Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baume (homonymie).
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Blason de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien
Maire
Mandat
Christine Lanfranchi-Dorgal
2014-2020
Code postal 83470
Code commune 83116
Démographie
Population
municipale
14 587 hab. (2011)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 00″ N 5° 52′ 00″ E / 43.4500008, 5.8666701 ()43° 27′ 00″ Nord 5° 52′ 00″ Est / 43.4500008, 5.8666701 ()  
Altitude Min. 264 m – Max. 773 m
Superficie 64,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans un petit bassin (fond d’un ancien lac) près des sources de l’Argens, dans une région que cernent au Nord des collines boisées, entrecoupées de vignobles, et au Sud les assises du massif de la Sainte-Baume. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se signale à l’attention par sa basilique admirable (abritant, d'autre part, un orgue lui aussi exceptionnel).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pourcieux Seillons-Source-d'Argens Rose des vents
Trets N Bras
O    Saint-Maximin-la-Sainte-Baume    E
S
Saint-Zacharie Rougiers

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le canal de Provence finit sa route en passant par le Sud de la ville
  • Le Réal-Vieux (rivière)
  • Vallat d'Ollières
  • Le Cauron (limite est de la commune)
  • Arc

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est méditerranéen : chaud l'été, ensoleillé et frais l'hiver, doux en demi-saison. La ville est relativement protégée du mistral grâce au massif de la Sainte-Baume.

L'été est chaud et sec, l'hiver est sec. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume compte 300 jours de soleil par an. Les températures moyennes oscillent de 5 °C en janvier à 23 °C en juillet. Il arrive qu'elles soient négatives en hiver (-8,5 °C et -12 °C) et extrêmement élevées (> 40 °C) l'été. En automne, des orages violents peuvent avoir lieu. La campagne y connaît des microclimats variés, plus humides et ventés ou protégés selon les endroits.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Maximin est traversée par la RD7n (ex-RN7) et desservie par l'autoroute A8 (sortie 34) et par les routes départementales RD560, RD3, RD64, RD423.

La ville est située à 45 km de Marseille, 35 km de Aix-en-Provence, 50 km de Toulon, 80 km de Fréjus et à environ 90 km du golfe de Saint-Tropez.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est en occitan provençal : Sant Maissemin de la Santa Bauma selon la norme classique ou Sant Meissemin de la Santo Baumo selon la norme mistralienne.

Ses habitants sont appelés les Saint-Maximinois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée de la basilique.

Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie-Madeleine.

Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de « grotte ».

Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région[3], sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[4].

À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Elle a pris pendant un temps le nom de Marathon en honneur de Marat.

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire de Saint-Maximin est encore mal connue, bien que certaines traces des hommes du Paléolithique aient été repérées au bord de la plaine. Dès le Néolithique, les traces deviennent abondantes, puisque les populations se fixent et se multiplient. L'apparition de l'élevage, de l'agriculture, de la poterie, puis de la métallurgie se traduit à Saint-Maximin par une occupation de l'ensemble de la plaine. Vers la fin de l'âge du fer, les populations semblent s'être stabilisées. Ces peuplades celto-ligures ont des soucis de protection puisqu'elles construisent des places fortes, les « Oppida », sur des sommets faciles à isoler : le Défend et le mont Aurélien. La Romanisation de Saint-Maximin a commencé par des échanges commerciaux avec des négociants de la République de Marseille. Ces derniers firent appel aux Romains pour combattre les pirates ligures et par la même occasion les tribus qui contrôlaient l'arrière-pays[5].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les Ligures avait construit un oppidum sur la colline du Deffends au sud de Saint-Maximin. Après la victoire des légions de Caius Marius en 102 av. J.-C. les romains s'installent dans la plaine, autour de plusieurs fermes dispersées. L'une d'elle, la Villalatta, située sur l'actuelle place Malherbe servait de centre d'échange et de regroupement.

