Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer

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Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Blason de Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Forme Communauté d'agglomération
Siège Longuenesse
Communes 53
Président François Decoster (UDI)
Date de création 1er janvier 2017
Code SIREN 200069037
Démographie
Population 104 791 hab. (2014)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Superficie 543,62 km2
Liens
Site web http://www.ca-pso.fr/
Fiche Banatic Données en ligne
Fiche INSEE Dossier complet en ligne

La communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO) est une communauté d'agglomération française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Hauts-de-France.

Historique[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération, créée par un arrêté préfectoral du [1] est issue de la fusion, au , de la communauté d'agglomération de Saint-Omer, de la communauté de communes du canton de Fauquembergues, de la communauté de communes de la Morinie et de la communauté de communes du pays d'Aire.

Territoire communautaire[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer regroupe en 2018 les 53 communes suivantes[1] :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Aire-sur-la-Lys 62014 Airois 33,38 9 900 (2014) 297
Arques 62040 Arquois 22,41 9 942 (2014) 444
Audincthun 62053 Audincthunois 15,26 642 (2014) 42
Avroult 62067 Avroultois 4,78 593 (2014) 124
Bayenghem-lès-Éperlecques 62087 Bayenghemois 4,51 1 000 (2014) 222
Beaumetz-lès-Aire 62095 Bellomessins 4,43 243 (2014) 55
Bellinghem 62431 7,74 1 056 (2014) 136
Blendecques 62139 Blendecquois 9,56 5 123 (2014) 536
Bomy 62153 Bomynois 14,63 607 (2014) 41
Campagne-lès-Wardrecques 62205 Campagnards 4,69 1 206 (2014) 257
Clairmarais 62225 Clairmaraisiens 18,02 638 (2014) 35
Coyecques 62254 Coyecquois 13,89 574 (2014) 41
Delettes 62265 Delettois 14,69 1 165 (2014) 79
Dennebrœucq 62267 Dennebroeucquois 3,73 377 (2014) 101
Ecques 62288 Ecquois 12,59 2 074 (2014) 165
Enquin-lez-Guinegatte 62294 20,02 1 602 (2015) 80
Éperlecques 62297 Éperlecquois 25,56 3 466 (2014) 136
Erny-Saint-Julien 62304 Ernisiens 5,41 331 (2014) 61
Fauquembergues 62325 Fauquemberguois 7,13 995 (2014) 140
Febvin-Palfart 62327 Febvinois 14,51 583 (2014) 40
Fléchin 62336 Fléchinois 10,99 494 (2014) 45
Hallines 62403 Hallinois 5,72 1 229 (2014) 215
Helfaut 62423 Helfallois 8,92 1 614 (2014) 181
Heuringhem 62452 Heuringhemois 5,79 1 336 (2014) 231
Houlle 62458 Houllois 6,52 1 066 (2014) 163
Laires 62485 Lairois 8,64 364 (2014) 42
Longuenesse 62525 Longuenessois 8,40 11 232 (2014) 1 337
Mametz 62543 Mametziens 9,53 1 981 (2014) 208
Mentque-Nortbécourt 62567 Mentquois-Nortbécourtois 10,78 642 (2014) 60
Merck-Saint-Liévin 62569 Merckois 11,85 644 (2014) 54
Moringhem 62592 Moringhemois 9,98 530 (2014) 53
Moulle 62595 Moullois 5,39 1 066 (2014) 198
Nordausques 62618 Nordausquois 5,94 1 158 (2014) 195
Nort-Leulinghem 62622 Nort-Leulinghemois 3,45 200 (2014) 58
Quiestède 62681 Quiestédois 2,83 620 (2014) 219
Racquinghem 62684 Racquinghemois 5,32 2 298 (2014) 432
Reclinghem 62696 Reclinghemois 6,05 243 (2014) 40
Renty 62704 Rentyquois 15,67 651 (2014) 42
Roquetoire 62721 Roquestoriens 10,71 1 925 (2014) 180
Saint-Augustin (Pas-de-Calais) 62691 11,80 795 (2014) 67
Saint-Martin-d'Hardinghem 62760 Saint-Martinois 6,68 286 (2014) 43
Saint-Martin-lez-Tatinghem 62757 10,54 5 798 (2014) 550
Saint-Omer 62765 Audomarois 16,40 14 164 (2014) 864
Salperwick 62772 Salperwickois 4,00 506 (2014) 127
Serques 62792 Serquois 10,43 1 138 (2014) 109
Thérouanne 62811 Thérouannais 8,37 1 143 (2014) 137
Thiembronne 62812 Thiembronnois 22,82 843 (2014) 37
Tilques 62819 Tilquois 7,29 1 109 (2014) 152
Tournehem-sur-la-Hem 62827 Sarrazins 18,14 1 452 (2014) 80
Wardrecques 62875 Wardrecquois 3,72 1 315 (2014) 353
Wittes 62901 Wittois 3,92 859 (2014) 219
Wizernes 62902 Wizernois 6,16 3 329 (2014) 540
Zouafques 62904 Zouafquois 3,93 642 (2014) 163

