Elbeuf

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Elbeuf

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Administration
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Chef-lieu du Elbeuf
Code Insee abr. 76231
Code postal 76500
Maire
Mandat en cours
Djoudé MERABET
2008 -
Intercommunalité Communauté d'agglomération Elbeuf - Boucle de Seine
Démographie
Population 17 277 hab. (2006

nomhab=Elbeuviens)

Densité 1 059 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
49° 17′ 12″ Nord
         1° 00′ 33″ Est
/ 49.2866666667, 1.00916666667
Altitudes mini. 2 m — maxi. 133 m
Superficie 16,32 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Elbeuf ou Elbeuf-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Les habitants sont appelés les Elbeuviens. La ville a le label « Villes et Pays d'Art et d'Histoire ».

Sommaire

[modifier] Géographie

Elbeuf est un chef-lieu de canton situé en Seine-Maritime sur un méandre de la Seine, à 18 kilomètres de Rouen. Cette ville est répartie sur une surface de 1600 hectares.

Du fait de sa position sur le fleuve, la ville a été périodiquement sujette aux inondations. La plus importante d'entre elles se produisit en 1910.

Les digues ont été relevées et les routes surélevées en bordure du fleuve. Deux ponts franchissent la Seine en direction de Saint-Aubin-lès-Elbeuf et la ville a pour principale commune limitrophe Caudebec-lès-Elbeuf.

[modifier] Histoire

À la fin du Xe siècle, un village portant le nom de Wellebou se développe. On trouve aussi les formes Guellebo 1021-25 ( forme francisée avec [g] au lieu de [w] des dialectes du nord de la France) et Wellebuoht 1070-81.

Formé des appellatifs anglo-scandinave wella "source, cours d'eau" et scandinave both "établissement". Comme c'est souvent le cas dans les toponymes de l'Est de la Normandie en /w/, devant /e/ ou /i/, il s'amuit, d'où Elbeuf[1].

Ce nom est cité dans une charte de Richard Ier de Normandie. Wellebou était centré sur l'église toujours actuelle de Saint-Étienne. Vers 1514, les premières draperies d'Elbeuf voient le jour. Après la corporation des tisserands, Jean-Baptiste Colbert donnera en 1667 un élan supplémentaire à l'industrie drapière avec la Manufacture Royale de draps d'Elbeuf. Le 3 novembre 1802, Napoléon visite les manufactures. La concurrence étrangère aura raison de cette activité économique de la ville qui chutera pendant le contrôle allemand lors de la Seconde Guerre mondiale. La « ville aux cent cheminées », telle qu'elle fut surnommée, se tourne vers une activité industrielle plus moderne : industrie chimique et mécanique avec notamment les usines Renault et Rhône-Poulenc.

Voir aussi: La liste des Seigneurs d'Elbeuf

[modifier] Une forte immigration alsacienne

Après la guerre de 1870 un grand nombre d'Alsaciens qui refusaient l'annexion ont choisi Elbeuf pour s'y installer. Paul Lévy écrit : « Des 4.000 Bischwillerois qui ont quitté leur ville natale entre 1869 et 1874 — dont 75 fabricants sur 96 et plus de 3.000 ouvriers sur 5.000 — plus de la moitié s'est retrouvée à Elbeuf, où ils continuaient à former un groupement original au sein de la population autochtone. D'abord beaucoup d'entre eux étaient luthériens au milieu d'une population catholique. Leur pasteur leur faisait un sermon en allemand tous les quinze jours et, l'office terminé, s'entretenait avec eux en dialecte. Car le dialecte a subsisté, parlé couramment chez tous les vieux, fidèlement conservé par beaucoup de jeunes[2] » et il cite Delahache : « Je les ai entendus [en 1914], entre eux ou avec les patrons, et d'entendre ce langage ici, dans une petite ville normande, à 500 km. de l'Alsace..., je me croyais là-bas, chez eux, chez moi... Ils se sont longtemps mariés entre « pays », et cette tradition non plus n'est pas perdue[3] ».

[modifier] Tramway

Article détaillé : Tramway d'Elbeuf.
Place du Calvaire et Tramway vers 1900

En 1898, la cité drapière, récemment raccordée à Rouen par voie ferroviaire (1883), se dota d'un tramway. Suite à une exploitation un peu chaotique et après seulement quelques décennies, le tramway d'Elbeuf fut fermé le 8 janvier 1926.

[modifier] Féodalité

Voir : Liste des seigneurs d'Elbeuf

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1886 Jules Doublet
1936 Lebret
1977 René Youinou P.S.
1997 Didier Marie P.S.
mars 2004 Françoise Guillotin P.S. Élu
mars 2008 Djoudé Merabet P.S. Élu


2004
Maire Françoise Guillotin  ; Maire d'Elbeuf-sur-Seine depuis le 9 avril 2004.
Premier adjoint Didier Marie ; 1er adjoint Chargé des Finances et de l'Aménagement Urbain.
Conseiller général Jacques Thoraval (PS)
Député Laurent Fabius (PS)

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
18 988 19 407 19 116 17 224 16 604 16 666 17 277
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


La population en doubles comptes est de 8 393 habitants (Elbeuviens) pour un budget principal seul. Elbeuf se situe dans la strate des communes de 5 000 à 10 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (TPU).

Elbeuf s'appuie aussi sur les communes de son agglomération dont la démographie se situe dans les mêmes ordres: Caudebec-lès-Elbeuf (10 000 habitants), Saint-Aubin-lès-Elbeuf (8000 habitants) et Saint-Pierre-lès-Elbeuf (8000 habitants).

[modifier] Économie

Quartier du Puchot à Elbeuf

Elbeuf est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Elbeuf. Elle gère le CFA, le Port fluvial d'Elbeuf, la Zone Angot, le Bâtiment 3 et l'Hôtel des Compétences.

La compétence économique d'Elbeuf et de l'agglomération d'Elbeuf est gérée par l'Agglo d'Elbeuf.

[modifier] Jumelage

Drapeau de l'Allemagne Lingen (Allemagne), voir Lingen (de)

[modifier] Lieux et monuments

Jardin René Youinou
  • Le musée de l'hôtel de ville
  • L'église Saint-Jean (classée monument historique en 1992)
  • Les manufactures Delarue, Clarenson et Charles Houiller (draperies)
  • Le cirque théâtre
  • Quartier du Puchot, quartier "dit" créé dans les années 60

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes et références

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979.
  2. Paul Lévy, Histoire de la langue allemande en France, Éditions IAC, 1952, Tome II, p. 153.
  3. Georges Delahache, L'Exode, Paris 1914
  4. Elbeuf sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes


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