Hérouville-Saint-Clair

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Hérouville-Saint-Clair
Place de la Fontaine vue de la passerelle menant à la Haute Folie, Hérouville-Saint-Clair en 2008.
Place de la Fontaine vue de la passerelle menant à la Haute Folie, Hérouville-Saint-Clair en 2008.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton chef-lieu du canton d'Hérouville-Saint-Clair (Caen-5)
+ Canton de Caen-6
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Rodolphe Thomas
2014-2020
Code postal 14200
Code commune 14327
Démographie
Gentilé Hérouvillais
Population
municipale
21 360 hab. (2011)
Densité 2 008 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 13″ N 0° 19′ 35″ O / 49.203611, -0.326389 ()49° 12′ 13″ Nord 0° 19′ 35″ Ouest / 49.203611, -0.326389 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 70 m
Superficie 10,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.herouville.net

Hérouville-Saint-Clair est une commune française située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 21 360 habitants[Note 1] (les Hérouvillais).

Village en périphérie de Caen nommé Hérouville jusqu'en 1957, il accueille sur son territoire dans les années 1960 la construction d'une ville nouvelle, entraînant la multiplication par 13 en vingt ans de sa population, devenant à la fin du XXe siècle la seconde ville du département, rang disputé avec Lisieux à la suite du tassement de la démographie lors des années 2000.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Hérouville se trouve au nord-est de Caen. Elle est à 12 km de la mer. Le territoire couvre 1 064 hectares[1].

Carte de la commune.
Communes limitrophes d’Hérouville-Saint-Clair[2]
Épron Biéville-Beuville Blainville-sur-Orne
Caen Hérouville-Saint-Clair[2] Colombelles
Caen Mondeville Colombelles

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Hérouville est dans le bassin de l'Orne qui borde le territoire à l'est et dont l'embouchure est à 10 km au nord-est. Le Dan, dernier affluent du fleuve, et son bras, le Petit Dan, qui donnent en réalité aujourd'hui leurs eaux au canal de Caen à la mer, sont en limite nord-est. Le canal traverse la commune parallèlement à l'Orne, à l'ouest du fleuve.

Les hauteurs se situent à l'ouest, entre la zone de la Sphère et la Haute-Folie. Les points les plus bas correspondent au canal et à la sortie de l'Orne du territoire[3]. L'altitude varie de 1 à 70 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Calvados.

Le climat est celui de la Normandie, mais les hivers y sont assez cléments du fait de la proximité de la mer. Hérouville est sur un isohyète très proche de celui de la station météorologique de Carpiquet où est relevée une pluviométrie annuelle de 710 mm[4], soit parmi les moins élevées de Basse-Normandie[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville d'Hérouville contient un réseau de bus et de tramway qui permet de se déplacer pour rejoindre la ville de Caen ainsi que d'autres villes aux alentours. La ligne de tramway en présence est la ligne B qui rejoint le cœur d'Hérouville et dont il est un des deux points d'accès, au quartier de la Grâce de Dieu de l'autre côté de Caen.

La ville est aussi desservie par le boulevard périphérique de Caen qui permet de se déplacer n'importe où dans l'agglomération caennaise en un minimum de temps. Elle peut accéder rapidement à l'autoroute A13 par l'intermédiaire du viaduc de Calix, vaste pont construit au début des années 1970 enjambant une portion de l'espace portuaire de Caen.

À l'est commence la D515, 4 voies, qui permet de rejoindre la ville portuaire de Ouistreham en une dizaine de minutes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Propriétaires successifs de la seigneurie :

  • Laurent Le Forestier : D'azur à 3 gerbes d'or
  • Gabriel Morel : D'argent au cheval gay (sans harnachement) de sable à un chef d'azur, chargé d'un croissant d'or au milieu de deux molettes d'or
  • Seigneurs d'Hérouville : De gueules à deux jumelles d'argent
  • Colbert : D'or à une couleuvre ondoyante, en pal d'azur
  • Montmorency : D'or à la croix de gueules cantonnée de 16 alérions de sable[6]
  • Montmorency-Luxembourg : D'argent au lion de gueules couronné d'or, la queue nouée et fourchée passée en sautoir.
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Toponymie[modifier | modifier le code]

Les deux Hérouville sur la carte de Cassini (milieu du XVIIIe).

