Mont-Saint-Aignan

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Mont-Saint-Aignan
Blason de Mont-Saint-Aignan
Blason
Mont-Saint-Aignan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Mont-Saint-Aignan
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Catherine Flavigny
2014-2020
Code postal 76130
Code commune 76451
Démographie
Gentilé Mont-Saint-Aignanais
Population
municipale
19 333 hab. (2011)
Densité 2 435 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 45″ N 1° 05′ 14″ E / 49.4625, 1.0872 ()49° 27′ 45″ Nord 1° 05′ 14″ Est / 49.4625, 1.0872 ()  
Altitude Min. 44 m – Max. 171 m
Superficie 7,94 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montsaintaignan.fr

Mont-Saint-Aignan est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton, la commune est située sur une colline en surplomb et accolée à Rouen. Déville-lès-Rouen est l'autre commune du canton.

La ville compte 3 quartiers :

  • La Vatine ;
  • Le Village ;
  • Saint-André.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Notre-Dame-de-Bondeville Notre-Dame-de-Bondeville, Houppeville Houppeville Rose des vents
Déville-lès-Rouen N Bois-Guillaume
O    Mont-Saint-Aignan    E
S
Rouen Rouen Rouen

Transports[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Aignan est desservie par la ligne T1, de l'infrastructure TEOR depuis son inauguration en 2002. La ligne relie le campus au centre-ville de Rouen à une fréquence d'un bus toutes les 6 minutes en heure de pointe. Depuis septembre 2010, cette ligne connait notamment une extension de ses horaires le soir (jusqu'à 1h30 en semaine, et jusqu'à 2h30 le vendredi).

La ligne T1, est complétée par quatre lignes régulières de bus   4  ,  8  ,  40 , et  43 , dont une à haute fréquence (  4  ) qui relie le centre commercial La Vatine au centre-ville de Rouen.

Mont-Saint-Aignan est également desservi par un bus de nuit le N2, circulant jusqu'à plus d'une heure du matin les dimanches, lundis, mardis, mercredis et jeudis, et circulant jusqu'à un peu plus de 3h30 du matin les vendredis, samedis et veilles de jours fériés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mont-Saint-Aignan

Les armes de Mont-Saint-Aignan se blasonnent ainsi :

D'or au léopard de gueules accosté de branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir liées de gueules, au chef endenté d'azur chargé de trois fleurs de lys et de deux demies d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de la Tène finale (Ier siècle av. J.-C. en Gaule) on retrouve des traces d'une activité agricole sur la commune de Mont-Saint-Aignan. "Les fouilles effectuées dans le cadre du contournement routier (de Bois Guillaume) ont mis au jour quatre occupations gauloises et gallo-romaines liées à l'aménagement du territoire rural" parmi lesquelles on retrouve aujourd'hui le site des Bouillons[1].

Commune formée au XIXe siècle par la fusion des deux anciennes paroisses de Saint-Aignan (Sanctum Anianum, ancien évêque d'Orléans patron de la paroisse, cité au XIIe siècle) et du Mont-aux-Malades (Monte Infirmorum vers 1251 qui tire son nom d'un établissement hospitalier fondé au XIIe siècle). Une léproserie fut fondée vers 1119 sous la garde d'un prieuré de chanoines réguliers, par dix-neuf paroisses de Rouen sur le mont Saint-Jacques. Elle prit le nom de Mont-des-Lépreux ou Mont-des-Malades. Le prieuré, tombé en commende en 1518, fut dévasté par les protestants en 1562 et ses archives détruites. Henri II y adjoignit en 1176 une église dédiée à saint Thomas de Cantorbéry dont il espérait ainsi expier le meurtre. Ce prieuré devint église paroissiale en 1790 et servit sous la Révolution aux réunions de la « Société populaire et républicaine du Mont-Libre ».

