Bayeux

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville normande. Pour les autres significations, voir Bayeux (homonymie).
Bayeux
Le centre historique, la cathédrale Notre-Dame, l'Aure et l'office de tourisme
Le centre historique, la cathédrale Notre-Dame, l'Aure et l'office de tourisme
Blason de Bayeux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes de Bayeux Intercom
Maire
Mandat
Patrick Gomont
2014-2020
Code postal 14400
Code commune 14047
Démographie
Gentilé Bajocasses ou Bayeusains
Population
municipale
13 511 hab. (2011)
Densité 1 900 hab./km2
Population
aire urbaine
23 191 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 46″ N 0° 42′ 10″ O / 49.279445, -0.70277849° 16′ 46″ Nord 0° 42′ 10″ Ouest / 49.279445, -0.702778  
Altitude Min. 32 m – Max. 67 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-bayeux.fr

Bayeux [bajø][1] est une commune française du département du Calvados et de la région Basse-Normandie, peuplée de 13 511 habitants[2] (les Bajocasses ou Bayeusains).

Siège d'évêché depuis le IVe siècle et sous-préfecture du Calvados, Bayeux est célèbre pour sa tapisserie retraçant, sous forme de broderie, la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, exposée au Centre Guillaume-le-Conquérant et inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'Unesco.

Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares en Normandie à être restée intacte après les combats de la Bataille de Normandie conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bayeux est distante de sept kilomètres des côtes de la Manche (plages du Débarquement) et à 30 kilomètres à l'ouest de Caen. La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude pour une moyenne de 46 mètres, est traversée par l'Aure. Bayeux est située sur les axes routier (RN13) et ferroviaire Paris-Caen-Cherbourg. Elle est la capitale du pays du Bessin au nord-ouest du Calvados.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Bayeux[3]
Vaux-sur-Aure,
Vaucelles
Vaux-sur-Aure Saint-Vigor-le-Grand
Vaucelles Bayeux[3] Saint-Vigor-le-Grand
Saint-Loup-Hors Guéron, Monceaux-en-Bessin Saint-Martin-des-Entrées

Climat[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Bayeux[4] 1 764 h/an 711 mm/an 14 j/an 17 j/an 54 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales moyennes (°C) 10,1 11,1 11,8 17 17,3 20,1 21,3 21 19,3 15,3 11,5 7,9
Températures minimales moyennes (°C) 4,7 5,5 3,5 6,3 9,4 11,5 12,9 12,6 10,3 7,3 5,2 1,9
Températures moyennes (°C) 7,4 8,3 7,6 11,6 13,3 15,8 17,1 16,8 14,8 11,3 8,3 4,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 45 83 90 23 91 83 135 49 56 39 44 81
Source: Météo France[5]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,1 20,8 24,4 26,4 30,4 34,1 36,6 38,9 33,5 27,6 19,9 17,2
\_ années des t°max.     1993 1960 1946 1984 1953 2001 1952 2003 1961 1985 1982 1989
Températures minimales records (°C) -19,6 -16,5 -7,4 -5,7 -0,8 1 4,7 4 1,8 -3,7 -6,8 -11
\_ années des t° min.     1985 1956 1965 1978 1955 1962 1962 1974 1948 1997 1989 1948
Source: Météo France et Lameteo.org[4]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Dessertes actuelles[modifier | modifier le code]

La gare de Bayeux se trouve sur la ligne Paris-Saint-Lazare-Cherbourg et la ligne TER Caen-Rennes.

Le Bybus dessert la ville et les communes de Saint-Martin-des-Entrées et de Saint-Vigor-le-Grand avec la ligne principale, Chojnice / St-Martin-des-Entrées et trois dessertes vers les quartiers. Le réseau Bus verts mis en place par le Conseil général permet de se rendre dans les communes voisines (lignes 30, 47, 70, 71, 72, 73, 74, 77). 3 000 places de parking en centre ville permettent de stationner facilement, la plupart des places étant gratuites. Le By-pass est le périphérique de Bayeux. Un premier tronçon a été construit suite au débarquement par les soldats britanniques car les rues du centre étaient trop étroites pour les chars. Le By-pass prolongeait la Route nationale 13 jusqu'à l'ouverture de la déviation de Bayeux aux normes autoroutières (voir : Autoroute française A13). Le réseau cyclable est encore très limité mais des aménagements sont prévus[6].

L'aéroport le plus proche se situe à Caen-Carpiquet21 km) et la liaison maritime vers l'Angleterre, la ligne Ouistreham-Portsmouth32 km).

Histoire des transports[modifier | modifier le code]

La ville de Bayeux est située sur la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg achevée en 1858, inaugurée par Napoléon III.

À partir de 1899, Bayeux est desservie par un chemin de fer d'intérêt local reliant la ville à Port-en-Bessin et à Courseulles-sur-Mer par les chemins de fer du Calvados. La ligne est prolongée vers Balleroy en 1904. Ce réseau est déclassé en 1931 et 1932.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bayeux.svg Blason de Bayeux
  • De gueules aux léopards d'or, surmonté en dexte d'un B et au senestre d'un X du même.

Origines[modifier | modifier le code]

L'Aure
Article détaillé : Augustodurum.

Fondée à l'époque gallo-romaine, au Ier siècle av. J.-C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale du Bessin autrefois territoire des Bajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dans Pline l'Ancien. Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures à Commes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait à Castillon d'une surface de trente-cinq hectares. Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de la Drôme à l'emplacement de Saint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus où ils célébraient leur culte. César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans le Bessin et le soumit à la domination romaine.

Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes. La ville est citée par Ptolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom de Noemagus Biducassium (pour *Noviomagos Badiocasso: le nouveau marché des Badiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine. Elle a été ensuite désignée sous le nom de Bajocassum. La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron Gérard. La mise au jour au XIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé. La ville a été bâtie à un carrefour important entre Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) et Alauna (Valognes), axe que suit la decumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux et Saint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.

La cité s'entoure à la fin du IIIe siècle d'une enceinte pour se protéger des invasions qui subsistera jusqu'au XVIIIe siècle. Vaste quadrilatère, on peut encore en suivre le tracé approximatif. La cathédrale occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, était à l'angle sud-ouest. Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification. Bayeux était alors une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra la Normandie. Elle était un des points forts du litus saxonicum, le système de défense côtier de l'Empire romain contre les pirates saxons et frisons, et une garnison romaine de lètes bataves y est attestée dans la notitia dignitatum. Les historiens situent le martyr de saint Floxel sous Maximin le Thrace vers 235-238 sur le mont Phaunus. Saint Exupère y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation. Saint Vigor, évêque de Bayeux y terrassa un dragon et créa un monastère. Au Ve siècle, c'est l'installation de groupes de saxons originaires de Basse-Saxe et la région est appelée Otlinga saxonia. À la fin du VIe siècle, la population est christianisée et la ville prospère et devient un centre religieux, siège d'un épiscopat. Au Ve siècle, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, Bayeux est rattachée à la Neustrie, les évêques augmentent leur pouvoir et sont parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu de Charles Martel.

Période normande et guerre de Cent-Ans[modifier | modifier le code]

Les Vikings détruisent la ville en 890 mais elle est reconstruite sous le règne de Bothon, au début du Xe siècle. Au XIe siècle cinq bourgs se créent à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant le développement de la ville pendant la période ducale. Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II et de son successeur, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale, dédicacée en 1077. C'est pourtant à cette période que la ville perd de l'influence. Guillaume le Conquérant décidant en 1050 d'installer la capitale de son duché à Caen.

En 1105, alors que le duché de Robert Courteheuse est envahi par son frère le roi d'Angleterre Henri Beauclerc, la ville est défendue par Gounier d'Aunay mais prise et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie[7]. L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204 renforce l'importance politique et économique de cette dernière. Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles ; elle est assez riche pour acheter une charte communale à Richard Cœur de Lion[8].

Entre le début du XIIe siècle et la fin de la guerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages même si elle reste intacte jusqu'en 1417 contrairement à des villes normandes comme Avranches ou Caen. Puis les Anglais s'emparent de la ville et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre au roi d'Angleterre Henri V. Le roi de France Charles VII engage la reconquête de la Normandie avec la bataille de Formigny le 14 avril 1450 et le siège de Bayeux où sont réfugiés les anglais du 4 au 16 mai. Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie ses habitants. 1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes ayant été décimées par la guerre et les épidémies. On construit des maisons et manoirs à tours dont il en reste une soixantaine disséminée dans la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.

La Renaissance a laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancien palais épiscopal.

Bayeux, ville religieuse[modifier | modifier le code]

Bayeux est le siège d'un évêché depuis le IVe siècle (il a fusionné en 1801 avec le diocèse de Lisieux pour former le diocèse de Bayeux-Lisieux) et d'un vicomté de l'époque du duché de Normandie jusqu'en 1749. Le XVIIe siècle est celui du développement des institutions religieuses sous l'impulsion de Mgr de Nesmond. Bayeux est alors un grand chantier avec la construction du séminaire, de l'hôtel-Dieu, du couvent des bénédictines, du couvent des ursulines, de la charité Notre-Dame et de plus d'une dizaine d'hôtels particuliers. Il faut dire que Bayeux cristallise les affrontements entre calvinistes et catholiques, les insurgés protestants deviennent maîtres de la ville en 1562 et détruisent une grande partie du patrimoine religieux (statues, vitraux…). Suite au concile de Trente, Bayeux est un centre de la contre réforme et, entre 1615 et 1650, on compte l'installation de cinq institutions religieuses dans la cadre de la Contre-Réforme sous l'épiscopat de François de Nesmond. La ville compte un religieux pour dix habitants. Cette période laisse de nombreuses constructions caractéristiques du XVIIe siècle comme l'hôtel de Nesmond qui abrite aujourd'hui la tapisserie ou l'hôpital. C'est également l'époque de l'installation des premières manufactures de dentelle. Le développement du travail du textile renforce alors le caractère industrieux de la cité.

Il faut attendre le début du XVIIIe siècle pour que la ville connaisse de profondes modifications avec la destruction massive des remparts, le comblement des fossés et la construction d'hôtels particuliers témoignant du luxe de l'époque. Les années 1770 sont marquées par deux événements politiques important : l’installation à Bayeux du Grand conseil de Normandie et la mise en place dans le cadre de la Guerre d'indépendance des États-Unis du champ de manœuvre militaire, dit camp de Vaussieux, à ses portes. Pour quelque temps, la cité accueille les plus hautes autorités judiciaires et militaires du royaume.

Dentelle et porcelaine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Dentelle de Bayeux et Porcelaine de Bayeux.

En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture de porcelaine à Valognes mais elle doit fermer en 1812 pour des raisons financières. Il décide de transférer son activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines vacant après la Révolution. On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles dirigeantes : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951). La manufacture se ravitaille en kaolin dans la commune des Pieux. Cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques. À l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.

