Lisieux
| Lisieux | ||
La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Lisieux (chef-lieu) | |
| Canton | chef-lieu des cantons de Lisieux-1, Lisieux-2 et Lisieux-3 | |
| Intercommunalité | Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie | |
| Maire Mandat |
Bernard Aubril 2008-2014 |
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| Code postal | 14100 | |
| Code commune | 14366 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lexoviens | |
| Population municipale |
21 640 hab. (2010) | |
| Densité | 1 656 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
44 658 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 32 m — Max. 152 m | |
| Superficie | 13,07 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-lisieux.fr | |
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Lisieux est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 21 640 habitants[Note 1] appelés Lexoviens et Lexoviennes.
Lisieux est la capitale du pays d'Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Lisieux est située au confluent de la Touques et de plusieurs de ses affluents : l'Orbiquet, le Cirieux et le Graindain.
La ville est située en plein cœur du pays d'Auge dont elle est la capitale. Elle est donc entourée du caractéristique bocage normand, où se mêlent l'élevage (principalement de vaches laitières) et la culture de la pomme à cidre (dont on tirera le cidre et le calvados, sans oublier le pommeau).
Climat [modifier]
Lisieux bénéficie d'un climat tempéré océanique humide.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Lisieux[1] | 1 764 h/an | 711 mm/an | 14 j/an | 17 j/an | 54 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 10,1 | 11,1 | 11,8 | 17 | 17,3 | 20,1 | 21,3 | 21 | 19,3 | 15,3 | 11,5 | 7,9 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 4,7 | 5,5 | 3,5 | 6,3 | 9,4 | 11,5 | 12,9 | 12,6 | 10,3 | 7,3 | 5,2 | 1,9 |
| Températures moyennes (°C) | 7,4 | 8,3 | 7,6 | 11,6 | 13,3 | 15,8 | 17,1 | 16,8 | 14,8 | 11,3 | 8,3 | 4,9 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 45 | 83 | 90 | 23 | 91 | 83 | 135 | 49 | 56 | 39 | 44 | 81 |
| Source: Météo France[2] | ||||||||||||
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales records (°C) | 16,1 | 20,8 | 24,4 | 26,4 | 30,4 | 34,1 | 36,6 | 38,9 | 33,5 | 27,6 | 19,9 | 17,2 |
| \_ années des t°max. | 1993 | 1960 | 1946 | 1984 | 1953 | 2001 | 1952 | 2003 | 1961 | 1985 | 1982 | 1989 |
| Températures minimales records (°C) | -19,6 | -16,5 | -7,4 | -5,7 | -0,8 | 1 | 4,7 | 4 | 1,8 | -3,7 | -6,8 | -11 |
| \_ années des t° min. | 1985 | 1956 | 1965 | 1978 | 1955 | 1962 | 1962 | 1974 | 1948 | 1997 | 1989 | 1948 |
| Source: Météo France et Lameteo.org[1] | ||||||||||||
Accès et transports [modifier]
La ville de Lisieux est desservie par un réseau d'autobus qui se nomme Lexobus (6 lignes). Elle est aussi reliée aux autres agglomérations par le réseau des Bus verts du Calvados.
La gare de Lisieux est située à l'intersection des lignes Paris - Cherbourg et Lisieux - Trouville-Deauville. Ces lignes sont empruntées par les trains Intercités Normandie en provenance ou à destination de la gare de Paris-Saint-Lazare, de Cherbourg ou Saint-Lô via Caen, ou de Trouville-Deauville. Elle est également desservie par le TER Basse-Normandie et le TER Haute-Normandie (Caen - Rouen-Rive-Droite). Les TGV reliant Cherbourg à Dijon-Ville s'y arrêtent également. Il est possible d'apercevoir cette gare dans le film Un singe en hiver de Henri Verneuil. Une seconde halte ferroviaire, la gare du Grand-Jardin, est également desservie par les TER reliant la gare de Lisieux à celle de Trouville-Deauville.
En matière d'axes routiers, la ville est principalement traversée d'est en ouest par la D613 (ancienne route nationale 13, qui va de Paris à Cherbourg). Depuis les années 90, la ville s'est dotée d'une rocade qui permet son contournement par le Sud, fluidifiant ainsi la circulation dans le centre (notamment sur le boulevard Sainte-Anne). L'autre axe principal de la ville est la D579 permettant de rejoindre Deauville vers le Nord et le département de l'Orne vers le Sud.