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique du territoire communautaire
tel qu'existant au
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015
81 47189 47293 89296 912100 399102 792105 205
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Les données mentionnées ci-dessus sont établies à périmètre géographique constant, dans la géographie en vigueur au .
(Source : INSEE RGP 2015[2])


Organisation[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège de la CAPSO est à Longuenesse, 2 rue Albert Camus[1].

Élus[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération est administrée par son Conseil communautaire, composé en 2017 de 98 conseillers municipaux représentant les 53 communes membres, et répartis en fonction de leur population comme suit[3] :
- 12 délégués pour Saint-Omer ;
- 9 délégués pour Longuenesse ;
- 8 délégués pour Aires-sur-la-Lys, Arques ;
- 4 délégués pour Blendecques et Saint-Martin-lez-Tatinghem ;
- 2 délégués pour Eperlecques, Racquinghem, Wizermes ainsi que la commune nouvelle de Enquin-lez-Guinegatte ;
- 1 délégué et son suppléant pour les autres communes.

A la suite de la création de la CAPSO, le conseil communautaire du a élu son premier président, François Decoster; maire de Saint-Omer, ainsi que ses 14 vice-présidents, qui sont[4],[5] :

  • 1er vice-président : Bertrand Petit, maire de Saint-Martin-lez-Tatinghem, chargé de l’action économique et du Marais, chargé des communes relevant du pôle territorial de Longuenesse ;
  • 1er vice-président : Jean-Claude Dissaux, président de l'ex-communauté de communes du pays d'Aire, maire d'Aire-sur-la-Lys, chargé de la politique de l’eau et de l’assainissement, chargé des communes relevant du pôle territorial d’Airesur-la-Lys ;
  • 1er vice-président : Alain Méquignon, président de l'ex-communauté de communes du canton de Fauquembergues, chargé de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de la politique environnementale, chargé des communes relevant du pôle territorial de Fauquembergues ;
  • 1er vice-président : René Allouchery, président de l'ex-communauté de communes de la Morinie, maire de Clarques, chargé du développement social et du CIAS, chargé des communes relevant du pôle territorial de Thérouanne ;
  • 5e vice-président : Jean-Marie Barbier, maire de Longuenesse, chargé des opérations d’aménagement ;
  • 6e vice-président : Caroline Saudemont, maire d'Arcques, chargée du tourisme, du commerce et de l’artisanat :
  • 7e vice-président : Rachid Ben Amor, maire de Blendecques, chargé de la maîtrise des eaux de surface et de la communication ;
  • 8e vice-président : Daniel Herbert, maire de Wizernes, chargé des finances, des affaires juridiques et du conseil de gestion ;
  • 9e vice-président : Laurent Denis, maire d'Éperlecques, chargé de l’enseignement supérieur, de la stratégie numérique et de l’innovation ;
  • 10e vice-président : Bruno Humetz, maire-adjoint de Saint-Omer, chargé de la culture, du patrimoine et de la jeunesse ;
  • 11e vice-président : Patrick Bedague, maire de Tilques , chargé de l’emploi, de l’insertion professionnelle, de la politique de la ville et des relations internationales ;
  • 12e vice-président : Marc Thomas, maire de Moulle, chargé du développement rural et des transports ;
  • 13e vice-président : Marie Lefèbvre, maire de Serques, chargée de la santé ;
  • 14e vice-président : Jean-Michel Bouhin, maire de Bayenghem-lès-Éperlecques, chargé des ressources humaines et de la sécurité ;
  • 15e vice-président : Michel Prévost, maire de Hallines, chargé du patrimoine communautaire et des travaux.

