7 270 5 600 7 300 7 270 1 475 10 055 5 600
Long. en m 159,1 147,8 173,7 159,1 45,5 176,5 147,8
Larg. en m 16,9 15,4 16,6 16,9 11,5 19,3 15,4
Tirant en m 6 5,1 5,6 6 3,5 6,5 5,1
Vitesse 32,5 32 33 32,5 15 32,5 32
Armement 8 × 152 mm 8 × 112 mm 7 × 152 mm 8 × 152 mm 3 × 150 mm 12 × 152 mm 8 × 112 mm
- 4 × 102 mm 5 × 102 mm 4 × 102 mm 4 × 20 mm 12 × 102 mm
Equipage 570 480 850 570 132 850 480
Objectif Longues Vaux Arromanches Mont Fleury Arromanches Ver Moulineaux
Force G - Soutien naval de JUNO BEACH assuré par les 11 destroyers de la zone. Pas de navire de ligne.
Liste des navires de ligne de la Force S – Sword Beach[2]
Nom Danae Dragon Frobisher Arethusa Mauritius Roberts Ramillies Warspite
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau de la Pologne Pologne[3] Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Type croiseur croiseur croiseur croiseur croiseur monitor cuirassé cuirassé
Classe Danae Danae Hawkins Arethusa Crown Colony Roberts Revenge Queen Elizabeth
Fin fabrication 1918 1918 1920 1935 1941 1941 1916 1915
Déplacement normal 4 970 4 970 9 750 5 220 8 530 7 973 28 000 27 500
Long. en m 143,6 143,6 184,4 146,3 164 113,8 190,3 196,8
Larg. en m 13,9 13,9 19,8 15,6 18,9 27,4 27 27,6
Tirant en m 5 5 5,9 5 6 4,1 8,7 8,8
Vitesse 29 29 30,5 32,3 31,5 12,5 13 23
Armement 6 × 152 mm 6 × 152 mm 7 × 190 mm 6 × 152 mm 12 × 152 mm 2 × 381 mm 8 × 381 mm 8 × 381 mm
- 2 × 76 mm 2 × 76 mm 6 × 76 mm 4 × 100 mm 8 × 100 mm 8 × 100 mm 14 × 152 mm 14 × 152 mm
Equipage 450 450 712 500 920 442 908 925
Objectif Ouistreham Graye Riva bella Merville Houlgate Houlgate Bénerville Villerville

HOME COMMAND
flotte de commandement
1 navire de ligne + 20 destroyers + 50 corvettes + 292 navires de mines + 58 groupes anti-sous-marins

Appui aérien[modifier | modifier le code]

L'aviation alliée apportait aussi son appui à l'opération Neptune. En assurant une couverture constante au-dessus de la flotte de débarquement et des plages, et surtout en complétant la préparation navale par un tapis de 4 000 tonnes de bombes sur les principaux sites de débarquement (avec plus ou moins de succès, très efficaces à Utah Beach mais un échec à Omaha Beach).

Pour le jour J, l'Air Chief Marshall Robert Mallory disposait de 7 500 avions de reconnaissance, chasseurs et bombardiers légers, qui, le cas échéant, pouvaient être renforcés par 3 500 avions de l'aviation de bombardement stratégique du Bomber Command.

Les Alliés ne disposeront de leur première piste d'aviation en Normandie que le 12 juin près d'Utah Beach, la prise de Caen et de l'aérodrome de Carpiquet dans les premiers jours de la bataille ayant échoué (Voir bataille de Caen).

Assaut sur les plages[modifier | modifier le code]

Au début de l'opération Neptune, se déroula l'opération Gambit quand les sous-marins miniatures britanniques, les 2 X-Craft, vinrent se mettre en position près des plages pour guider la flotte d'invasion.

Les troupes d'assaut débarquèrent sur les 5 plages, désignées par les noms de code devenus célèbres : SWORD BEACH, JUNO BEACH, GOLD BEACH, OMAHA BEACH, et UTAH BEACH.

