Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

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Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Photographie représentant symboliquement la Commune
Carte de localisation de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
(chef-lieu)
Code Insee 83116
Code postal 83470
Maire
Mandat en cours
Alain Penal (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien
Latitude
Longitude
43° 27′ 00″ Nord
         5° 52′ 00″ Est
/ 43.4500008, 5.8666701
Altitude 264 (mini) – 773 (maxi)
Superficie 64.8 km²
Population sans
doubles comptes
14 583 hab.
(2006)
Densité 202 hab./km²

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (en occitan provençal : Sant Maissemin de la Santa Bauma selon la norme classique ou Sant Meissemin de la Santo Baumo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Sommaire

[modifier] Géographie

Située dans un petit bassin (fond d’un ancien lac) près des sources de l’Argens, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se signale à l’attention par sa basilique admirable (abritant, d'autre part, un orgue lui aussi exceptionnel).

[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Pourcieux Seillons-Source-d'Argens Rose des vents
Trets N Bras
O    Saint-Maximin La sainte baume    E
S
Saint-Zacharie Rougier
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Hydrographie

  • Le canal de Provence finit sa route en passent par le Sud de la ville
    • Rivière
  • Le réal-vieux
  • vallat d'ollière

[modifier] Climat

Le climat est méditerranéen : chaud l'été, ensoleillé et frais l'hiver, doux en demi-saison. La ville est relativement protégée du mistral grâce à la chaîne de montagne qu'est la sainte-baume.

L'été est chaud et sec, l'hiver est sec. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume compte 300 jours de soleil par an. Les températures moyennes oscillent de 5°C en janvier à 23°C en juillet. Il arrive qu'elles soient négatives en hiver (-8,5 °C et -12 °C) et extrêmement élevées (> 40°C) l'été, En automne, des orages violents peuvent avoir lieu. La campagne y connaît des microclimats variés, plus humides et ventés ou protégés selon les endroits.

[modifier] Histoire

Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Madeleine.

Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de grotte.

Les reliques, cachées en 716 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région[réf. nécessaire], sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[1].

À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.

[modifier] La Préhistoire

La préhistoire de Saint-Maximin est encore mal connue, bien que des traces des hommes du Paléolithique aient été repérées au bord de la plaine. Dès le Néolithique, les traces deviennent abondantes, puisque les populations se fixent et se multiplient. L'apparition de l'élevage, de l'agriculture, de la poterie, puis de la métallurgie se traduisent à Saint-Maximin par une occupation de l'ensemble de la plaine. Vers la fin de l'âge du fer, les populations semblent s'être stabilisées. Ces peuplades celto-ligures ont des soucis de protection puisqu'elles construisent des places fortes, les Oppida, sur des sommets faciles à isoler : le Défend et le mont Aurélien. La Romanisation de Saint-Maximin a commencé par des échanges commerciaux avec des négociants de la République de Marseille. Ces derniers firent appel aux Romains pour combattre les pirates ligures et par la même occasion les tribus qui contrôlaient l'arrière-pays.

Source : [3]

[modifier] Époque gallo-romaine

Des cabanes de pierres celto-ligures naîtront de luxueuses villae et de grands ensembles agricoles disposés par les Romains tout autour de la plaine. Nous trouvons des vestiges de ces monuments à Meironne, à Verdagne, à Recours, à Sceaux et sous l'actuel centre ville de Saint-Maximin. Au sud de la ville, la voie Aurélienne longeait les contreforts du mont Aurélien et on y a découvert une borne milliaire aujourd'hui exposée dans l'ancien couvent royal. Après les invasions barbares et la chute de l'empire romain, notre région est livrée aux troubles et à l'incertitude. Dominée par les Wisigoths de religion arienne, la Provence passe ensuite sous la domination mérovingienne de Gontrand puis dans le royaume franc de Carleman. De l'occupation romaine nous reste le nom d'un établissement dont les vestiges sont peut être sous la place Malherbe : VILLA LATA.