Le bureau de l'intercommunalité pour la fin de la mandature 2014-2020 est constitué du président, des 15 vice-présidents et de 16 autres membres.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2017[6] En cours
(au 12 avril 2018)
François Decoster UDI Chef d'entreprise
Maire de de Saint-Omer (2014 → )
Président de l'ex-CASO (2014 → 2017)
Vice-Président du Conseil régional des Hauts-de-France (2016 → )

Compétences[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales

Dans un premier temps, elle exerce les compétences obligatoires de toutes les communautés d'agglomérations[3] :

  1. En matière de développement économique : actions de développement économique dans les conditions prévues à l'article L. 4251-17 du CGCT; création, aménagement, entretien et gestion de zones d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire ; politique locale du commerce et soutien aux activités commerciales d'intérêt communautaire ; promotion du tourisme, dont la création d'offices de tourisme ;
  2. En matière d'aménagement de l'espace communautaire : schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur ; plan local d'urbanisme, document d'urbanisme en tenant lieu et carte communale ; création et réalisation de zones d'aménagement concerté d'intérêt communautaire ; organisation de la mobilité au sens du titre III du livre II de la première partie du code des transports, sous réserve de l’article L. 3421-2 du même code ;
  3. En matière d'équilibre social de l'habitat : programme local de l'habitat ; politique du logement d'intérêt communautaire ; actions et aides financières en faveur du logement social d'intérêt communautaire ; réserves foncières pour la mise en oeuvre de la politique communautaire d'équilibre social de l'habitat ; action, par des opérations d'intérêt communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées ; amélioration du parc immobilier bâti d'intérêt communautaire ;
  4. En matière de politique de la ville : élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville ; animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d'insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance ; programmes d'actions définis dans le contrat de ville ;
  5. Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dans les conditions prévues à l'article L. 211-7 du code de l'environnement ;
  6. En matière d'accueil des gens du voyage : aménagement, entretien et gestion des aires d'accueil ;
  7. Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés.


Elle exerce également les compétences héritées des anciennes intercommunalités au profit des communes qui en étaient membres, jusqu'à la'adoption de ses compétences définitives.

Régime fiscal et budget[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Afin de financer l'exercice de ses compétences, l'intercommunalité perçoit, comme l'ensemble des communautés d'agglomération, la fiscalité professionnelle unique[1] (FPU) – qui a succédé à la taxe professionnelle unique (TPU) – et assure une péréquation de ressources entre les communes résidentielles et celles dotées de zones d'activité.

Projets et réalisations[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération s'est fixée les huit objectifs suivants dans son projet de territoire[7] :

