Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer

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Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale Notre-Dame.

Contexte historique: une difficile succession de tutelles...[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer
Le côté sud-est de l'édifice
Le côté sud-est de l'édifice
Présentation
Culte Catholique romain
Type Ancienne cathédrale, église paroissiale depuis 1801, basilique depuis 1879
Rattachement Diocèse d'Arras
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Ville Saint-Omer
Coordonnées 50° 44′ 57″ nord, 2° 15′ 09″ est

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Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer

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Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer

L'Histoire de la cathédrale est mouvementée. Toujours convoitée, elle a été le témoin de nombreux conflits et a très souvent dû changer de tutelle. Du IXe siècle à 1180, l’Artois fut incluse dans le vaste comté de Flandres. Elizabeth de Hainaut, nièce de Philippe d’Alsace, épousa Philippe Auguste et reçut la partie méridionale de la Flandre. À sa mort, son fils, le prince Louis, hérita du domaine et son père géra le domaine comme tuteur. En 1197, le comte de Flandre, Baudouin IX, voulut récupérer ses biens. La guerre éclata à la suite de laquelle le traité de Péronne (2 janvier 1200) lui attribua le Nord avec les villes d’Aire et de Saint-Omer. Par la suite, le roi de France, profitant de la mort de Baudouin IX, s’adjugea à nouveau les villes perdues aux dépens du prince Ferrand du Portugal.

Après la bataille de Bouvines (27 juillet 1214) et l’avènement du prince Louis devenu Louis VIII, la Flandre fut reconstituée jusqu’à ce que Louis IX (Saint-Louis) crée le 7 juin 1237 le comté d’Artois qu’il donna en apanage à son frère Robert. Robert II mourut en 1302, laissant une fille Mahaut, mariée à Otton IV, comte de Bourgogne, ainsi qu’un petit fils Robert qui ne put malgré un procès récupérer l’Artois. La fille de Mahaut, Jeanne, veuve du roi de France Philippe V, mourut très vite et sa fille Jeanne II, épouse du duc de Bourgogne Eudes IV, prit possession de l’Artois. Les ducs de Bourgogne se succédèrent ensuite à la tête de l’Artois qui connut pendant cette époque son âge d’or.

Après la mort de Charles le Téméraire (5 janvier 1477), Louis XI s’empara d’une partie de l’Artois mais échoua devant Saint-Omer. Marie de Bourgogne, fille unique de Charles le Téméraire, épousa Maximilien d’Autriche fils de l’empereur Frédéric III. Ses domaines, notamment la Flandre et l’Artois, passèrent dans la maison d’Autriche.

Elle laissa deux enfants, Philippe et Marguerite. Cette dernière, fiancée au dauphin Charles, devait apporter après le traité d’Arras (23 décembre 1482), la Flandre et l’Artois, mais le fit définitivement en 1493 et le traité de Senlis (23 mai 1493) donna l’Artois à son fils Philippe IV. Celui-ci mourut en 1506 et son fils Charles (plus tard l’empereur Charles Quint) obtint l’Artois et en fit le Conseil d’Artois. Après la mort de Philippe II (1598) et de sa fille (1634), l’Artois revient au roi d’Espagne Philippe IV.

À la suite de nouveaux combats entre Français et Espagnols, la Traité des Pyrénées en 1659 céda à la France l’Artois moins Aire et Saint-Omer. En 1672, Louis XIV entre en conflit avec la Hollande et les troupes espagnoles reviennent en Artois. Celles-ci sont défaites, Saint-Omer capitule le 20 avril 1677 et le traité de Nimègue du 17 septembre 1678 rattache l’Artois à la France.

Pendant la guerre de succession d’Espagne, l’Artois est de nouveau envahie, Saint-Omer assiégée et la paix d’Utrecht du 11 avril 1713 confirma le rattachement de l’Artois à la France. Louis XV donnera en 1757 le titre de Comte d’Artois à son petit-fils qui deviendra Charles X" (Heringuez, 2000: 3,4)[1].

Histoire: de Thérouanne à Saint-Omer[modifier | modifier le code]

Dagobert (629-639) réorganise le diocèse de Thérouanne et nomme a sa tête Audomarus (Omer). Son hagiographe, c’est un moine de Saint-Bertin (vers 820). D’abord Sithiu, installation de l’abbaye de Sithiu vers 649-551, de Saint-Bertin. Sithiu se fonde aussi contre le paganisme.

