Cahon

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Cahon-Gouy
La Trie à Cahon où se plait le cirse maraîcher.
La Trie à Cahon où se plait le cirse maraîcher.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Moyenneville
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu Vert
Maire
Mandat
Yves Hautefeuille
2014-2020
Code postal 80132
Code commune 80161
Démographie
Population
municipale
220 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 13″ N 1° 43′ 27″ E / 50.1203, 1.724250° 07′ 13″ Nord 1° 43′ 27″ Est / 50.1203, 1.7242  
Altitude Min. 3 m – Max. 69 m
Superficie 7,04 km2
Localisation

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Cahon-Gouy

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Cahon-Gouy

Cahon-Gouy est une commune rurale française, située dans le département de la Somme en région Picardie. Ses habitants sont les Cahonnaises et les Cahonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une altitude moyenne de 15 mètres, la commune de Cahon est proche des communes de Saigneville, Miannay, Quesnoy-le-Montant, Cambron et Mons-Boubert. Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Le Bois du Rondel est situé à 14,5 kilomètres de la commune. La plage la plus proche est la plage du Crotoy[2], distante de 12,8 kilomètres.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune a été victime en décembre 1999 d'inondations, coulées de boue et mouvements de terrains. En avril 2011, elle a également connu des inondations et coulées de boue[3].

AOC[modifier | modifier le code]

La commune est sur le territoire d'appellation d'origine contrôlée pour les prés-salés de la baie de Somme[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Garnier cite dans son dictionnaire topographique de la Somme, les différentes graphies du village de Cahon, tirées des auteurs suivants :

Dathon 921 (Dom Grenier, moine historien de l'abbaye de Corbie, probable cacographie pour *Cathon); Cahom 1207 (Richard Évêque d'Amiens et Cocheris,sans prénom pour ce dernier); Cahon 1207 (Thomas de St Valery); Kahon 1243 (Dom Grenier); Cahon, forme constante du XIVe siècle au XVIIIe siècle (Pouillé du diocèse 1301, inscription sur une cloche d'église 1639, Notre Dame du Fer 1710, carte de Cassini 1757); Cahons XVIIIe siècle (Doisy 1753, Expilly 1763, De Vauchelles 1778).

René Debrie[5] s'est contenté de relever les étymologies proposées par divers spécialistes de l'onomastique. En ce qui concerne Cahon, il n'a relevé que 2 auteurs : Albert Dauzat[6] et François de Beaurepaire, qui partagent la même analyse sur l'étymologie de Cahon.

Il s'agit du type toponymique Catumagos qu'ils traduisent par catu- (combat) et magos (champs, puis marché), mots de la langue gauloise. Sorte de champs catalauniques, lieux de combats. Il explique aussi Caen et Cahan.

Gouy est la forme normanno-picarde du type toponymique gallo-roman Gaudiacum à l'origine des Jouy, Joué, Gaujac, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé sur la rive gauche de la Trie, le village, suivant Dom Grenier, appartenait primitivement en totalité à l'Abbaye de Saint-Valery. Du XVe siècle au XVIIIe siècle, la terre de CAHON et de GOUY appartenait à la famille de Saint-Blimont (notes de Monsieur de BUSSY).

FAMILLE DE CAHON

Blason ville fr Chaon.svg

Louis-Eugène de la Gorgue-Rosny , indique, page 298 du tome 1 de son ouvrage : "Recherches généalogiques", toute une liste des membres de la famille CAHON originaire du Vimeu (commune de Cahon-Gouy).

CAHON. En Vimeu.

Charte de Jean de Cahon, chevalier, de 1244, où il est parlé du petit moulin de Cahon (Dom Grenier). -

Renier de Cahon et Béatrix, sa femme vendent à l'abbaye d'Epaque la moitié d'un four à Abbeville, dans le faubourg de Rouvroy en 1255. -

Jacques tient un fief à Ponches vers 1300 (Arch. d'Abbeville). -

Jean de Caon, bailli de Rue, juin 1282 (Dom Grenier). -

Eve de Caon, demeurant à Abbeville, 1340 (Coeuil. de Saint-Pierre d'Abbeville).

Jean Caon tient un fief en censives, du fief du Bos-Raoul, à Airaines en 1380. (Vu).-

Cordelier et Pierre de Cahon, écuyers sous Messire Guille, Sgr de Saveuses, à Hesdin en 1380 (Ms. de la Bibl. roy).-

Nicolas, échevin d'Abbeville, 1419, 1421, etc. -

Jean, procureur de Michel Courtois, homme lige d'Achery, signe la coutume dudit Achery en 1507. -

Maheu de Cahon d'Allery paraît à l'arrière-ban en 1557, pour un fief à Allery. -

Françoise, femme de Nicolas Danzel, écuyer, seigneur de Saint-Marc en 1576.-

Jacques, seigneur de Beaufort, 1667. (Vu).-

Rault de Cahon, demeurant à Abbeville en 1569, allié à Marie Aliamet, d'où Wulfranc, fils aîné, échevin d'Abbeville en 1583, père de Jean, capitaine du quartier d'Hocquet, à Abbeville en 1608, allié à Marguerite du Val, d'où Vulfranc et un autre fils, père de François. Ledit Vulfranc, bourgeois d'Abbeville, allié en 1647 à Catherine de Bernay, Ve en 1665 et 1698, d'où Jean, bourgeois d'Abbeville, testa en 1687. Ses armes furent insérées à l'Armorial général en 1696, "d'azur à une bande d'argent, au lion d'or brochant sur le tout". Il fut père de Geneviève, qui vend sa maison en 1717.-

Jean de Cahon, ancien receveur de Saint-Vulfranc vers 1700, a pour légataires Charles de Sainte-Aldegonde, écuyer, seigneur de Noircarme, et Philippe Nacart, seigneur de Hodicq.

CAHON, village du Vimeu, entre Cambron et Saigneville, a appartenu en total à l'abbaye de Saint-Valery.- Petit Cahon, ferme touchant à Cahon.

Les armes de CAHON, sont publiées dans l'Armorial d'Artois et de Picardie de A. Borel d'Hauterive, n° 328 - page 100. Tome 2 de l'Armorial Général de France - Charles DOZIER - 1866

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Yves Hautefeuille   Réélu pour le mandat 2014-2020[7], [8]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 220 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
219 195 188 213 185 197 220 246 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
241 264 260 249 264 252 280 257 251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
248 264 277 246 256 258 262 258 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
226 227 213 208 212 224 210 204 216
2011 - - - - - - - -
220 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

  • Église de Cahon[11] : elle comporte une croix en silex sur l'une de ses façades[12].

Le monument aux troix martyrs de la résistance[modifier | modifier le code]

Entre Cambron et Cahon, au bout d'une allée du bois Riquier, Roger et Edmond Baudère, Turenne Delaporte sont exécutés le 31 juillet 1944, d'une balle dans la tête par les nazis[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/80161_Cahon.html
  2. http://www.annuaire-mairie.fr/plage-plage-du-crotoy.html
  3. http://www.mairie.biz/mairie-cahon-80132.html
  4. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-cahon.html
  5. René Debrie, Prononciation et étymologie des noms de lieux habités de la Somme[réf. incomplète]
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 129.
  7. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 17 juillet 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. http://www.annuaire-mairie.fr/photo-cahon.html
  12. http://www.richesses-en-somme.com/publications/croix-et-calvaires/
  13. Gérard Devismes, Histoires insolites de Picardie maritime, La Vague verte, 2008, p.256

Liens externes[modifier | modifier le code]