Le Petit-Quevilly
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| Le Petit-Quevilly | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Haute-Normandie | |||||
| Département | Seine-Maritime | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Rouen | |||||
| Canton | Canton du Petit-Quevilly | |||||
| Intercommunalité | CREA | |||||
| Maire Mandat |
Frédéric Sanchez 2008 - 2014 |
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| Code postal | 76140 | |||||
| Code commune | 76498 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Quevillais | |||||
| Population municipale |
22 329 hab. (2012) | |||||
| Densité | 5 133 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
532 559 hab. | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 3 m — Max. 33 m | |||||
| Superficie | 4,35 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.petit-quevilly.fr | |||||
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Le Petit-Quevilly, dit usuellement Petit-Quevilly, est une commune française du département de la Seine-Maritime et de la région Haute-Normandie.
Ses habitants sont appelés les Quevillais [1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Le Petit-Quevilly est située en Haute-Normandie dans le département de Seine-Maritime. Voisine de Rouen, elle est la 7e ville du département avec 22 288 habitants. Elle se situe sur la rive gauche d'un méandre de la Seine et s'étend sur environ 455 hectares pour une altitude de 5 à 32 mètres.
Communes limitrophes [modifier]
Transports [modifier]
Dans l’agglomération rouennaise, Petit-Quevilly a une position géographique attractive. Son insertion dans le réseau de transports en commun de la CREA, sa proximité avec le contournement routier ouest de l’agglomération lui confèrent de nombreux atouts.
Elle est desservie par le métro de Rouen depuis sa mise en service en 1994. La ligne Georges-Braque traverse la ville du nord au sud avec cinq stations (Jean-Jaurès, François-Truffaut, Place du 8-mai, Saint-Julien, Charles-de-Gaulle) et permet d'accéder au centre-ville de Rouen en un quart d'heure et à Grand-Quevilly.
Trois lignes de bus ( 6 , 7 et 41 ), dont une à haute fréquence ( 7 ), permettent d'accéder aux communes voisines non desservies par le métro telles que Petit et Grand-Couronne. Petit-Quevilly est traversée par la Sud III (RN 338) qui donne accès à l’autoroute A13.
Toponymie [modifier]
Voir Le Grand-Quevilly
Histoire [modifier]
L'origine de Petit-Quevilly remonte au XIIe siècle, après la scission d'avec Grand-Quevilly. C'est à la suite de grand défrichements entrepris par Rollon, premier comte de Rouen et fondateur de l'État normand, que s'était développé le village de Quevilly.
Des archives exceptionnelles [modifier]
Petit-Quevilly dispose d'archives de grande qualité. Il s’agit d’une double comptabilité, sous la forme d’un journal de compte article par article et date par date. Les comptes dits du « trésor de la paroisse » ou communauté d'habitants (Archives départementales de Seine-Maritime, registres G 8441, G 8442 et G 8444) et du « trésor de l'église » ou fabrique (G 8440 et G 8443) témoignent avec un luxe de détail de toute la vie d’un village normand depuis le milieu du XVIe siècle (premiers comptes conservés) jusque vers 1760. Les comptes civils sont uniques. Il n'en existe pas d’autre conservés pour toute la Normandie.
Cette source historique est une sorte d'états de frais annuels, successifs, avec des comptes parfois très longs lorsque la situation est catastrophique (procès multiples, impôts extraordinaires, passages de gens de guerre, etc.) et d’autres très courts qui correspondent à des gestions tranquilles (avec seulement la mention de la recette, presque pas de dépenses et versement du reliquat). Ce que l’on apprend sur ce village peut être généralisé à des centaines ou des milliers d’autres. Dans les autres villages, on ne gère pas un revenu civil annuel mais on collecte de l'argent et on utilise les biens communaux pour gager des emprunts, ou bien on les afferme pour une ou plusieurs années. Chaque affaire est gérée l’une après l’autre. Les papiers disparaissent.