Source: [4]

[modifier] Moyen Âge

L'histoire écrite de Saint-Maximin commence en l'an mil. L'abbaye marseillaise de Saint-Victor y a des possessions. Quatre églises marquent ces possessions : SAINT-MAXIMIN, SAINT-JEAN, SAINT-MITRE, SAINTE-MARIE. L'église romane de Saint-Maximin est paroissiale et sera démolie au cours de la phase finale de construction de la basilique. Au XIIe siècle, Raymond Bérenger Ier, comte catalan de Provence érige Saint-Maximin en ville comtale dépendant uniquement de lui et tirant ses armes de celle de la Maison de Barcelone. En 1246, après la mort du comte catalan Raymond Bérenger IV, la Provence revient à sa fille cadette qui a épousé Charles Ier d'Anjou, frère de Louis IX de France - Saint Louis-. Saint-Maximin passe alors sous la tutelle des capétiens d'Anjou. Charles Ier aura bien du mal à s'imposer face à l'opposition dirigée par la Maison des Baux, aussi après avoir jeté son dévolu sur les ports méditerranéens, il est possible d'embarquer facilement pour les croisades en Terre Sainte, mais aussi pour l'Italie. Les nombreuses et coûteuses guerres n'assureront pas des possessions très stables. Aussi, son fils, Charles II va renforcer sa position provençale et il choisit Saint-Maximin où il vient de faire l'invention des reliques de sainte Marie-Madeleine. Il décide avec le pape Boniface VIII d'édifier une basilique et un couvent. Le pape autorise l'établissement des frères prêcheurs dominicains en remplacement des bénédictins. Charles II d'Anjou va également faire édifier de nouveaux remparts qui seront achevés dès 1306. En France, Philippe IV le Bel a besoin d'argent et va tout particulièrement persécuter les juifs qui, dès 1303, viendront s'établir en Provence, attirés par les prodigalités commerciales de Charles II d'Anjou et fonderont une importante communauté à Saint-Maximin. En 1348, la Provence est marquée par la grande peste qui tua plus de la moitié de la population et en 1357, les troupes d'Arnault de Servole envahissent Saint-Maximin et détruisent une partie des remparts. En 1481, après le règne du roi René son neveu Charles du Maine lègue ses biens au roi de France. La Provence entre définitivement dans le domaine royal de Louis XI. Au XVIIe siècle Saint-Maximin devient une bourgade prospère partagée entre l'agriculture et les retombées du pèlerinage à Sainte Marie-Madeleine, patronne de la Provence, qui fut l'un des plus importants d'Europe. Durant tout le XVIIe et XVIIIe siècle, on verra la construction d'un bon nombre d'hôtels particuliers dans les rues principales. Un peu avant la révolution, Saint-Maximin va sortir de ses murs : un nouveau cimetière hors de la ville est ouvert en 1776, les industriels et les hôteliers construisent aux abords des grandes voies de circulation. La révolution passe à Saint-Maximin dans un calme relatif grâce à Lucien Bonaparte qui anime le club des révolutionnaires. Ce n'est qu'au XIXe siècle que les remparts seront abattus, la fontaine monumentale érigée, et que Saint-Maximin prendra l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.

Source: [5]

[modifier] Histoire de la vieille ville

Au XIIe siècle, la Provence passe par mariage aux comtes de Barcelone qui mettrons en place une administration cohérente. Raymond Bérenger Ier en 1135 donne à la cité des armoiries tirées de son blason : "De gueule à 5 pals d'or" (fond rouge et 5 bandes jaunes) et érige Saint-Maximin en ville royale. Le quatrième comte catalan lègue, à sa mort, la Provence à sa fille cadette Béatrix de Provence qui se marie à Charles Ier d'Anjou, frère de Louis IX (Saint Louis). C'est leur fils, Charles II d'Anjou qui en 1279, découvre les reliques de sainte Marie-Madeleine. À la suite de cette découverte, il décide de faire élever des édifices en l'honneur de Sainte Marie-Madeleine et va accorder aux habitants de Saint-Maximin le privilège de ne pas payer d'impôts, ainsi qu'aux étrangers qui viennent s'y installer et cela pour accroître la population. De ce fait, de nombreuses familles s'installent dans notre cité puis, à la fin du XIIIe siècle, l'ouverture du chantier de la basilique amènent les ouvriers et leurs familles. De nombreux bâtiments et vestiges témoignent de cette période du Moyen Âge.