Géologie [modifier]
Relief [modifier]
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Lisieux se blasonnent ainsi : |
Les deux clefs rappellent les clefs de saint Pierre, patron de la cathédrale. Les chanoines du chapitre cathédral de Lisieux avaient d'ailleurs ces deux objets comme blason.
En 2001, la ville de Lisieux se dote d'une nouvelle identité visuelle pour affirmer sa position de capitale du pays d'Auge. Ce nouveau logo et cette signature ont été créés par l'agence Athanor Communication sous la direction de Frédéric Fougerat.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Lisieux vient du nom du peuple gaulois qui habitait la région : les Lexovii [« Ceux qui penchent » ? « les boiteux » ?] et dont elle était la civitas à l'époque gallo-romaine sous le nom de Noviomagus du celtique noviios «neuf» (cf. breton nevez) et magos «plaine» ou «marché» (cf. vieil irlandais mag «plaine»)[3]. Cela explique également que les habitants de Lisieux soient nommés les Lexoviens et les Lexoviennes. Les Lexovii ont aussi donné leur nom au Lieuvin ou « pays de lisieux».
Antiquité [modifier]
Lisieux est l'ancienne capitale du peuple gaulois, les Lexovii. César mentionne, dans son œuvre Commentaires sur la Guerre des Gaules, un oppidum gaulois. Il a été localisé au lieu-dit le Castellier[4], à 3 km au sud-ouest de la ville. Son enceinte fortifiée entourait un espace de 200 ha, extension importante pour l'époque. Cependant, la cité gallo-romaine était bien établie à l'emplacement du Lisieux actuel. Elle était importante et dotée de monuments prestigieux construits « à la romaine ». En outre, le grand sanctuaire rural à quelques km au nord-ouest, comprenant un théâtre-amphithéâtre, des édifices publics et des fana n'était pas non plus le cœur de la cité[5]. Des vestiges de thermes et d'une riche villa gallo-romaine ont été mis au jour à proximité de l'hôpital et sont visibles dans le Jardin archéologique de l'hôpital.
Moyen Âge [modifier]
Ce n'est qu'après la chute de l'empire romain que la ville devient siège épiscopal sous la dépendance du métropolitain de Rouen. La juridiction de l'évêque de Lisieux s'exerçait sur l'actuel Lieuvin et le pays d'Auge. Elle correspondait probablement au cadre administratif du pouvoir romain, lui-même dans les limites de l'ancien territoire des Lexovii selon un processus fréquent ailleurs. L'évêque, chose rare en France de l'ouest, était aussi titulaire d'un comté comprenant la ville et sa banlieue. Les évêques possédaient plusieurs résidences dont une à Rouen dit Hôtel de Lisieux ou encore un manoir à Canapville dit Manoir des évêques.
Quelques-uns sont restés célèbres, ainsi Fréculf au IXe siècle, ami de Raban Maur, abbé de Fulda en Allemagne.
Lors des incursions des Vikings, le siège est délaissé et reste vacant quelques années. À l'époque ducale, Herbert, puis Hugues d'Eu érigent la cathédrale romane. Par la suite est édifiée une cathédrale gothique dont un des évêques de l'époque Nicolas Oresme a laissé son nom comme érudit et précepteur de Charles V.
Lors de la guerre de Cent Ans, sous l'occupation anglaise, Pierre Cauchon qui briguait l'archevêché de Rouen, est en fait élu à Lisieux, où il sera enterré dans la chapelle axiale de la cathédrale qu'il avait fait ériger.
Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l'industrie drapière s'installe dans la ville et elle conserve la protection royale par Louis XI[6].
Époque moderne [modifier]
Époque contemporaine [modifier]
La ville est intégrée au département du Calvados nouvellement créé au moment de la Révolution française. Elle en devient une ville mineure par rapport à Caen puisqu'elle n'obtient qu'un siège de chef-lieu d'arrondissement. De plus, alors qu'elle était depuis le Moyen Âge le siège d'un des sept évêques de Normandie, relevant de la province de Rouen, elle perd cette fonction en 1801. L'évêché est toutefois recréé et fusionné avec celui de Bayeux en 1855, l'évêque portant désormais le titre de « Bayeux et Lisieux ». Lisieux fait partie des deux seuls sièges épiscopaux, avec celui d'Avranches, à avoir été supprimés en Normandie.
