Lisieux

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Lisieux
La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux.
La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux.
Blason de Lisieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux (chef-lieu)
Canton chef-lieu des cantons de Lisieux-1, Lisieux-2 et Lisieux-3
Intercommunalité Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie
Maire
Mandat
Bernard Aubril
2014-2020
Code postal 14100
Code commune 14366
Démographie
Gentilé Lexoviens
Population
municipale
21 391 hab. (2011)
Densité 1 637 hab./km2
Population
aire urbaine
44 535 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 44″ N 0° 13′ 32″ E / 49.145556, 0.225556 ()49° 08′ 44″ Nord 0° 13′ 32″ Est / 49.145556, 0.225556 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 152 m
Superficie 13,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-lisieux.fr

Lisieux est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 21 391 habitants[Note 1] appelés Lexoviens et Lexoviennes.

Lisieux est la capitale du pays d'Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lisieux est située au confluent de la Touques et de plusieurs de ses affluents : l'Orbiquet, le Cirieux et le Graindain.

La ville est située en plein cœur du pays d'Auge dont elle est la capitale. Elle est donc entourée du caractéristique bocage normand, où se mêlent l'élevage (principalement de vaches laitières) et la culture de la pomme à cidre (dont on tirera le cidre et le calvados, sans oublier le pommeau).

Communes limitrophes de Lisieux[1]
Ouilly-le-Vicomte,
Saint-Désir
Ouilly-le-Vicomte Rocques
Saint-Désir Lisieux[1] Hermival-les-Vaux,
Glos
Saint-Désir Saint-Martin-de-la-Lieue, Beuvillers Beuvillers

Climat[modifier | modifier le code]

Lisieux bénéficie d'un climat tempéré océanique humide.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Lisieux[2] 1 764 h/an 711 mm/an 14 j/an 17 j/an 54 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales moyennes (°C) 10,1 11,1 11,8 17 17,3 20,1 21,3 21 19,3 15,3 11,5 7,9
Températures minimales moyennes (°C) 4,7 5,5 3,5 6,3 9,4 11,5 12,9 12,6 10,3 7,3 5,2 1,9
Températures moyennes (°C) 7,4 8,3 7,6 11,6 13,3 15,8 17,1 16,8 14,8 11,3 8,3 4,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 45 83 90 23 91 83 135 49 56 39 44 81
Source: Météo France[3]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,1 20,8 24,4 26,4 30,4 34,1 36,6 38,9 33,5 27,6 19,9 17,2
\_ années des t°max.     1993 1960 1946 1984 1953 2001 1952 2003 1961 1985 1982 1989
Températures minimales records (°C) -19,6 -16,5 -7,4 -5,7 -0,8 1 4,7 4 1,8 -3,7 -6,8 -11
\_ années des t° min.     1985 1956 1965 1978 1955 1962 1962 1974 1948 1997 1989 1948
Source: Météo France et Lameteo.org[2]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Gare principale de Lisieux.

La ville de Lisieux est desservie par un réseau d'autobus qui se nomme Lexobus (7 lignes). Elle est aussi reliée aux autres agglomérations par le réseau des Bus verts du Calvados.

La gare de Lisieux est située à l'intersection des lignes Paris - Cherbourg et Lisieux - Trouville-Deauville. Ces lignes sont empruntées par les trains Intercités Normandie en provenance ou à destination de la gare de Paris-Saint-Lazare, de Cherbourg ou Saint-Lô via Caen, ou de Trouville-Deauville. Elle est également desservie par le TER Basse-Normandie et le TER Haute-Normandie (Caen - Rouen-Rive-Droite). Les TGV reliant Cherbourg à Dijon-Ville s'y arrêtent également. Il est possible d'apercevoir cette gare dans le film Un singe en hiver de Henri Verneuil. Une seconde halte ferroviaire, la gare du Grand-Jardin, est également desservie par les TER reliant la gare de Lisieux à celle de Trouville-Deauville.