Source: [6]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 2014 Alain Penal UMP
2001 2008 Gabriel Rinaudo RPR
1995 2001 Horace Lanfranchi RPR
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Héraldique

D'or à quatre pals de gueules, une fleur de lis d'argent brochant sur le tout au point d'honneur [2]

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
2755 3180 4013 5511 9594 12 402 13 900 14 583
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes



[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges à Saint-Maximin en 1999[3] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,0  Avant 1904  0,3
5,3  1905-1924  7,3
14,9  1925–1939  14,7
18,9  1940-1954  18,7
21,4  1955-1969  22,8
18,3  1970-1984  16,6
20,2  1985-1999  19,6
Pyramide des âges dans le Var en 1999 en pourcentage[4].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  Avant 1904  0,3
7,7  1905-1924  11,4
16,3  1925–1939  17,2
19,3  1940-1954  19,0
20,9  1955-1969  20,4
17,9  1970-1984  15,8
17,8  1985-1999  15,8

[modifier] Voies de communications

[modifier] Voies routières

La ville de Saint-Maximin est desservie par l'autoroute mais elle est reliée directement par l'autoroute française A8 et par les routes départementales D560, D3, D64, D423.

La ville est située à 45 km de Marseille, 35 km de Aix-en-Provence, 50 km de Toulon, 80 km de Fréjus et à environ 50 km du golfe de Saint-Tropez.

[modifier] Éducation

Saint-Maximin compte de nombreuses écoles. Il y a deux collèges : le collège Henri-Matisse, le collège Leï Garrus, deux lycées : le lycée polyvalent Maurice-Janetti et lycée d'enseignement agricole professionnel. On y trouve aussi un centre de formation des apprentis (CFA). Saint-Maximin vient d'inaugurer un pôle Enfance baptisé Jean-Doriac le 14/12/2008.Ce pôle est constitué de 3 crèches de 40 places (capacité d'accueil 120 enfants)

    • Écoles maternelles
  • Victor-Hugo
  • Grand-Pin
  • Paul-Barles
  • Paul-Verlaine
  • Marie-Madeleine(privé)
    • Écoles élémentaires
  • Victor-Hugo
  • Paul-Barles
  • Jean-Jaurès
  • Jean-Moulin
  • École Marie-Madeleine (privé)
    • Collèges:
  • Henri-Matisse
  • Leï Garrus
    • Lycées générale et formation
  • Maurice-Janetti
  • Lycée d'enseignement agricole professionnel
  • Centre de Formation des Apprentis (C.F.A.)

[modifier] Économie

[modifier] Parc d'activité

Une zone d'activité est un site réservé à l’implantation d’entreprises. Les zones d'activités sont définies, aménagées et gérées par la communauté de communes Sainte-Baume Mont Aurélien.

Saint-Maximin dispose sur son territoire de trois zones d'activités.

  • Zone commerciale de la LAOUVE
  • Zone artisanale du chemin d'Aix
  • Zone commerciale Garnier

[modifier] Agriculture

Saint-Maximin regorge de grands espaces agricoles en particulier viticole sur toute sa périphérie. Même si depuis quelle que année cela vient à disparaître avec l'expansion démographique de la ville. La commune conserve son patrimoine agricole.

[modifier] Les domaines viticoles

  • DOMAINE DE LA BATELIERE
  • DOMAINE SAINT JEAN LE VIEUX
  • LE CELLIER DE LA SAINTE BAUME
  • VIGNOBLES ARNAUD
  • DOMAINE DE SAINT MITRE
  • DOMAINE DU DEFFENDS

[modifier] Jumelages

[modifier] Monuments et lieux touristiques

[modifier] La basilique

Intérieur de la basilique

1295-1316 (abside et chœur) : construite sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne, sur les plans de Pierre d’Augicourt, architecte des rois de Naples, comtes de Provence, les travaux furent entrepris et interrompus pendant près d’un siècle.

1404 : la crypte de l’ancienne église fut nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

1508-1532 : les travaux furent portés en l’état où ils se trouvent aujourd’hui.