Vers 651 et pendant deux siècles, insula sithius ne fait qu’un monastère à l’instar de Lérins avec divers oratoires, puis en 663, une chapelle est érigée par Saint-Omer.

Le disocèse de Thérouanne en 709 env. était alors bien inséré dans le domaine mérovingien.

Ces terres de la Morinie avaient été faiblement romanisées.

Omer eut un rôle actif dans le mouvement de réforme de l’église mérovingienne et dans la christianisation des pays situés au nord-ouest des royaumes francs.

D’abord deux monastères construits, en haut Notre-Dame, et en bas, Saint-Pierre et Saint-Bertin.

Ce serait vers l'an 820, que le 11e abbé de Saint-Bertin institue l’église en haut de la collégiale, y installe 30 chanoines et la dote du tiers de tous les biens communs.

Chaque maison du chapitre (au sein de l’enclos) porte un nom.

En l'an 1033, un incendie de la chapelle de Saint-Omer provoque un sinistre et est construite une nouvelle église, puis à nouveau un sinistre la frappe à la fin du XIIe siècle.

An 1050 : Saint-Omer (nom donné à la ville).

Vers 1165 (gothique) canalisation de l’Aa qui developpera Saint-Omer.

Écrite par Jean III, abbé de Saint-Bertin (1186-1230), peut-être dans les premiers temps de son long abbatiat, la Vita Sancti Erkenbodonis Confessoris a vu le jour au moment où se préparait et commençait la reconstruction de la collégiale de Saint-Omer. Il s'agit du manuscrit 698 de la bibliothèque municipale de Saint-Omer.

Ce sont les chanoines qui ont construit durant trois siècles la collégiale de Saint-Omer, aujourd’hui cathédrale. Le chef des chanoines était le prévôt.

La première pierre est déposée entre 1192 et 1207.

L’église de Saint-Omer est consacrée par l’évêque de Thérouanne.

Charles Quint détruit Thérouanne, la tête de l’évêché est alors à Saint-Omer.

Charles Quint abdique en 1555. Fin de Thérouanne sous Charles Quint. Thérouanne était romaine (cardo et decumanus axes othogonaux des rues). Traité du Catteau-Cambrésis en 1559 (fin définitive de Hesdin puis de Thérouanne). Thérouanne a été fouillée puis restituée en volumes (XXème).

Période d’ « humanisme erasmien à Saint-Omer » (1499-1550).

La Cathédrale devient un bastion de la Contre-Réforme catholique contre le protestantisme et les iconoclastes. Le diocèse de Thérouanne avait été divisé en pleine Contre-réforme catholique pour multiplier le nombre d’évêchés (Concile de Trente 1545-1563).

1677 : traité de Nimègue, Louis XIV annexe l’Artois, Saint-Omer devient française.

Fin XVIIe siècle, Jules-Hardouin Mansart (mieux connu pour Versailles) construit le palais épiscopal, résidence des évêques. Un accès direct à la cathédrale est ménagé pour l’évêque entre le palais et la chapelle d’axe.

1758 : date du plan-relief de Saint-Omer.

1790 suite à la Révolution elle n’est plus cathédrale. Période de la Terreur entre 1793 et 1794.

1810 : date du cadastre napoléonien. L’enclos Notre-Dame a conservé à travers les siècles l’essentiel de son tracé médiéval, École Notre-Dame mise à part. 5 maison claustrales présentent encore des restes d’architecture du XVIIe et du XVIIIe siècle.

XIXe siècle : dans la lignée de Prosper Mérimée et de Viollet le Duc, Prosper Morey met en place lentement un service des monuments historiques, qui a pour but de restaurer la cathédrale d’alors, à ce moment église Notre-Dame [2].

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Modeste chapelle à l'origine, au VIIe siècle, on construisit une église sur le site aux environs de 1052 ; celle-ci fut endommagée vers 1200 par un incendie.

On commença alors à reconstruire le chœur, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes, puis en 1263, on construisit le transept. Les travaux ont avancé lentement et s'échelonnent du XIIIe au XVIe siècle. Bientôt l'église devint collégiale.

