Saint-Raphaël (Var)

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Saint-Raphaël
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Saint-Raphaël
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Saint-Raphaël (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Var Estérel Méditerranée (siège)
Maire
Mandat
Georges Ginesta (UMP)
2008-2014
Code postal 83700 & 83530
Code commune 83118
Démographie
Gentilé Raphaëlois
Population
municipale
33 624 hab. (2011)
Densité 375 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 31″ N 6° 46′ 06″ E / 43.425178, 6.768377 ()43° 25′ 31″ Nord 6° 46′ 06″ Est / 43.425178, 6.768377 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 560 m
Superficie 89,59 km2
Localisation

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Saint-Raphaël

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Saint-Raphaël

Saint-Raphaël (prononcé [sɛ̃ ʁafaɛl] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C’est le chef-lieu du canton de Saint-Raphaël, le siège de la communauté d'agglomération Var Estérel Méditerranée, une station balnéaire et climatique de la Côte d'Azur.

Des villas romaines sur la route de Forum Julii au village de pêcheurs où débarqua Bonaparte en 1799, la commune devint à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, sous l’influence du maire Félix Martin et de l’écrivain Alphonse Karr, une station balnéaire prisée des artistes, sportifs et politiciens. Site secondaire du Débarquement de Provence en 1944, ville sportive et de congrès, Saint-Raphaël est aujourd’hui, avec la commune associée de Fréjus, le pôle économique et culturel de l’Est varois.

Ses habitants sont appelés les Raphaëlois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de Saint-Raphaël dans le Var.
Occupation des sols en 2003.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 15,15 % 1 381,00
Espace urbain non construit 11,55 % 1 053,00
Espace rural 73,29 % 6 680,00
Source : CDIG Var[2]

Saint-Raphaël est située à l’extrémité est du golfe de Fréjus, à la frontière entre le Var et les Alpes-Maritimes. La commune s’allonge sur vingt-quatre kilomètres de côte (deuxième place après Marseille et ses cinquante-sept kilomètres de côte) découpée formant des criques et calanques entre la région naturelle du massif de l'Esterel et la Méditerranée. Elle s’étend sur quinze kilomètres de long et dix kilomètres de large, occupe huit mille neuf cent cinquante-neuf hectares, presque totalement urbanisés à l’ouest, restés naturels pour soixante kilomètres carrés de forêt domaniale entretenue par l’ONF et protégés pour cent trente kilomètres carrés dans le massif de l'Esterel. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 43°25'32" N et 06°46'07" E au point central de son territoire[3]. La commune est en totalité comprise dans l’espace urbain Nice-Côte d'Azur, l’aire urbaine de Fréjus et le territoire Var Esterel du conseil général du Var[4].

Saint-Raphaël dispose de quatre grandes plages de sable : le Veillat à proximité du centre-ville, à Boulouris, au Dramont, à Agay et deux plus petites à Anthéor et Le Trayas. Au large, les îles le Lion de Terre, le Lion de Mer, l’île d'Or (privée) et l’île des Vieilles parsèment la côte rocheuse. Les plages font partie de la zone RAMOGE de protection contre l’érosion.

Saint-Raphaël est située à six cent quatre-vingt-treize kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, cent douze kilomètres à l’est de Marseille[6], soixante-quinze kilomètres au nord-est de Toulon[7], vingt-sept kilomètres au sud-est de Draguignan[8], cinquante-sept kilomètres à l’est de Brignoles[9], vingt kilomètres au nord-est de Saint-Tropez[10], vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Cannes[11] et soixante-quatorze kilomètres au sud-ouest de la frontière italienne.

La ville est aussi située à quatre cent quatre-vingt-dix-huit kilomètres au sud-est de Saint-Raphaël en Dordogne[12], cinq mille huit cent quarante-six kilomètres au sud-est de Saint-Raphaël au Québec, et sept mille six cent soixante-dix kilomètres au nord-est de Saint-Raphaël en Haïti.

Vue panoramique sur Saint-Raphaël

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l’Agay.