Le nom de la commune proviendrait du mélange de la racine latine villa et d'un nom d'origine germanique, Herulf, vraisemblablement d'origine saxonne[7]. L'étymologie dénoterait une occupation du site à partir du haut Moyen Âge.

Au fil des textes, Hérouville est orthographié différemment : Herulfivilla, Hetrutfivilla, Herolfivilla, Herolvilla ou Herovilla[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'Antiquité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vestiges de la chapelle Saint Vincent, Lébisey.

Il faut souligner la pauvreté de la recherche archéologique sur le site de la commune à l'époque de son expansion, qui a entraîné l'absence quasi-totale de recherches archéologiques sur deux sites d'occupation romaine qui auraient pu s'avérer prometteurs :

  • villa de Lébisey : Une découverte vraisemblablement fortuite d'un bâtiment d'environ 800 m2 a eu lieu en 1835 par un membre de la société des antiquaires de Normandie, M. de Magneville, à proximité du bois de Lébisey[9],[10]. L'inventeur découvrit sur le site "beaucoup de fragments de briques et de tuiles à rebords"[11].
  • villa de La Grande Delle : Lors des travaux de construction des bâtiments d'habitation en 1965 a été dégagée une villa. Les travaux étaient bien avancés lors de la mise en place de fouilles de sauvetage, et c'est dans une zone à demi-bâtie qu'ont pu être dégagés un certain nombre de vestiges[12]. Cinq dépotoirs gallo-romains furent retrouvés, avec des éléments de céramiques ordinaires ou sigillées, débris alimentaires divers et monnaies permettant une datation large du site de Domitien à Constantin. Fut découvert à proximité un sarcophage romain, vidé avant l'arrivée des archéologues[13].

L'histoire de l'occupation du site d'Hérouville est donc très mal connue.

Il faut signaler en outre les découvertes de deux haches de pierre polie, de l'époque néolithique mais étudiées hors contexte archéologique et donc difficilement exploitables[14]. En outre, des bateaux d'époque gallo-romaine furent trouvés au XIXe siècle dans l'Orne qui longe la commune.

Le bourg naît au haut Moyen Âge sur les ruines romaines. Des sépultures mérovingiennes furent fouillées en 1963 autour de l'ancienne église.

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]
Vestiges du clos de la delle du Mont.

Les malheurs frappent la commune à l'époque moderne : les temps de la Réforme voient le site dévasté, en particulier les édifices religieux. De même au XVIIe siècle ce sont les épidémies qui frappent Lébisey[15]. La seigneurie passe d'un dénommé Pierre marquis d'Hérouville et de la Rivière (décédé en 1670) à Jean-Baptiste Colbert.

La seigneurie passe de la famille de Colbert à celle très ancienne des Montmorency par mariage.

Le , un séisme frappe la région caennaise. La tour de l’église d’Hérouville est endommagée et une maison s'écroule[16].

De la Révolution française à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune est née en 1793 de la fusion de trois paroisses[8] :

  • Saint-Clair-d'Érouville ;
  • Saint-Pierre-d'Érouville dont l’église est détruite vers 1794[17] ;
  • Saint-Ursin d'Éperon.

À cette date, on recensait à Hérouville 553 habitants. Tout au long du XIXe siècle, ce chiffre reste relativement stable ; la croissance démographique reste comprise dans une fourchette allant de 465 habitants au minimum en 1800 à 662 au maximum en 1862[18].