Au Ve siècle, la ville accueille un monastère cassianite. La crypte de la basilique et le baptistère au sud de celle-ci témoigne de l'importance de cette première implantation chrétienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1038, l’abbaye Saint-Victor de Marseille reçoit des terres autour d’une villa qui constitue le centre de peuplement de la vallée. Un chevalier tente de s’établir parallèlement, et d’attirer la population autour du castrum de Rodenas. Mais la tentative seigneuriale échoue, et Rodenas disparaît dès le XIIe siècle[6].

Le 9 décembre 1279, sur l'initiative du futur roi Charles II, est entreprise l'excavation d'un mausolée familial romain contenant quatre sarcophages en marbre que l'on attribue à sainte Marie Madeleine, saint Maximin et saint Sidoine. Cette découverte constitue à ce jour la plus ancienne entreprise de fouille archéologique en Provence[7].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Saint-Maximin fait partie de l’Union d’Aix, avant de prêter hommage le 11 novembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou[8].

La vieille ville (se situant au cœur de Saint-Maximin), a abrité durant le Moyen Âge une forte communauté juive, qui avait de grandes richesses artistiques[9]. La vieille ville contient le Couvent Royal, Les Arcades, l'Hôtel Dieu, et la basilique.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[10]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute frumentaire se produit à Saint-Maximin les 26 et 27 mars[11]. Des paysans[12] perquisitionnent les possédants pour trouver du grain, faire pression pour obtenir des remises de dettes, voire extorquer de l’argent[13]. Immédiatement après l’émeute, une garde bourgeoise est constituée pour prévenir toute nouvelle révolte[14]. La réaction consiste aussi dans l’envoi de troupes, puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[15], sauf peut être une pendaison[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1989 Émile Olivier PS  
mars 1989 1993 Lucien Ginot PS  
1993 juin 1995 Émile Olivier UDF  
juin 1995 octobre 2002 Horace Lanfranchi RPR Enseignant
octobre 2002 mars 2008 Gabriel Rinaudo RPR  
mars 2008 mars 2014 Alain Penal UMP  
mars 2014 en cours Christine Lanfranchi-Dorgal UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 587 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 3 717 2 980 3 723 3 637 3 637 3 685 3 673 3 644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 460 3 562 3 435 3 337 3 387 3 085 2 751 2 582 2 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 489 2 595 2 514 2 212 2 328 2 399 2 411 2 371 2 509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 755 3 180 4 013 5 511 9 594 12 402 14 183 14 587 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Maximin en 1999[19] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
Avant 1904
0,3 
5,3 
1905-1924
7,3 
14,9 
1925–1939
14,7 
18,9 
1940-1954
18,7 
21,4 
1955-1969
22,8 
18,3 
1970-1984
16,6 
20,2 
1985-1999
19,6 
Pyramide des âges dans le Var en 1999 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,3 
7,7 
1905-1924
11,4 
16,3 
1925–1939
17,2 
19,3 
1940-1954
19,0 
20,9 
1955-1969
20,4 
17,9 
1970-1984
15,8 
17,8 
1985-1999
15,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Crèches[modifier | modifier le code]

  • Le pôle Enfance Jean-Doriac, 3 crèches de 40 places (capacité d'accueil 120 enfants), inauguré le 14 décembre 2008.

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • Victor-Hugo
  • Grand-Pin
  • Paul-Barles
  • Paul-Verlaine
  • Sainte Marie-Madeleine (privée)
  • École EIP Galilée (école privée accueillant les enfants précoces et les enfants en difficulté scolaire)

Écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

  • Victor-Hugo
  • Paul-Barles
  • Jean-Jaurès
  • Jean-Moulin
  • École Sainte Marie-Madeleine (privée)
  • École EIP Galilée (école privée accueillant les enfants précoces et les enfants en difficultés scolaires)

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collège Henri-Matisse
  • Collège Leï Garrus
  • Institution Sainte-Jeanne-d'Arc (collège et lycée privés)
  • Lycée polyvalent Maurice-Janetti
  • Lycée d'enseignement agricole privé (LEAP) : il dispose depuis octobre 2009 de 650 m² de modules photovoltaïques sur toiture, qui devraient produire 105 MWh/an[21].
  • Centre de formation d'apprentis (CFA).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'association La Boule provençale a pour but de faire découvrir la pratique de la pétanque et du jeu provençale. Avec plus de 200 membres cette association est une des plus importantes de la commune.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Radio Sainte-Baume, Radio locale de la Sainte-Baume.

