Landénien

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Le Landénien est un sous-étage sédimentaire géologique défini à Landen en Belgique par A. Dumont (1839) comme premier étage du Tertiaire. Il est surtout utilisé dans les travaux concernant la Belgique et le nord de la France où il a notamment donné son nom à un sable, dit Sable du landénien qu'on a par exemple exploité sur le plateau d'Helfaut à Blendecques ou à Helfaut.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le sable du landénien peut toutefois avoir une origine terrestre, marine et/ou estuarienne.

Les sables du landénien[modifier | modifier le code]

Intérêts géologiques et hydrogéologiques : Ces sables, acides et parfois ferrugineux et plus ou moins remaniés[1] ont fait l'objet d'études géologiques spécifiques car présentant un intérêt économique (carrières de sable) et géologique et hydrogéologique[2] ou tranchés par de grandes infrastructures en déblai (canaux, autoroutes, routes...), dont par exemple en Flandre franco-belge. Ces sables peuvent être isolés par des couches d'argiles (Argile de Louvil par exemple) et alors former des nappes phréatiques, dont « nappes perchées » aux caractéristiques très particulières, expliquant la spécificité des zones humides ou ruisseaux qu'elles alimentent (par exemple sur le plateau de Sorrus-Saint-Josse ou sur le plateau d'Helfaut ou de Longuenesse dans le Nord de la France. Localement le sable a donné du grès (voir ci-dessous)

Les grès tertiaires du Landénien[modifier | modifier le code]

Ces grès ont été utilisés par l'Homme dès la Préhistoire, par exemple pour fabriquer des menhirs.

À titre d'exemple, de tels menhirs ont été retrouvés à Solre-le-Château, ou encore à Choisy-au-Bac situé[3] près d'un étang situé dans une zone marécageuse de taillis et roselières. Ce menhir se dresse sur 2,15 m x 1,48 m x 0,70 m et est enfoncé dans le sol sur 0,75 m. Son côté nord-ouest est resté brut.

Une légende disait que la pierre dont la forme rappelle celle d'une tête de cheval était vivante, et qu'elle continuait à grandir (impression due au fait que l'érosion du sols par le ruissellement des eaux dégagent progressivement la base du menhir.

D'autres objets tels que des meules ou polissoirs préhistoriques ont été retrouvés, par exemple dans un l'étang du Flaquet en 1971, et est installé à proximité sous les arbres. C'est un datant du début du Néolithique. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1980[4].

Intérêt écopaysager : Quand ce sable est affleurant, naturellement (par le jeu géomorphologique de soulèvements ou de l'érosion qui ont modifié le ??) ou à la suite de son exploitation par l'homme, les milieux naturels qu'il supporte présentent une biodiversité particulière et souvent élevée (en nombre et variétés d'espèce). Cette biodiversité est liée à leur caractère acide et oligotrophe et au fait qu'ils forment souvent des îlots acides et des paysages de lande dans un paysages qui l'est moins ou pas du tout. Ces taches de biodiversité ont localement justifié la création de réserves naturelles (ex réserves naturelles du plateau d'Helfaut ; réserve naturelle des Landes de Racquinghem et réserve naturelle régionale du plateau des landes, réserve naturelle des Landes d'Heuringhem ou de réserve naturelle des Landes d'Helfaut (ex : forêt domaniale de Flines-lès-Mortagne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charlet, J. M., Dupuis, C., & Quinif, Y. (1978). Mise en évidence par la thermoluminescence (TL) des sables landéniens d’anomalies radiométriques nouvelles dans la coupe du canal de Blaton. Ann. Soc. Géol. Belgique, 101, 337-349.
  • Roche, Emile (1969). Étude palynologique de sédiments du Montien continental et du Landénien supérieur en Hainaut. Bull. Soc. Belg. G~ ol. Pal~ ontol. Hydrol, 78(2), 131-145.
  • Gulinck, M. (1949). Poches et pipes de sable dans le Landénien, près de Havay. Bulletin de la Société belge de Géologie, 58(3), 403-413.
  • Herman, J. (1972). Les vertébrés du landénien inférieur (Lia ou Heersien) de Maret (Hameau d'Orp−le−Grand). Extrait du Bulletin de la Société belge de Géologie, 81, 191-207.
  • Haesaerts, P. (1984). Les formations fluviatiles pléistocènes du bassin de la Haine (Belgique). Bulletin de l'Association française pour l'Étude du Quaternaire, 21(1), 19-26.
  • GULINCK, M., & HACQUAERT, A. (1954). I. Éocène inférieur - Le Landénien Chap XIV.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CHARLET, J., DUPUIS, C., & QUINIF, Y. (1979). Thermoluminescence, effet thermique naturel et phénomène de remaniement: le cas des sables landéniens de la région de Blaton. Revue Géol. dyn. et Géogr. physique, 21(4), 257-265.
  2. Mania, J. (1972). Hydrogéologie des sables landéniens en Flandres franco-belges. Annales de la Société Géologique de France, 42, 55-66.
  3. (à partir du camping, prendre le chemin de la plage, avancer d'environ 1 000 m et continuer tout droit).
  4. Notice no PA00107770, base Mérimée, ministère français de la Culture