L’originalité de Petit-Quevilly est dans la continuité de son système de financement et dans la conservation de ses archives. Par exemple, vers la fin du XVIe siècle, on sait que plus de quatre cents paroisses normandes sont en conflit avec le Grand réformateur des Eaux et Forêts. Or le Petit-Quevilly est la seule dont les archives puissent en témoigner. Le système de financement des affaires civiles par location d'une partie des communaux est attesté par deux actes anciens de la fin du XVe siècle et de 1514. Les comptes religieux sont conservés à partir de 1551 et les comptes civils à partir de 1567 environ. Ces archives ont été utilisées dans une thèse d'histoire de l'université de Rouen (Antoine Follain, Les solidarités rurales dans les communautés d'habitants en Normandie du XVe siècle à 1800, thèse Rouen, 1993, 4 volumes, 1381 p. dact.) qui a été résumée dans un article de la revue Études normandes (1994, n°3, p.43-54). Des extraits ont été publiés dans la revue Histoire & Sociétés rurales (n°6, 1996) et dans le livre collectif L'Argent des villages (2000)[2]. En raison de l'intérêt de ces archives, lequel est définitivement apparu à la fin d'une grande étude comparative[3], les comptes du milieu du XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIe siècle ont été intégralement transcrits et donneront lieu à une édition scientifique définitive accompagnée d'articles, sous la direction d'Antoine Follain, aujourd'hui Professeur des universités à Strasbourg.
Le passé industriel [modifier]
Depuis le XIXe siècle, Petit-Quevilly a connu un développement industriel important :
- Conçue par l’architecte écossais Fairbairn, la filature de la Foudre a été construite en 1846 et 1847. Rachetée en 1859 par l’industriel et homme politique normand Augustin Pouyer-Quertier, elle est devenue la plus importante filature de la région avec près de 700 employés. Fleuron industriel, elle a été évoquée dans de nombreux ouvrages comme dans cet extrait de Bel-Ami de Guy de Maupassant : « la plus élevée de toutes, aussi haute que la pyramide de Chéops, le second des sommets dus au travail humain, presque l’égale de sa fière commère la flèche de la cathédrale, la grande pompe à feu de « La Foudre » semblait la reine du peuple travailleur et fumant des usines comme sa voisine était la reine de la foule pointue des monuments sacrés. »
Durement touchée par les conséquences de la crise de 1929, la Foudre a cessé sa production en 1932. Après avoir servi de caserne, l’usine est en cours de réhabilitation pour accueillir un pôle d’entreprises dédié aux Technologies de l’Information et de la Communication : Seine Innopolis (2012).
- Usine d'Explosifs « Davey Bickford »
- « Éclair Prestil » a employé jusqu'à 1 000 personnes. Comme Klaxon ou Frigidaire, cette marque a donné son nom à l'objet (fermeture Éclair) ; on y fabriqua jusqu'à 8 450 km de « Fermeture à glissière » chaque année.
Les événements marquants [modifier]
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- 1035 : Hellouin fonde l'abbaye du Bec à laquelle il lègue tous ses biens dont le territoire de Petit-Quevilly qui devient une seigneurie cléricale.
- 1150 : Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d'Angleterre, fonde la maison royale dans le parc du Rouvray aux Bruyères, ensemble ducal dont il ne subsiste que la chapelle Saint-Julien.
- 1183 : L'extension de la lèpre incite le roi Henri II Plantagenêt à confier le domaine qui prendra le nom de Saint-Julien aux religieuses chargées d'abriter de jeunes lépreuses.
- 1682 : les Chartreux rouennais de Notre-Dame de la Rose rejoignent le prieuré Saint-Julien.
- 1790 : Petit-Quevilly élit son premier maire, Pierre Delamare, et devient une commune.
- 1808 : Ouverture de l'usine Malétra.
- 1835 : Ouverture d'une filature qui deviendra La Foudre.
- 1845 : Construction de l'actuelle mairie par Monsieur Maillard.
- 1857 : Visite de Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie à la filature de la Foudre.
- 1888 : Annexion par Rouen de près de 200 hectares entre le chemin de fer et la Seine (loi du 10 avril 1888). Petit-Quevilly perd son accès direct à la Seine.