  1. Poursuivre la complémentarité Urbain – Rural
    Composée de deux pôles urbains, de bourgs-centres – pôles de services, de communes périurbaines et de communes rurales, la nouvelle Communauté devra prendre en compte la diversité de son territoire dans la définition et la mise en oeuvre de ses politiques publiques.
    Cet objectif pourra être atteint en adaptant l’offre de services communautaires en fonction des situations géographiques dans un souci permanent de solidarité et d’équilibre dans l’aménagement du territoire.
    Cette complémentarité urbain – rural permettant de répondre à la diversité des besoins des futurs habitants, touristes ou entrepreneurs, est également identifiée comme un atout incontestable pour le développement local
    .
  2. Un maillage territorial pour une intercommunalité proche de ses habitants
    L’étendue du futur territoire communautaire impose de revoir l’organisation des services communautaires.
    À ce regard, le projet de territoire retient la mise en place de services territoriaux de proximité. Cet objectif visant à garantir la proximité entre la nouvelle intercommunalité et l’ensemble de ses habitants s’appuiera notamment sur le maintien de services fixes ou de permanences au sein des différents bâtiments communautaires existants ou du réseau de Maisons de services publics
    .
  3. Assurer l’optimisation des politiques publiques
    La nouvelle communauté doit répondre aux objectifs de rationalisation et de simplification de l’action publique.
    Dans ce contexte, il est attendu une répartition claire entre les compétences exercées par la CAPSO et celles qui resteront à la charge des communes. L’intercommunalité assure la mise en oeuvre de services qui ne pourraient être gérés au niveau communal ou qu’elle peut assurer de manière plus efficace, économe et solidaire
    .
  4. Garantir l’équité dans la mise en œuvre des compétences
    Les compétences exercées par la nouvelle Communauté devront répondre de manière équitable aux besoins de ses 105.000 habitants. Les modalités d’intervention de la CAPSO seront déterminées par des critères précis pour l’ensemble du territoire
    .
  5. Promouvoir une intercommunalité de projets
    Les compétences de la nouvelle Communauté réponderont aux objectifs de mise en oeuvre d’un projet collectif et partagé. La Communauté d’Agglomération ne constituera pas un « syndicat à la carte » et exerceras ses compétences sur l’ensemble de son périmètre
    .
  6. Soutenir les démarches de mutualisation
    Afin d’améliorer l’offre de services et de générer des économies d’échelles sur les compétences qu’elle ne reprendra pas, l’agglomération appuie les communes dans les démarches de mutualisation permettant de maintenir le niveau de services offerts aux habitants
    .
  7. Assurer la lisibilité de l’action communautaire
    L’intercommunalité assurera la gestion d’un grand nombre de compétences, sans que cela soit nécessairement perçu par l’ensemble des habitants. De manière transversale, les objectifs relatifs à la clarification des compétences, à la définition de critères précis d’intervention et à la territorialisation des services, devront améliorer la lisibilité de l’action communautaire.
    Pour cela, des démarches de communication adaptées à la diversité des publics devront également être mises en œuvre
    .
  8. Évaluer les politiques
    Dans un contexte budgétaire contraint, il sera nécessaire d’instaurer des outils performants d’évaluation des politiques publiques.
    Ceux-ci permettront de hiérarchiser les priorités d’interventions au regard des capacités financières de la CAPSO et d’ajuster, dans le cadre d’une évaluation, les dispositifs existants afin de les rendre plus efficients.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « CA du Pays de Saint-Omer (N° SIREN : 200069037) », Fiche signalétique BANATIC, Ministère de l'intérieur - DGCL, (consulté le 26 août 2018).
  2. INSEE, Recensement général de la population 2015, Document mentionné en liens externes.
  3. a et b « Arrêté préfectoral complémentaire à l’arrêté portant création de la communauté d’agglomération issue de la fusion des communautés de communes du Canton de Fauuquembergues, du Pays d’Aire, de la Morinie et de la Communauté d’agglomération de Saint-Omer du 22 août 201 », Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais, no 37,‎ , p. 30-35 (lire en ligne [PDF], consulté le 26 août 2018).
  4. « Compte-rendu du conseil de la communauté d'agglomération de Saint-Omer - Séance du 5 janvier 2017 » [PDF], sur http://www.ca-pso.fr (consulté le 26 août 2018).
  5. « 1.2.2 - le bureau », La CAPSO, sur www.ca-pso.fr (consulté le 27 août 2018).
  6. Marie Jansana, « Sans surprise, François Decoster prend la tête de la nouvelle agglomération CAPSO : L’élection de l’exécutif de la nouvelle communauté d’agglomération (CAPSO), formée au 1er janvier 2017, s’est déroulée jeudi 5 janvier, à partir de 18 heures à Longuenesse. Un seul candidat s’est présenté à la présidence, François Decoster, l’instigateur de cette intercommunalité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2018) « Véritable plébiscite, jeudi 5 janvier en début de soirée. François Decoster a été élu président de la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (CAPSO). Le président de la communauté de communes de l’agglomération de Saint-Omer (CASO) jusqu’au 31 décembre était le seul candidat à la tête de cette nouvelle structure née au 1er janvier 2017 de la fusion de l’agglomération et des intercommunalités de la Morinie, du pays d’Aire et du canton de Fauquembergues. Une fusion dont il a été le fervent défenseur ».
  7. « La CAPSO », sur http://www.ca-pso.fr (consulté le 26 août 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]