Le croisillon sud du transept fut allongé en 1375 – 1379 et on entreprit alors la reconstruction de la nef. L'édification des chapelles latérales de la nef date des années 1386 à 1403. Les plus anciennes furent construites au sud. La nef centrale ne fut achevée qu'en 1473, et ses voûtes en 1506.

De 1449 à 1472, Jehan de Meldre, maître d'œuvre procéda à l'allongement du croisillon nord du transept. À cette époque la tour à l'ouest qui était restée romane fut consolidée et rehaussée[3]. À partir de 1473 et jusqu'en 1521, on procéda à la construction de la tour occidentale autour de cette tour romane. Celle-ci fut ainsi rhabillée et reçut un décor inspiré de celui de l'abbatiale Saint-Bertin (construite entre 1431 et 1500). Les sculptures du portail occidental furent réalisées de 1511 à 1515, par les sculpteurs brugeois Jean et Josse Van der Poele[4].

La flèche surmontant la croisée date de 1486.

En 1553, la ville de Thérouanne toute proche, où se trouvait l'évêché de l'Artois, fut totalement rasée par les troupes de Charles Quint, au cours d'un conflit qui l'opposait au roi de France Henri II. Du sel fut symboliquement répandu sur le sol de la ville. Dans les années qui suivirent, il fut décidé de partager le diocèse de Thérouanne, afin de respecter les frontières entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols. Ainsi fut créé en 1559 le diocèse de Saint-Omer et la collégiale Notre-Dame devint cathédrale en 1561.

En 1606, la flèche de la croisée fut détruite par un ouragan. En 1610, on réalisa le cadran solaire du portail sud, et en 1628, on procéda au renouvellement de la chapelle axiale que l'on nomme épiscopale et requise par le nouveau role d'évêché de St Omer mais qui endossa aussi le rôle de chapelle mariale bien plus tard.

Le XVIIIe siècle apporta encore quelques embellissements : l'importante chaire, installée en 1714 en provenance de l'église des Dominicains de Saint-Omer, est due au sculpteur Danvin ; puis en 1717, fut installé le superbe buffet d'orgue des frères Piette, avec une remarquable statuaire en bois. Le trône épiscopal et les boiseries du chœur datent de 1753.

En 1792, la cathédrale, fermée au culte, fut transformée en magasin à fourrage. Contrairement à bien d'autres églises, Notre-Dame n'eut que peu à souffrir du vandalisme des révolutionnaires. Par le concordat de 1801, le diocèse de Saint-Omer fut définitivement supprimé, au bénéfice du diocèse d'Arras.

Redevenue simple église, Notre-Dame est néanmoins élevée au rang de basilique par le pape Léon XIII en 1879. Elle abrite à ce titre l'ombrellino basilical.

Dimensions[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 120 mètres
  • Largeur de la cathédrale  : 74 mètres
  • Hauteur de la cathédrale  : 84 mètres
  • Largeur de la nef : 30 mètres
  • Hauteur sous voûtes : 23 mètres

Plan du monument[modifier | modifier le code]

Le chœur:

Des chapelles sont logées de façon biaise (dans les angles entrants transept/chœur) : ce modèle est retrouvé à Ypres et à Tournai. Les chapelles biaises sont associées à un plan de déambulatoire que l’on retrouve à Saint-Quentin et à Troyes.

Le déambulatoire:

Il se constitue de 3 chapelles rayonnantes. La chapelle de l’axe de la nef est refaite en 1628 et en 1898 (le plan roman du chœur est maintenu).

Le transept:

On l’allonge au XIVe siècle, car entre 137 et 1389, on prolonge le bras sud du transept de deux travées. A la fin du XVème on fit la même chose au Nord.

Les nervures des voûtes du transept sont prismatiques. Le triforium est interrompu dans le transept par des tribunes.

La croisée du transept fut surmontée au centre en 1486 d’un petit clocher destiné à recevoir un carilllon (comme à Saint-Bertin auparavant), mais cette élégante tourelle fut renversée en 1606 par une tempête.

NEF ET BAS-CÔTÉS / élévation et voûtes/ Chapelles des bas-côtés

Hauteur 23 mètres/Largeur 10 mètre, pas du style rayonnant où l’on cherchait sans cesse plus de lumière. Le clocher porche est un rhabillage de celui du XIIe siècle.