En matière d'axes routiers, la ville est principalement traversée d'est en ouest par la D613 (ancienne route nationale 13, qui va de Paris à Cherbourg). Depuis les années 1990, la ville s'est dotée d'une rocade qui permet son contournement par le sud, fluidifiant ainsi la circulation dans le centre (notamment sur le boulevard Sainte-Anne). L'autre axe principal de la ville est la D579 permettant de rejoindre Deauville vers le nord et le département de l'Orne vers le sud.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lisieux vient du nom du peuple gaulois qui habitait la région : les Lexovii, « Ceux qui penchent » (?), « les Boiteux » (?), dont elle était la civitas à l'époque gallo-romaine sous le nom de Noviomagus Lexoviorum, « le nouveau marché des Lexovii ». Ce dernier est constitué des éléments celtiques noviios « neuf » (cf. breton nevez) et magos « plaine » puis « marché » (cf. vieil irlandais mag « plaine »)[4]. Le nom des Lexovii explique également celui des habitants de Lisieux, nommés Lexoviens et Lexoviennes, une création savante relativement récente. Les Lexovii ont aussi donné leur nom au Lieuvin, du bas-latin (pagus) lexovinum, « (pays) des Lexovii ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Lisieux est l'ancienne capitale du peuple gaulois, les Lexovii. César mentionne, dans son œuvre Commentaires sur la Guerre des Gaules, un oppidum gaulois. Il a été localisé au lieu-dit le Castellier[5], à 3 km au sud-ouest de la ville. Son enceinte fortifiée entourait un espace de 200 hectares, extension importante pour l'époque. Cependant, la cité gallo-romaine était bien établie à l'emplacement du Lisieux actuel. Elle était importante et dotée de monuments prestigieux construits « à la romaine ». En outre, le grand sanctuaire rural à quelques kilomètres au nord-ouest, comprenant un théâtre-amphithéâtre, des édifices publics et des fana, n'était pas non plus le cœur de la cité[6]. Des vestiges de thermes et d'une riche villa gallo-romaine ont été mis au jour à proximité de l'hôpital dans les années 1980 et sont visibles dans le Jardin archéologique de l'hôpital.

Au IVe siècle, présence de lètes germaniques, avec femmes et enfants, auxiliaires de l'armée romaine, dont les tombes ont été mises au jour dans la nécropole « Michelet ». Certaines recèlent un mobilier typique de la Germanie du Nord.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'après la chute de l'Empire romain que la ville devient siège épiscopal sous la dépendance du métropolitain de Rouen. La juridiction de l'évêque de Lisieux s'exerçait sur l'actuel Lieuvin et le pays d'Auge. Elle correspondait probablement au cadre administratif du pouvoir romain, lui-même dans les limites de l'ancien territoire des Lexovii selon un processus fréquent ailleurs. L'évêque, chose rare en France de l'Ouest, était aussi titulaire d'un comté comprenant la ville et sa banlieue. Les évêques possédaient plusieurs résidences dont une à Rouen dit Hôtel de Lisieux ou encore un manoir à Canapville dit Manoir des évêques.

Quelques-uns sont restés célèbres, ainsi Fréculf au IXe siècle, ami de Raban Maur, abbé de Fulda en Allemagne.

Lors des incursions des Vikings, le siège est délaissé et reste vacant quelques années. À l'époque ducale, Herbert, puis Hugues d'Eu érigent la cathédrale romane. Par la suite est édifiée une cathédrale gothique dont un des évêques de l'époque Nicolas Oresme a laissé son nom comme érudit et précepteur de Charles V.

Lors de la guerre de Cent Ans, sous l'occupation anglaise, Pierre Cauchon qui briguait l'archevêché de Rouen, est en fait élu à Lisieux en 1432, où il sera enterré dans la chapelle axiale de la cathédrale qu'il avait fait ériger. Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l'industrie drapière s'installe dans la ville et elle conserve la protection royale par Louis XI[7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1590, lors de la huitième guerre de religion, Henri IV doit conquérir son royaume. Lorsqu’il arrive à Lisieux, la garnison s’enfuit, et il prend la ville sans combat[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une rue de Lisieux en 1813 par Henry Edridge.

