Le Tréport

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Le Tréport
Le Tréport, vue panoramique depuis Tréport-Terrasse
Le Tréport, vue panoramique depuis Tréport-Terrasse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale de Bresle maritime
Maire
Mandat
Alain Longuent
2014-2020
Code postal 76470
Code commune 76711
Démographie
Population
municipale
5 261 hab. (2011)
Densité 777 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 41″ N 1° 22′ 19″ E / 50.0614, 1.3719 ()50° 03′ 41″ Nord 1° 22′ 19″ Est / 50.0614, 1.3719 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 103 m
Superficie 6,77 km2
Localisation

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Le Tréport

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Le Tréport

Le Tréport est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Les habitants sont appelés les Tréportais.

Avec Eu et Mers-les-Bains, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée Communauté de communes interrégionale de Bresle maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au nord du département et au bord de la Manche, la commune du Tréport possède une plage de galets au pied des falaises de craie et un port. La commune a pour origine l'estuaire de la Bresle, petit fleuve côtier, long de 68 à 72 kilomètres (selon les sources).

Station balnéaire, la commune dispose d'un casino, de restaurants et de brasseries.

Avec Eu et Mers-les-Bains, elle fait partie des « trois villes sœurs ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionné au XIe siècle sous les formes latinisées Ulteris portum et Ultris portum, d'un bas latin non attesté *Ultrensis portus « le port qui est au-delà », celui-ci se situant en aval de la ville d'Eu. La forme picarde le Troiport, parfois citée au Moyen Âge, ne s'est pas maintenue[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Tréport. L'heure du bain (1882)
Peinture d'Évariste Carpentier
La ville fut desservie par un tramway électrique dès 1902. L'exploitation du Tramway d'Eu-Le Tréport-Mers cessa en 1934
Article détaillé : Tramway d'Eu-Le Tréport-Mers.

L'abbaye Saint-Michel du Tréport, fondée en 1053 par les Bénédictins, a disparu à la Révolution.

La vocation de station balnéaire du Tréport a débuté sous le règne de Louis-Philippe, quand la famille de ce souverain, résidant régulièrement à Eu, inaugura la mode des bains de mer. La grande bourgeoisie parisienne ne tarda pas à construire des villas sur le front de mer et à y mener une vie mondaine jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. La plupart de ces villas a été détruite lors des opérations militaires de 1944.

La paix et la reconstruction ont ramené un tourisme populaire et la vie balnéaire.

Une huîtrière, où l'on dégustait des huîtres à la sortie même des bassins, se situait tout au bout de la jetée juste au- dessous des falaises, après l'ancien funiculaire. Lieu pittoresque et populaire, l'huîtrière ferma ses portes dans les années soixante-dix.

La Gare du Tréport - Mers, ouverte le 12 mai 1872, permit l'accès des parisiens à la station balnéaire et favorisa son développement.
On voit ici les voyageurs descendus d'un train de plaisir, avant la Première Guerre mondiale

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Tréport

Les armes de la commune du Tréport se blasonnent ainsi :
D’azur aux deux navires de sable, équipés d’argent, pavillonnés de gueules, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe, quittant la jetée du port d’argent, maçonnée de sable, sur laquelle un guetteur, aussi de sable, tient haut un pavillon de gueules, le tout accompagné au canton senestre du chef d’un croissant contourné d’or adextré d’une étoile du même. [2] (adopté par délibération du 10 juin 1790)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Détail d'affiche pour une représentation théâtrale privée à la villa Bouchot, 1881 (coll. privée).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1936 1940 Paul Danger Radical  
1944 mars 1977 Louis Boisson SFIO
Radical
UDF
Député (1962-1967) et Conseiller général du Canton d'Eu (1945-1982)
mars 1977 1998 Jean Garraud PCF Conseiller général du Canton d'Eu (1995-2008)
1998 Alain Longuent PCF Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Tréport - Le port, les quais et l'église Saint-Jacques.

En 2011, la commune comptait 5 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 527 1 446 1 855 2 267 2 419 2 743 3 018 3 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 291 3 698 3 711 3 840 3 819 4 215 4 467 4 569 4 748
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 949 4 985 4 899 5 858 5 719 5 385 5 168 5 119 5 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 136 6 328 6 816 6 455 6 227 5 900 5 719 5 698 5 255
2011 - - - - - - - -
5 261 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le port départemental du Tréport a été construit sur l'embouchure de la Bresle, fleuve qui marque historiquement la limite entre la Normandie et la Picardie. Mers-les-Bains est donc sur la partie picarde de ce petit estuaire dont la partie sud fait fonction de port de pêche, de port de plaisance et de port de commerce (bois, argiles et phosphates essentiellement). Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Littoral normand-picard.

Croix sur le marché aux poissons
Bateau de pêche entrant dans le port du Tréport
Un pêqueu (pêcheur) ravaudant ses filets près du nouveau funiculaire

Le Tréport était le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Tréport jusqu'en 2006. Elle gérait l’aérodrome du Tréport et son port. Elle est devenue une antenne de la CCI du littoral normand-picard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les falaises du Tréport en fin d'après-midi
L'ancien funiculaire du Tréport a été inauguré le 29 juin 1908. Après une longue interruption, il est remplacé par un nouveau matériel depuis 2006.
Maisons du Tréport, vues des Terrasses

Tableaux représentant Le Tréport et ses environs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul Paray est un chef d'orchestre et compositeur français, né le 24 mai 1886 au Tréport et mort le 10 octobre 1979 à Monte-Carlo. Son père, sculpteur sur ivoire, remplit aussi les fonctions de maître de chapelle au Tréport. Paul Paray composa en hommage à sa ville natale sa symphonie n°2, Le Tréport, (1936-1939).

Georges Onésime Choquart est un résistant français, né le 16 juin 1899 au Tréport et mort le 7 mai 1970 à Mers-les-Bains.

William Sheller mentionne Le Tréport dans sa chanson Photos-souvenirs

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. GASO - Banque du blason - 76711
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. http://www.mbaq.fr/musee-collections/ecole-francaise-19e-siecle/oeuvre/o/arrivee-dune-diligence-au-treport/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vue du Tréport à partir des falaises