- 1889 : Ouverture de la bibliothèque municipale.
- 1902 : Création de l'US Quevilly.
- 1943 : Démantèlement du maquis de Barneville par la milice française et l’armée allemande.
- 1960 : Construction du quartier Saint-Julien
- 1969 : Inauguration du théâtre Maxime Gorki qui succède à l'Excelsior.
- 1974 : Construction du quartier Nobel-Bozel.
- 1976 : Fermeture de l’usine Éclair Prestil.
- 1993 : Construction du lycée Elisa Lemonnier sur l’ancienne friche de l’usine Éclair-Prestil.
- 1994 : Inauguration du métro sur gazon.
- 1999 : Départ de la caserne Tallandier.
- 2004 : Rénovation du théâtre Maxime-Gorki, rebaptisé théâtre de la Foudre.
- 2004 : Inauguration de la médiathèque François-Truffaut.
- 2008 : Construction du collège Fernand-Léger.
Politique et administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Jusqu’en 2009, Petit-Quevilly faisait partie de la Communauté d’agglomération rouennaise. Depuis le 1er janvier 2010, la ville a intégré la Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA) qui regroupe 71 communes.
Liste des maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Premnitz (Allemagne), voir Premnitz (de)
Santa Marinha (Portugal) , voir Santa Marinha (pt)
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Enseignement [modifier]
- 8 écoles maternelles.
- 7 écoles primaires.
- 2 collèges (Fernand-Léger et Denis-Diderot).
- 2 lycées professionnels (Elisa-Lemonnier et Colbert).
- 1 Centre de formation d'apprentis (CFA) Marc-Ruyer (coiffure-esthétique).
La commune a été la première ville de France certifié ISO 9001 pour l’ensemble de sa restauration scolaire et l’est également pour ses aires de jeux.[réf. nécessaire]
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
L'hôpital Saint-Julien a été intégré au Centre hospitalier universitaire de Rouen. Hôpital de proximité, il dispose d'une structure d'accueil, hébergement et soins longue durée pour personnes âgées. Il y a aussi une maison médicale publique de jour et de nuit.
Sports [modifier]
- La ville compte 15 équipements sportifs (salles de sport, stades, piscine, terrains de tennis).
- Union sportive quevillaise (USQ) créée en 1902 à l’initiative d’Amable Lozai, industriel local qui sera maire entre 1925 et 1940. En 1927 : l'US Quevilly dispute la finale de Coupe de France de football contre Marseille. En 1968 : l’US Quevilly perd face à Bordeaux en demi-finale de la Coupe de France. En 2010 : l’USQ perd en demi-finale de la Coupe de France face au PSG. En 2012 : l'US Quevilly dispute la finale de la Coupe de France de football contre l'Olympique lyonnais et perd 1 à 0.
Médias [modifier]
- journaux Paris Normandie et Liberté-Dimanche
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Augustin Pouyer-Quertier (1820-1891), industriel et homme politique.
- Max du Veuzit (Alphonsine Zéphirine Vavasseur, dite) (1876-1952), écrivain.
- August Strindberg y séjourna en 1895.
- Wilfred Monod y a habité en 1904.
- Monette Dinay, née en 1906.
- Jacques Besnard, né en 1929.
- Daniel Horlaville, footballeur né en 1945.
- Patrice Rio, footballeur né en 1948.
- Valérie Fourneyron, née en 1959.
- Didier Marie, né en 1960.
- Catherine Morin-Desailly, née en 1960.
- Alain Blondel, né en 1962.
- Franck Dubosc, né en 1963.
- Julie Pietri, chanteuse, y a habité.
- Violette Nozière y est morte en 1966.
- Emma la clown, née en 1968.
- Francois Zimeray, maire de 1989 à 2001 puis premier adjoint, ambassadeur de France pour les droits de l'Homme.