Du début du XXe siècle à la Reconstruction[modifier | modifier le code]

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Démographie et indicateurs sociaux[modifier | modifier le code]

La population augmente très légèrement à partir des années 1920-1930. Mais c'est à partir des années 1960 que la population explose véritablement : 1 784 habitants en 1962, 9 041 en 1968 et 23 712 en 1975[18]. Ce chiffre a peu varié depuis 1975.

Dans les années 1950-1960, la population de Caen et de son agglomération est marquée par un des plus forts taux de croissance de France. Afin de faire face à cet accroissement de la population, le plan d'urbanisme directeur de l'agglomération caennaise, élaboré en 1959 et approuvé en , prévoit donc la création de nouveaux quartiers en périphérie du centre historique[19]. La zone à urbaniser en priorité d'Hérouville-Saint-Clair est officiellement créée le en même temps que celles de la Pierre Heuzé et du Chemin vert à Caen[20].

Simple village au début des années 1960, la commune est donc devenue la plus importante banlieue de Caen et la deuxième commune la plus peuplée du Calvados. Cette croissance est en particulier due à l'arrivée de nombreuses familles immigrées d'Afrique du Nord, d'Afrique noire ou d'Europe du Sud. Ce caractère pluriculturel forge l'identité de la ville, renforcée par un tissu associatif important et dynamique.

Économiquement, la commune possède des indicateurs sociaux qui peuvent inquiéter, avec en particulier un très fort taux de chômage des jeunes, et de même dans la population adulte, ayant pris de front les désastres économiques successifs de l'agglomération caennaise (SMN, Moulinex).

Enfin, Hérouville a pu connaître des faits marquants de violence ou délinquance notoires, qui ont parfois donné une mauvaise réputation à la ville, notamment par l'entremise des médias. Il s'agit de l'émeute de septembre 1998, d'incendies de voiture en 2001 et 2002 notamment, de caillassages de bus en 2002 ou de violences sur des terrains de foot en 2000 et 2001[21]. Il est à signaler que le taux de délinquance générale est légèrement plus bas en 2012 dans la commune qu'à Caen.

Histoire politique récente[modifier | modifier le code]
Entrée de ville et la résidence universitaire Jean Grémillon, décembre 2007.

De 1971 à 2001, François Geindre fut le premier magistrat de la commune. Il tentera de faire perdre à la ville son image de ville-dortoir en la dotant d'équipements culturels (cinéma, théâtre…) et en déployant tous les efforts pour attirer des commerces. Son objectif durant cette période est de

« Faire d'Hérouville une vraie ville, c'est, à partir d'une ZUP des années 1960, introduire la complexité dans ses fonctions, introduire la diversité dans ses activités, retrouver le beau, l'art, la rencontre, la tendresse. C'est savoir où se donner rendez-vous dans la ville. C'est pour les Hérouvillais, non seulement aimer leur ville, mais en être fiers[22]. »

En 1987 est inaugurée la « Citadelle Douce », le centre ville, dans lequel il installe la mairie et quelques commerces. La même année est inaugurée l'installation de l'inspection académique du Calvados dans les locaux bâtis sur un terrain acquis par la municipalité et destiné initialement à accueillir le Rectorat. La dernière installation d'une administration importante a été celle des directions départementale et régionale du travail.

Si, durant les cinq mandats de François Geindre, certains ont pu l'accuser d'une certaine propension à la mégalomanie (en particulier le projet démesuré de construire une tour de cent mètres au cœur de la ville, abandonné à la suite de l'hostilité des administrés), on pourra surtout mettre l'accent sur l'énorme travail d'intégration des nombreuses ethnies de la ville.