Avec le développement du culte de sainte Thérèse au XXe siècle, une grande église néo-byzantine lui est dédiée sur une des collines entourant la ville. Elle va vite supplanter en renommée l'ancienne cathédrale, convertie en église paroissiale.
La dévotion à sainte Thérèse, qui vécut au carmel de Lisieux, en fait la deuxième plus importante ville de pèlerinage de France (après Lourdes).
Évènements [modifier]
- IVe siècle: présence de lètes germaniques, avec femmes et enfants, auxiliaires de l'armée romaine, dont les tombes ont été mises à jour dans la nécropole « Michelet ». Certaines recèlent un mobilier typique de la Germanie du Nord ;
- 1432 : Pierre Cauchon, le juge suprême lors du procès de Jeanne d'Arc à Rouen devient évêque de Lisieux et fait construire la chapelle axiale de la cathédrale où il est inhumé ;
- 1590 : lors de la huitième guerre de religion, Henri IV doit conquérir son royaume. Lorsqu’il arrive à Lisieux, la garnison s’enfuit, et il prend la ville sans combat[7] ;
- 1907 : premier décollage d'un hélicoptère, réalisé par Paul Cornu ;
- 1937 : venue à Lisieux de monseigneur Eugenio Pacelli, légat du pape et futur Pie XII ;
- 6 et 7 juin 1944 : les bombardements alliés font plus de 800 victimes et détruisent la ville aux deux tiers ;
- 23 août 1944 : Libération par les troupes alliées ;
- En 1960, Lisieux a fusionné avec la commune de Saint-Jacques ;
- 2 juin 1980 : visite du pape Jean-Paul II.
Administration [modifier]
Statut [modifier]
Lisieux est, avec Bayeux et Vire, l'une des sous-préfectures du Calvados.
La ville est chef-lieu de trois cantons :
- le 1er canton est formé d'une partie de Lisieux et des communes de Beuvillers, Cordebugle, Courtonne-la-Meurdrac, Fauguernon, Firfol, Fumichon, Glos, Hermival-les-Vaux, L'Hôtellerie, Marolles, Le Mesnil-Guillaume, Moyaux, Ouilly-du-Houley, Ouilly-le-Vicomte, Le Pin et Rocques (12 011 habitants) ;
- le 2e canton est formé d'une partie de Lisieux et de la commune de Saint-Martin-de-la-Lieue (13 362 habitants) ;
- le 3e canton est formé d'une partie de Lisieux et des communes de La Boissière, La Houblonnière, Lessard-et-le-Chêne, Le Mesnil-Eudes, Le Mesnil-Simon, Les Monceaux, Le Pré-d'Auge, Prêtreville, Saint-Désir, Saint-Germain-de-Livet, Saint-Jean-de-Livet et Saint-Pierre-des-Ifs (12 419 habitants).
Enfin, Lisieux fait partie de Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie, créée le 1er janvier 2013 sous le nom de communauté de communes Lisieux cœur pays d'Auge par fusion des communautés de communes Lisieux Pays d'Auge et Moyaux Porte du Pays d'Auge.
Les maires de Lisieux [modifier]
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Lisieux :
Instances administratives et judiciaires [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Jumelages [modifier]
Taunton (Angleterre) depuis 1951
Saint-Georges (Canada) depuis 1996
Saint-Jérôme (Canada)[réf. nécessaire]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 21 640 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3]. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 25 521 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
- 55 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 29,6 %).
Économie et tourisme [modifier]
Économie [modifier]
Saint-Gobain abrasifs [modifier]
Implantée en 1960, l'usine Saint-Gobain abrasifs, ancien Précidia, qui emploie 56 salariés, a dû fermer en avril 2010[13].
Sanofi-Aventis et Doliprane [modifier]
Usine ouverte en 1982, le site Sanofi-Aventis de Lisieux est le lieu de fabrication de la célèbre marque de paracétamol Doliprane et de ses fameuses gélules de 500 mget depuis 2012 en unité 1 000 mg. Cette usine est reconnue pour son expertise dans le domaine de la granulation. La production 2012 a atteint plus de 170 millions de boites toutes formes confondues (comprimés,sachets,gelules,suppositoires)[14].
Tourisme [modifier]
Depuis février 2010, Lisieux est dénommée « commune touristique »[15].
Environnement [modifier]
Une étude d'UFC-Que Choisir (Mars 2012) se basant sur des données du Ministère de la Santé a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides. Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées. L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents[16].