À l’extérieur, l’aspect trapu de la basilique est dû à l’absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s’élevant très haut, les murs de la nef. Il n’y a ni déambulatoire ni transept.

L’intérieur comprend une nef, un chœur et deux bas-côtés aux lignes sobres et pures. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence.

[modifier] Le Couvent-Royal

D'emblée la construction du couvent déroge au droit constitutionnel de l'ordre des prêcheurs. La fondation en a été décidée et même commencée, à l'insu de l'ordre, par Charles II d'Anjou et le pape Boniface VIII. En 1295, une communauté de religieux s'installe à Saint-Maximin et à la Sainte-Baume. Dès lors, les bâtiments monastiques furent commencés parallèlement à la construction de la basilique. Plusieurs grands privilèges ont été accordés au prieur et religieux du couvent de Saint-Maximin. Ces privilèges vont être renforcés et complétés au fil des siècles. De ce fait, à Saint-Maximin la fonction de prieur est profondément transformée par les fonctions religieuses et civiles qui lui incombent. D'autre part, le régime économique de la pauvreté mendiante fut supprimé par Charles II. Les prêcheurs de Saint-Maximin ne vivaient pas de quête mais de revenus que leur procurait le Roi. Tous les comtes de Provence et par la suite les rois de France se montrèrent toujours très généreux envers ce couvent de fondation royale. C'est dans un cadre prestigieux, empreint de sérénité, que se trouve le cloître dont les travées sont entourées de bâtiments conventuels. La structure du cloître présente le gothique dans sa plus rigoureuse simplicité. Ses proportions s'harmonisent avec les édifices qui les entourent. Au centre, un merveilleux jardin bordé de haies et de cèdres majestueux dans lequel se trouve, à l'angle Nord-Est, un puits construit au XIVe siècle et dont la margelle date du XVIIe siècle. Suite à l'abside de l'église, l'aile Est est construite à la fin du XIIIe siècle et se compose de 3 salles : sacristie, salle du chapitre et chauffoir. Les voûtes sont très élégantes et élancées. Selon l'usage général des constructions monastiques la salle du chapitre, où se réunissait l'assemblée des religieux, est la plus ornementée pour la distinguer des autres ; c'est aussi, ici, la plus ouvragée de l'édifice. Le chauffoir qui servait à l'entrepôt des provisions était la seule salle chauffée de l'édifice. Au XVIIe siècle, furent creusées les caves auxquelles on accède à partir du chauffoir. L'aile Nord construite au XIVe siècle renfermait les réfectoires. En 1316, les deux ailes principales étant achevées, les dominicains prirent possession de leur nouvelle demeure qui prit le nom de couvent Sainte-Marie-Madeleine. C'est au XVIIe siècle qu'elle fut transformée en trois parties. À l'ouest la chapelle particulière, à l'Est le réfectoire et entre les deux l'atrium. Les voûtes de cette aile Nord sont sobres et autrefois les clés étaient décorées de blasons des princes bienfaiteurs du couvent. Les fenêtres ont la même forme ogivale et les mêmes décorations que celles des bas-côtés de la basilique. À la Révolution, cette partie fut transformée en salle de réunion et de spectacle qui a vu Lucien BONAPARTE faire ses débuts oratoires. La chapelle comprend 70 stalles en bois de forme gothique ainsi qu'une belle chaire de lecture creusée dans le mur et parfaitement conservée. L'aile Ouest, édifiée au XVe siècle, fut démolie en 1796 et reconstruite sous sa forme actuelle par le père Lacordaire vers 1860. De ce fait, son architecture est différente de celle de l'ensemble du monument. C'est également au XVe siècle, que sera rajouté à tous les bâtiments un étage supplémentaire et que la communauté de religieux s'agrandira. Au XVIIe siècle les cellules des étages seront agrandies et transformées. C'est en 1957 que les dominicains quittèrent le couvent.

[modifier] L'hôtel de ville

C'est l'architecte de la cour, Jean-Baptiste Franque qui dessine les plans d'une nouvelle hôtellerie en remplacement d'un édifice vétuste. Les travaux de construction débutent en 1750 : le couvent, qui reçoit beaucoup de pèlerins, désire y loger les nombreux princes et hôtes de marque qui viennent vénérer les reliques de sainte Marie-Madeleine. Vendu comme bien national à la Révolution, il fut acheté par la communauté de la ville, l'immeuble abrite aujourd'hui la mairie.