La commune est séparée de Fréjus par la rivière le Pédégal alimentée par la Garonne, des Adrets-de-l’Esterel, de Saint-Jean-de-Cannes et de Saint-Jean-de-l’Esterel par la N 7. La rivière l’Agay coule depuis les montagnes dans le village du même nom alimentée par les ruisseaux la Cabre, le Perthus et le Grenouillet. Le Grenouillet est le plus important de ces ruisseaux, son débit moyen est mesuré dans la station communale, il s’étage entre quarante-trois mètres cubes par seconde en juillet et mille cent soixante mètres cubes par seconde en janvier, avec un débit maximal instantané relevé à cent quinze mille mètres cubes par seconde le et une hauteur de crue maximale fixée à cinq cent vingt-sept centimètres le [13]. La Valescure, canalisée par le barrage des Cous, se jette dans la rivière le Reyran à Fréjus. Un lac d’eau douce est formé par la retenue de la voie ferrée au Dramont.

Relief[modifier | modifier le code]

Le massif de l’Esterel.

D’ouest en est, plusieurs sommets pointent sur le territoire de la commune : le mont Vinaigre est le point culminant du massif et de la commune à six cent dix-huit mètres, le Rastel d'Agay culmine lui à deux cent quatre-vingt-sept mètres, le pic de l'Ours à quatre cent quatre-vingt-douze mètres supporte un émetteur de télévision, le pic du Cap Roux à quatre cent cinquante-trois mètres et le pic d'Aurèle à trois cent vingt-deux mètres[14]. Située presque en totalité sur le massif, la commune repose sur des sols rouges constitués de porphyre. Le massif est couvert par la forêt de l'Esterel (six mille hectares). Trois rochers d’importance dominent la mer : le cap Roux à trois cent soixante mètres, le Saint-Pilon à deux cent quatre-vingt-quinze mètres, et le rocher de Saint-Barthélemy.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicités dans le Var : la zone 0 à risque négligeable (c’est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d’une partie des communes du centre Var ; malgré tout, ces communes ne sont pas à l’abri d’un effet tsunami, lié à un séisme en mer) ; la zone 1a à risque très faible (concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire, au massif de l'Esterel) ; la zone 1b à risque faible (ce risque, le plus élevé du département, qui n’est pas le plus haut de l’évaluation nationale, concerne vingt-et-une communes du nord du département). La commune de Saint-Raphaël, est en zone sismique de très faible risque « 1a »[15].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël est baignée du sud-ouest à l’est par la mer Méditerranée. À l’ouest et au nord-ouest se trouve la commune associée de Fréjus, au nord, les hameaux forojuliens de Saint-Jean-de-l’Esterel et Saint-Jean-de-Cannes. À l’extrême nord-est du hameau du Trayas, se trouve la station balnéaire de Miramar dépendante de Théoule-sur-Mer.

Rose des vents Fréjus,
La Tour de Mare
Fréjus,
Saint-Jean-de-Cannes, Saint-Jean-de-l’Esterel
Théoule-sur-Mer,
Miramar
Rose des vents
Fréjus N mer Méditerranée,
au large, les Îles de Lérins
O    Saint-Raphaël    E
S
mer Méditerranée,
golfe de Fréjus
mer Méditerranée mer Méditerranée

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d’un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et humides. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par les massifs des Maures et de l’Esterel, elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco qui surviennent heureusement rarement. La vitesse record relevée a été établie le avec des rafales à 140 km/h. En moyenne annuelle, la température s’établit à 14,4 °C avec une moyenne maximale de 19,6 °C et une minimale de 9,1 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 28 °C en juillet-août et 3 °C en décembre et janvier, valeur douce grâce à la présence de la Méditerranée. Et les records furent relevés le avec -9 °C et le avec 42,5 °C. L’ensoleillement record s’établit à 2 748 heures par an avec une pointe à 355 heures en août. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 823 millimètres sur l’année, très inéquitablement réparties avec moins de quinze millimètres en juillet et plus de 115 millimètres en octobre. Le record absolu de précipitations relevées en vingt-quatre heures s’établit à 130,2 millimètres le .

Données climatiques à Saint-Raphaël.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,5 4,9 7,3 10,4 14,2 16,3 16,2 13,9 10,5 6,3 3,3 9,1
Température moyenne (°C) 7,7 8,5 10,1 12,5 15,7 19,4 22,1 22 19,4 15,8 11,3 8,3 14,4
Température maximale moyenne (°C) 12,5 13,4 15,3 17,7 21 24,6 27,8 27,8 25 21,1 16,2 13,3 19,6
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247 201,5 145,5 2 748,1
Précipitations (mm) 89,6 85,4 72,3 62,1 48,7 37,9 14,6 42,6 59 117 108,9 85,6 823,4
Source : Climatologie mensuelle à la station de Saint-Raphaël de 1948 à 2002[16].


Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Raphaël-Valescure.

Saint-Raphaël est accessible en voiture, par l’A 8 (E 80) à la sortie Fréjus/Saint-Raphaël. La N 7 (aujourd’hui RD N7 dans le Var) fait office de frontière au nord avec la commune de Fréjus. L’ancienne N 98 (aujourd’hui RD 98) parcourt tout le littoral de Saint-Raphaël sous le nom de Corniche d’Or, elle se poursuit au-delà pour rejoindre Roquebrune-Cap-Martin à l’est et Toulon-la Valette-du-Var à l’ouest.

En train, la gare de Saint-Raphaël-Valescure est desservie par les lignes TGV et iDTGV au départ de Paris-Gare de Lyon à destination de Nice, Intercités au départ de Paris-Gare de Paris-Austerlitz à destination de Nice, les lignes 03 et 06 du TER Provence-Alpes-Côte d'Azur au départ de Marseille-Gare Saint-Charles à destination de Nice. En outre le réseau TER est aussi accessible aux gares de Boulouris, du Dramont et du Trayas.

En autobus, la gare routière les lignes 2601, 2602, 3601, 3602, 3603, 7601 et 7702 du réseau départemental, les lignes 1bis, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12 et 14 du réseau intercommunal AggloBus Fréjus/Saint-Raphaël exploité par esterel cars [Veolia Transport] et rafael bus, et permet de rallier en 1 h 15 par les cars C.P.F groupe Beltrame ligne 3003 vers l’aéroport de Nice-Côte d'Azur.

L’aéroport de Cannes - Mandelieu se trouve à vingt kilomètres, l’aéroport de Nice-Côte d'Azur à quarante-cinq et l’aéroport de La Môle - Saint-Tropez à trente-quatre kilomètres.

Les navettes « Bateaux de Saint-Raphaël » assurent des liaisons rapides à destination de Saint-Aygulf, Port-Fréjus, les îles de Lérins, Saint-Tropez et Cannes.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël est une commune étendue qui possède plusieurs hameaux, certains eux-mêmes divisés en quartiers, répartis d’ouest en est.

Ainsi, Saint-Raphaël « ville » se compose du centre-ville, du Plateau Notre-Dame, du Peyron et du nouveau quartier de Santa-Lucia. Sur les hauteurs dans l’Esterel se trouvent Valescure avec les golfs, Vaulongue, Peire Sarade, l’Aspé et les Veyssières.

À l’est sur la côte, la petite station balnéaire de Boulouris-sur-Mer divisée entre les Plaines, Esterel Plage et la Péguière et Aiguebonne. Puis Dramont où se trouvent , le Cap Dramont et totalement indépendamment le village vacances de Cap Esterel.

En continuant vers les Alpes-Maritimes, la Corniche d'Or traverse Agay avec la Plage et le Castellas, puis Anthéor avec la Baumette et la Plage et enfin Le Trayas, confins du département du Var.

Les quartiers des Logis de l’Aspé[17] et Saint-Sébastien[18] sont référencés prioritairement dans le cadre du contrat de ville pour le renouvellement urbain, matérialisé par le dispositif Atelier Santé Ville Saint-Raphaël.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune semble dater de 1065, alors qu’une église romane consacrée à l’archange Raphaël (aujourd’hui l’église saint-Pierre) fut bâtie sur le domaine épiscopal de Fréjus et devint un village fortifié, le castrum. En 1073, elle est citée sous le nom de Sanctus Raphaël. Le nom de la commune s’écrit Sant Rafèu en provençal selon les normes classique et mistralienne (prononcé [sã ʀafɛw]).