Lieux et monuments [modifier]
Détruite à 60 % par les bombardements alliés en 1944, Lisieux conserve peu de monuments anciens.
Monuments religieux [modifier]
Liés à sainte Thérèse de Lisieux [modifier]
Le Carmel [modifier]
Au cœur de la ville de Lisieux se trouve le Carmel, construit en 1838. La jeune Thérèse Martin y entre 50 ans plus tard.
Les Buissonnets [modifier]
La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux [modifier]
Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.
Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse.
Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.
Aujourd'hui, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes).
-
Vue de la basilique le matin
Autres monuments religieux [modifier]
L'Institution Frémont [modifier]
L'institution Frémont, la chapelle de l'Institution ainsi que le vieux manoir datent du XVe siècle, et ont été restaurés dans les années 1990.
La cathédrale Saint-Pierre [modifier]
Rare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux est un monument de style gothique. Si la présence d’une cathédrale est supposée depuis le VIe siècle, l’église visible de nos jours fut certainement construite entre 1160 et 1230, à l'initiative de l'évêque Arnoul.
Dès le départ, l’architecte conçut des voûtes d’ogives quadripartites et des arcs-boutants, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie. La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au XIIIe siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relèvent du style normand.
On affirme à tort qu'Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d'Angleterre, et Aliénor d'Aquitaine s'y sont mariés en 1152[17]. Pierre Cauchon y est enterré. Après avoir instruit le procès de Jeanne d'Arc, il fut en effet nommé évêque de Lisieux en 1432.
L'hôtel du Haut-Doyenné [modifier]
Le Haut-Doyen était le plus haut dignitaire ecclésiastique de Lisieux après l'Evêque-Comte. En 1769, Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne fait reconstruire la maison canoniale. En 1884, les frères des écoles chrétiennes transforment le bâtiment en école. Épargné par les bombardements de 1944, le bâtiment est acquis en 1978 par la ville de Lisieux pour y transférer son école de musique, l'actuelle École nationale de musique et de danse[18].
Église Saint-Jacques [modifier]
L'église Saint-Jacques, construite aux XVe et XVIe siècles, est classée monument historique.
Monuments laïcs [modifier]
Hôtel de ville [modifier]
L'hôtel de ville (XVIIIe siècle) est un ancien hôtel particulier.
Musée d'art et d'histoire [modifier]
- Enfant du pays, le peintre Pierre Duval Le Camus fonde en 1837 le musée de peinture et de sculpture de Lisieux.
Château de Saint-Germain-de-Livet [modifier]
Le château de Saint Germain de Livet est situé, comme son nom l'indique sur la commune de Saint-Germain-de-Livet. Il fait face à l'église du village (XIXe siècle). Il est toutefois propriété de la ville de Lisieux depuis 1958, date du don du château à la ville par la famille Riesener.
D'un point de vue architectural, le château est en fait constitué de deux parties :
- la première, un manoir à pans de bois, date du XVe siècle ;
- la seconde, une construction en pierre et brique vernissée du Pré d'Auge, date de la fin du XVIe siècle.
Le château, qui mêle des éléments des traditions médiévales et Renaissance, est entouré de douves et d'un jardin fleuri où se promènent quelques paons.
Espaces verts [modifier]
Ville fleurie avec trois fleurs et une goutte d'eau [19].
Le parc principal de la ville, le jardin de l'Évêché (qui aurait été dessiné par Le Nôtre), est situé en plein cœur de Lisieux, près de la place François-Mitterrand.
Le jardin archéologique de l'hôpital est l'autre parc remarquable de la ville. Il est situé à proximité de l'hôpital Robert-Bisson. Des vestiges gallo-romains (dégagés lors des fouilles archéologiques effectuées de 1978 à 1985) y sont exposés. Ils comprennent un édifice thermal et un édifice privé.
Chaque année depuis 2003, la décoration florale de la ville suit un thème spécifique. Des éléments de décoration sont ainsi fabriqués par les ateliers municipaux (parfois avec la collaboration des élèves du lycée Paul-Cornu). En 2008, la décoration a par exemple été pensée afin de célébrer le cinquantenaire du Conservatoire de musique et de danse de Lisieux.
Pour citer quelques chiffres la ville compte : 35 ha de gazon, 2500 m2 de massifs fleuris et 5000 arbres[20].
Vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
Lisieux compte 4 lycées : 2 généraux (Marcel-Gambier et l'institution Fremont) et 2 professionnels (Paul Cornu et Les Rosiers). Ainsi qu'un institut universitaire de technologie (IUT). La ville comporte aussi 4 collèges (Pierre-Simon de Laplace, Notre-Dame, Michelet et Jean-Baptiste de la Salle).
Culture [modifier]
Médiathèque [modifier]
Inaugurée le 21 juin 2002, la médiathèque André-Malraux, dernier né des espaces culturels de la ville de Lisieux, est une bibliothèque publique offrant à la consultation ou à l'emprunt environ 100 000 documents (livres, périodiques, phonogrammes, vidéogrammes, cédéroms, ressources électroniques).
Elle dispose en outre d'un auditorium de 70 places où sont organisées conférences et projections.
L'équipe de la médiathèque a de plus entrepris un important travail de numérisation d'œuvres liées à la Normandie.
La médiathèque André-Malraux est depuis le 1er janvier 2011 un service de la communauté de communes Lisieux Pays d'Auge.
Théâtres [modifier]
- Théâtre de Lisieux Pays d'Auge, 2 rue au char.
- TANIT Théâtre, 11 rue d'Orival.
Cinémas [modifier]
- Cinéma Le Royal, rue du 11 novembre.
- Cinéma Le Majestic, rue au Char.
Musées [modifier]
Musée d'art et d'histoire de Lisieux [modifier]
Musique et danse [modifier]
Groupes et orchestres lexoviens :
- 21ème Ciel (rock)
- Franck Ridel Project (Métal)
- Orchestre symphonique de Lisieux (classique)
- Orchestre d'Harmonie de Lisieux (toutes musiques)
- Middle Jazz Band (jazz)
- Loca Banda (salsa)
- Dixie Project (jazz, new-orleans)
- Batterie fanfare l'avant garde de Lisieux
Festivals et événements [modifier]
Sport [modifier]
Les équipements sportifs [modifier]
Les clubs [modifier]
Football [modifier]
Lisieux comporte trois clubs :
- L'Amicale sportive des clubs lexoviens (ASCL) évoluant en district du Calvados en 1ère Division.
- Le Club athletic Lisieux Pays d'Auge (CAL) qui évolue en Division d'honneur, entraîné par Jacques Santini dans les années 1980.
- L'Union sportive lexovienne (USL), club du quartier de Hauteville qui évolue en Ligue de Basse-Normandie en Division d'Honneur Régional (DHR).
Tennis de table [modifier]
Le tennis de table est représenté à Lisieux par l'Amicale sportive de tennis de table de Lisieux (ASTTL) qui est affiliée à la Fédération française de tennis de table. La salle est incluse dans le complexe du gymnase Mimoun.
Escrime [modifier]
L'escrime est présente avec le Cercle d'escrime de Lisieux,
Muay thaï [modifier]
Le Muay thaï est présent à Lisieux avec le Muay Thaï Club Lisieux, section crée en 1992. Chaque année le club organise un gros évènement sportif, en organisant son gala annuel de niveau national. Le Muay Thaï Club Lisieux compte chaque année depuis 2010 plusieurs champions de France aussi bien en éducatif qu'en senior.
Évènements [modifier]
Cyclisme [modifier]
Lisieux est le 7 juillet 2006 la ville départ de la sixième étape du Tour de France qui mène les coureurs à Vitré. Elle accueille en 2011 l'arrivée de la sixième étape du Tour, le jeudi 7 juillet.
Chaque année, quelques jours après le tour de France, la ville organise le Critérium de Lisieux.
Santé [modifier]
- Centre hospitalier Robert-Bisson.