La ville est intégrée au département du Calvados nouvellement créé au moment de la Révolution française. Elle en devient une ville mineure par rapport à Caen puisqu'elle n'obtient qu'un siège de chef-lieu d'arrondissement. De plus, alors qu'elle était depuis le Moyen Âge le siège d'un des sept évêques de Normandie, relevant de la province de Rouen, elle perd cette fonction en 1801. L'évêché est toutefois recréé et fusionné avec celui de Bayeux en 1855, l'évêque portant désormais le titre de « Bayeux et Lisieux ». Lisieux fait partie des deux seuls sièges épiscopaux, avec celui d'Avranches, à avoir été supprimés en Normandie.

Avec le développement du culte de sainte Thérèse au XXe siècle, une grande église néo-byzantine lui est dédiée sur une des collines entourant la ville. Elle va vite supplanter en renommée l'ancienne cathédrale, convertie en église paroissiale.

La dévotion à sainte Thérèse, qui vécut au carmel de Lisieux, en fait la deuxième plus importante ville de pèlerinage de France (après Lourdes).

En 1907 a lieu le premier décollage d'un hélicoptère, réalisé par Paul Cornu.

La Basilique Sainte-Thérèse est bénie le 11 juillet 1937 par monseigneur Eugenio Pacelli, légat du pape et futur Pie XII.

Les 6 et 7 juin 1944, les bombardements alliés font plus de 800 victimes et détruisent la ville aux deux tiers. La libération de la ville est réalisée par les troupes alliées le 23 août 1944.

En 1960, Lisieux absorbe la plus grande partie de la commune de Saint-Jacques.

Le 2 juin 1980 le pape Jean-Paul II vient à Lisieux lors de sa première visite officielle en France comme pape.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lisieux

Les armes de la commune de Lisieux se blasonnent ainsi :
D'argent aux deux clefs de sable passées en sautoir, cantonnées de quatre étoiles du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Les deux clefs rappellent les clefs de saint Pierre, patron de la cathédrale. Les chanoines du chapitre cathédral de Lisieux avaient d'ailleurs ces deux objets comme blason.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

Lisieux est, avec Bayeux et Vire, l'une des sous-préfectures du Calvados.

La ville est chef-lieu de trois cantons :

Enfin, Lisieux fait partie de Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie, créée le 1er janvier 2013 sous le nom de communauté de communes Lisieux cœur pays d'Auge par fusion des communautés de communes Lisieux Pays d'Auge et Moyaux Porte du Pays d'Auge.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Lisieux[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   François-Pierre Leroy-Beaulieu    
1791   Thomas Gannel    
1792   Michel Bloche    
1793   Louis-Jean-René Prieur    
1794   Jean Coessin    
1795   Michel Bloche    
1795   Jean-Baptiste Vergé    
1796   Pierre Lerebours    
1797   Guillaume-François Riquier    
1798 1808 Jean-Jacques Nasse    
1808 1813 Louis-Jacques-Hippolyte Thillaye du Boullay    
1813 1816 Jean-Jacques Nasse    
1816 1832 Joseph-François de Bellemare    
1832 1842 Pierre Leroy-Beaulieu    
1842 1847 Adrien-Benjamin Formeville    
1847 1848 Jean-Lambert Fournet   Industriel
1848 1853 Victor Godefroy    
1853 1871 François Fauque    
1871 1875 Jules Prat    
1875 1878 Léopold Frauque    
1878 1881 Louis Michel    
1881 1894 Théodule Peulevey   Industriel
1894 1908 Henry Chéron   Avocat
1908 1909 Joseph Guillonneau    
1909 1932 Arthur Lesigne    
1932 1936 Henry Chéron   avocat
1936 1945 Albert Degrenne    
1945   Casimir Hue    
1945 1953 André Carles    
1953 1977 Robert Bisson   Pharmacien
1977 1989 André-Eugène Baugé   Pharmacien
1989 mars 2001 Yvette Roudy PS Traductrice, journaliste, députée, ministre
mars 2001 en cours Bernard Aubril[10] UMP Directeur d'école retraité, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 391 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3]. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 25 521 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 118 10 171 10 937 10 403 10 257 11 473 11 378 11 968 11 754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 993 13 121 12 617 18 341 18 396 16 039 16 267 16 260 16 349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 084 16 239 15 948 15 341 15 192 15 362 16 032 12 746 15 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 156 23 830 25 521 24 940 23 703 23 166 23 343 21 391 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 55 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 29,6 %).
Pyramide des âges à Lisieux en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,8 
7,8 
75 à 89 ans
14,3 
10,9 
60 à 74 ans
13,5 
18,9 
45 à 59 ans
18,8 
19,8 
30 à 44 ans
16,0 
22,0 
15 à 29 ans
19,5 
20,0 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Gobain abrasifs[modifier | modifier le code]