Ses habitants sont appelés les Rafelencs en provençal selon la norme classique et Rafelen selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

À La Cabre, les vestiges d’un campement du Néolithique, à Boulouris, la Pierre Levée d’Ayre Peyronne et à Agay, les menhirs debout et couché de Veyssière témoignent d’une occupation du site de la commune depuis la Préhistoire. Les Ligures occupaient très certainement le site avant la colonisation grecque de Massalia, époque à laquelle la baie d’Agay accueillait un port refuge nommé Agathon. La Rome antique aménagea le Portus Agathonis et le relia à la Via Julia Augusta, prolongement de la Via Aurelia qui menait à la ville voisine de Forum Julii (Fréjus) en Gaule cisalpine. Le site de Saint-Raphaël fut alors occupé par des villas, notamment aux Veyssières et au Suveret, reliées à l’aqueduc et équipées de thermes. Les romains exploitèrent une carrière de porphyre bleu à Boulouris.

Au Xe siècle, les Barbaresques envahirent la région et la pillèrent. Le moine Honorat d'Arles quitta alors la grotte de la sainte-Baume dans le massif de l'Esterel pour fonder l’abbaye de Lérins. En 972, Guillaume Ier de Provence expulsa les Sarrasins. Le territoire de la commune échut aux abbayes de Lérins et de Saint-Victor de Marseille qui élevèrent une église fortifiée consacrée à l’archange Raphaël et un village, le Castrum. Saint-Raphaël apparaît sous ce nom pour la première fois dans un acte authentique de 1065.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carte de « Saint-Raphaël » selon Cassini.

Le village devint alors une dépendance de l’évêché de Fréjus existant pourtant depuis le Ve siècle. Au XIIe siècle, le conflit de succession du comté de Provence entre les comte de Toulouse et de Barcelone permit à l’ordre du Temple de prendre possession du village qui devint alors une commanderie comme Hyères ou Grasse jusqu’à la dissolution de l’ordre en 1312 et le transfert des biens à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En 1347, la Peste noire ravagea la Provence et décima plus du tiers de sa population.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saint-Raphaël soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[19].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la côte fut pillée par les pirates et les troupes de Charles Quint. En réponse, l’évêché de Fréjus décida de la construction d’une tour vigie en 1562, sur le sommet d’Armont[20]. Au XVIIe siècle, la chapelle Notre-Dame fut édifiée. En 1635, pour compléter la tour d’Armont, un fort en étoile fut bâti sur la pointe fermant la baie d’Agay. En 1636, Jean Vincent de Roux, gouverneur d’Agay et de Théoule, obtint de Barthélémy Camelin, évêque de Fréjus, l’inféodation du domaine. En 1690, les habitants choisirent la représentation de l’archange Raphaël pour blason. À partir du XVIIIe siècle, l’économie du village se tourna vers l’exploitation des ressources halieutiques, le quartier de la Marine se développa autour du port. La chapelle de la Miséricorde fut construite au XVIIIe siècle. En 1707 et 1747, le domaine d’Agay et le fort furent occupés et saccagés par les troupes autrichiennes. En 1750, François Giraud, seigneur d’Agay, éleva un château de deux étages sur le fort.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

En 1793, les révolutionnaires rasèrent les tours. Au cours de l’An II (1794), Saint-Raphaël choisit de prendre le nom de Barraston en hommage à Paul Barras, vicomte de la région et homme politique influent de la Révolution française.

Le , Bonaparte, de retour de la campagne d’Égypte, débarqua avec ses généraux (Berthier, Lannes, Murat, Marmont, Bessières) et des savants (Monge, Berthollet) triomphalement à Saint-Raphaël. Une pyramide fut construite sur le port pour célébrer cet évènement. Clin d'œil de l'Histoire, c’est aussi de Saint-Raphaël qu’il embarqua, déchu, pour l’île d’Elbe le . Le 1er mars 1815, il aurait dû débarquer à nouveau à Saint-Raphaël pour sa reconquête des Cent-Jours mais il arriva finalement à Vallauris et évita la commune sur son chemin de retour. En 1810, le château d’Agay fut pris par les Anglais et la tour du Dramont fut armée de deux canons et en 1860, elle fut transformée en sémaphore et arasée au-dessus du premier étage. En 1813, la goélette l’Estafette fut attaquée par les Anglais, volontairement échouée sur la plage par son commandant Pallières, puis remise à flot pour rallier Toulon.