L'ordre de bataille était approximativement le suivant :

Logistique[modifier | modifier le code]

L'opération Neptune ne se limita pas seulement au transport des troupes d'assaut. Elle assura le ravitaillement des têtes de pont. Ce qui était une source d'ennui pour l'état-major allié à cause de l'absence de port en eau profonde disponible dans les premiers jours de la bataille de Normandie. Les Alliés ne pouvaient disposer que des petits ports de pêche de Port-en-Bessin et Courseulles dont la capacité d'accueil était minime, ce qui limitait l'ampleur du débarquement.

Ports artificiels[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port Mulberry.

Pour résoudre ce problème, les Alliés conçurent d'« apporter leur port avec eux ». Quinze jours après le débarquement, débuta la mise en place de deux ports artificiels, les Mulberries face aux plages de Saint-Laurent-sur-Mer (Mulberry A, port américain) et d'Arromanches (Mulberry B, port britannique). Ces deux ports devaient être capables de permettre le débarquement de 6 500 véhicules et 40 000 tonnes d'approvisionnement par semaine. Une tempête détruisit le Mulberry A américain et endommagea le Mulberry B britannique et dans les faits, la majeure partie du débarquement du matériel et des troupes continua à se faire par les plages et par l'utilisation intensive et plus qu'initialement prévu des petits ports côtiers et ce jusqu’à la prise et la remise en marche du port de Cherbourg pour pouvoir acheminer du carburant, des munitions et des soldats en renfort.

Approvisionnement en carburant[modifier | modifier le code]

L'approvisionnement en carburant était un des éléments vitaux de la réussite de l'opération Overlord. Les Alliés avaient estimé leurs besoins à 15 000 tonnes à J+41 (soit le 15 juillet) pour approvisionner en essence les 200 000 véhicules qui auraient déjà été débarqués[4] mais également l'avgas des avions ou le mazout des navires de la zone. Pendant les 10 premiers jours, les Alliés faisaient échouer sur les plages des LCT remplis de jerricans d'essence[4]. En parallèle, deux points d'ancrage pour pétroliers étaient installés au large de Sainte-Honorine-des-Pertes et reliés à la côte et au mont Cauvin par des tuyaux souples[4]. Un terminal pétrolier sommaire était installé le long des jetées de Port-en-Bessin et relié lui aussi au Mont-Cauvin par un oléoduc[4].

À partir du 15 juillet, ces systèmes d'approvisionnement dit mineurs devaient être remplacés par des systèmes de plus grande échelle à partir du port de Cherbourg reconquis. Le terminal pétrolier d'avant-guerre de la marine nationale de la digue de Querqueville devait être remis en marche avec l'accostage de gros pétroliers mais surtout avec la mise en place d'un oléoduc sous la Manche. Mais les importantes destructions allemandes du port ne permirent au premier pétrolier allié de n'accoster à Querqueville que le 25 juillet et la mise en place de l'oléoduc fut elle aussi retardée[4].

Article détaillé : Opération PLUTO.

Il s'agissait de dérouler entre l'île de Wight et Querqueville, soit une centaine de kilomètres, dix tuyaux souples sous la mer (Pipe-Lines Under The Ocean ou PLUTO), ce qui n'avait encore jamais été fait dans l'Histoire[4]. Initialement, le premier tuyau devait entrer en fonctionnement le 18 juin, soit 12 jours après le débarquement. Mais la prise de Cherbourg plus tardive, le long nettoyage des eaux du port et le mauvais temps retardèrent sa mise en service de 6 semaines et il ne put rentrer en fonction qu'au début du mois d'août. Néanmoins, le manque de carburant ne se fit pas trop sentir, le front ne progressant pas ou peu[4].

Le fonctionnement de PLUTO se révéla également insuffisant, chaque tuyau ne fournissant pas les 300 tonnes/jour initialement prévues[4], obligeant les Alliés à poursuivre des débarquement de carburant sur les plages, à décharger dans le port de Courseulles-sur-Mer et à continuer de faire fonctionner le terminal de Port-en-Bessin[4]. Par la suite, avec l'avancée des Américains, PLUTO fut prolongé par un oléoduc terrestre jusqu'à Avranches[4]. Au mois d'aout, il sera redirigé vers la Seine et Paris. 7500 sapeurs américains aidés de 1500 prisonniers de guerre allemands participeront aux travaux de cet oléoduc[4].