La dentelle de Bayeux est aussi célèbre. François de Nesmond confie aux sœurs de l'hôpital le soin de s'occuper des enfants assistés en 1676. Elles se lancent dans la confection dentellière mais celle-ci est modeste jusqu'au XVIIIe siècle avant un important essor. En 1784, plus de mille personnes travaillent dans les manufactures de la ville. À la suite de la Révolution, l'activité se sépare de l'Église, en 1824, vingt-cinq entreprises se consacrent à la fabrication de dentelle dont les plus célèbres sont les maisons Tardif et Carpentier-Delamare. La fabrication artisanale de dentelle au fuseau a beaucoup souffert de la mécanisation et le dernier atelier, la maison Lefébure a fermé en 1973. Un Conservatoire de dentelle existe à Bayeux et est spécialisé dans la création de luxe, il a travaillé pour Hermès, Dior et Christian Lacroix.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Le centre ville en 2011.
Le centre ville en 2011.

Bayeux, au XIXe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications. Elle garde toujours son tracé médiéval et s'enrichit de demeures bourgeoises. Dès l'époque, on peut découvrir la célèbre tapisserie de la reine Mathilde, qui en est l'emblème. Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.

La ville n'échappe pas aux bouleversements apportés par les découvertes scientifiques et techniques du XIXe siècle. La ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg est inaugurée le 4 août 1858 par l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, l'éclairage public au gaz fait son apparition en 1861, l'eau courante en 1886 et l'électricité en 1913. Le premier cinéma, le Cinéma Normandie ouvre en 1923.

En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes, ce qui permet à ces dernières de contrôler les côtes.

Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui de Guillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes du Bessin pour transporter des messages.

Le 7 juin 1944, au lendemain de l'opération Neptune, les troupes britanniques débarquées sur la plage Gold entrèrent dans Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville importante et sous-préfecture a être libérée.

Bayeux, épargnée lors des bombardements alliés et des combats de juin 1944, a au contraire accueilli et soigné des milliers de blessés victimes des bombardements ou des combats de la bataille de Normandie. Les écoles et les collèges ont été transformés en hôpitaux de fortune. C'est est une des rares villes du Calvados a être restée complètement intacte.

Le 14 juin, dès son arrivée sur le sol français à Courseulles-sur-Mer, le général de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France aux pays alliés. Il installe François Coulet, commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigne Raymond Triboulet sous-préfet après la révocation de Pierre Rochat, nommé par Vichy en 1942[9].

De nombreux monuments commémorent cette période, dont le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain, 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchèques, 2 Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et 1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain. Le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie présente une riche collection d'uniformes du jour J.[réf. nécessaire]

Charles de Gaulle revient à Bayeux le 16 juin 1946 pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. Il prononce alors le discours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra la Constitution de 1958.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Patrick Gomont, maire de Bayeux depuis 2001.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Gauquelin-Despallières[10]    
1875  ? Louis-Eugène Niobey    
1983 1995 Jean Lecarpentier   -
1995 mars 2001 Jean-Léonce Dupont UDF  
mars 2001 en cours Patrick Gomont[11] UDF, puis DVD  

Divisions administratives et politiques[modifier | modifier le code]

Chef-lieu d'arrondissement du Bessin, Bayeux est en juin 1944 la première sous-préfecture de France continentale libérée. À sa tête, le général de Gaulle nomme alors Raymond Triboulet. Depuis octobre 2008, le sous-préfet de Bayeux est Jacques Ranchère qui a succédé à Yann Gourio (2006-2008), nommé directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Atlantiques. En septembre 2008, les médias évoquent une menace de suppression de la sous-préfecture[12], ou la nomination à sa tête d'un conseiller d’administration n’appartenant pas au corps préfectoral[13].

Anciennement centre de la quatrième circonscription, Bayeux est la principale ville de la cinquième circonscription législative du Calvados dite « Bessin - Côte de Nacre » dont le député est Isabelle Attard (Europe Écologie Les Verts).

Le canton de Bayeux est composé des communes d'Agy, Arganchy, Barbeville, Cottun, Cussy, Guéron, Monceaux-en-Bessin, Nonant, Ranchy, Saint-Loup-Hors, Saint-Martin-des-Entrées, Saint-Vigor-le-Grand, Subles, Sully, Vaucelles. Son conseiller général est Jean-Léonce Dupont (Nouveau Centre), ancien maire de Bayeux et sénateur du Calvados, président du conseil général depuis 2011.

Trente-quatre communes forment la communauté de communes de Bayeux Intercom. Créée par Jean-Léonce Dupont, alors maire-adjoint de Bayeux en 1993, l'intercommunalité comprend l'ensemble du canton de Bayeux et certaines communes des cantons de Balleroy, Creully et Ryes.

Jumelage et villes amies[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 511 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 578 9 600 10 419 10 280 10 303 10 242 9 840 9 765 9 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 667 9 483 9 138 8 536 8 614 8 357 8 347 8 102 7 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 806 7 736 7 638 7 206 7 525 7 351 7 637 10 246 10 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 678 11 451 13 457 14 721 14 704 14 961 14 466 13 511 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 19,2 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,2 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 31,3 %).
Pyramide des âges à Bayeux en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,1 
7,4 
75 à 89 ans
13,5 
11,3 
60 à 74 ans
15,7 
21,1 
45 à 59 ans
20,3 
19,8 
30 à 44 ans
16,9 
20,8 
15 à 29 ans
18,3 
19,1 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Monuments et musées[modifier | modifier le code]

Centre Guillaume le Conquérant[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tapisserie de Bayeux et Séminaire de Bayeux.

Le Centre Guillaume le Conquérant expose la tapisserie de la reine Mathilde, inscrite au Registre international Mémoire du monde de l'Unesco depuis juin 2007. Le musée se trouve dans l'ancien séminaire dont la construction a débuté en 1693 sous l'impulsion de l'évêque François de Nesmond et qui abritait une communauté de frères lazaristes.

Cathédrale Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

La cathédrale Notre-Dame,(XIe siècle-XVe siècle), d'architecture romane et gothique normande, dont des vitraux commémorent la saga de Guillaume le Conquérant, est remarquable pour son grand orgue. On y trouve également la liste des chevaliers qui participèrent à la bataille de Hastings.