Saint-Raphaël se découvre station balnéaire[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël, station balnéaire au début du XXe siècle
L’arrivée du Rallye Paris - Saint-Raphaël en 1934

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la modernisation entreprise par le maire Félix Martin qui était ingénieur, l’ouverture en 1863 de la gare de Saint-Raphaël-Valescure en centre-ville sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière) et les séjours répétés d’Alphonse Karr permirent à la ville de développer les activités touristiques. Alphonse Karr qui y vécut jusqu’à sa mort en 1864 entraîna dans sa suite de nombreux artistes (Hugo, Sand, Gautier, etc.), hommes politiques (Clemenceau, Gallieni, Albert Ier de Belgique, etc.). Charles Gounod y composa l’opéra Roméo et Juliette en 1867 et l’Ave Maria en 1885. Léon Carvalho construisit la Villa Magali avec des vestiges du Palais des Tuileries, en 1860, l’architecte Pierre Chapoulard construisit la Villa Mauresque.

L’essor se poursuivit avec la construction en 1881 du Grand Casino, en 1882 avec la construction du temple protestant, en 1884 avec le phare d'Agay, en 1887 avec l’érection de la basilique Notre-Dame de la Victoire jusqu’au début du XXe siècle avec les hôtels Continental et Excelsior. La Corniche d'or devint un rendez-vous d’élégance, les villas, les hôtels, le château d'Agay de la famille Saint-Exupéry agrémentaient le paysage de l’Esterel. En 1895, l’abbé Roussenq ouvrit une école paroissiale pour garçons. En 1897, l’Île d'Or fut acquise en adjudication par monsieur Sergent qui la vendit au docteur Auguste Lutaud qui bâtit une tour.

La fréquentation par les personnalités se poursuivit durant l’entre-deux guerres, Francis Scott Fitzgerald y écrivit Tendre est la nuit.

En 1929, le comte de Rohan-Chabot créa le rallye automobile Paris - Saint-Raphaël féminin, qui vit courir pour la première édition la comtesse de Lesguern et la baronne d’Elern, puis Betty Haig, seule championne olympique automobile à avoir battu des hommes aux Jeux olympiques d'été de 1936, ou Christine Beckers qui remporta la dernière épreuve en 1974 au volant d’une Lancia Stratos.

1944 : le débarquement de Provence[modifier | modifier le code]

Débarquement allié sur la Plage du Dramont en août 1944

Située en zone libre, la commune ne fut pas touchée par la guerre durant les premières années. En 1943, l’école ouverte par l’abbé Roussenq fut rejointe par une école de filles. Démobilisé, Antoine de Saint-Exupéry vint s’installer chez sa sœur à Agay le , il y rédigea en partie Citadelle. Le , après avoir décollé de l’aéroport de Bastia Poretta et être passé à proximité du château de sa sœur, il disparut en mer. Il était en mission de reconnaissance aérienne en vue d’une prochaine opération. Malgré les pressions de l’amiral Henri Nomy pour épargner la commune, cette opération frappa durement la commune. Baptisée Opération Anvil Dragoon, elle commença par un bombardement en vue de détruire le viaduc ferroviaire entre Anthéor et Le Trayas, mais ce fut le quartier d’Agay qui fut détruit. Dans la nuit du 14 août, des commandos prirent position sur la voie ferrée côtière. Le à huit heures du matin, la 36e division d’infanterie baptisée Camel Force débarqua sur la plage du Dramont (Green Beach), la calanque d’Anthéor (Blue Beach) et la plage du Veillat à Saint-Raphaël (Red Beach), suivie le 16 août par l’Armée B du général d’armée de Lattre de Tassigny.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Le ouvrit le premier lycée à Boulouris. Huit années plus tard, il fermait ses portes et en 1962 ouvrit le lycée Antoine de Saint-Exupéry. En 1961, l’établissement ouvert par l’abbé Roussenq signa un contrat d’association avec l’État et devint le Cours Stanislas ; en 1995, il ouvrit un lycée et devint l’Institut Stanislas.

Le , la flottille 34F de l’Aviation navale équipée d’Alouette III en version lutte anti-sous-marine fut créée à Saint-Raphaël pour armer les frégates Tourville et Duperré. Mais le , la flottille déménagea pour la Base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic[21].

