Louis Marie Cordonnier

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Louis Marie Cordonnier, né à Haubourdin le et mort le à Peyrillac, est un architecte français.

Il a construit et restauré de nombreux édifices dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux dans le Calvados.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Louis Marie Cordonnier est né à Haubourdin le [1] du mariage de Jean Baptiste Cordonnier, architecte, et de Rosalie Catherine Cambron.

Il étudie aux Beaux-Arts de Paris de 1875 à 1881 où il est élève de son père et d'Émile André[2]

Le , il épouse à Valenciennes Pauline Jeanne Marie Lussigny. De ce mariage naissent trois enfants, dont Louis-Stanislas Cordonnier qui sera également architecte (leur cabinet est sis no 8 bis, rue Marais à Lille). Veuf, il épouse en secondes noces Mathilde Adèle Carpentier le à Lille d'où naîtra une fille[3].

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Il expose au Salon des artistes français à partir de 1890 et y obtient cette année-là une médaille de 3e classe puis en 1892 une médaille d'honneur avant de remporter le Grand-Prix de l'exposition universelle de 1900 et d'être placé en hors concours[2].

Architecte, il est élu en 1911 au fauteuil no 4 de la section Architecture de l'Académie des beaux-arts (Institut de France)[4].

Architecte du palais de la Paix (1913), il est président de la société centrale des architectes, membre du comité spécial du ministère des Régions libérées, président de l'Office du bâtiment (1918 à 1921), membre des jurys d'architecture et de l’École nationale des beaux-arts et du salon de la société des artistes français depuis 1911, architecte de l'Opéra-Comique de 1916 à 1923, membre du Conseil général des bâtiments civils (1916 à 1919) puis membre du Conseil des sciences (1920-1926) et enfin président du comité régional des Arts appliqués. Il devint membre de la Société des Architectes du Nord en 1884.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Réalisations architecturales[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux.
L'église Saint-Vaast à Bailleul (Nord).

Louis Marie Cordonnier a dessiné les plans de plusieurs ouvrages, dont :

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Il est également l'architecte de nombreux bâtiments civils, dont plusieurs hôtels de ville.

Hôtels de ville[modifier | modifier le code]

Parmi les beffrois qu'il a dessinés, construits ou reconstruits, 5 font partie des 23 beffrois de France qui ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en (beffrois de Belgique et de France) : Loos-lez-Lille, Dunkerque, Bailleul, Comines et Armentières.

Celui de la chambre de commerce de Lille, considéré comme son beffroi le plus réussi, n'y est pas classé car ce n'est pas un beffroi communal.

Autres[modifier | modifier le code]

Villas[modifier | modifier le code]

En 1894, il dessine les plans de quelques villas au Touquet-Paris-Plage :

  • la villa L'Ermitage[8] ;
  • la villa La Rafale, construite pour lui-même. Il voulait en faire sa résidence d’été, mais il la revend en 1900 lorsqu'il participe à la création de la station d'Hardelot. Cette villa associe les styles anglo-normand, germanique et hollandais. Ses façades et toitures sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis le [9],[10].

Il est l'urbaniste de la station balnéaire d'Hardelot-Plage conçue par l'Anglais John Whitley. Il va construire les nombreuses villas : Les Petits Crabes, Élisabeth, Wilhelmine pour lui-même, Le Bon Gîte, La Marmaille, Les Roses, Pax, Paulette, Francisca, Yvonne, Nelly, Jehanne, L'Escopette pour Louis Blériot, Ma Mie, La Maisonnette, Les Sablons, La Houle, etc. Après la Seconde Guerre mondiale, seules huit villas subsistent.

En 1922, avec l'architecte Jean Lafitte, il est l'architecte à Maubeuge de la villa située 1, avenue de Ferrière, inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[11],[12]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Palais de la Paix à La Haye.

Louis Marie Cordonnier est également l'architecte à La Haye du palais de la Paix, siège de la Cour permanente d'arbitrage et de la Cour internationale de justice.

Il avait dessiné les plans du bâtiment de la Bourse d'Amsterdam, mais son projet n'a pas été retenu, celui de Hendrik Petrus Berlage lui ayant été préféré.

Divers[modifier | modifier le code]

Il est également l'architecte de nombreuses statues et monuments commémoratifs de Lille comme le Monument commémoratif de la défense nationale en 1870, la statue de Louis Pasteur, le monument à Alexandre Desrousseaux, la statue de Louise de Bettignies, la statue d'Auguste Angellier

Une avenue porte son nom : l'avenue de l'Architecte Louis-Cordonnier située dans le quartier Vauban Esquermes de la ville de Lille[13].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1 A-E, Art & Édition, , p.314.
  • Yves Le Maner, Louis Marie Cordonnier, centre d'histoire et de mémoire du Nord–Pas-de-Calais [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Marie Cordonnier sur le site de la Bnf
  2. a et b René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1 A-E, Art & Édition, , p.314.
  3. « Louis Marie Cordonnier », sur le site Geneanet (consulté le 5 septembre 2017).
  4. « Liste des académiciens », sur le site de l'Académie des beaux-arts (consulté le 5 septembre 2017).
  5. « Hôtel de ville », notice no IA00075058.
  6. Olivier Liardet, « Un palais néo-régionaliste pour une grande institution : la construction de la nouvelle bourse de commerce de Lille par Louis-Marie Cordonnier (1906-1920) », sur le site openedition.org (consulté le 28 décembre 2018).
  7. « Chambre de commerce et d'industrie », notice no PA59000191.
  8. « Maison dite Villa L'Ermitage », notice no IA62000136.
  9. « Villa La Rafale », notice no PA62000017.
  10. « Maison dite Villa La Rafale », notice no IA62000135.
  11. « Maison », notice no IA59001372.
  12. « documentation dont deux photos ».
  13. « Vauban-Esquermes - Port Vauban », sur un site dédié à l'histoire de Lille (consulté le 28 décembre 2018).