Musée Baron Gérard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Baron Gérard.

Le musée Baron Gérard qui regroupe une riche collection d'objets d'art et retrace l'histoire de la cité est situé dans l'ancien palais épiscopal, place de la Liberté. On peut y voir entre autres des œuvres de Gustave Caillebotte, Jacques Louis David, Jean-Baptiste Camille Corot, Eugène Boudin, Maurice Utrillo, Kees van Dongen, Maurice de Vlaminck… L'établissement porte depuis 1959 le nom du baron Henri-Alexandre Gérard, donateur de nombreuses œuvres présentées au musée (à ne pas confondre avec François Gérard, peintre néoclassique et député de Bayeux qui était son oncle). Le musée a vocation à retracer l'histoire de Bayeux à travers ses collections d'objets archéologiques, la peinture, les arts graphiques, le mobilier, la porcelaine et la dentelle.

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

Œuvre de l'architecte départemental Léon Marcotte (1822-1885), la sous-préfecture est bâtie en 1864 sur un terrain faisant face à la place du Château (actuelle place de Gaulle) dans un style classique. Une cour d'honneur précède le bâtiment symétrique flanqué de deux ailes. La nouvelle construction remplace les anciens locaux situés rue de la Maîtrise puis à partir de 1844 dans l'hôtel de Cussy. Le général de Gaulle, pour son retour en France après quatre années passées en Angleterre, se rendit à la sous-préfecture le 14 juin 1944 après avoir traversé la ville à pied accompagné de Maurice Schumann, reçus par le résistant Guillaume Mercader et une foule enthousiaste. François Coulet, Commissaire de la République pour la Normandie, nomme Raymond Triboulet sous-préfet de Bayeux.

Musée de la Bataille de Normandie[modifier | modifier le code]

Le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie retrace les 76 jours qui suivirent le débarquement de Normandie qui furent dramatiques pour la région mais dont l'issue victorieuse pour les Alliés annonça la libération de l'Europe. Ce musée est consacré à la mémoire des combattants qui participèrent aux combats, au fronton, une phrase en latin rappelle qu'en 1944, les Britanniques sont venus libérer leurs vainqueurs de 1066 (bataille d'Hastings).

Cimetière militaire britannique[modifier | modifier le code]

Le Cimetière militaire britannique de Bayeux est le plus grand cimetière militaire britannique de France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain, 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchèques, 2 Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et 1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

  • Plus de soixante-dix hôtels particuliers sont disséminés dans tout le cœur historique, dont certains datent du XIVe siècle. Parmi les plus remarquables, on peut citer le Grand hôtel d'Argouges, le manoir d'Argouges Gratot 60 rue Saint Malo, l'hôtel du Doyen (XVIIIe, édifié par le doyen Louis-François Néel de Cristot, il abrite la Tapisserie du début du XXe jusqu'en 1983), hôtel de Rubercy, hôtel de Castilly bâti par Jacques Moussard (1690-1750) dans le style classique.

Église Saint Exupère[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Exupère tient son nom du premier évêque de Bayeux. Son origine est très ancienne car elle fut le lieu de sépulture des premiers évêques au Ve siècle (Saint Exupère, Rufinien, Saint Loup, Saint Patrice, Saint Contest, Saint Manvieu, Saint Gerbaud, Saint Frambold, Geretrand). L'édifice actuel date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Louis Edouard Le Forestier de la Forestière. Il est fermé au public.


  • Le couvent des Augustines de la fin du XVIIe siècle.
  • Le musée du général de Gaulle situé dans un hôtel particulier du XIVe siècle (hôtel du Gouverneur). Il retrace les cinq visites de Charles de Gaulle à Bayeux, dont celles du 14 juin 1944 et du 16 juin 1946.
  • Le Conservatoire de la dentelle de Bayeux est installé dans l'hôtel du Doyen (ex-évêché). C'est une association créée pour sauvegarder le patrimoine dentellier normand par la pratique et l'enseignement. Exposition permanente.
  • Musée d'art diocésain, collection d'objets du culte catholique des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Place Général de Gaulle, stèle commémorative du discours de Charles de Gaulle le 14 juin 1944, ses premières paroles adressées depuis le sol français libéré. C'est sur cette place que se dressait le château de Bayeux détruit au XVIIIe siècle. Au centre de la place fut érigée en 1888 une statue-fontaine représentant Poppa de Bayeux. Autour de la place carrée plantée de tilleuls centenaires, on peut voir la sous-préfecture, un monument de reconnaissance à Notre-Dame de Bayeux et la statue d'Alain Chartier.
  • Le clocher de l'église Saint-Patrice est le seul monument d'architecture typiquement Renaissance de Bayeux, elle fut construite de 1544 à 1548 et comprend sept étages.
  • L'ancien palais épiscopal, aujourd'hui siège de l'hôtel de ville, réalisé sous l'épiscopat de Louis de Canossa (1516-1531).
  • L'ancienne halle aux poissons (1845-1850) construite sur l'Aure. Elle abrite désormais l'office de tourisme.
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Culture[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porc de Bayeux.

Bayeux et le Bessin sont une terre traditionnellement vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la production laitière. Bayeux, comme le Pays basque, la Corse, la Gascogne et le Limousin, a son nom associé à une des six races locales porcines de France (porc de Bayeux), l'animal est blanc tacheté de noir.

Les produits du Bessin se retrouvent au marché du samedi matin, place Saint-Patrice, coquillages et poissons des ports de Port-en-Bessin et Grandcamp-Maisy, animaux vivants de basse-cour, produits laitiers et issus de la pomme… Il y a également un marché rue Saint-Jean le mercredi matin.