Économie[modifier | modifier le code]

Parc d'activité[modifier | modifier le code]

Saint-Maximin dispose sur son territoire de 3 zones d'activités :

  • Zone commerciale de la Laouve
  • Zone artisanale du chemin d'Aix
  • Zone commerciale Garnier

Ces zones d'activités sont définies, aménagées et gérées par la communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Saint-Maximin regorge de grands espaces agricoles en particulier viticole sur toute sa périphérie. Même si depuis quelques années cela tend à disparaître avec l'expansion démographique, la commune conserve son patrimoine agricole.

Les domaines viticoles
  • Domaine de la Batelière
  • Domaine Saint-Jean-le-Vieux
  • Le Cellier de la Sainte-Baume
  • Vignobles Arnaud
  • Domaine de Saint-Mitre
  • Domaine du Deffends

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique[modifier | modifier le code]

Intérieur de la basilique.

À l’extérieur, l’aspect trapu de la basilique est dû à l’absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s’élevant très haut, les murs de la nef. Il n’y a ni déambulatoire ni transept.

L’intérieur comprend une nef, un chœur et deux bas-côtés aux lignes sobres et pures. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence.

Construction[modifier | modifier le code]

1295-1316 (abside et chœur) : construite sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne, sur les plans de Pierre d’Angicourt, architecte des rois de Naples (dont le Château-Neuf à Naples), comtes de Provence, les travaux furent entrepris et interrompus pendant près d’un siècle.

1404 : la crypte de l’ancienne église fut nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

1508-1532 : les travaux furent portés en l’état où ils se trouvent aujourd’hui.

Grand orgue[modifier | modifier le code]
Orgue Isnard à l'intérieur de la basilique.

La construction du grand orgue par le facteur d'orgue Jean-Esprit Isnard aidé de son neveu Joseph, dura de 1772 à 1774[22].

En 1793 l'organiste Fourcade sauva l'orgue de la destruction en y jouant la Marseillaise en présence des conventionnels Barras et Fréron[23].

La transmission mécanique ainsi que la soufflerie ont été refaites à neuf par François Mader vers 1880. La poursuite de ces travaux, en 1924-1925 et 1926-1927, n’ayant jamais donné satisfaction, elle eut pour seul avantage de surseoir à l’intervention sur la partie vulnérable de l’instrument, la tuyauterie.

En 1954, Norbert Dufourq, alors rapporteur de la Commission des monuments historiques, élabore un important projet de modernisation et de reconstruction de l'orgue. Il prévoit notamment la suppression de plusieurs jeux et de repousser d'un demi-ton tous les claviers afin d'obtenir le diapason actuel. Plusieurs spécialistes et organistes de renom s'opposèrent à un tel massacre et le projet fut finalement abandonné. Pierre Chéron a joué le premier rôle dans ce sauvetage par l’étude minutieuse de l’instrument qui lui permit d’analyser et de faire comprendre la technique employée par le frère Isnard. La même année 1954 les concerts d'André Marchal dans la basilique montrèrent que l'orgue n'avait nul besoin d'être modifié pour attirer les mélomanes.

Sous l’impulsion de Pierre Cochereau et de Pierre Rochas, médecin et organologue, l’année 1962 vit naître la première Académie de l’orgue classique français qui assura un rayonnement international à l'orgue.

L'orgue a finalement subi une restauration méticuleuse par Yves Cabourdin entre 1986 et 1991.