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Mont-aux-Malades, porte provisoirement le nom de Le Mont-Libre[2].
En 1815, la commune absorbe une partie de celle voisine de Saint-Denis-de-Bondeville, qui se retrouve partagée entre Notre-Dame-de-Bondeville, Le Houlme, Maromme, Saint-Aignan et Saint-Jean-du-Cardonnay[2].
En 1819, elle absorbe celle de Saint-Aignan et devient Mont-Saint-Aignan[2].

Le passé rural de Mont-Saint-Aignan a été bouleversé par une urbanisation rapide à partir des années 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   W. Clamageran    
v.1956   Jacques Boutrolle    
15 mars 1959 13 mars 1983 Alain Brajeux MRP  
14 mars 1983 18 mars 2001 Pierre Albertini UDF-PPDF Professeur de droit
19 mars 2001 16 mars 2008 Françoise Guégot UMP Consultante en informatique
17 mars 2008 11 octobre 2012 Pierre Léautey PS Professeur de droit, conseiller général, vice-président du conseil général, président de Seine-Maritime Expansion
11 octobre 2012 2014 Patrice Colasse PS  
2014 en cours Catherine Flavigny UMP  

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

La ville de Mont-Saint-Aignan, tout comme sa voisine Bois-Guillaume-Bihorel, est très ancrée à droite (au sein d'une agglomération rouennaise nettement acquise à la gauche). Néanmoins, dans le cadre d'une élection triangulaire avec un candidat du Modem, les élections municipales de 2008 ont porté, pour la première fois, une majorité de gauche aux responsabilités.
Lors du second tour des élections législatives de 2012, le candidat de l'UMP, Cyrille Grenot, a obtenu, dans la seule commune de Mont-Saint-Aignan, 17 voix de plus que Valérie Fourneyron, ministre des sports des gouvernements Ayrault et candidate PS, élue au niveau de la circonscription.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections municipales :

Élections référendaires :

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune entretient des accords de coopération[12] avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 333 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625 976 754 1 617 1 929 2 116 2 382 2 369 2 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 603 2 888 3 045 2 909 2 985 3 115 3 408 3 379 3 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 151 4 242 4 316 4 942 5 262 5 588 5 845 6 585 7 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 989 16 031 19 146 19 736 19 961 21 265 20 659 19 333 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune comprend la plus grosse partie du pôle universitaire, et est à ce titre, la ville de France où le taux d'étudiant est le plus élevé[14].

À sa population d'un peu plus de 21 000 habitants s'ajoutaient auparavant près de 20 000 étudiants. Depuis la répartition des différentes UFR sur l'ensemble de l'agglomération rouennaise, il reste environ 12 000 étudiants sur le campus historique de Mont-Saint-Aignan, principalement à travers l'UFR des lettres et sciences humaines, L'UFR des Sciences de L'Homme et de la Société, le pôle chimie/biologie de l'UFR des sciences, l'Institut régional de chimie organique fine, l'IUT de Rouen, l'UFR des STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et l'IUFM.

Par ailleurs, on peut mentionner aussi la présence d'un centre de formation du CNAM, d'une partie de l'INSA de Rouen, ainsi que d'une partie de l'université de Rouen. Depuis 1965, la ville abrite le campus du groupe Rouen Business School, regroupant autour de l'ESC Rouen l'IFI, l'ECAL et l'ISPP. En 2008, l'ÉSITPA est venu s'installer à Mont-Saint-Aignan alors que l'ESIGELEC l'a quitté en 2005 au profit de Saint-Étienne-du-Rouvray, campus que l'INSA de Rouen a également rejoint en septembre 2009.

L'enseignement du primaire est assuré par l'école Saint-André, l'école Albert Camus, l'école Berthelot, l'école du Village, les écoles Pierre et Marie Curie, et l'école Saint-Exupery.
L'enseignement secondaire est assuré par le collège Jean de la Varende.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le centre culturel Marc Sangnier organise régulièrement des spectacles et des expositions. Les séances Sésame proposent notamment des spectacles vivants (danse, musique, théâtre) pour les plus jeunes.
  • Le cinéma l'Ariel participe également à divers festivals comme "Regards sur les cinémas du monde", "À l'Est du Nouveau" ou encore "Le Courtivore".