Le dernier mandat fut néanmoins assombri par des problèmes en particulier avec la chambre régionale des comptes, dans l'affaire de la distribution trop large de subventions aux nombreuses associations de la ville, et aussi dans l'affaire de « la ligne » : une ligne de carrés de verre qui traverse la ville, idée basée sur un trait d'union, dans lequel chaque habitant devait déposer un objet caractéristique de son époque. Cela a été un échec, les habitants n'adhérant pas au projet, nombre de carrés étant pré-remplis de façon artificielle par des petits objets stéréotypés se multipliant à l'infini… Pire, la procédure de marchés publics n'a pas été respectée, et cela fut pointé par la chambre régionale des comptes. Dans la durée, cet élément architectural a fait l'objet de dégradations sévères, tout d'abord réparées soigneusement (mais à coût prohibitif) mais depuis les carrés dégradés sont remplis uniquement de simple béton dégrossi…

la Ligne à proximité de la cité universitaire Jean Grémillon.

En 2001, à la suite de la décision de François Geindre de ne pas solliciter le suffrage des électeurs, la liste PS menée par Jangui Le Carpentier, qui fut longtemps son premier adjoint, dut faire face au second tour à une triangulaire avec une liste MRC menée par Serge Lézement et une liste « apolitique » menée par Rodolphe Thomas. Dans cette configuration, ce fut à Rodolphe Thomas de présider aux destinées de la ville.

En mars 2008, le maire est réélu dès le premier tour avec plus de 53 % des suffrages, sur sa liste « Fiers d'être Hérouvillais », mettant en avant son programme de rénovation urbaine, et des éléments programmatiques populaires (gratuité des cantines scolaires pour les familles nécessiteuses), la défaite étant sévère pour la liste PS menée par Emmanuel Renard, conseiller général du canton de Caen-5. Le 23 mars 2014, la liste du maire est à nouveau élue dès le premier tour avec une majorité encore plus grande, 63,83 % des suffrages, et un taux d'abstention de 39,49 %.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 360 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 2]. Le maximum de la population a été atteint en 1990 avec 24 795 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
553 465 560 621 591 636 662 618 569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
630 559 591 596 595 511 560 630 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
658 629 563 672 864 939 896 957 1 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 784 9 041 23 712 24 298 24 795 24 025 22 766 21 360 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 29,5 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 12,3 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 28,8 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 16,5 %).
Pyramide des âges à Hérouville-Saint-Clair en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
2,4 
75 à 89 ans
4,7 
9,8 
60 à 74 ans
11,5 
18,1 
45 à 59 ans
19,2 
19,2 
30 à 44 ans
18,6 
29,5 
15 à 29 ans
28,8 
20,9 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Vue du CITIS.

La superficie de la commune a permis l'implantation d'une zone industrielle conséquente, pourvoyeuse d'emplois et de taxe professionnelle. Le CITIS, une vaste zone de bureaux, a été créée au bord d'un lac artificiel et compte des immeubles très modernes. Il y a des entreprises du CITIS en construction comme le grand cabinet Gilbert, près d'Épron, mais dans le territoire hérouvillais. La ville est au second rang des villes les plus riches de Basse-Normandie.

Industrie[modifier | modifier le code]

Une petite zone industrielle a été créée près du Big Band Café (route de Caen). Elle est appelée "zone artisanale" est compte quelques usines et magasins. Un Carrefour (le second plus grand du département derrière celui de Mondeville) se trouve près de cette zone.

Services[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[27]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 David de Magneville    
1793 an III Laurent Dupuis    
an III 1806 Jacques Guillaume Cuminal    
1806 1826 Henry de Magneville   Géologue et botaniste,
fils de David de Magneville
1826 1834 Jacques Le Barillier    
1834 1852 Marie-André Soye-Suriray    
1852 1860 J. B. Ledain    
1860 1867 Pierre Lavarde    
1867 1884 Théodose du Moncel    
1884 1888 Guyon Léonce de Guercheville    
1888 1902 Alexandre Bernard    
1902 1919 Marcel Roublot    
1919 1945 Eugène Quesnel    
1945 1947 Émile Forestier    
1947 1960 Joseph Cougoulic    
1960 1971 André Vermeulen    
mars 1971 mars 2001 François Geindre PS Avocat
mars 2001 en cours Rodolphe Thomas[28] UDF puis MoDem Garagiste

Le conseil municipal est composé de trente-cinq membres dont le maire et dix adjoints.