En 2007 Jiri Zurek, membre de l’Institut pour les études classiques de l’Académie des sciences tchèque, et son équipe, ont numérisé le son de chaque tuyau de l’orgue de la basilique. Cet enregistrement a été archivé dans le cadre du projet européen « Sonus paradisi »[24].

Il se compose d'un double buffet, de 4 claviers, 43 jeux et 2 960 tuyaux, tous d'origine. Il est surtout apprécié pour l'enregistrement des compositeurs de l'école française d’orgue, mais les sonorités complexes de ses trompettes et de ses jeux d'anches lui permettent d'aborder tout type de répertoire.

Le Couvent-Royal[modifier | modifier le code]

Le Couvent Royal, commencé au XIIIe siècle, en même temps que la basilique à laquelle il s'adosse, fut achevé au XVe siècle. Administré par les Dominicains, il est aujourd'hui converti en hôtel.
Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas.

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Les travaux de la construction de l'hôtel de ville ont débuté en 1750. Les plans ont été dessinés par Jean-Baptiste Franque, architecte de la cour de France en remplacement d'un édifice vétuste[25].

Vendu comme bien national à la Révolution française, l'immeuble fut acheté pour pouvoir installer la mairie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le massif de la Sainte-Baume[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massif de la Sainte-Baume.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Maximin (Var).svg

D'or à quatre pals de gueules, une fleur de lis d'argent brochant sur le tout au point d'honneur[26].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p.
    Saint-maximin-la-Sainte-Baume p. 443 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. « Var > Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (83119) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 10 juillet 2010).
  3. Les Lieux saints de Provence, conférences donnée le 4 janvier 1934 par M. le chanoine Bouisson aux "Amis du >Vieux Toulon", Toulon, Société nouvelles de Imprimeries Toulonnaises, 1934.
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 254
  5. La préhistoire de Saint-Maximin sur patrick.aslanian.free.fr (site libre sans copyright)
  6. Yann Codou, « Le paysage religieux et l'habitat rural en Provence de l'antiquité tardive au XIIe siècle », Archéologie du monde médiéval, tome 21, 2003, p. 59.
  7. Xavier Delestre, 100 ans d'archéologie en Provence-Alpes-Côte d'Azur, éd. Édisud, éd. du Patrimoine, Centre des Monuments nationaux, Aix-en-Provence, 2008, p. 17.
  8. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  9. http://www.jedecouvrelafrance.com/f-1639.var-saint-maximin-de-la-sainte-baume.html
  10. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  11. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  12. M. Cubells, op. cit., p. 313.
  13. M. Cubells, op. cit., p. 316-318.
  14. M. Cubells, op. cit., p. 321.
  15. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  16. M. Cubells, op. cit., p. 323.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. insee.fr Les territoires de Scot en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Scot de la Provence verte et sur le site de l'INSEE
  20. Pyramide des âges du Var en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 27/09/2008.
  21. Enerpress, n° 9931, 20 oct 2009
  22. Les Orgues des régions de France. : Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, basilique Sainte Marie-Madeleine, Orgue Jean-Esprit Isnard (1772-1774) - Yves Cabourdin (1986-1991)
  23. « Le tournant symphonique », sur www.voiceoflyrics.com (consulté le 10 juillet 2010)
  24. CHAPUIS (Michel), préface de L’Orgue de Jean-Esprit et Joseph Isnard dans la basilique Sainte-Madeleine à Saint-Maximin, 1774, Inventaire technique - Restauration - Situation - Rayonnement. Édition de l’Agence régionale pour la coordination des activités musicales et chorégraphiques de la région Provence - Alpes-Côte d’Azur. Agence technique de l’orgue, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication et du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. La commission de suivi scientifique, constituée, à l’initiative de René Dinkel, alors conservateur régional des monuments historiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a apprécié la rigueur scientifique, pour ne pas dire archéologique, des travaux de restauration de l’instrument qui se sont échelonnés jusqu'en 1990.
  25. Ville de Saint-Maximin la Sainte Baume
  26. st-maximin.fr