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Rugby Club Mont-Saint-Aignan évoluant au stade Boucicaut
  • Golf de Rouen Mont-Saint-Aignan
  • Rink hockey
  • L'ASRUC (Association Sportive Rouen Université Club), club universitaire dont les installations sont situées sur la commune de Mont-Saint-Aignan, rue de la Croix-Vaubois. Le club est constitué de nombreuses sections (tennis, rugby, hockey sur gazon, judo, apnée, etc.).

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole a totalement disparu de la commune. Il subsiste une seule ferme maraîchère, non-exploitée[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne église Saint-Jacques (ruines) est bâtie dans la première moitié du XIIe siècle. Il en subsiste encore la nef, ornée de corbeaux et de chapiteaux. Elle est située près de la mairie actuelle[16]. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1971[17].

  • Église Saint-Aignan, située dans le quartier du village[20].
  • Église Saint-André (fin du XIXe siècle)[21]

Le musée national de l'Éducation, issu du musée pédagogique créé par décision de Jules Ferry en 1879, est transféré à Rouen dans les années 1970[22].

Sur le site de l'université, dans le prolongement du boulevard André-Siegfried et avant de redescendre vers Rouen, on trouve un panorama de la ville de Rouen et d'une partie de la vallée de la Seine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Boudin et Patrice Macqueron, Mont-Saint-Aignan à la Belle-Époque, Mont-Saint-Aignan, MIL/Maury,‎ 1989, 123 p. (ISBN 978-2-9504019-0-8, OCLC 34500688)
  • Philippe Deschamps et François Gay (ill. Marcel Laquay et Christophe Ronel), Mont-Saint-Aignan, hier, aujourd'hui, Mont-Saint-Aignan, MIL/CRDP,‎ 1982, 106 p. (OCLC 461737229)
  • « Mont-Saint-Aignan », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  • Études normandes, « Saint André, histoire d'un quartier de l'agglomération », n°2, 2010
  • Claude Boudin et Patrice Macqueron, Mont-Saint-Aignan : naissance d'une ville, éditions des Falaises,‎ 2011, 176 p. (ISBN 978-2-84811-147-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1], Philippe Fargeon, Les implantations des habitats ruraux antiques.
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 12/06/2012.
  4. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 12/06/2012.
  5. Résultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 18/06/2012.
  6. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 12/06/2012.
  7. Résultats de l'élection européenne 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 25/05/2014.
  8. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 12/06/2012.
  9. Résultats de l'élection municipale 2014 sur le site du Monde.fr. Consulté le 25/05/2014.
  10. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site des Echos. Consulté le 12/06/2012.
  11. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 12/06/2012.
  12. « Jumelage(s) de Mont-Saint-Aignan », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 19 janvier 2013)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Classement des villes étudiantes
  15. « Notre Dame des Bouillons, la ferme normande qui ne veut pas se laisser abattre », Breizh Journal, publié le 1er janvier 2012
  16. Henry Decaëns, Aperçu historique et descriptif architectural des ruines
  17. « Église Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Église Saint-Thomas-de-Cantorbéry », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Henry Decaëns, Aperçu historique et architectural de l'église
  20. « Église Saint-Aignan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Église Saint-André », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Danièle Alexandre-Bidon, Marie-Madeleine Compère, Yves Galupeau... et al., Le patrimoine de l'Éducation nationale, Charenton-le-Pont, Flohic Ed, coll. « Le patrimoine des institutions politiques »,‎ 1999, 989 p. (ISBN 978-2-84234-034-6, OCLC 196910812, LCCN 00333449), p. 962
  23. Fiche biographique de l’archevêque sur poitiers-catholique.fr consulté le 21/09/2013