Autres structures politiques[modifier | modifier le code]

En 1793, la commune d'Hérouville fut incorporée au canton de Mondeville. En 1801, elle fut intégrée au canton de Caen-Nord, puis à celui de Caen-Est en 1815. Depuis 1982, le territoire communal est partagé entre deux cantons :

Autres administrations situées sur le territoire de la commune[modifier | modifier le code]

Les directions de l'emploi à Hérouville st Clair.

Enseignement et vie étudiante[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Les écoles primaires sont aussi à la pointe de la pédagogie, avec des écoles ouvertes et surtout une école Freinet qui éduque par l'autonomie.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Le collège Pierre Daniel-Huet en 2007.

Hérouville-Saint-Clair est connue pour son Collège lycée expérimental, couramment appelé le Clé, établissement scolaire créé en 1982 pour mettre en place des méthodes pédagogiques originales. On y compte aussi trois collèges publics (sans compter le Collège lycée expérimental), Nelson-Mandela (ancien nom Pierre-Daniel-Huet), Pierre-Varignon et François-de-Boisrobert ainsi qu'un collège privé Saint-Michel. Du fait des sous-effectifs, le conseil général du Calvados par l'intermédiaire de sa présidente Anne d'Ornano a fait connaître sa volonté de fermer à l'horizon 2010 un des trois collèges publics hérouvillais, vraisemblablement le collège Boisrobert, outre le collège caennais du Chemin-Vert[30]. Un mouvement se fait jour parmi les parents d'élèves de rassembler administrativement deux des structures tout en conservant les sites actuels (Boisrobert et Huet). Après avoir envisagé un temps de construire un nouvel établissement répondant aux normes de sécurité actuelles sur le site du collège Boisrobert, le conseil général du Calvados a pris la décision de rassembler les deux établissements sur le site du collège Pierre-Daniel-Huet[31], dénommé désormais collège Nelson-Mandela.

Par ailleurs, Hérouville comprend aussi un lycée général, le lycée Salvador-Allende. De plus, il y a le lycée professionnel Rabelais qui déménagera sur la commune d'Ifs à la rentrée 2014-2015, de par l’exigüité de ses locaux rendant impossible le maintien sur le site même, et de négociations n'ayant pas abouti avec la municipalité pour un transfert vers d'anciens terrains de sport de l'ASPTT, voués quant à eux à une activité commerciale.

Enseignement et structures liées à l'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La cité universitaire Flora-Tristan sur l'avenue de la Grande-Cavée, vers la place de la Fontaine.

Hérouville-Saint-Clair comporte également en son sein trois résidences universitaires du Crous, situées à l'entrée de la ville, à proximité du château d'eau, et dont les 1 011 logements peuvent accueillir plus de 1 200 étudiants :

En outre, le Crous de Caen gère dix appartements en ville afin d'accueillir des familles étudiantes.

L'Institut régional du travail social de Basse-Normandie se trouve à Hérouville-Saint-Clair.

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hérouville-Saint-Clair est restée un village de la plaine de Caen sans particularité quelconque jusqu'en 1963. Au début des années 1960, devant la nécessité d'agrandir l'agglomération caennaise, Hérouville est retenue pour accueillir les nouveaux logements de la zone de par sa superficie (1063 hectares)[32].

La ville nouvelle : de la ZUP à la ville[modifier | modifier le code]

Citadelle douce, place F Mitterrand et arbre de la liberté.