En plein coeur de la ville, place du Général De Gaulle, un producteur fermier bio vend sa production de cidre, calvados et jus de pommes. Transformés sur la commune de Bayeux avec les pommes de ses vergers du Bessin.

La cidrerie Viard implantée à Guéron, à trois kilomètres de la ville commercialise la gamme cidre, pommeau, calvados de Bayeux mais ne produit elle-même que le cidre[18]. Sur l'étiquette figure un extrait de la tapisserie de Bayeux.

Un fromage de chèvre frais et demi-sec fabriqué à Nonant s'appelle le Bajocasse.

La Chocolaterie du Drakkar est implantée dans la zone artisanale Bayeux Intercom, elle confectionne de façon artisanale quelques spécialités chocolatières, comme le drakkar, le can-cans, des spécialités à base de calvados et des chocolats dédiés à la ville de Bayeux, comme le chocolat de Bayeux et le petit cochon du Bessin[19]. Un musée du chocolat est implanté dans l'usine.

Événements[modifier | modifier le code]

  • La Fête médiévale (depuis 1987) et le Salon du livre médiéval (depuis 1999) réunissent artisans, artistes de rue et écrivains chaque premier week-end de juillet autour de la cathédrale.
  • Le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense les meilleurs reportages sur les conflits du monde. En 2007 a été inauguré un jardin blanc dédié aux journalistes tués au cours de l'exercice de leur profession depuis 1944, réalisé par Reporters sans frontières et la ville de Bayeux.
  • Le Festival international du cirque, créé en 2005, a lieu tous les deux ans début mars.
  • La ville de Bayeux organisait le festival Calvadose de Rock à Sully chaque année au début du mois d'août de l'an 2000 à 2012.
  • Le Festival des jeux.
  • Graine de mots organisé tous les deux ans en février met en valeur les mots, sous toutes les formes, théâtre, conte, chanson.

Bayeux dans la littérature[modifier | modifier le code]

Les écrivains nés dans la ville de Bayeux (Alain Chartier, Gustave Desnoiresterres, Pierre Halley ou plus récemment Roger Bésus) l'ont souvent vite quittée et leur cité d'origine n'est pas présente dans leur œuvre. Mais au XIXe siècle, alors que la Normandie est une terre étroitement liée à la littérature et aux écrivains, la ville accueille de nombreux auteurs de passage qui situeront certains de leurs ouvrages à Bayeux ou dans le Bessin, on peut citer Marcel Proust, Gustave Flaubert en 1874 et 1877 (Bouvard et Pécuchet), Balzac qui y résida même quelques mois (1822), Émile Zola (La Joie de vivre, Voyage circulaire), Victor Hugo (1836), Prosper Mérimée dans le cadre de son poste d'inspecteur général des Monuments historiques, Stendhal en 1838 ou encore Théophile Gautier en 1858. Gérard Pouchain, natif de Bayeux est l'un des spécialistes des séjours des grands écrivains en Normandie.

« Oh le bon pays à exploiter que ce Bayeux plein de dévotes. »

— Honoré de Balzac[20].

« Si ma santé s’affermissait et que mes parents me permissent, sinon d’aller séjourner à Balbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l’architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d’une heure vingt-deux dans lequel j’étais monté tant de fois en imagination, j’aurais voulu m’arrêter dans les villes les plus belles ; mais j’avais beau les comparer, comment choisir plus qu’entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe […]. »

— Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

« À dix heures et demie, nous trouvâmes enfin place dans un wagon, que nous abandonnâmes à Bayeux, dont la silhouette, vue du débarcadère, nous plaisait fort. Une magnifique cathédrale [...] s'y découpait, au-dessus des toits, d'une façon superbe, pavoisée de drapeaux et de bannières. Résister à une cathédrale est au-dessus de nos forces, et nous passâmes la journée à examiner celle-ci. Nous voilà donc errant par les rues de Bayeux et laissant le train filer vers Cherbourg. L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot. L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes, et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés. Peu de boutiques, de longs murs de jardins, une promenade solitaire qui suffirait à une grande ville. Des prêtres vont et viennent comme à Rome, et sur une enseigne nous lisons : Manuel, coupeur de soutanes. L'Église a là un grand centre. Dans notre époque d'anhélation industrielle, c'est une chose rare que de voir une ville paisiblement groupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provincial qui n'est pas sans charme, et laisse du moins de longues heures à la rêverie. Tordu comme une paille par le tourbillon parisien, nous avons dit souvent que le Temps n'existait plus qu'en bronze doré sur les vieilles pendules. Le Temps existe; nous l'avons retrouvé à Bayeux, très-bien conservé pour son âge . »

— Théophile Gautier, paru dans Le Moniteur en 1858[21].

« Je sais très bien qu'on peut passer sa vie entière à Saint-Étienne, à Château-Thierry ou bien à Bayeux - et c'est le cas des Stéphanois, des Castel-Théodoriciens et des Bajocasses - mais faut-il encore qu'on y soit né, ou bien qu'on ait choisi ces villes pour y vivre. »

— Sacha Guitry, Mémoires d'un tricheur, 1935

« Dans notre Normandie, glorieuse et mutilée, Bayeux et ses environs furent témoins d'un des plus grands événements de l'Histoire. Nous attestons qu'ils en furent dignes. C'est ici que, quatre années après le désastre initial de la France et des Alliés, débuta la victoire finale des Alliés et de la France. C'est ici que l'effort de ceux qui n'avaient jamais cédé et autour desquels s'étaient, à partir du 18 juin 1940, rassemblé l'instinct national et reformée la puissance française tira des événements sa décisive justification. »

— Charles de Gaulle, Discours de Bayeux

« Moi je suis fou de cette ville, j'ai eu le coup de foudre. Tu as vu le nombre de petits antiquaires. […] Ta ville de Bayeux, c'est une merveille : ces maisons du Bessin, c'est tellement plus beau que tous ces colombages, que cette épouvantable Normandie pour Parisiens […]. Ici regarde ces belles pierres, ces portails accueillants, ces sculptures couvertes de lichens, ces arbres et la mer toute proche qui ne se voit pas mais qu'on sent. »

— Le thriller d'Adrien Goetz, Intrigue à l'anglaise, se déroule en partie à Bayeux.