- Polyclinique de Lisieux
Culte [modifier]
Écologie et recyclage [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
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Leurs noms sont liés à l’histoire de Lisieux :
Naissances [modifier]
- Jean-Baptiste Laumonier (1749-1818), chirurgien
- Thomas de Frondeville (1750-1816), homme politique
- Louis Du Bois (1773-1855), historien de Lisieux, poète, érudit, agronome, homme politique et administrateur
- Magloire Perinne (1774-1859), fonctionnaire des finances
- Lucien Fromage (1820-1893), manufacturier et homme politique
- Paul-Louis Target (1821-1908), homme politique
- Henry Chéron (1867-1936), maire de Lisieux (1894-1908 et 1932-1936) et plusieurs fois ministre sous la IIIe République
- Jean Charles Contel (1895-1928), artiste-peintre
- Michel Magne (1930-1984), compositeur (musiques de films)
- Matthieu Lagrive (1979), pilote moto en endurance
- Nicolas Batum (1988), joueur de basket-ball français évoluant en NBA au Trail Blazers de Portland
- Thomas Heurtaux (1988), joueur de football français évoluant en Ligue 1 au Stade Malherbe de Caen
- Chloé Mortaud (1989), élue Miss France 2009, a vécu à Lisieux jusqu'à ses dix ans
- Agnès Ruiz née en 1968, romancière
- Tony Hurel (1987), coureur cycliste chez Europcar
Décès [modifier]
- César Ruminski (1924-2009), footballeur international
Autres [modifier]
- Pierre Cauchon (1371-1442), évêque de Lisieux de 1432 à 1442. Il reconstruit la chapelle de la Vierge dans la cathédrale
- Jean Hennuyer (1497-1578), évêque de Lisieux
- Antoine de Surie (XVIe siècle), poète et contrôleur à Lisieux. Il a laissé des poésies estimées et publiées en 1555 avec « Les Ruisseaux » de Charles Fontaine
- Gaston Le Révérend (1885-1962), poète et instituteur, a vécu à Lisieux.
- Sainte Thérèse (1873-1897), de son vrai nom Thérèse Martin, sœur carmélite béatifiée le 29 avril 1923
- Paul Cornu (1881-1944), mécanicien, est considéré comme l'inventeur de l'hélicoptère. Premier vol le 13 novembre 1907 à Coquainvilliers
- Robert Camelot (1903-1992), architecte qui a dirigé, après-guerre, la reconstruction de Lisieux. Il a notamment établi des plans d’ensemble d’habitations collectives
- Georges Duval (1920-1993), architecte qui a notamment restauré le théâtre, conçu la ZUP de Hauteville et dirigé la construction du château d'eau de l'Espérance
- André Fanton (1928), Ancien ministre et député de Paris puis conseiller général du Calvados jusqu'en 2004 (canton de Lisieux III), député (RPR) de la troisième circonscription du Calvados (1986-1988, 1993-1997)
- Yvette Roudy (1929), maire de Lisieux (1989-2001), député (PS) de la troisième circonscription du Calvados (1986-1993 et 1997-2002), plusieurs fois ministre
Galerie photo [modifier]
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Dessin d'un chapiteau de la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux.
Notes [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[21].
- Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant la ville de Caen
- Base de données météo et observations en temps réel par Météo France
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
- François Neveux, Bayeux et Lisieux, villes épiscopales de Normandie à la fin du Moyen Âge, Édition Lys, 1996
- Normandie, Guides bleus, Hachette 1994.
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479 Lettres concernant les marchands drapiers
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 368
- Hôtel de ville : Lisieux. Lisieux : Mairie de Lisieux, 2007, d'après A.-J.L. Dingremont, Du corps municipal de Lisieux. Lisieux, J.J. Pigeon, 1849.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Lisieux en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Usine Nouvelle, le 08/02/2010: Saint-Gobain Abrasifs de Lisieux fermera fin avril.
- Site officiel Sanofi-Aventis, page sur le site de Lisieux.
- [PDF] Recueil des actes administratifs du Calvados n°12/2010 (page 277). Consulté le 16 mars 2010.
- Gilles Van Kote, « L'agriculture, à l'origine des deux tiers de la pollution de l'eau potable en France », sur lemonde.fr, Le Monde, 20 mars 2012. Consulté le 1er avril 2012
- Affirmation faite notamment par François Neveux dans Art de Basse-Normandie, n°89-90-91 consacrés à Lisieux, 1984-1985 mais corrigée par le même auteur dans La Normandie des ducs aux rois, Rennes, Ouest-France, 1998, p. 519
- Hôtel du Haut-Doyenné : École nationale de musique et de danse., Lisieux, mairie de Lisieux, 1985 [lire en ligne]
- Une troisième fleur et une Goutte d’eau pour Lisieux, sur www.ouest-france.fr, 21 octobre 2011. Consulté le 04/03/2012
- Site officiel de la ville de Lisieux.
- Lisieux sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Site de l'Office intercommunal de tourisme
- La Bibliothèque électronique de Lisieux, une bibliothèque virtuelle francophone et normande
- Notice sur l'ancien collège de Lisieux, par M. Châtelet (1862), Bibliothèque électronique de Lisieux
