Henri-Paul Eydoux

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Henri Paul Denis Eydoux, né le à Tarbes, et mort le dans le 13e arrondissement de Paris[1], est un homme de lettres et résistant[2] français.

Résistance[modifier | modifier le code]

Après des études à Paris il est diplômé de l'École libre des sciences politiques, Il entre en 1933 à l’Office du gouvernement général de l’Algérie. En , il rejoint Jacques Soustelle à Alger où il est chargé, au sein du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA), d’accueillir et d’interroger les Français arrivant de la métropole. Le , il débarque en Provence avec l’armée De Lattre et contribue à mettre en place l’administration.

Action en Algérie[modifier | modifier le code]

Rendu à la vie civile, Henri-Paul Eydoux est muté à la Direction des renseignements généraux et envoyé en Allemagne occupée où il met en place le service de récupération des œuvres d’art enlevées par les nazis. Il est appelé par Jacques Soustelle, nouveau gouverneur général de l’Algérie (1955-1956) comme conseiller technique, responsable des relations entre la police et l Armée. Revenu en France de 1956 à 1959, il effectue un second séjour algérien auprès de Soustelle au titre du ministère du Sahara, chargé de la mise en place des nouveaux départements du sud-algérien.

Œuvre littéraire et érudite[modifier | modifier le code]

Rédigée dans les années 1960, son œuvre comprend une quarantaine de volumes dans trois domaines : l'histoire et la géographie de l'Afrique ; l'archéologie et l'architecture médiévales et modernes, et l'archéologie classique, en particulier celle de la Gaule romaine. Ses ouvrages à fort tirage ont permis une vulgarisation de l'archéologie vers un public cultivé.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Savorgnan de Brazza, Larousse, Paris, 1932
  • L'Exploration du Sahara, Gallimard, Paris 1938
  • L'Homme et le Sahara, ibid., 1943
  • Das Cisterzienkloster Bebenhausen, Tubingen, 1950
  • L'Architecture des églises cisterciennes d'Allemagne, P.U.F., Paris, 1952
  • L'Église abbatiale de Morimond, Rome, 1958
  • Monuments et trésors de la Gaule, Plon, Paris, 1958
  • Cités mortes et lieux maudits de France, ibid., 1958
  • Lumières sur la Gaule, ibid., 1960
  • Hommes et dieux de la Gaule, ibid., 1961
  • Résurrection de la Gaule, ibid., 1961
  • La France antique, ibid. 1962
  • Révélations de l'archéologie, Gauthier-Languereau, Paris, 1963
  • Réalités et énigmes de l'archéologie, Plon, 1964
  • Les Grandes Dames de l'archéologie, ibid., 1964
  • Les Terrassiers de l'histoire, ibid., 1966
  • À la découverte des mondes perdus, Larousse, 1967
  • Châteaux fantastiques, 5 vol., Flammarion, Paris, 1969-1974
  • L’archéologie, résurrection du passé, Librairie Académique Perrin, Paris, 1970
  • Les Grandes Découvertes archéologiques en Gaule, ibid., 1971
  • Saint-Louis et son temps, Larousse, 1971
  • Les Grandes Heures du Languedoc, Librairie Académique Perrin, 1973
  • Monuments curieux et sites étranges, ibid., 1974, Monuments méconnus, 6 vol., ibid., 1975-1983
  • Les Châteaux du Soleil, forteresses et guerres des croisés, ibid., 1982
  • L’archéologie, histoire des découvertes, Larousse, 1985
  • L’histoire arrachée à la terre
  • Monuments méconnus, Paris et Île-de-France, 1 vol., Librairie Académique Perrin, 1975
  • Promenades en Provence
  • Promenades dans la France Antique

Archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds Henri-Paul Eydoux sur l'Algérie de 1942 à 1962, Archives nationales, cote 546AP (description PDF p.10)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la commune de Tarbes, acte de naissance no 128, année 1907 (avec mention marginale de décès) (consulté le 6 juin 2015)
  2. Jean Andreau, Henri-Paul Eydoux, Encyclopædia Universalis