La tour orthogonale flanc sud abrite à l’étage supérieur le trésor et à l’étage inférieur la sacristie.

Les voûtes datent du XIVe siècle.

Vers 1190, Soissons et Chartres proposent le schéma qui deviendra le modèle classique d’élévation de la nef (3 niveaux dont un triforium). Ce triforium (de Saint-Omer) est comparable à Notre Dame et à Saint-Sauveur de Brugges. Des arcs trilobés supportent des trèfles aux lobes brisés, ce modèle bertinien sera repris dans le Brabant. La nef est contemporaine à la collégiale de Saint-Quentin (1400-1450). Les chapiteaux aux choux frisés (décor alors peu commun vers cette période de flamboyant).

Le Triforium est aveugle, coinçons percés. Sous le triforium court une large guirlande de feuilles et de fleurs : 6 têtes humaines sont mêlées à cette sorte de frise. Les moulures du triforium forment un trilobe pointu.

Les piles sont cantonnées (style de Chartres), noyaux circulaire (ou cylindrique) et 4 colonnettes (support rémois) engagées. Seuls les deux piliers qui précèdent le chœur sont cantonnées de 5 colonnes par souci de symétrie avec les faces des piliers de la croisée du transept. Les Bases sont constituées de deux tores déprimées séparées par une scotie.

Le croisillon nord est construit entre 1449 et 1472 avec un triforium grille (le style flamboyant s’y fait voir).

Les fenêtres hautes sont reléguées dans la lunette de la voûte (élévation comme à Saint-Martin de Ypres). Le Tympan est ajouré d’un réseau de mouchettes.

Les voûtes actuelles datent de 1506 (étaient-elles sexpatrites à l’origine ?)[5]

Portail méridionnal (du jugement dernier)[modifier | modifier le code]

Il s'agit du seul tympan du Jugement du XIIIème conservé dans le Nord de la France.

Un trumeau : statue de Saint-Omer, evêque de Therouanne, remplacée au XVIème par une statue de la Vierge. (Attributs de Saint-Omer : - grappes de raisins, - châsse fleurie, - source jaillie sous le bâton pastoral).

La composition du Jugement Dernier se déroule souvent en 5 actes (1. Les signes précurseurs, 2. L’apparition du juges, 3. La resurrcetion des morts sortants de leur tombeau, 4. Le jugement, 5. La séparation des élus et des damnés).

Ici dans le premier acte, les signes précurseurs sont manifestés par la présence de deux anges agenouillés.

Ici le Christ est debout, à Thérouanne il était assis, pour montrer son règne ; et en revanche il est ici debout pour symboliser la caractère surprenant de sa venue.

Nous voyons l’ostension des armes : les anges montrent les attributs de la passion, puis l’ostension des plaies : le Christ lève les bras, les intercesseurs sont Marie et Jean.

Nous observons la resurrection des morts, les damnés et l’enfer, une frise végétale, pas de pesage des âmes sur ce typan, Satan est représenté (avec une fourche).

Les élus et le ciel sont dans davantage d’espace, la mitre est portée par l’évêque, la couronne par le roi et Abraham porte les élus sur ses genoux.

Les 4 encorbellements qui supportent le linteau sont ornés de deux anges, de Job et de Daniel avec un lion. (selon certaines hypothèses il s’agirait de Samson et non pas de Daniel).

Le soubassement comprend une série de niches à frontons triangulaires comprenant des sculptures tirés de la vie et des miracles de Saint-Omer (copiés d’après les motifs sculptés 100 ans auparavant sur son tombeau visible dans la nef). Il ne reste que 4 motifs, les anges sous dais ont disparu. La partie inférieure devait être garnie d’un réseau sculpté, treillis de losanges portant des fleurs de lis, des fleurons crucifères et des tours qui seraient les tours de Castille.

Au dessus, une rose du XIVème surmontée d’un cadran solaire tracé en 1610. Le haut du pignon est percé d’un oculus destiné à éclairer les combles, puis 3 niches ont reçu des statues, dont celle de Saint-Omer. Elles sont surmontées de couronnement triangulaires ornés ; enfin, le sommet porte 3 clochetons à pinacles, un au centre, deux aux angles latéraux.