La plus grande partie de la ville bâtie est actuellement le fait de la ville nouvelle, fondée en 1963. La première pierre de la ville nouvelle est posée en 1963, lançant la construction du premier quartier moderne : les Belles Portes. Le Grand Parc et La Haute Folie voient le jour dans la continuité. La construction de la ville nouvelle durera jusqu'en 1978 avec les nouveaux quartiers du Val, puis du Bois. Le dernier quartier qui se développe est situé à Lébisey et reste une zone résidentielle assez distante du reste de la commune.

L'ancien village, resté tel quel, devient un quartier nommé le Bourg. La mairie y restera jusqu'en 1987 avant de déménager dans les locaux de la Citadelle Douce, centre-ville nouvellement construit : D'un aspect architectural avec un parti-pris résolument contemporain, même s'il s'inspire de la conception médiévale d'un centre urbain avec la mairie comme château, l'église, également des lieux culturels tels la bibliothèque, le cinéma Café des images et le théâtre. L'audace de cet ensemble avait comme but « dans le cœur de [la] ville, [d'oser] le pari de fonder l'identité d'Hérouville, de fonder une part importante de cette identité sur le rapport de la culture et de la démocratie[33] ». En dépit de ces efforts, le centre ville restera une grande place grise et déserte, la galerie commerciale toute proche restant le véritable lieu d'échange et de rencontre des Hérouvillais.

Les architectes qui avaient conçu les plans de la ville sont connus pour avoir été des novateurs dans l'histoire de l'architecture contemporaine française. Il s'agit notamment de grandes signatures contemporaines telles que Jean Nouvel[34], Massimiliano Fuksas[35], Alain Provost, Roland Castro, Christian de Portzamparc[36]. L'urbanisme auquel leur créativité avait donné libre cours alliait des espaces verts et des espaces piétonniers interdits à la circulation routière ou permettait dans un même quartier une mixité architecturale avec notamment le côtoiement d'immeubles et de pavillons et la présence en leur sein de centres commerciaux de proximité.

Le défi du Grand Projet de Ville[modifier | modifier le code]

Les soubresauts économiques de la région frappent davantage Hérouville que d'autres communes. L'importance du parc d'habitat social en fait une lieu d'habitat important pour nombre de familles modestes. Face à la problématique de la diversification sociale de la ville, Rodolphe Thomas prend le parti du renouvellement urbain à base de démolition-reconstruction, avec l'objectif d'introduire davantage de développement économique au cœur de la cité. Démolition de logements sociaux, reconstruction d'équipements collectifs et d'une portion importante de logements à destination d'accédants à la propriété. Parallèlement, l'objectif est d'ouvrir les quartiers sur la ville par une nouvelle voirie.

  • Convention avec l'ANRU signée le 14 octobre 2005
  • Éléments du projet :
    • Démolitions
    • Constructions :
      • Le Grand Parc
      • Le Val : 37 logements sociaux
      • Les Belles Portes : 36 logements sociaux
      • La Grande Delle : 46 logements sociaux et 10 maisons de ville en accession sociale à la propriété
      • nouveau quartier mixte social-accession à la propriété autour du stade Prestavoine (urbaniste: Eliet&Lehmann)
    • Aménagements :
      • La place de la fontaine, aménagement de l'entrée ouest de la ville.
      • Square Agnam
      • La place de l'Europe, avec construction d'un vaste immeuble de bureaux et de parkings souterrains. En outre construction d'un bâtiment destiné à abriter Pôle emploi et une pépinière d'entreprises.

Ce choix politique fort semble approuvé par la population. De manière tout à fait objective, à l'issue du processus, le visage de la ville -du moins dans le bâti- aura changé. Signe de ce changement, pour l'opération immobilière "château d'eau" (architectes: Eliet&Lehmann et Christian Devillers), construction d'une cinquantaine de logements sociaux (appartements et maisons de ville), la pierre de Caen est utilisée en guise d'habillage afin de rompre avec le béton qui a longtemps caractérisé la ville.