En chiffres[modifier | modifier le code]

Effectifs engagés[modifier | modifier le code]

  • 287 000 - Nombre de personnes embarqués à bord des navires alliés le Jour J
  • 156 115 - Nombre de soldats et parachutistes alliés engagés en Normandie le 6 juin 1944 à minuit
  • 132 000 - Nombre de soldats alliés ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
  • 25 000 - Nombre de marins alliés engagés dans le cadre de l'opération Neptune
  • 73 000 - Nombre de soldats britanniques ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
  • 59 000 - Nombre de soldats américains ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
  • 40 000 - Nombre de soldats allemands répartis sur les secteurs de débarquement
  • 34 250 - Nombre de soldats américains débarqués à Omaha Beach le 6 juin 1944 à minuit
  • 28 845 - Nombre de soldats britanniques débarqués à Sword Beach le 6 juin 1944 à minuit
  • 24 970 - Nombre de soldats britanniques débarqués à Gold Beach le 6 juin 1944 à minuit
  • 23 250 - Nombre de soldats américains débarqués à Utah Beach le 6 juin 1944 à minuit
  • 21 400 - Nombre de soldats canadiens débarqués à Juno Beach le 6 juin 1944 à minuit
  • 15 500 - Nombre d'Américains parachutés le 6 juin 1944 à minuit
  • 7 900 - Nombre de Britanniques parachutés le 6 juin 1944 à minuit
  • 360 - Nombre de parachutistes éclaireurs alliés (Pathfinders) largués au-dessus de la Normandie
  • 225 - Nombre de Rangers américains du 2e bataillon engagés à la Pointe du Hoc le 6 juin 1944
  • 177 - Nombre de soldats du commando français Kieffer ayant débarqué sur Sword Beach
  • 15 - Nombre de nations et régions différentes engagées dans les forces alliées pour l'opération Overlord

Matériel déployés[modifier | modifier le code]

  • 200 000 - Nombre d'obstacles de plage installés par les Allemands le long du Mur de l'Atlantique
  • 200 000 - Nombre de véhicules alliés de toutes sortes débarqués en Normandie le 6 juin 1944 à minuit
  • 11 590 - Nombre d'appareils alliés (chasseurs, bombardiers, transport, reconnaissance et planeurs)
  • 10 395 - Tonnage de bombes alliées larguées sur la Normandie toute la journée du 6 juin 1944
  • 9 500 - Nombre d'avions alliés d'attaque et d'appui en vol le Jour J
  • 7 616 - Tonnage de bombes alliées larguées sur la Normandie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944
  • 6 939 - Nombre total de navires déployés lors de l'opération Neptune
  • 3 200 - Nombre de véhicules débarqués sur Juno Beach le Jour J
  • 2 218 - Nombre de bombardiers alliés engagés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944
  • 1 900 - Nombre d'avions et de planeurs alliés utilisés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944
  • 1 742 - Véhicules américains débarqués à Utah Beach le Jour J
  • 1 695 - Tonnage de matériel débarqué par les Américains à Utah Beach
  • 832 - Nombre d'avions Douglas C-47 Dakota engagés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944
  • 815 - Nombre d'appareils des forces aériennes allemandes (Luftwaffe) disponibles le Jour J
  • 200 - Nombre de bâtiments de guerre ayant participé au bombardement naval du 6 juin 1944 (cuirassés, monitors, croiseurs et destroyers)

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

  • 10 500 - Nombre de pertes alliées le 6 juin à minuit (tués, blessés, disparus, prisonniers)
  • 10 000 - Estimation du nombre de pertes allemandes le 6 juin 1944 à minuit
  • 6 000 - Pertes américaines le Jour J
  • 3 800 - Nombre de militaires alliés tués dans le cadre de l'opération Neptune 6 juin 1944 à minuit
  • 2 500 - Pertes américaines sur la plage d'Omaha le Jour J
  • 1 063 - Pertes canadiennes sur la plage de Juno le Jour J
  • 708 - Blessés et disparus canadiens sur la plage de Juno le Jour J
  • 630 - Pertes britanniques sur la plage de Sword le Jour J
  • 413 - Pertes britanniques sur la plage de Gold le Jour J
  • 355 - Nombre de soldats canadiens tués sur la plage de Juno le Jour J
  • 197 - Pertes américaines sur la plage d'Utah le Jour J
  • 41- Pertes françaises du commando Kieffer le 6 juin 1944 à minuit
  • 31 - Nombre de blessés du commando Kieffer pendant le Jour J
  • 10 - Nombre de tués du commando Kieffer (2 officiers, 8 commandos) pendant le Jour J

