Troarn

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Troarn
La place Paul Quellec
La place Paul Quellec
Blason de Troarn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Troarn (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Entre bois et marais
Maire
Mandat
Christophe Lemarchand
2014-2020
Code postal 14670
Code commune 14712
Démographie
Gentilé Troarnais
Population
municipale
3 669 hab. (2011)
Densité 318 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 56″ N 0° 11′ 00″ O / 49.1822222222, -0.183333333333 ()49° 10′ 56″ Nord 0° 11′ 00″ Ouest / 49.1822222222, -0.183333333333 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 61 m
Superficie 11,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-troarn.fr

Troarn est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 3 669 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située aux confins de la plaine de Caen et du pays d'Auge, dans la partie nord-occidentale des marais de la Dives. Troarn s'est développé au sommet de la colline qui surplombe l'ancienne abbaye construite à mi-hauteur au-dessus des marais tandis que Bures-sur-Dives s'étend au nord de cette colline.


Communes limitrophes de Troarn (Bures compris)[1]
Touffréville Bavent Basseneville
Sannerville Troarn (Bures compris)[1] Saint-Samson
Banneville-la-Campagne Saint-Pair, Janville Saint-Pierre-du-Jonquet

Le bourg de Troarn est traversé par la route reliant Caen à Rouen et fut longtemps un bourg d'étape. D'abord route nationale 815 ou RN 815, suite à la réforme de 1972, elle a été renumérotée RN 175 puis déclassée en départementale D 675 en 2006. Ce tronçon est dédoublé par l'autoroute A 13 dont la sortie no 30 au km 216 dessert Troarn et Sannerville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Troardum vers 1025, Truardum en 1059, Trowardum vers 1150.

Nom sans doute de type germanique, mais d'étymologie obscure et dont la finale -n s'explique mal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le journal Le Haro paraît à Troarn en 1892[2].

Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, la commune de Bures-sur-Dives (Bures avant le ), s'associe à Troarn le [3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Troarn

Les armes de la commune de Troarn se blasonnent ainsi :
D’azur aux trois fleurs de lys d’or, à la bordure cousue de gueules chargée de huit besants d’argent.

Ces armes étaient celles des abbés de Troarn jusqu'à la Révolution. Elles leur venaient des comtes puis ducs d'Alençon qui les utilisaient depuis le XIVe siècle et appartenaient à une branche cadette de la dynastie capétienne. Les armes des branches cadettes reprenaient, généralement, celles de la branche aînée, c'est-à-dire des rois de France, d’azur aux trois fleurs de lys d’or en les complétant d'une brisure comme ici la bordure.

Les liens unissant l'abbaye aux comtes remontaient aux temps de sa fondation : Mabile de Bellême, épouse de Roger II de Montgommery, était la fille de Guillaume II Talvas, seigneur de Bellême et d'Alençon.

Actuellement, ces armes sont accolées sur une crosse et surmontées d'une couronne de baron, reprenant leurs origines ecclésiastiques et féodales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2001 Jacques Richomme RI, UDF Notaire, député de 1974 à 1981
mars 2014 Dominique Lefrançois UMP Conseillère régionale
mars 2014[4] en cours Christophe Lemarchand Divers gauche Cadre dans le secteur pétrolier
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres, dont le maire et sept adjoints. L'un des conseillers est maire délégué de la commune associée de Bures-sur-Dives.

Troarn est membre de la communauté de communes Entre bois et marais créée le 11 décembre 2002, dont Dominique Lefrançois, ancien maire de Troarn, est présidente.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 669 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939 842 923 936 892 971 960 978 988
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
975 954 889 797 788 758 706 710 662
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
662 601 593 672 655 706 674 652 859
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
913 1 139 1 975 3 011 3 129 3 176 3 645 3 712 3 669
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Croix.
L'abbaye Saint-Martin.
  • L'abbaye Saint-Martin fondée par Roger II de Montgommery et son épouse Mabile de Bellême en 1059.
  • L'ancien hospice Saint-Vincent-de-Paul (fondé en 1748) et sa chapelle, route de Rouen.
  • L'église Saint-Ouen de Bures (milieu XVIIIe siècle, restaurée après la Seconde Guerre mondiale).
  • L'ancienne mairie (1830-1848) sur la place Paul Quellec.
  • L'église Sainte-Croix de Troarn (néo-romane, reconstruite en 1890 et restaurée après la Seconde Guerre mondiale) contenant le tombeau du chevalier Hugues, sarcophage trouvé en 1909 dans les vestiges de l'abbatiale Saint-Martin.
  • La poste, route de Rouen.
  • Les monuments commémorant l'action des Alliés notamment pour détruire les ponts sur la Dives dans la nuit du 6 juin 1944:
    • La plaque dédiée au 3rd Parachute squadron Royal engineers sur le mur de l'ancienne mairie.
    • La stèle du Capitaine Juckes, rue du Port, à Bures, près du pont sur la Dives.
    • La stèle du Major Roseveare sur la D675 avant le pont de la Dives en direction de Saint-Samson.
  • Les marais de la Dives. Une association "Les Amis des Marais de la Dives" s'est créée en 2005[7].

L'Association pour la sauvegarde du patrimoine communal a entrepris de recenser l'ensemble de ces lieux et monuments sur le territoire de la commune.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944 , l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du Temps, 1998. ISBN 2911855132
  3. Insee : toutes les modifications de commune pour le département du Calvados (14) de 1930 à 2012
  4. « Christophe Lemarchand élu maire, Troarn vire à gauche », sur Ouest-france.fr (consulté le 10 avril 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. http://perso.wanadoo.fr/lesmaraisdeladives/
  8. « Troarn sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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