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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de la grande ferme d'Hérouville.
  • La ferme de la Roque ou des Roquettes.
  • vestiges de la porte du clos de la delle du Mont, vers Colombelles.
  • Le parc et le château de Beauregard.
  • ancienne mairie au bourg.
  • La "citadelle douce" (1983-1987) : Eugène Leseney[37].
  • Hôtel de ville.
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Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

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Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le Big Band Café, salle de musiques actuelles.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

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Zones industrielles et commerciales[modifier | modifier le code]

  • Centre commercial et galerie marchande Saint-Clair, quartier du Val et extension centre commercial Val Saint Clair.
  • Zone industrielle de la Sphère.
  • Citis (habitat et activités tertiaires).
  • Zone industrielle du port de Caen-Ouistreham.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le carnaval 2008.
  • Carnaval.
  • Festival de bande dessinée Des Planches et des Vaches organisé par l'association Artefact Prod. Il accueille plus de 2 500 visiteurs chaque premier week-end d'avril et a fêté ses dix ans en avril 2011.
  • Festival de Beauregard : concerts dans le cadre du parc du château de Beauregard (1re édition en juillet 2009). L'édition 2012 a été estimée à plus de 50 000 spectateurs.
  • Fête des communautés : rassemblement dans le parc de Beauregard (auparavant il se déroulait sur la place de l'Europe). L'originalité de cet événement tient principalement en ce que les diverses communautés présentes dans la ville (européennes, africaines, asiatiques…) tiennent chacune un stand et font découvrir aux visiteurs leurs spécialités culinaires[46]. La trente-cinquième édition en 2013 a rassemblé près de 5 000 visiteurs[47].
  • Fête du Soleil : déclinaison locale de la fête de la musique, mais à destination des familles.
  • Fête des Associations.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative est très dense à Hérouville-Saint-Clair, étant un élément important de lien social, et selon des thématiques très diverses.

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport a bénéficié longtemps de lourds investissements, les nombreux équipements en témoignent : terrains de sport, piscine…