Implantée en 1960, l'usine Saint-Gobain abrasifs, ancien Précidia, qui emploie 56 salariés, a dû fermer en avril 2010[15].

Sanofi-Aventis et Doliprane[modifier | modifier le code]

Usine ouverte en 1982, le site Sanofi-Aventis de Lisieux est le  lieu de fabrication  de la célèbre marque de paracétamol Doliprane et de ses fameuses gélules de 500 mget depuis 2012 en unité 1 000 mg. Cette usine est reconnue pour son expertise dans le domaine de la granulation. La production 2012 a atteint plus de 170 millions de boites toutes formes confondues (comprimés, sachets, gelules, suppositoires)[16].

SCANormande[modifier | modifier le code]

Implantée depuis 1981 à Lisieux, la Société coopérative d’approvisionnement normande (SCA normande) est une des seize centrales d'achats nationales du Mouvement E.Leclerc. Cette centrale approvisionne les magasins et drives de Haute et Basse Normandie ainsi que les quinze magasins de l'île de la Réunion[17] (via Le Havre). Elle s'étend sur une superficie foncière de 17 hectares et possède plus de 65 000 m2 d'entrepôts.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis février 2010, Lisieux est dénommée « commune touristique »[18].

Environnement[modifier | modifier le code]

Une étude d'UFC-Que Choisir (mars 2012), se basant sur des données du Ministère de la Santé, a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides. Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées. L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détruite à 75 % par les bombardements alliés en 1944, Lisieux conserve peu de monuments anciens.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Liés à sainte Thérèse de Lisieux[modifier | modifier le code]

Le Carmel[modifier | modifier le code]

Au cœur de la ville de Lisieux se trouve le Carmel, construit en 1838. La jeune Thérèse Martin y entre 50 ans plus tard.

Le musée du Carmel présente le Carmel d'hier et d'aujourd'hui et permet au visiteur de découvrir les souvenirs de Thérèse et, cheminant de salle en salle, d'approcher le message d'abandon et de simplicité de sainte Thérèse. La chapelle accueille pour la prière aux messes de laudes, none, vêpres. La boutique du Carmel permet aux Lexoviens, visiteurs, pèlerins, de découvrir les écrits de Thérèse, les souvenirs qui lui sont dédiés et l'artisanat réalisé par les Carmélites, dont un délicieux gâteau, le scofa, confectionné d'après une recette confiée au Carmel. Le Carmel est intégré dans le circuit de la Ligne bleue Sur les pas de Thérèse, ligne matérialisée au sol qui invite à une promenade dans Lisieux.

Les Buissonnets[modifier | modifier le code]
La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux[modifier | modifier le code]

Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.

Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse.

Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.

Aujourd'hui, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes).

Autres monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'Institution Frémont[modifier | modifier le code]

L'institution Frémont, la chapelle de l'Institution ainsi que le vieux manoir datent du XVe siècle, et ont été restaurés dans les années 1990.

La cathédrale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Rare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux est un monument de style gothique. Si la présence d’une cathédrale est supposée depuis le VIe siècle, l’église visible de nos jours fut certainement construite entre 1160 et 1230, à l'initiative de l'évêque Arnoul.

Dès le départ, l’architecte conçut des voûtes d’ogives quadripartites et des arcs-boutants, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie. La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au XIIIe siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relèvent du style normand.

On affirme à tort qu'Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d'Angleterre, et Aliénor d'Aquitaine s'y sont mariés en 1152[20]. Pierre Cauchon y est enterré. Après avoir instruit le procès de Jeanne d'Arc, il fut en effet nommé évêque de Lisieux en 1432.

