Louis Leygue (sculpteur)

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Louis Leygue ou Louis-Georges Leygue, né à Bourg-en-Bresse en août 1905 et mort le 2 mars 1992, est un sculpteur et graveur français, membre du mouvement cubiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Pendant son enfance, la famille de Louis Leygue s’installe à Alfortville en banlieue parisienne. Il est élève au Lycée Charlemagne à Paris, puis il entame des études artistiques à l'École Germain Pilon où il est l'élève du sculpteur Robert Wlérick. Il est ensuite admis à l'École nationale supérieure des arts décoratifs et enfin à l’École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jules Coutan. Il obtient le prix de Rome en 1931. En 1932, il part pour Rome, mais il revient en France à Naveil, situé à côté de Vendôme (Loir-et-Cher), pour des raisons de santé.

Il épouse une élève de l'École des beaux-arts de Paris, Marianne Cochet. Ils auront deux enfants qui ouvriront à Vendôme un musée qu'ils offriront à la ville.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Ses œuvres représentent des figurations monumentales, figures humaines et animales, notamment équines (le cheval tient une place particulière dans ses travaux artistiques). Il reste influencé par le cubisme.

En 1938, il part au Canada réaliser un grand bas-relief pour la nouvelle ambassade de France à Ottawa. Il revient en France peu de temps avant le début de la Seconde Guerre mondiale. En 1941, il est arrêté par la Gestapo, mis au secret à Maison d'arrêt de Fresnes puis déporté en Allemagne. De retour en France, il devient professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Sculpture de Louis Leygue.

Mémorial aux Déportés de l'Ain[modifier | modifier le code]

En 1947, le Comité des déportés de Nantua lui demande de réaliser le Mémorial aux Déportés de l'Ain. En tant qu'ancien déporté, il réalise une œuvre forte, installée sur les bords du lac de Nantua.

Le Phénix de l'Université de Caen[modifier | modifier le code]

En 1954 il réalise le Phénix pour l’Université de Caen, université qui, détruite pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, renaquit de ses cendres tel le phénix[1].

Autres commandes[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, il réalise des commandes sculpturales pour de nombreuses villes de France : Avignon, Cachan, Caen, Coutances, Dijon, Orléans, Reims, Saint-Dié et Paris, où il réalise, notamment un taureau pour l'École des arts et métiers, ainsi que deux vastes haut-reliefs pour le grand auditorium de la maison de Radio-France : Les Bruis­se­ments de la forêt et Les Rumeurs de la ville.

Il réalise des médailles pour la Monnaie de Paris, ainsi que des épées pour des académiciens. En 1971, il sculpte Les Corolles pour le quartier de La Défense. En 1985, il offre la statue du Cavalier Tombé, qui est érigée devant l'hôtel de ville de Vendôme. Il enrichit également l'église de Vendôme de ses sculptures. La même année, il prononce le discours d’intronisation du sculpteur Jean Cardot à l’Académie des beaux-arts. Il crée l'œuvre Le Soleil de Langres, en fer forgé, située le long de l'autoroute A31 près de Langres (Haute-Marne).

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1969, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts. En 1994, le sculpteur Antoine Poncet lui rend hommage lors de sa réception à l’Académie.

L'atelier que Louis-Georges Leygue s'était fait construire à Naveil pour travailler abrite désormais le musée qui est consacré à l'œuvre de ce sculpteur-graveur influencé par le cubisme. Ce musée est labellisé « musée de France ».

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont également présentes dans un certain nombre de musées en France et à l’étranger :

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'université après guerre », sur Université de Caen (consulté le 17 juillet 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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