[modifier] Le massif de la Sainte-Baume

C'est parce qu'il abrite sur son versant Nord une grotte où, selon la tradition orale, vivait sainte Marie-Madeleine, que ce massif porte le nom de Sainte-Baume. Orienté est-ouest, il s'étire sur 12 km et culmine à 1 147 m. Formé il y a plusieurs millions d'années, sous l'effet d'une forte pression (car la mer recouvre alors toute la Provence), cette masse rocheuse qui se caractérise par un versant Sud en pente douce avec une végétation rabougrie et au Nord un abrupt de près de 300 m. par endroits à l'abri duquel une forêt unique en son genre a pu se développer.

C'est une forêt "relique." Son origine remonterait à l'époque tertiaire. Elle bénéficie d'un micro climat qui explique la présence, en ce lieu, d'espèces typiques de région plus septentrionales.

Les chênaies, dans la partie basse de la pente, sont formées de chênes pubescents. De belles hêtraies sur sol humide avec ifs, houx, érables à feuilles et tilleuls occupent la partie haute.

On y trouve aussi quelques pins sylvestres, et sur les replats des falaises, des chênes verts. À noter encore la présence de sorbiers, de noisetiers, d'alisiers, de fusains.

Une flore intéressante aussi, notamment l'hellébore, la violette pourpre, la pervenche, la digitale jaune, l'ancolie bleue, la primevère jaune, l'orchidée, le lys martagon, le sceau de Salomon, la fougère, le ficaire.

La région, comme l'atteste certaines découvertes archéologiques, était déjà un centre religieux il y a 3 000 ans. L'existence d'une immense réserve d'eau où prennent leur source toutes les rivières de la région explique que, depuis les temps préhistoriques, des cultes païens dédiés aux déesses de la fécondité s'y soient développés. Certains historiens pensent que la forêt a été fréquentée par les "druides" à l'époque de la présence des Celtes à partir du IVe siècle avant notre ère.

C'est très logiquement que le christianisme s'y implante à son tour. Très vite, de façon certaine au Ve siècle, sous l'impulsion des moines de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, la Sainte-Baume devient un haut lieu du monde chrétien. La tradition des pèlerinages se perpétue et s'intensifie avec les Dominicains institués gardiens de la grotte en 1295 et encore investis aujourd'hui de cette même mission. De nombreux papes y sont venus prier.

Une quarantaine de rois sont montés jusque-là pour demander appui et lumière à sainte Marie-Madeleine.

A signaler aussi, que depuis un temps immémorial, les Compagnons du Tour de France viennent à la Sainte-Baume accomplir l'étape ultime de leur formation auprès de sainte Marie-Madeleine, leur patronne.

[modifier] Le grand orgue de la basilique

La basilique abrite, par ailleurs, un orgue exceptionnel, construit de 1772 à 1774, couronnement de l'œuvre du facteur d'orgue Jean-Esprit Isnard, aidé de son neveu, Joseph. La ville de Saint-Maximin, a en effet eu le privilège de conserver dans la basilique Sainte-Madeleine un grand orgue qui, fait rarissime, a conservé la totalité de sa tuyauterie d’origine. Cette situation, quasi unique en Europe pour un instrument de cette dimension, suscite toujours des commentaires étonnés et admiratifs de la part des observateurs avisés. En effet, comment a-t-il échappé à la double action destructrice des révolutions politiques et musicales qui déferlèrent sur le pays de la fin du XVIIIe siècle à nos jours ? L’instrument affronta le premier péril pendant la Révolution de 1789, lors de l’inventaire des biens et du pillage légal du trésor de la basilique ; pendant que se déroulaient ces opérations, en présence de Barras et de Fréron, l’organiste Forcade eut l’excellente idée de jouer la Marseillaise[5]. Les deux révolutionnaires, séduits, exigèrent la préservation de l’instrument et chargèrent le jeune Lucien Bonaparte de veiller à la bonne application de cet ordre. On peut se demander si Lucien Bonaparte soupçonnait la puissance, la force de persuasion de cet hymne. Capable de soulever des foules ou de raffermir le courage des soldats lorsque son frère Napoléon l’entonna dans les steppes glacées de la Russie, il était capable également de persuader les révolutionnaires que l’orgue demeure le meilleur allié pour célébrer la déesse Raison. Des périls plus grands attendaient le chef-d’œuvre des frères Isnard. Ce fut tout d’abord la modification entreprise par François Mader, vers 1880, de la transmission mécanique ; la poursuite de ces travaux, en 1924-1925 et 1926-1927, n’ayant jamais donné satisfaction, elle eut pour seul avantage de surseoir à l’intervention sur la partie vulnérable de l’instrument, la tuyauterie.

