Henri-Paul Eydoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Henri Paul Denis Eydoux, né le à Tarbes, et mort le dans le 13e arrondissement de Paris[1], est un haut-fonctionnaire français, homme de lettres et résistant[2].

Haut-fonctionnaire et résistant[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École libre des sciences politiques, il entame une carrière de haut-fonctionnaire en 1933 comme attaché à l’Office du gouvernement général de l’Algérie. En , il rejoint Jacques Soustelle à Alger où il est chargé, au sein du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA), d’accueillir et d’interroger les Français arrivant de la métropole. Le , il débarque en Provence avec l’armée De Lattre et contribue à mettre en place l’administration.

Henri-Paul Eydoux est muté en 1944 en tant que sous-directeur des renseignements généraux. En 1946, il est envoyé en Allemagne occupée en tant que directeur de la sûreté du Würtemberg puis il met en place le service de récupération des œuvres d’art enlevées par les nazis. Il est appelé par Jacques Soustelle, nouveau gouverneur général de l’Algérie (1955-1956[Lien à corriger]) comme conseiller technique, responsable des relations entre la police et l'Armée. Revenu en France de 1956 à 1959, il devient directeur de l'école nationale supérieure de la Police nationale, à Saint-Cyr-au-Mont d'or. Il effectue un second séjour algérien auprès de Soustelle au titre du ministère du Sahara, chargé de la mise en place des nouveaux départements du sud-algérien.

Œuvre littéraire et érudite[modifier | modifier le code]

Durant sa carrière de haut-fonctionnaire, il publie plusieurs ouvrages de vulgarisation d'histoire et d'archéologie. A partir de 1960, il se consacre exclusivement à son œuvre littéraire qui comprend une quarantaine de volumes dans trois domaines : l'histoire et la géographie de l'Afrique, l'archéologie (en particulier celle de la Gaule romaine) et l'architecture (médiévale et moderne). Ses ouvrages, à fort tirage, permettent une vulgarisation de l'archéologie vers un public cultivé. En 1969, Châteaux fantastiques, publié en cinq volumes, contribue à faire connaître de nombreux châteaux forts tombés dans l'oubli dont les les Châteaux Cathares qui n'étaient plus connus et visités que de quelques érudits. Preuve de son attachement aux châteaux de l'Aude, Henri-Paul Eydoux est d'ailleurs enterré dans le cimetière de Duilhac-sous-Peyrepertuse au pied du Château de Peyrepertuse qu'il contribua à faire connaître du grand public.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Savorgnan de Brazza, Larousse, Paris, 1932
  • L'Exploration du Sahara, Gallimard, Paris 1938
  • L'Homme et le Sahara, ibid., 1943
  • Das Cisterzienkloster Bebenhausen, Tubingen, 1950
  • L'Architecture des églises cisterciennes d'Allemagne, P.U.F., Paris, 1952
  • L'Église abbatiale de Morimond, Rome, 1958
  • Monuments et trésors de la Gaule, Plon, Paris, 1958
  • Cités mortes et lieux maudits de France, ibid., 1958
  • Lumières sur la Gaule, ibid., 1960
  • Hommes et dieux de la Gaule, ibid., 1961
  • Résurrection de la Gaule, ibid., 1961
  • La France antique, ibid. 1962
  • Révélations de l'archéologie, Gauthier-Languereau, Paris, 1963
  • Réalités et énigmes de l'archéologie, Plon, 1964
  • Les Grandes Dames de l'archéologie, ibid., 1964
  • Les Terrassiers de l'histoire, ibid., 1966
  • À la découverte des mondes perdus, Larousse, 1967
  • Châteaux fantastiques, 5 vol., Flammarion, Paris, 1969-1974
  • L’archéologie, résurrection du passé, Librairie Académique Perrin, Paris, 1970
  • Les Grandes Découvertes archéologiques en Gaule, ibid., 1971
  • Saint-Louis et son temps, Larousse, 1971
  • Les Grandes Heures du Languedoc, Librairie Académique Perrin, 1973
  • Monuments curieux et sites étranges, ibid., 1974, Monuments méconnus, 6 vol., ibid., 1975-1983
  • Les Châteaux du Soleil, forteresses et guerres des croisés, ibid., 1982
  • L’archéologie, histoire des découvertes, Larousse, 1985
  • L’histoire arrachée à la terre
  • Monuments méconnus, Paris et Île-de-France, 1 vol., Librairie Académique Perrin, 1975
  • Promenades en Provence
  • Promenades dans la France Antique

Archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds Henri-Paul Eydoux sur l'Algérie de 1942 à 1962, Archives nationales, cote 546AP (description PDF p.10)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la commune de Tarbes, acte de naissance no 128, année 1907 (avec mention marginale de décès) (consulté le 6 juin 2015)
  2. Jean Andreau, Henri-Paul Eydoux, Encyclopædia Universalis