L'hôtel du Haut-Doyenné[modifier | modifier le code]

Le Haut-Doyen était le plus haut dignitaire ecclésiastique de Lisieux après l'Evêque-Comte. En 1769, Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne fait reconstruire la maison canoniale. En 1884, les frères des écoles chrétiennes transforment le bâtiment en école. Épargné par les bombardements de 1944, le bâtiment est acquis en 1978 par la ville de Lisieux pour y transférer son école de musique, l'actuelle École nationale de musique et de danse[21].

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Église Saint-Jacques de Lisieux.

L'église Saint-Jacques, construite aux XVe et XVIe siècles, est classée monument historique.

Monuments laïcs[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville rénové de Lisieux.

L'hôtel de ville (XVIIIe siècle) est un ancien hôtel particulier.

Musée d'art et d'histoire[modifier | modifier le code]

  • Enfant du pays, le peintre Pierre Duval Le Camus fonde en 1837 le musée de peinture et de sculpture de Lisieux.

Château de Saint-Germain-de-Livet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Saint-Germain-de-Livet.

Le château de Saint Germain de Livet est situé, comme son nom l'indique sur la commune de Saint-Germain-de-Livet. Il fait face à l'église du village (XIXe siècle). Il est toutefois propriété de la ville de Lisieux depuis 1958, date du don du château à la ville par la famille Riesener.

D'un point de vue architectural, le château est en fait constitué de deux parties :

Le château, qui mêle des éléments des traditions médiévales et Renaissance, est entouré de douves et d'un jardin fleuri où se promènent quelques paons.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Ville fleurie avec trois fleurs et une goutte d'eau[22].

Le parc principal de la ville, le jardin de l'Évêché (qui aurait été dessiné par Le Nôtre), est situé en plein cœur de Lisieux, près de la place François-Mitterrand.

Le jardin archéologique de l'hôpital est l'autre parc remarquable de la ville. Il est situé à proximité de l'hôpital Robert-Bisson. Des vestiges gallo-romains (dégagés lors des fouilles archéologiques effectuées de 1978 à 1985) y sont exposés. Ils comprennent un édifice thermal et un édifice privé.

Chaque année depuis 2003, la décoration florale de la ville suit un thème spécifique. Des éléments de décoration sont ainsi fabriqués par les ateliers municipaux (parfois avec la collaboration des élèves du lycée Paul-Cornu). En 2008, la décoration a par exemple été pensée afin de célébrer le cinquantenaire du Conservatoire de musique et de danse de Lisieux.

Pour citer quelques chiffres la ville compte : 35 ha de gazon, 2 500 m2 de massifs fleuris et 5 000 arbres[23].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lisieux compte cinq collèges (Marcel Gambier, Pierre-Simon de Laplace, Notre-Dame, Jules Michelet et Jean-Baptiste de la Salle), deux lycées d'enseignement général (Marcel Gambier et l'institution Fremont), deux lycées professionnels (Paul Cornu et Les Rosiers) et un institut universitaire de technologie (IUT).

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque[modifier | modifier le code]

Vue de la médiathèque de Lisieux.

Inaugurée le 21 juin 2002, la médiathèque André-Malraux, dernier né des espaces culturels de la ville de Lisieux, est une bibliothèque publique offrant à la consultation ou à l'emprunt environ 100 000 documents (livres, périodiques, phonogrammes, vidéogrammes, cédéroms, ressources électroniques).

Elle dispose en outre d'un auditorium de 70 places où sont organisées conférences et projections.

L'équipe de la médiathèque a de plus entrepris un important travail de numérisation d'œuvres liées à la Normandie.

La médiathèque André-Malraux est depuis le 1er janvier 2011 un service de la communauté de communes Lisieux Pays d'Auge.

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • Théâtre de Lisieux Pays d'Auge, 2 rue au Char.
  • TANIT Théâtre, 11 rue d'Orival.