La commune poursuivit son essor touristique avec le passage de la route nationale 7, l’arrivée en 1961 de l’autoroute A8, en 2001 de la ligne TGV, le lotissement des quartiers de Valescure et Boulouris, la construction de la nécropole nationale de Boulouris en 1964, en 1990 du plus grand village de vacances d’Europe, Cap Esterel, et le développement au cours des années 1990 du port Santa-Lucia et du palais des Congrès. En 2004, elle accueillit les cérémonies du soixantième anniversaire du débarquement de Provence et, en 2007, les Championnats de France de natation.

Du 5 au , le MoDem y tint son université de rentrée à Cap Esterel[22].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’un petit village de quatre cent habitants au début du recensement en 1793, la commune a sans cesse gagné en population. À la création de la station dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la commune comptait déjà plus de mille cent résidents. La commune continua sa croissance rapide, arrivant à 4 865 personnes en 1901 et 9 635 habitants en 1936. La Seconde Guerre mondiale, la destruction d’Anthéor et les bombardements lors du débarquement de Provence firent tomber la population à 8 969 raphaëlois. Les vagues d’immigration et de rapatriements après les conflits en Indochine et Algérie permirent à la commune de dépasser les dix mille habitants en 1954 et les vingt mille en 1975. Poursuivant sa croissance, Saint-Raphaël est aujourd’hui une ville dénombrant près de 34 000 résidents à l’année et plus du double en saison touristique. En 1999, 4,4 % de la population permanente n’était pas de nationalité française et 12,9 % des foyers composés de familles monoparentales[23]. Parmi la population étrangère permanente, 0,8 % étaient originaires d’Italie, 0,7 % d’Algérie, 0,5 % de Tunisie, 0,3 % du Maroc et du Portugal, 0,2 % d’Espagne et 0,1 % de Turquie[24].


En 2011, la commune comptait 33 624 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
409 501 647 883 966 974 955 994 1 041
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 055 1 143 1 271 1 461 1 508 2 456 3 227 3 810 4 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 865 4 893 5 112 6 183 8 919 9 539 9 635 8 969 10 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 425 17 844 21 080 24 118 26 616 30 671 33 804 33 624 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 1999, 37,15 % de la population était âgée de plus de soixante ans[27], la commune, en plus d’être un lieu de villégiature est aussi, comme toute la région fortement plébiscitée par les personnes retraitées. La pyramide des âges montre une structure inversée, les personnes âgées de plus de soixante ans surpassant statistiquement largement le nombre d’enfants et adolescents. En 1999, seuls 21,6 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[23].

Pyramide des âges à Saint-Raphaël en 2007 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
2,1 
13,8 
75 à 89 ans
18,4 
22,5 
60 à 74 ans
22,9 
17,8 
45 à 59 ans
18,8 
16,3 
30 à 44 ans
15,1 
13,8 
15 à 29 ans
11,9 
14,8 
0 à 14 ans
10,8 
Pyramide des âges du Var en 2007 en pourcentage[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
8,1 
75 à 89 ans
11,3 
16,7 
60 à 74 ans
17,3 
20,3 
45 à 59 ans
20,4 
19,5 
30 à 44 ans
19,1 
17,2 
15 à 29 ans
14,9 
17,7 
0 à 14 ans
15,5 

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël est le chef-lieu du canton représenté par la conseillère générale Françoise Dumont (UMP). La commune est rattachée à la cinquième circonscription du Var représentée par le député et maire de la commune, Georges Ginesta (UMP). Trente-neuf élus siègent au conseil municipal, quinze sont adjoints au maire parmi les trente-trois élus UMP, s’ajoutent quatre élus socialistes et deux élus du MoDem[30]. En 2004 et 2007, le maire Georges Ginesta a reçu la Marianne d'Or, récompense symbolique pour sa politique en faveur de l’emploi[31]. Saint-Raphaël est référencée par le code postal 83700, le quartier d’Agay par le 83530[32]. L’Insee lui attribue le code 83 1 39 118[33].

La commune dépend du tribunal d’instance, de commerce et du conseil de prud’hommes de Fréjus, du tribunal de grande instance de Draguignan, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

En 2008, la commune disposait d’un budget de 71 832 000 euros dont 53 241 000 euros de fonctionnement et 18 591 000 € d’investissement[34], financés à 41,79 % par les impôts locaux[35], la dette municipale s’élevait la même année à 56 037 000 euros[36]. En 2008, les taux d’imposition s’élevaient à 9,97 % pour la taxe d'habitation, 14,30 % et 28,84 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 13,10 % pour la taxe professionnelle établie par l’intercommunalité[37]. Un parc HLM représentant 6,5 % du parc locatif[38], soit 1 120 logements[39] est implanté dans la commune. Elle a mis en place un centre communal d'action sociale et des services sociaux pour la petite enfance, les personnes âgées dépendantes et les personnes à faibles revenus.