Dans sa conception générale, le programme dérive du portail du Jugement d’Amiens (vers 1220-1235) au sommet duquel le juge christ, certes assis à Amiens, est aussi encadré des intercesseurs, de deux anges portant les arma christi et de deux anges agenouillés en prière tandis que les anges de l’Apocalypse sonnant de la tromptette se trouvent relégués aux extrémités du registre inférieur où est représentée la résurrection des corps.[6]

À l'intérieur[modifier | modifier le code]

La plus grande particularité de cette cathédrale est d’avoir été construite en trois cents ans et que donc vous y trouverez du roman, du gothique primitif, du gothique rayonnant et enfin du gothique flamboyant. Le tout avec une harmonie exemplaire.

Horloge astronomique[modifier | modifier le code]

l'horloge astronomique de 1558.
Gemma Frisius par Issac Bullart (1682)

L'Horloge astronomique date de 1558. C'est l'œuvre de Pierre Enguerran, horloger de Saint-Omer, sur commande du chapitre de la Collégiale à la date du 16 août 1555. Le cadran astrolabique est encore dans son état originel.

Cette horloge est en fait la seconde horloge de cette cathédrale. C'est en 1385 que l'on trouve son existence car il y est fait des travaux de restauration de la lune et du soleil. C'était donc, déjà, une horloge astronomique.

Au vu de toutes les indications et du peu de pièces en mouvement, cette horloge est unique en Europe. Elle ne dérive que de 30 secondes par semaine. Afin de caler correctement cette horloge en 1610 on a exécuté un très grand cadran solaire avec les signes du zodiaques. Des calculs complexes ont été nécessaires et sont attribués à Gemma Frisius(1508-1555) et à son neveu et successeur Arsenius Frisius[7] voir à l'ami de Gemma, L’Anonyme d'Anvers.[réf. nécessaire]

Les mécanismes[modifier | modifier le code]

Trois mécanismes sont en actions synchronisées : le mécanisme de l'horloge, le mécanisme des sonneries, le mécanisme de l'astrolabe. L'entraînement du mécanisme d'horloge était assuré par un poids; originellement une couleuvrine de 47,2 kg suspendue à un câble enroulé sur un tambour. La régulation est assurée par un échappement constitué d'une roue de rencontre, un axe à palettes surmonté d'un foliot permettant un réglage par la position des masses placées sur chaque extrémité du foliot. Elles permettent de régler le rythme du va-et-vient grâce aux masses appelées aussi régules. Le mécanisme des sonneries s'effectue par un jacquemart au-dessus de l'horloge, il sonne les heures et demi-heures sur le même timbre les quarts et trois-quarts par une clochette. L'astrolabe fonctionne avec cinq rouages dont trois solidaires de l'aiguille des heures, de l'araignée, de la lune, les deux derniers sont alloués aux satellites un et deux. Le mouvement de l’horloge est transmis au rouage solidaire des aiguilles des heures avec 168 dents qui effectue sa rotation en 24 heures un septième de 168. Il supporte les axes des satellites de 52 dents et 100 dents. Leurs axes effectuent une rotation en 24 heures.

Les grandes orgues[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame : grandes orgues

C'est sur les grandes orgues que Rouget de Lisle aurait entendu un oratorio du maître de chapelle Grisons dont il se serait inspiré pour composer l'air de La Marseillaise.

Le buffet d'orgue a été réalisé en 1717, des grandes orgues ont été remaniées par Aristide Cavaillé-Coll qui les dota de 49 jeux en 1853.

Tombeaux[modifier | modifier le code]

La cathédrale abrite :

Fonts baptismaux et labyrinthe[modifier | modifier le code]

Les fonts baptismaux proviennent de l'ancienne église Sainte-Aldegonde qui se situait sur la place du Vieux-Marché, actuelle place Victor-Hugo).

Elle possède également encore un des rares labyrinthes des cathédrales françaises.

Le labyrinthe est daté de 1716, c'est une copie (en réduction) de celui situé dans l'Abbaye_Saint-Bertin_de_Saint-Omer, construit par le chanoine Lambert au XIIe siècle[9].

