Collobrières

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Collobrières
Place de la Libération
Place de la Libération
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Collobrières
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Christine Amrane
2014-2020
Code postal 83610
Code commune 83043
Démographie
Population
municipale
1 834 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 17″ N 6° 18′ 35″ E / 43.2381, 6.309743° 14′ 17″ Nord 6° 18′ 35″ Est / 43.2381, 6.3097  
Altitude Min. 58 m – Max. 776 m
Superficie 112,68 km2
Localisation

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Collobrières est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Collobrières est une commune située au cœur du Massif des Maures. Le village n'est relié que par une seule route qui va de Pierrefeu-du-Var à Grimaud. Il est traversé par le Réal Collobrier, petit cours d'eau où l'on trouve des chevesnes, du barbeau méridional, du vairon ainsi que de nombreuses couleuvres d'eau et quelques tortues cistude. Le village est entouré de vignes. De profondes forêts de châtaigniers et de chênes lièges le surplombent[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Collobrières s'écrit Colobrièras en provençal selon la norme classique et Couloubrièro selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruines de l'église St Pons

Le village de Collobrières est considéré comme la « capitale de la châtaigne ». Une fabrique de marrons glacés y est implantée depuis plusieurs décennies. La Fête de la Châtaigne y est célébrée les trois derniers dimanches d'octobre de chaque année et offre à ses quelques milliers de visiteurs marché artisanal, course pédestre et animations en tous genres.

Collobrières a été fondée au XIIe siècle. Elle possède d'ailleurs un pont en pierres de cette époque (le Pont Vieux) et une église actuellement en rénovation (l'église Saint-Pons).

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit en novembre 1962 à 14 km du centre du village, à Capelude, à destination de familles de harkis. Le conseil municipal n'avait pas souhaité le voir implanté plus près. Finalement, en septembre 1970, les familles ont été transférées sur le site de La Capelle, plus proche, à 2,8 km du centre village[2].

Le 17 juin 2012, deux femmes gendarmes y trouvent la mort lors de l'interpellation d'Abdallah Boumezar. Ce dernier parviendra à s'enfuir et sera finalement appréhendé quelques heures plus tard grâce à d'importants moyens mobilisés pour le retrouver[3].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Collobrières (83).svg

Les armoiries de Collobrières se blasonnent ainsi :

D'azur au châtaignier d'argent accosté de deux couleuvres tortillées en pal et affrontées du même, à la bordure d'or chargée des mots COLL à dextre, OBR en chef et IERES à senestre en lettres capitales de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christine Amrane SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 834 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 509 1 439 1 540 1 680 1 825 1 866 2 008 1 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 140 2 302 2 410 2 307 2 487 2 177 2 172 2 216 2 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 251 2 132 1 904 1 508 1 514 1 545 1 505 1 005 1 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 169 1 176 1 135 1 337 1 435 1 596 1 639 1 691 1 843
2011 - - - - - - - -
1 834 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne Chartreuse de La Verne

Collobrières est un petit village provençal ancien situé au fond d'une vallée du Massif des Maures. Accroché à une colline, parcouru de petites ruelles escarpées, en escaliers ou calades, il est une véritable invitation à la promenade.

À voir : Place de la Mairie, Place Rouget de l'Isle, Place de l'église, Église Saint-Pons, pont du XIIe siècle.

La cloche de la mairie, de 1645, a été classée au titre des objets mobiliers par arrêté du 7 octobre 1981. À l’origine dans la Chartreuse de la Verne, elle fut déplacée dans le clocher de l'ancienne église Saint-Pons de laquelle où fut placée à la Révolution, en 1873[6].

Dans les environs :

  • L'ancienne Chartreuse de la Verne,
  • La Chapelle Notre-Dame des Anges,
  • Le Plateau de Lambert avec les menhirs les plus haut du Var et le tronc de châtaignier millénaire
    Tronc de châtaignier vide
    Les menhirs du Lambert

Spécialités : Les châtaignes (marrons), le vin (Cotes de Provence), le liège.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Maurel (1841-1899), ancien député du Var, sous-préfet à Toulon et Lodève, ancien conseiller général du canton de Collobrières.
  • Maxime Lamotte (1920 - 2007), biologiste et généticien.
  • Pierre Boutang (1916-1998) y possédait une maison.
  • Justes parmi les Nations à Collobrières :
    • Charles Kettschau[7],
    • Kurt Kettschau[8],
    • Marthe Kettschau[9].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]