Saint-Valery-en-Caux

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Saint-Valery-en-Caux
Port et centre-ville
Port et centre-ville
Blason de Saint-Valery-en-Caux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Albâtre
Maire
Mandat
Dominique Chauvel
2014-2020
Code postal 76460
Code commune 76655
Démographie
Gentilé Valericais
Population
municipale
4 374 hab. (2011)
Densité 418 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 50″ N 0° 42′ 28″ E / 49.8638888889, 0.70777777777849° 51′ 50″ Nord 0° 42′ 28″ Est / 49.8638888889, 0.707777777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 80 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Saint-Valery-en-Caux (/sɛ̃valʁi ɑ̃ko/) est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants se nomment les valeriquais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur le littoral du pays de Caux, à environ 60 km au nord de Rouen, Saint-Valery-en-Caux est le chef-lieu d'un canton de l'arrondissement de Dieppe. Saint-Valery-en-Caux se trouve à 30 km de Dieppe et de Fécamp et à une dizaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Paluel qui se situe plus précisément au lieu-dit Conteville.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

C'est une petite station balnéaire équipée d'un port, d'une médiathèque, d'un centre culturel (Le Rayon Vert), d'une piscine (piscine du Littoral), d'un casino avec cinéma et night-club. Elle possède également une église du Moyen Âge, un clocher (le clocher Saint-Léger), un cloître (le cloître des Pénitents) et une chapelle.

Maison dite de Henri IV.

Histoire[modifier | modifier le code]

Affiche de 1892.

Le nom de Saint-Valery-en-Caux apparaît pour la première fois dans un document datant de 990, selon la charte dans laquelle Richard Ier, Duc de Normandie, octroie une partie de ses biens personnels à l’abbaye de Fécamp. Cette charte a aujourd’hui disparu, mais une copie du XIIe siècle est actuellement conservée à la bibliothèque municipale de Rouen. Cette citation confirme l’existence de la ville à la fin du Xe siècle, mais le mystère demeure sur l’époque à laquelle lui fut donné ce nom. La légende de la création de la ville dit qu’elle aurait été fondée au VIIe siècle lorsque l’évangélisation des campagnes se développe sous l’impulsion des rois Francs. Ainsi, Walaric[1] fondateur du monastère de Leuconaüs (Saint-Valery-sur-Somme), fut appelé « l’apôtre des falaises » en portant la bonne parole sur tout le littoral. Selon la même légende, il aurait fondé un prieuré au fond de la vallée de Néville, là-même où sera plus tard construite l’église de Saint-Valery-en-Caux. La population des alentours se fixa autour de ce prieuré afin de suivre la pratique du culte, donnant ainsi naissance à la ville.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Port-le-Pelletier[2].

La bataille de Saint-Valery[modifier | modifier le code]

Le centre-ville fut presque entièrement détruit par les bombardements lors du siège de la ville, du 10 au 12 juin 1940. En effet, dès le 10 juin, la 7e Panzerdivision menée par Rommel perce jusqu'à la Seine les positions du 9e corps d'armée français du général Ilher ainsi que de la 51e Highland division du général Fortune, et les isole. Rommel, devinant l'intention des Alliés de s'embarquer pour l'Angleterre fait encercler Fécamp le 10 juin. Par ses tirs d'artillerie, il oblige la Navy à s'éloigner : deux de ses navires sont endommagés. Les troupes alliées se replient sur Saint-Valery-en-Caux, dernier port de la poche. Le 11, Rommel fait pilonner la ville et le port de Saint-Valery-en-Caux. Le général Berniquet, commandant la 2e DLC (Division Légère de Cavalerie) y perd la vie. Lors de cette journée, les Alliés opposent une résistance tenace, afin de pouvoir embarquer un maximum de troupes dans l'hypothèse de l'arrivée de la Royal Navy. Un épais brouillard empêche tout embarquement de nuit. Au matin du 12 juin, le patrouilleur français le "Cérons" engage un duel avec les canons allemands juchés sur la falaise d'amont de Saint-Valery. Après avoir détruit deux canons de 105 mm allemands, le patrouilleur est détruit. Rommel accepte la reddition du général Ilher en début de soirée sur la place détruite de la ville.