Une des enquêtes du Commissaire Maigret de Georges Simenon, La Vieille Dame de Bayeux (1938) se passe dans la ville et à Caen. Le roman fut adapté à la télévision en 1988 avec Jean Richard dans le rôle du commissaire, puis repris dans la nouvelle série avec Bruno Cremer en 2004 (Maigret et la demoiselle de compagnie). Simenon situe Les Sœurs Lacroix, un autre de ses romans, à Bayeux.

La nouvelle d'Honoré de Balzac, La Femme abandonnée parue en 1832 se déroule à Bayeux et dans sa région. Une de ses sœurs, Laure Surville habitait à Bayeux depuis 1820 avec son mari archéologue qui rédigea un mémoire sur les vestiges des thermes de la ville, Balzac y résida du 23 mai au 9 août 1822, une plaque est apposée sur la maison où il passa ce temps, rue des Teinturiers.

Cultes[modifier | modifier le code]

Bayeux fut le siège d'un diocèse catholique dès le IVe siècle, le premier évêque fut saint Exupère. En 1855, est créé le Diocèse de Bayeux et Lisieux qui comte huit doyennés et cinquante et une paroisses, le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen. L'évêque actuel est Jean-Claude Boulanger depuis 2010 et l'évéché est situé rue Lambert-Leforestier à Bayeux. Le séminaire n'existe plus depuis 1969, il abrite désormais le musée de la tapisserie. Aujourd'hui, Bayeux appartient au doyenné du pays du Bessin et à la paroisse Notre-Dame du Bessin qui regroupe 30 communes et 26 000 habitants[22]. La cathédrale et l'église Saint-Patrice accueillent encore des messes régulières. Il existe un couvent de bénédictines depuis 1648, le monastère Sainte Trinité.

Il existe un temple protestant, impasse Prud’homme.

Une église évangélique, l'Église biblique baptiste de Bayeux est située rue Nesmond.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Hêtre pleureur (jardin public)

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[23].

  • Le jardin public d'une surface de 2,6 hectares a ouvert en 1864. Le terrain fut donné à la ville par Charlemagne Jean-Delamare (1772-1858) pour y créer un jardin destiné à l'enseignement horticole, mais il fut aménagé en jardin public par Eugène Bühler (1822-1907), à qui l'on doit également l'aménagement du parc de la Tête d'Or de Lyon. Le jardin botanique a peu changé depuis ce temps. Le parc, l'avenue d'accès sud et les deux pavillons d'entrée sont inscrits, depuis décembre 2007, à l'inventaire des monuments historiques. L'arbre le plus célèbre est le hêtre pleureur, classé monument naturel en 1932 et récipiendaire du label "Arbre remarquable de France" depuis l'an 2000. Ses branches couvrent une surface de 1 250 mètres carrés et sont soutenues par des armatures métalliques.
  • La place Charles de Gaulle (ancienne place du Château) au cœur de la cité est plantée de cent cinquante tilleuls, classés monuments naturels en 1932, entourant une vaste pelouse où se déroulent de nombreux événements culturels.
  • Le platane de la Liberté, place de la Liberté a été planté le 29 mars 1797, par des révolutionnaires (X germinal an V). Il est lui aussi classé monument naturel et bénéficie du label "Arbre remarquable de France".
  • Le Mémorial des reporters, boulevard Fabian Ware, a été inauguré en 2006, dans le prolongement du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Il fut conçu par Samuel Craquelin et rend hommage aux journalistes tués dans l'exercice de leur fonction depuis 1944, une nouvelle stèle est donc dévoilée chaque année. Ce jardin blanc est une réalisation conjointe de Reporters sans frontières et de la municipalité de Bayeux.
  • Un parcours aménagé permet de suivre les bords de l'Aure sur toute la traversée de la ville, du sud au nord et jusqu'à Vaux-sur-Aure

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Bayeux est rattachée à l'académie de Caen. Bayeux compte dix écoles de la maternelle au cours moyen, une école spécialisée pour enfants handicapés, trois collèges, deux lycées d'enseignement général et un lycée technique et professionnel Caumont. Bayeux compte plus de 2000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 3500 collégiens et lycéens[24].

Établissements scolaires :
Écoles maternelles
  • École d'Argouges
  • École Louise Laurent
  • École Reine Mathilde
  • École de la Place aux Pommes
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles publiques
  • École d'Argouges
  • École Alain Chartier
  • École Louise Laurent
  • École Reine Mathilde
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles privées
  • École Notre-Dame/Saint-Joseph
  • École Saint-Patrice
  • École du Sacré-Cœur
École spécialisée
  • École du Manoir d'Aprigny
Collèges publics
  • Collège Alain Chartier
  • Collège Letot
Collège privé
  • Collège Jeanne d'Arc
Lycée public d'enseignement général
  • Lycée Alain Chartier
Lycée privé d'enseignement général
  • Lycée Jeanne d'Arc
Lycée professionnel et technique public
  • Lycée Arcisse de Caumont

Le lycée Arcisse de Caumont permet de préparer trois BTS (BTS Assistance technique d'ingénieurs, BTS Transport, BTS Comptabilité et gestion des organisations).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Bayeux compte deux hôpitaux :

  • Centre hospitalier de Bayeux, 13 rue de Nesmond.
  • Clinique de la Croix-Rouge, 2 rue d'Aprigny.

