Paul Rebeyrolle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Paul Rebeyrolle

Naissance 3 novembre 1926
Eymoutiers (Haute-Vienne)
Décès 7 février 2005 (à 78 ans)
Boudreville (Côte-d'Or)
Activités Peintre
Mouvement artistique Expressionnisme, matiérisme

Œuvres réputées

Paul Rebeyrolle, né le 3 novembre 1926 à Eymoutiers (Haute-Vienne) et mort le 7 février 2005 à Boudreville (Côte-d'Or), est un peintre, lithographe et sculpteur[1] expressionniste et matiériste français, rattaché au courant de la Nouvelle figuration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance est marquée par une tuberculose osseuse, l'obligeant à de longs moments d'immobilité. Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre.

Membre du parti communiste français à partir de 1953, Rebeyrolle rompt avec ce dernier en 1956 lors de l'invasion russe en Hongrie et du fait de la duplicité du parti face à la guerre d'Algérie. À cette occasion, il peint un grand tableau intitulé À bientôt j'espère.

En 1959, à 33 ans, il exécute à Eymoutiers Planchemouton, un grand tableau commandé par le comité de la première Biennale de Paris, pour orner l'escalier du Palais des Beaux-arts. En 1963, il quitte Paris et s'installe à la campagne pour y vivre et y travailler, d'abord dans l'Aube puis en Côte d'Or.

À partir de 1968, il commence un cycle de séries souvent définies par le terme de « politique », que l'on peut énumérer par leurs titres[2] :

  • 1968 : « Guérilleros »
  • 1970 : « Coexistences »
  • 1972 : « Les Prisonniers »
  • 1973 : « Faillite de la Science Bourgeoise »
  • 1975 : « Natures mortes et Pouvoir »
  • 1980-1982 : « Les Évasions manquées »
  • 1983 : « Le Sac de Madame Tellikjian »
  • 1984-1985 : « On dit qu'ils ont la rage »
  • 1986 : « Germinal »
  • 1987 : « Au Royaume des aveugles »
  • 1990-1991 : « Les Panthéons »
  • 1993 : « Splendeur de la Vérité »

Son œuvre, immense, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...).

Peu médiatisée de son vivant, méconnue du grand public ainsi que de certaines institutions, cette œuvre a néanmoins été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault ainsi que par certains collectionneurs, tel François Pinault.

Expositions[modifier | modifier le code]

Centre d'art[modifier | modifier le code]

L'Espace Rebeyrolle[5] a été construit à Eymoutiers, village natal de l'artiste, consacré principalement à son œuvre (plusieurs dizaines y sont exposées). Le centre présente aussi, chaque année, des expositions temporaires.

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Rondeau, Rebeyrolle ou le journal d'un peintre, Sodaperage, éd. RMN, collection Centre national des arts plastiques, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

Autorité[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. notice d'autorité du catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Rebeyrolle, publication de l'Espace Paul-Rebeyrolle, avec le concours du ministère de la Culture, délégation aux arts plastiques, texte de Jacques Kerchache, 1995 (ISBN 2-911195-00-0).
  3. Avec : Baj, Christoforou, Hultberg, Lindström, Messagier, Petlin, Pouget, Rebeyrolle, Salles, Tal Coat
  4. Site centrepompidou.fr, Michel Ragon, galerie Mathias Fels, « Nouvelle figuration II », à propos d'un document lire (consulté le 27 juin 2013).
  5. Site de l'Espace Rebeyrolle.
  6. (ISSN 0011-9113)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]