En 1954-1955, le massacre de l’instrument fut évité de justesse grâce aux vrais amis défenseurs du grand art des frères Isnard. En premier lieu, il nous faut citer Pierre Chéron qui, au moment où les travaux prévus par le rapporteur de la Commission des monuments historiques allaient commencer, s’opposa à ceux-ci et refusa courageusement de s’associer à l’œuvre de destruction qui n’aurait pas manqué de se produire. Aussi décida-t-il d’entreprendre l’étude minutieuse du chef-d’œuvre qui lui était confié. D’innombrables heures d’observations passées dans l’instrument lui permirent d’analyser et de comprendre la technique employée. Parallèlement à ces observations, Pierre Rochas, médecin, organologue passionné, ardent défenseur des richesses culturelles de sa Provence natale, se livra à un travail similaire. Ses observations judicieuses, complémentaires, parfois divergentes de celles émises par Chéron, animèrent les discussions et permirent d’affiner les différents points de vue. Sous l’impulsion de Pierre Rochas, l’année 1962 vit naître la première Académie de l’orgue français. Ayant attiré des participants de toutes les nations, ceux-ci garderont une telle impression de l’instrument qu’ils en deviendront les meilleurs propagandistes. Aussi, dès 1964 la renommée de l’orgue de Saint-Maximin s’étendit-elle au monde entier. Ces années de réflexions devaient aboutir à la constitution d’un dossier exhaustif pour la connaissance de l’instrument : l’inventaire technique complet, puis sa restauration exemplaire par un facteur d’orgue varois, Yves Cabourdin. D’autant que le son de l’orgue de la basilique a été numérisé en 2007. En effet, Jiri Zurek, membre de l’Institut pour les études classiques de l’Académie des sciences Tchèque, et son équipe, ont numérisé le son de chaque tuyau de l’orgue de la basilique. Cet enregistrement a été archivé dans le cadre du projet européen « Somus paradisi ».[6]

[modifier] Voir aussi


[modifier] Sport à Saint-Maximin

[7]

[modifier] Médias

[modifier] Gentilé

Saint-Maximinois, Saint-Maximinoises

[modifier] Notes et références

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 254
  2. [1]
  3. [2] Les territoires de Scot en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Scot de la Provence verte et sur le site de l'INSEE
  4. Pyramide des âges du Var en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 27/09/2008.
  5. Le tournent symphonique : BARRAS (Paul, comte de) né à Fox-Amphoux (Var), député de la Convention, prit parti contre Robespierre, membre du Directoire, et laissa s’accomplir le 18 brumaire sans s’y associer ; Fréron (Louis), dont le père Fréron (Elie) était un adversaire des Encyclopédistes de Voltaire, se signala par ses violences à Marseille et à Toulon.
  6. CHAPUIS (Michel), préface de L’Orgue de Jean-Esprit et Joseph Isnard dans la basilique Sainte-Madeleine à Saint-Maximin, 1774, Inventaire technique - Restauration - Situation - Rayonnement. Édition de l’Agence régionale pour la coordination des activités musicales et chorégraphiques de la région Provence - Alpes-Côte d’Azur. Agence technique de l’orgue, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication et du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. La commission de suivi scientifique, constituée, à l’initiative de René Dinkel, alors conservateur régional des monuments historiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a apprécié la rigueur scientifique, pour ne pas dire archéologique, des travaux de restauration de l’instrument qui se sont échelonnés jusqu'en 1990.

[modifier] Liens externes


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