Pertes matérielles[modifier | modifier le code]

  • 120 - Nombre de navires alliés endommagés (du 6 au 30 juin 1944)
  • 59 - Nombre de navires alliés coulés (du 6 au 30 juin 1944)
  • 27 - Nombre de chars amphibies américains coulés à Omaha Beach le Jour J (sur 32 engagés)

Missions effectuées[modifier | modifier le code]

  • 11 085 - Nombre de missions effectuées par les forces aériennes alliées le 6 juin 1944
  • 10 750 - Nombre de sorties (aller-retour) de l'aviation alliée pendant les 24 heures du Jour J- Nombre de sortie de la Luftwaffe (armée de l'air allemande) le 6 juin 1944[5]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ddaymuseum.co.uk/d-day/d-day-and-the-battle-of-normandy-your-questions-answered
  2. a, b, c et d Yves Buffetaut, Navires du débarquement, Marines Éditions, p. 55-66
  3. Kosiarz, Edmund, Flota Bialego Orla (La flotte de l'aigle blanc), Gdansk 1984, page 260.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Rémi Dequesnes, Normandie 1944 - le débarquement et la bataille de Normandie, Éditions Ouest-France, 2009, p. 178-181. Chap. Le Ravitaillement des armées en carburant
  5. http://www.dday-overlord.com/debarquement_chiffres.htm

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire officielle britannique estime à 156 115, le nombres d'homme ayant débarqués dont 57 500 Américains et 75 215 Britanniques et Canadiens sur les mers et 15 500 Américains et 7 900 Britanniques dans les airs Ellis, Allen et Warhurst 2004, p. 521-533
  2. L'estimation initiale pour les pertes alliées étaient de 10 000 pertes, dont 2 500 tués. Les recherches du National D-Day Mémorial ont confirmé 4 414 décès, dont 2 499 Américains et 1 915 d'autres pays.Whitmarsh 2009, p. 87

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie. Des origines à la Libération de Paris 1941-1944, Seuil, coll. « L'Univers »,‎ 2007
  • Anthony Kemp, 6 juin 1944, Découverte Gallimard, coll. « Série Histoire »,‎ 1994 (ISBN 2-07-058353-8)
  • Yves Buffetaut, Navires du débarquement, Marines Éditions,‎ 2003 (ISBN 2-909675-98-X)
  • Claude Rives et Will Fowler, Le Débarquement, Tana,‎ 2004 (ISBN 2-7373-3226-5)
  • (en) Anthony Beevor, D-Day et la bataille de Normandie, Calmann-Lévy,‎ 2009
  • La Seconde Guerre mondiale en Normandie, Éditions Spart,‎ 2014
  • Vincent Carpentier et Cyril Marcigny, Archéologie du débarquement et de la bataille de Normandie, Ouest-France,‎ 2014, 143 p. (ISBN 978-2737363450)
  • Frédéric Veille, Frédéric Leterreux, Emmanuel Thiébot, Histoires insolites du Débarquement, City Editions,‎ 2014, 251 p. (ISBN 978-2824604480)
  • (en) L.F. Ellis, G.R.G. Allen et A.E. Warhurst, Victory in the West, vol. I : The Battle of Normandy, Londres, Naval & Military Press, coll. « History of the Second World War United Kingdom Military Series »,‎ 2004 (1re éd. 1962) (ISBN 1-84574-058-0)
  • (en) Andrew Whitmarsh, D-Day in Photographs, Stroud, History Press,‎ 2009 (ISBN 978-0-7524-5095-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]