Un Centre de rééducation fonctionnelle (C.R.F.) existe rue Louviére.

Foyers pour personnes âgées

  • Foyer Georges Clemenceau
  • Foyer Saint Floxel

Maisons de retraite :

  • Résidence « Le Champ Fleury »
  • Résidence « Bellevue »
  • Résidence « Reine-Mathilde »

Sports[modifier | modifier le code]

  • 8 stades (Henri Jeanne, Baron Gérard, Argouges, Laquerbe, Nihault, Saint-Julien, Route de Littry, Stade de l'Ouest)
  • 5 salles omnisports (Laquerbe, COSEC Saint-Julien, Pierre de Coubertin, Eindhoven, Aire couverte)
  • 4 espaces multisports (Square du Bois de Boulogne, Quartier Argouges, Quartier St Jean, Avenue de la Vallée des Prés)
  • 1 skate-park
  • 1 practice de golf (3,5 hectares)
  • 1 piscine municipale de 3 bassins

L'équipe première du Bayeux football club évolue pour la saion 2012/2013 en Division d'honneur.

Des associations proposent la pratique de nombreux sports (boxe, gymnastique, escrime, aïkido, athlétisme, badminton, basket-ball, croquet, cyclisme, handball, judo, karaté (kyokushin et shotokan), lutte, musculation, natation, pêche, pétanque, plongée, Qwan Ki Do, taekwondo, tai-chi-chuan, rugby, flag, tennis, tennis de table, tir sportif, tir à l'arc, volley-ball).

La ville de Bayeux accueille et/ou organise quelques évènements sportifs comme les Foulées LCL-Ville de Bayeux, tous les ans en mars ou la course à la bayeusaine en septembre (VTT-course à pieds).

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque fut créé par l'administration révolutionnaire le 12 avril 1794 pour gérer les milliers de documents saisis au clergé[25].

La médiathèque municipale occupe depuis 1983 une partie du Centre Guillaume le Conquérant où est exposée la tapisserie. La médiathèque est divisée en quatre secteurs : enfants, adultes, le fonds ancien et le secteur multimédia. Le fonds ancien regroupe environ 40 000 documents, dont six incunables[26]. La bibliothèque possède aussi un fonds J.-H. Rosny offert par son petit-fils.

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

  • La Halle aux Grains (325 places)
  • L'Auditorium (140 places)
  • La salle Saint-Laurent (200 places)
  • La Halle Saint-Patrice (100 places)

Cinéma[modifier | modifier le code]

Il ne subsiste aujourd'hui qu'un établissement à Bayeux, le cinéma le Méliès, trois salles, 12 rue Genas-Duhomme. La ville a pourtant compté deux autres cinémas désormais fermés (Le Modern, rue des Bouchers et le Cinéma Normandie, impasse Glatigny qui ouvrit en 1923 et fut le premier cinéma bayeusain).

La ville de Bayeux a accueilli quelques tournages de films, dont quelques scènes du Jour le plus long et La Petite Voleuse de Claude Miller, long métrage se déroulant dans les années 1950 sorti en 1988 pour lequel se prêtaient bien les anciennes rues du centre-ville. En 2003 y est tourné Virus au paradis d'Olivier Langlois avec Richard Bohringer. En 2014, le film de Julie Lopes-Curval, Le Beau Monde, est tourné en partie à Bayeux et sur les plages du Bessin[27].

Médias[modifier | modifier le code]

Il existe un journal bi-hebdomadaire, La Renaissance - Le Bessin fondé en 1944 et publié à Bayeux. Il existe également Le Bessin libre, hebdomadaire local rattaché à La Manche libre. Enfin, le quotidien Ouest-France publie aussi une édition « Bayeux-Caen ».

Plusieurs titres ont disparu comme Les Nouvelles de Bayeux et du Bessin, L'Indicateur de Bayeux, Le Journal de Bayeux, L'Écho bayeusain et Le Courrier du Bessin.

Logement[modifier | modifier le code]

Sur les 6900 logements que compte la commune, il y a 2 800 logements individuels[28].

Bayeux a une proportion de logements sociaux de 42 % sur son territoire[29], dont 80 % sont des appartements.

Environnement[modifier | modifier le code]

  • Deux chaufferies à bois alimentent des logements du parc public, le lycée Arcisse de Caumont et prochainement la piscine municipale.
  • Les déchèteries les plus proches de Bayeux se trouvent à Esquay-sur-Seulles et Vaucelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Alain Chartier
(1385-1449)
Mademoiselle George (1787-1867)
Arcisse de caumont
(1801-1873)

Écrivains et philosophes[modifier | modifier le code]

Peintres, graveurs[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Théâtre et cinéma[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Politiciens[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Personnages homonymes[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Bayeux, dit Bayeux ainé, (1692-1777), inspecteur général des ponts et chaussées
  • Guillaume Bayeux (mort en 1762), son frère, inspecteur général des ponts et chaussées

Économie[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'agglomération comprend six zones d'activités. Trois sont implantées sur la commune : Zone de la Résistance (37 hectares); zone de la route de Caen (10 ha), Parc Ouest (5,3 ha), ce dernier est réservé aux entreprises du secteur tertiaire. Le parc de Nonant (8 ha) et la ZAC des Lonchamps (35ha) sont situés à proximité de la ville.