L'avenir des terrains de l'ASPTT (terrains de sport, équipements de tennis) est sombre, le terrain étant promis aux promoteurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site de l'IGN : Répertoire géographique des communes.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Hérouville-Saint-Clair sur Géoportail.
  4. « Station de Caen-Carpiquet sur infoclimat.fr » (consulté le 1er octobre 2010)
  5. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  6. Lucien Geindre, Il était une fois… Hérouville-Saint-Clair,‎ 1988 (ISBN 2-9502727-0-3), p. 375
  7. Lucien Geindre, Il était une fois Hérouville, p. 19
  8. a et b Cf.Arcisse de Caumont, Statistique Monumentale du Calvados, Caen, Hardel, 1846 [(fr) texte intégral (page consultée le 10 juin 2008)]
  9. Lucien Geindre, op. cité, p. 18-19
  10. M. de Magneville, Notice sur d'anciennes constructions découvertes à Lébisey, commune d'Hérouville, en 1835, M.S.A.N, p. 317-325
  11. M. de Magneville, Notice sur d'anciennes constructions découvertes à Lébisey, commune d'Hérouville, en 1835, M.S.A.N, p. 321
  12. Claude Varoqueaux, « Une habitation gallo-romaine à Hérouville-Saint-Clair, Fouille de sauvetage », Annales de Normandie, 1967, vol. 17, no 4, pp. 317-336 [lire en ligne]
  13. Lucien Geindre, op. cit., p. 33
  14. Lucien Geindre, op. cit., p. 26
  15. Lucien Geindre, op. cité, p. 51-52
  16. Georges Dubosc, « Les Tremblements de terre en Normandie », dans le Journal de Rouen du 21 décembre 1909
  17. Édouard Lagnel, Robert Caillaud, « Fouilles dans le cimetière Saint- Pierre à Hérouville-Saint-Clair », Annales de Normandie, 1967, vol. 17, no 4, pp. 351-358 [lire en ligne]
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Hérouville-Saint-Clair », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 10 juin 2008)
  19. Alain Rabec, « La construction de la grande agglomération caennaise du plan d'urbanisme directeur de 1965 au schéma directeur révisé de 1994 », Études normandes, n°1-2, 1996[(fr) texte intégral (page consultée le 14 novembre 2008)]
  20. Élise Lowy, « Quartiers populaires et écologie », p. 224 dans Salvador Juan (dir.), Actions et enjeux spatiaux en matière d'environnement, Paris, L'Harmattan, 2007, (ISBN 9782296037069)
  21. http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/ep_herouville-saint-clair.pdf, in Exercice de prospective territoriale appliqué à Hérouville Saint-Clair, page 62, document publié en septembre 2009 par un groupe de travail réuni à l'initiative de la Ville d'Hérouville-Saint-Clair
  22. Discours du maire lors de l'inauguration de la Citadelle Douce, le 22 juin 1987, cité par Lucien Geindre, op. cité, p. 196-197
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  25. « Évolution et structure de la population à Hérouville-Saint-Clair en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  27. Lucien Geindre, Il était une fois… Hérouville-Saint-Clair,‎ 1988 (ISBN 2-9502727-0-3)
  28. Réélection 2014 : « Ouest-france.fr - Hérouville Saint-Clair. Rodolphe Thomas élu maire par le conseil » (consulté le 29 mars 2014)
  29. Source: EHESS.
  30. Ouest-France, édition du 26 mai 2008
  31. « Site officiel de la commune d'Hérouville. »
  32. Lucien Geindre, op. cité, p. 17
  33. François Geindre, discours du maire lors de la visite présidentielle du 22 juin 1987, cité par Lucien Geindre, op. cité, p. 197
  34. « en particulier sur le chantier des directions régionale et départementale du travail. »
  35. « La résidence universitaire Flora Tristan sur le site officiel de la ville. »
  36. « école de Lébisey sur le site officiel de la ville. »
  37. Architecture/urbanisme, Caen et son agglomération XXe siècle à nos jours, JCE Caen, 2007
  38. Calvados, [collectif], encyclopédie Bonneton, 1997 (ISBN 2862532185), p.134
  39. « Chœur », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Chapelle Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Tendance Ouest (26-07-2011): La mosquée d’Hérouville attend ses premiers fidèles
  42. Hérouville-Saint-Clair laboratoire d'architecture, p. 14
  43. « Réservoir métallique ou château d'eau », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. Lucien Geindre, op. cité, pp. 315-316
  45. Lucien Geindre, op. cité, pp. 311-314
  46. http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/ep_herouville-saint-clair.pdf, p.55, chapitre : "Hérouville, un rassemblement de communautés"
  47. « Ouest-france.fr - Hérouville Saint-Clair. Notre page spéciale sur la 35e Fête des communautés aujourd’hui » (consulté le 7 juillet 2013)
  48. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie - Résultats : Poule B phase reguliere. » (consulté le 19 octobre 2012)
  49. « Site du Montpellier Sports - Quentin Chipotel » (consulté le 19 octobre 2012)
  50. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie - S.C. Herouvillais » (consulté le 19 octobre 2012)
  51. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie - Am. Turque Dostlukspor Herouv. » (consulté le 19 octobre 2012)
  52. Lucien Geindre, Il était une fois… Hérouville-Saint-Clair,‎ 1988 (ISBN 2-9502727-0-3), p. 354
  53. http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/06/20/raphal-yem-au-culot_1719290_3246.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif : Calvados, encyclopédie Bonneton, 1997.
  • Lucien Geindre, Il était une fois… Hérouville-Saint-Clair,‎ 1988 (ISBN 2-9502727-0-3)
  • Collectif, Exercice de prospective territoriale appliquée à Hérouville-Saint-Clair, rapport sur le site du ministère de la ville lire en ligne
  • Collectif : Hérouville-Saint-Clair, laboratoire d'architecture, parcours du patrimoine, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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