Économie [modifier]
Petit-Quevilly comptait en 2007, 420 entreprises, commerçants, artisans et professions libérales. Les chiffres de 2010 font état de 622 entreprises soit un accroissement en 3 ans de 48 %. Cinq zones ou parcs d’activités : zones d’activités des Pâtis et des Quais de Seine, parc des Alliés, Technosite des Bruyères, Actipôle des Chartreux.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine architectural [modifier]
- Principal monument : la chapelle Saint-Julien (des Chartreux) construite en 1150, année où Henri II Plantagenet, duc de Normandie et roi d'Angleterre a fondé la maison royale dans le parc du Rouvray aux Bruyères. De cet ensemble ducal ne subsiste que la chapelle Saint-Julien, classée monument historique en 1862[9]. Elle conserve plusieurs fresques zénithales ornant la voute de l'abside datant de la fin du XIIe siècle : Annonciation, Visitation, Nativité, plusieurs scènes des Mages, La Fuite en Égypte, Le Baptême du Christ.
- L'ancienne filature de coton « la Foudre » de Augustin Pouyer-Quertier construite en 1809 sous la direction de l'ingénieur écossais Fairbairn a abrité la caserne Tallandier. Désaffectée depuis 2001, les lieux seront occupés par un collège et des bureaux[10],[11].
Espaces verts [modifier]
- Parc des Chartreux
- Square Marcel-Paul
Équipements culturels [modifier]
- La médiathèque François-Truffaut, inaugurée en 2004, propose à ses adhérents et au public qui la fréquente plus de 59 500 médias. La structure est divisée en cinq sections : Adulte, Emploi formation, Jeunesse, Multimédia et Musique. Elle propose des livres, des CD, des DVD, des CD-ROM, de partitions et des revues.
- L'école municipale de musique, de danse et de théâtre.
- Le théâtre de la Foudre (460 places), scène nationale.
Manifestations culturelles [modifier]
- Les inspirations de la chapelle Saint-Julien : chaque mois, un événement culturel (installation contemporaine, concert…) est organisé à la chapelle Saint-Julien.
- Animaijuin : Chaque année en juin, la population se retrouve autour d’animations mêlant musique, danse et spectacles de rue. Les associations locales et l’école municipale de musique participent à ce temps fort, grand moment fédérateur et intergénérationnel.
- La Scène Nationale : Le théâtre de la Foudre (baptisé Maxime Gorki à sa création en 1969) propose une programmation diversifiée et tournée vers des productions contemporaines où le décloisonnement des genres est souvent de mise. Ce centre culturel développe également des projets pédagogiques en liens avec les écoles. La popularité de la Scène Nationale dépasse les limites de la commune.
Annexes [modifier]
Notes, sources et références [modifier]
- Les communes de France
- Antoine Follain (dir.), L’Argent des villages. Comptabilités paroissiales et communales, fiscalité locale du XIIIe au XVIIIe siècle…, Rennes, association d’Histoire des sociétés rurales, 2000, 438 p.
- Antoine Follain, Le Village sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 2008, 600 p.
- Recensement de 2006 des communes de la Seine-Maritime
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Le Petit-Quevilly, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Notice no PA00100793, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA76000063, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA00021523, base Mérimée, ministère français de la Culture
Bibliographie [modifier]
- P. Duchemin, Petit-Quevilly et le prieuré de Saint-Julien, Pont-Audemer, 1890, 301 p. (OCLC 25674530)
- Guy Pessiot, Histoire de l’agglomération rouennaise : la rive gauche, Rouen, éd. du P’tit Normand, 1990, 287 p. (ISBN 978-2-906258-22-8) (OCLC 463515558)
- Claire Étienne-Steiner, La Chapelle Saint-Julien du Petit-Quevilly, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, coll. « Images du Patrimoine », 1991, 16 p. (ISBN 2-9506014-0-5)
- André Boëda (préf. Olivier Frébourg), Rouen, Petit-Quevilly : d'une rive vers l'autre : souvenirs, 1925-2000, Luneray, Bertout, 2000, 175 p. (ISBN 2-86743-404-1)
- Antoine Follain, « Les institutions d’une paroisse sous l’Ancien Régime : le Petit-Quevilly », Études normandes, 1992, n° 4, p. 45-62.