Les secteurs d'activité principaux sont :

  • Agro-alimentaire.
    • Frial, (plats surgelés) à Saint-Martin-des-Entrées, 400 employés.
    • Lactalis, 280 employés.
    • Prodis Boissons (commerce de gros de boissons), 180 employés.
    • Cidrerie Viard.
  • Santé (Hôpitaux) : 1 000 employés.
  • Banque (LCL Le Crédit Lyonnais, 480 employés).
  • Industrie.
    • Etamic, 125 employés.
    • SNEC, 115 employés.
  • Piercan, 90 employés.
  • Tourisme : Bayeux est dénommée « commune touristique » depuis mai 2011[31].

L'usine Moulinex a fermé en octobre 2001, elle employait 441 personnes.

Le premier supermarché de l'enseigne Champion a ouvert en 1969 à Bayeux.

Taux de chômage (2009) : 14.2 %[32]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[33].
  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 104
  2. Population municipale 2011.
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. a et b Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant la ville de Caen
  5. Base de données météo et observations en temps réel par Météo France
  6. Ville de Bayeux
  7. Source: Bernard Gineste, « Gounier d’Aunay gouverneur de Bayeux en 1105 (témoignage d’Orderic Vital) », in Corpus Étampois
  8. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècle) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p. 23
  9. Fondation Charles-de-Gaulle, De Gaulle et la Libération, éditions Complexe, 2004, (ISBN 9782804800161), p. 130
  10. Annuaire du Calvados, année 1850, p 366.
  11. Réélection 2014 : « Municipales à Bayeux. Patrick Gomont largement réélu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 30 mars 2014)
  12. Philippe Simon, « Menaces sur la sous-préfecture de Bayeux », Ouest-France, 3 septembre 2008
  13. Louis Laroque, « Réforme de l'État - Des sous-préfets menacés », Le Point no 1880, 24 septembre 2008
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « Évolution et structure de la population à Bayeux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  18. Cidrerie Viard
  19. [1]
  20. [2]
  21. Histoire normande
  22. Source : notredamedubessin.org
  23. Source : Villes et Villages Fleuris
  24. Ville de Bayeux
  25. [3] Site ville de Bayeux
  26. [4] Site ville de Bayeux
  27. La Manche libre, 26 juin 2014 [5]
  28. [6] Etude INSEE
  29. [7] Ville de Bayeux
  30. Selon certaines sources, Muriel Barbery serait née à Bayeux, il est cependant certain qu'elle a vécu dans le Bessin
  31. [PDF] « Préfecture du Calvados - Recueil des actes administratifs n° 37 - 26 mai 2011 » : page 22.
  32. Chiffres INSEE
  33. « Bayeux sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Collectif, Affiches, annonces et avis divers de la ville et arrondissement de Bayeux, C. Groult, 1814
  • Collectif, Bayeux. Art de Basse-Normandie, numéro spécial, no 54, 1969
  • Collectif, Bayeux et son histoire, textes de 1844, 1859, 1878, 1886, 1887, ed. du Bastion, 1995
  • Collectif, Bayeux et le Bessin 1940-1944. Vie quotidienne. Résistance. Déportation. Libération, Evrecy-Bayeux, 1996
  • Collectif, Orfèvrerie, le trésor de Bayeux, Lieux dits, Lyon, 2011
  • Françoise Decaumont et al., Le Discours de Bayeux, hier et aujourd'hui. Colloque de Bayeux 15 juin 1990, Paris, Economica ed., 1991
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  • Abbé Joseph Desmares, Honoré de Balzac à Bayeux, 1822, Imprimerie Colas, Bayeux, 1940
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  • Annie Fettu, Bayeux Intercom, éditions OREP
  • Mick Fouriscot et Mylène Salvador, La dentelle de Bayeux, Paris, ed. Didier Carpentier
  • J. Hermant, Histoire du Diocèse de Bayeux, Caen, 1705 [lire en ligne]
  • C. Huet, M. Turner, Bayeux et ses environs, Alan Sutton, Saint-Avertin, 2005
  • (en) Olwen H. Hufton, Bayeux in the late eighteen century, a social study, Oxford, The Clarendon Press ed., 1967
  • Christiane Huet, Bayeux au siècle des Lumières. Embellissements, urbanisme et architecture, Paris, La Mandragore, 2001
  • Jacques Laffetay, Histoire du diocèse de Bayeux, XVIIe et XVIIIe siècles, Imp. A. Delarue, Bayeux, 1855, [lire en ligne]
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  • Abbé Jean Marie, Bayeux ville d'art, 2 volumes, Bayeux, 1969
  • François Neveux, Bayeux et Lisieux villes épiscopales de Normandie à la fin du Moyen Âge,Caen, Éditions du Lys, 1996
  • Frédéric Pluquet, Contes populaires, traditions, proverbes et dictons de l’arrondissement de Bayeux, Caen, Chalopin, 1825
  • Frédéric Pluquet, Essai historique sur la ville de Bayeux et son arrondissement, T. Chalopin, Caen, 1829, [lire en ligne]
  • Antoine Verney, Dominique Herouard, Valérie Matoïan, Le Musée baron Gérard ou l'histoire d'une collection, Art de Basse-Normandie, no 123, 1985
  • Antoine Verney, Les Collections préhistoriques du Musée de Bayeux, Bayeux, Musée Baron Gérard ed., 1994
  • Antoine Verney, 25 ans de gravure contemporaine à Bayeux, Bayeux, Musée Baron gérard ed., 1995
  • Antoine Verney, Bayeux, coll. La ville est belle, éditions OREP, 2002
  • Antoine Verney, Découvrir Bayeux, éditions Orep, 2009
Sur le canton de Bayeux
  • Alain Busquet, Les Églises romanes de la région du sud-ouest de Bayeux, Caen, Université de Caen, 1975
  • Annie Fettu, Canton de Bayeux, coll. Belle-Epoque, éditions OREP
  • Edmond Michel, Monographie d'un canton type (Bayeux), Paris-Nancy, Berger-Levrault Éditeurs, 1911