La 7e Panzer a dû mobiliser tous ses moyens pour réduire la défense franco-écossaise mais est récompensée par la prise de douze généraux alliés dont Ilher et le major-général Victor Fortune commandant la 51e Highland division. En outre, entre douze mille et vingt-six mille soldats, dont au moins huit mille Britanniques, une centaine de canons, cinquante-huit blindés légers et trois cent soixante-huit mitrailleuses, ainsi que des milliers de fusils et de camions sont capturés par l'armée allemande. À la suite à la bataille de Saint-Valery, Rommel écrira à sa femme :

« Très chère Lu,
Ici, la bataille est terminée. Un commandant de corps d'armée et 4 commandants de division se sont présentés à moi aujourd'hui sur la place du marché de Saint-Valery, contraints par ma division à se rendre. Moments merveilleux ! »

— Erwin Rommel, 12 juin 1940.

Saint-Valery-en-Caux sera libérée par les Alliés le 11 septembre 1944[3].

Après la Libération[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 1945, suite à une panne du système de freinage, un train transportant des soldats de l'armée américaine ne parvient pas à s'arrêter et traverse la gare terminale de Saint-Valery. Le bilan est lourd : 89 soldats américains sont tués et 152 sont blessés[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   A. Poulet    
1959 Mars 2001 Jacques Couture DVD  
Mars 2001 Avril 2014 Gérard Mauger DVD  
Avril 2014 en cours Dominique Chauvel PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est classée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Valery-en-Caux est jumelée à :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 795 4 845 4 887 5 018 5 328 5 236 5 370 5 404 5 377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 800 4 710 4 694 4 522 4 238 4 496 4 103 4 014 3 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 553 3 544 3 202 2 790 2 608 2 557 2 566 2 455 2 954
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 905 3 089 3 274 5 501 4 595 4 782 4 546 4 470 4 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La vente du poisson sur le Quai d'Amont.

C'est à Saint-Valery-en-Caux qu'a été installé en 2000 le relais français du câble sous-marin de communication transatlantique TAT-14[6]. À ce titre, le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison "Henri IV" : détail de la façade

Cette maison fut construite par Guillaume Ladiré, riche armateur, en 1540. L'inscription au-dessus du porche en témoigne : "l'an mil V cens XXXX ceste meson fvt faicte P.Gville Ladiré A.Q Diev done bone vie" Le nom de "Maison Henri IV" serait issu de la tradition orale selon laquelle, en 1593, lors d'un voyage dans la région entre Dieppe et Fécamp, Henri IV s'y serait arrêté coucher.

  • Église Notre-Dame-de-Saint-Valery-en-Caux

Sa construction remonterait au XVIe siècle si l'on en considère une inscription mentionnant la date 1530 sur une colonne dans la tour du clocher. L'église est faite d'une nef et de deux collatéraux. C'est un bâtiment entièrement en grès, avec une toiture en ardoise. Des vitraux du XIXe siècle de Claudius Lavergne sont encore visibles aujourd'hui. Les confessionnaux, datant du XVe siècle sont classés Monuments Historiques. L'orgue, restauré en 2008 est signé Nicolas Antoine Lété (XVIIIe siècle). Par ailleurs, un vitrail a été offert par les Écossais d'Inverness, en souvenir de la 51e Highland division.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs de Saint-Valery-en-Caux[modifier | modifier le code]

Leurs noms sont liés à Saint-Valery-en-Caux[modifier | modifier le code]

Saint-Valery-en-Caux et le cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Valery-en-Caux

Les armes de la commune de Saint-Valery-en-Caux se blasonnent ainsi :

d'azur à deux dauphins adossés d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Ries et Alain Blocier, Saint-Valery-en-Caux, éd. Alan Sutton,‎ 1999 (ISBN 2-84253-085-3)
  • Raphael Distante, Saint-Valery-en-Caux. 1940, la 51e Highland Division, Bénévent,‎ 2008, 230 p.
  • Pays'ages de Saint Valery En Caux ( coffret double dvd sur l'histoire de la commune )
  • Pays'ages de Saint Valery En Caux ( coffret simple dvd  : période 1940 1965 )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'où Valery Page d'aide sur l'homonymie avec -e- [ø] et non -é- [e], ce nom étant sans rapport étymologique avec le prénom Valérie. En français [a] latin ou germanique a donné un e "muet" [ø].
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. http://www.xn--armes-dsa.com/ossian-seipel-fr-07.htm
  4. http://www.historynet.com/russell-c-eustice-recalls-the-troop-train-2980-tragedy-at-st-valery-en-caux-during-world-war-ii.htm
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. (en) Site officiel du TAT-14
  7. http://www.wikileaks.ch/cable/2009/02/09STATE15113.html REQUEST FOR INFORMATION:CRITICAL FOREIGN DEPENDENCIES (CRITICAL INFRASTRUCTURE AND KEY RESOURCES LOCATED ABROAD, Wikileaks décembre 2010