Labyrinthe de la basilique Notre-Dame de Saint-Omer, copie de l'abbatiale Saint-Bertin

Contrairement aux labyrinthes symboliques de la cathédrale d'Amiens ou de Chartres où le chemin est très épuré, celui-ci est complexe. Il mesure 49 carreaux de côté, soit 1 240 carreaux noirs et 1 161 carreaux blancs. Le centre représente une croix noire, appuyée de 9 carreaux blancs. Le labyrinthe de la cathédrale de Saint-Omer, de forme carrée, se trouve à la croisée du transept et de la nef. Il est parfois difficile à voir dans sa totalité car l'usage de la cathédrale et la position du labyrinthe le placent souvent recouvert soit d’une estrade soit d’un autel.

Comme les autres labyrinthes, il est chargé de représenter symboliquement le calvaire du Christ sur son chemin de croix, symbole lui-même du chemin d'une vie vers la consécration divine.

Le jour de Pâques, les pèlerins pouvaient parcourir à genoux le chemin qui mène à la croix, comme substitut de pèlerinage à Jérusalem. Ce chemin de croix portait le nom de Lieue, et nécessitait un parcours d'une heure.

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame possède un certain nombre d’œuvres d'art parmi lesquelles :

  • un tableau de Rubens représentant la descente de la croix [10], en fait une re-déposition (il y en a 5 dans la région Nord Pas de Calais),
  • une Vierge au Chat (haut relief placé entre deux chapelles méridionales),
  • une représentation de Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise avec l'ange salvateur (haut relief d'une sépulture - chapelle absidiale méridionale),
  • le triptyque dit du Grand Dieu de Thérouanne (près de l'astrolabe mentionné ci-dessus),
  • un dallage, aujourd'hui placé contre un mur près de l'entrée Nord, représentant un pèlerin à quatre chaussures (de retour de Compostelle ?),
  • des dalles du XIIIe siècle montrant que bien avant Jean de la Fontaine, les fables ont existé!


Culte[modifier | modifier le code]

Vue générale de la cathédrale à partir du sud-est

Avec onze autres églises des environs, la cathédrale Notre-Dame forme la paroisse Saint-Benoît en Morinie. Le curé est Monsieur l'abbé Laurent Boucly.
Du lundi au samedi, la messe y est célébrée à h 30 et aussi le lundi à 17 h.

Le dimanche, la messe est célébrée à 10 h.

La messe du dimanche soir à 18 h est célébrée à la chapelle Sainte-Croix de Longuenesse.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samantha Heringuez, Iconographie commentée de l'abbatiale gothique Saint-Bertin de Saint-Omer, Lille, Université de Lille 3, mémoire de recherches, , p. 3-4
  2. Nicolette Delanne-Logié et Yves-Marie Hilaire (dir.), La cathédrale de Saint-Omer : 800 ans de mémoire vive, Paris, CNRS,
  3. Revue archéologique, Saint-Omer, Ernest Leroux, (lire en ligne), Saint-Omer. - La fin du XVe siècle nous fournit les noms de plusieurs architectes de la Cathédrale. C'est d'abord Jean ... Jean Pinchon et Jean Sterbeques qui construit le clocher, en 1472 Jean de Meldre, en 1493 Melin de Fines, en 1494 ...
  4. Mémoires, Volume 9, Saint-Omer, Société des antiquaires de la Morinie, (lire en ligne), p. Le retard apporté à l'époque fixée dans la convention passée devant les majeur et échevins de Saint-Omer, fut profitable à l'ouvrage, ... L'ouvrage commencé par Me Jean Vander Poêle, fut terminé par son fils , (') Les statues qui devaient figurer au portail n'y furent ... Josse Yander Poêle, mais ce ne fut pas sans
  5. Justin de Pas, Saint-Omer : Cathédrale, musée communal, Paris, Daupeley-Gouverneur,
  6. Marc Gyl et Ludovic Nys, Saint-Omer gothique : les arts figuratifs à Saint-Omer à la fin du Moyen Âge, 1250-1550 : peinture, vitrail, sculpture, arts du livre, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, , 534 p.
  7. De la cathédrale de Saint-Omer.lire en ligne
  8. Site comportant des photos du monument (fr) Monument funéraire d'Eustache de Croÿ
  9. Saint-Omer insolite, Cercle d'études mythologiques
  10. J. F. M. Michel, Histoire de la vie de P.P. Rubens, De Bel, (lire en ligne)