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Le Royal, rue du 11-Novembre.
  • Cinéma Le Majestic, rue au Char.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée d'art et d'histoire de Lisieux[modifier | modifier le code]

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Groupes et orchestres lexoviens :

  • Franck Ridel Project (Métal)
  • Orchestre symphonique de Lisieux (classique)
  • Orchestre d'Harmonie de Lisieux (toutes musiques)
  • Middle Jazz Band (jazz)
  • Loca Banda (salsa)
  • Dixie Project (jazz, new-orleans)
  • Batterie fanfare l'avant garde de Lisieux

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Lisieux comporte trois clubs :

Tennis de table[modifier | modifier le code]

Le tennis de table est représenté à Lisieux par l'Amicale sportive de tennis de table de Lisieux (ASTTL) qui est affiliée à la Fédération française de tennis de table. La salle est incluse dans le complexe du gymnase Mimoun. Le club compte aujourd'hui environ 115 licenciés et propose à chaque fin de saison un tournoi national intitulé Les 24 Heures de Lisieux. L'ASTTL a pour la saison 2013-2014 sept équipes engagées, dont la première évolue en Régionale.

Escrime[modifier | modifier le code]

L'escrime est présente avec le Cercle d'escrime de Lisieux,

Muay thaï[modifier | modifier le code]

Le Muay thaï est présent à Lisieux avec le Muay Thaï Club Lisieux, section crée en 1992. Chaque année le club organise un gros évènement sportif, en organisant son gala annuel de niveau national. Le Muay Thaï Club Lisieux compte chaque année depuis 2010 plusieurs champions de France aussi bien en éducatif qu'en senior.

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Lisieux est le 7 juillet 2006 la ville départ de la sixième étape du Tour de France qui mène les coureurs à Vitré. Elle accueille en 2011 l'arrivée de la sixième étape du Tour, le jeudi 7 juillet.

Chaque année, quelques jours après le tour de France, la ville organise le Critérium de Lisieux.

Article détaillé : Critérium de Lisieux.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Attention : Partie à vérifier.

Leurs noms sont liés à l’histoire de Lisieux :

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant la ville de Caen
  3. Base de données météo et observations en temps réel par Météo France
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003.
  5. François Neveux, Bayeux et Lisieux, villes épiscopales de Normandie à la fin du Moyen Âge, Édition Lys, 1996
  6. Normandie, Guides bleus, Hachette 1994.
  7. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479 Lettres concernant les marchands drapiers
  8. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 368
  9. Hôtel de ville : Lisieux. Lisieux : Mairie de Lisieux, 2007, d'après A.-J.L. Dingremont, Du corps municipal de Lisieux. Lisieux, J.J. Pigeon, 1849.
  10. Réélection 2014 : « La page électorale est tournée, ou presque… », sur lepaysdauge.fr, Le Pays d'Auge (consulté le 10 avril 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Lisieux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  15. Usine Nouvelle, le 08/02/2010: Saint-Gobain Abrasifs de Lisieux fermera fin avril.
  16. Site officiel Sanofi-Aventis, page sur le site de Lisieux.
  17. « Ouest-france.fr - La Société coopérative d’approvisionnement normande n’en finit plus de grandir à Lisieux » (consulté le 21 août 2013)
  18. [PDF] « Recueil des actes administratifs du Calvados no 12/2010 (page 277) » (consulté le 16 mars 2010).
  19. Gilles Van Kote, « L'agriculture, à l'origine des deux tiers de la pollution de l'eau potable en France », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 20 mars 2012 (consulté le 1er avril 2012)
  20. Affirmation faite notamment par François Neveux dans Art de Basse-Normandie, no 89-90-91 consacrés à Lisieux, 1984-1985 mais corrigée par le même auteur dans La Normandie des ducs aux rois, Rennes, Ouest-France, 1998, p. 519
  21. Hôtel du Haut-Doyenné : École nationale de musique et de danse., Lisieux, mairie de Lisieux, 1985 [lire en ligne]
  22. « Une troisième fleur et une Goutte d’eau pour Lisieux », sur www.ouest-france.fr,‎ 21 octobre 2011 (consulté le 04/03/2012)
  23. Site officiel de la ville de Lisieux.
  24. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Am.S.C. Lexovines » (consulté le 4 janvier 2014)
  25. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – C.A. Lisieux F. Pays d'Auge » (consulté le 4 janvier 2014)
  26. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – U.S. Lexovienne » (consulté le 4 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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