Jusqu'au 31 décembre 2012, la commune a été associée dans la Communauté d'agglomération de Fréjus Saint-Raphaël pour le développement économique, l’aménagement, la sécurité et la préservation de l’environnement. Elle adhère au Syndicat Mixte de l’Est Varois avec les communes du pays de Fayence (Callian, Fayence, Montauroux, Mons, Saint-Paul-en-Forêt, Seillans, Tanneron et Tourrettes) pour la promotion du tourisme et au SMiTOM avec les communes de Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Bagnols-en-Forêt et Les Adrets-de-l'Estérel pour le traitement des ordures ménagères. En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[40].

Le 1er janvier 2013, Saint-Raphaël intègre la nouvelle Communauté d'agglomération Var Estérel Méditerranée (CAVEM), composée de cinq communes : Saint-Raphaël, Fréjus, Le Puget sur Argens, Roquebrune sur Argens et les Adrets de l'Estérel. La CAVEM remplace à cette date l'ancienne Communauté d'Agglomération Fréjus Saint-Raphaël et hérite de nouvelles compétences étendues.

Conseil municipal de Saint-Raphaël (mandature 2008-2014)[41].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Unis et solidaires » UMP Georges Ginesta 33 Majorité
« Pour tous, avec chacun » PS Colette Pitol-Laugier 4 Opposition
« Saint-Raphaël autrement » MoDem Jean-Claude Fromenteau 2 Opposition

Maires de Saint-Raphaël[modifier | modifier le code]

Cinquante-six maires se sont succédé à la tête de l’administration municipale de Saint-Raphaël depuis l’élection du premier en 1790.

Liste des maires successifs[42].
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Georges Ginesta UMP Député
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du sud-est de la France et accueillant une part importante de personnes âgées, Saint-Raphaël est marqué par son conservatisme politique avec une nette tendance au vote d’extrême droite. La commune a ainsi toujours placé en tête les candidats RPR ou UMP, allant même à l’encontre des tendances nationales comme lors de élections européennes de 2004Françoise Grossetête arriva en tête avec huit points d’avance sur le candidat socialiste ou à l’occasion des élections régionales de 2004 où le candidat de l’UMP fut placé en tête avec 47,42 % des voix, alors que le département choisissait Michel Vauzelle à 40,51 %[43], comme la région à 45,18 % des voix[44]. La tendance au vote extrême fut très nette en 2002, lors des élections présidentielle et législative, les Raphaëlois avaient ainsi voté à 30,13 % pour Jean-Marie Le Pen au deuxième tour et 27,18 % pour la candidate du Front national lors de l’élection législative alors que le candidat frontiste à la présidentielle ne remportait que 17,89 % en France[45], le résultat raphaëlois apparaissant encore supérieur au résultat régional (27,69 %)[46] et départemental (28,69 %)[47]. Bien qu’en régression, le vote extrême était encore présent en 2007, Jean-Marie Le Pen obtenant encore 12,84 % au premier tour de l’élection présidentielle, toujours deux points de plus que le reste du pays[48]. Cependant, ce conservatisme trouve ses limites lors des référendums européens, 53,08 % des électeurs de Saint-Raphaël approuvant le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe alors que le pays (54,67 %)[49], la région (58,79 %)[50] et le département (57,54 %)[51] votaient « non », mais se retrouvait encore en 1992 où ils rejetèrent le traité de Maastricht à 56,00 %[52]. Point positif, la participation est toujours très importante. L’UMP locale animée par le délégué des Jeunes Populaires réunissait à Saint-Raphaël 1 000 adhérents en 2007[53]. Elle dispose d’une permanence dans la commune, comme le Parti socialiste.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours 
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours 
Élections référendaires 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Saint-Exupéry.

La commune est rattachée à l’académie de Nice, elle dispose sur son territoire de :

La commune accueille en outre une antenne du CREPS d’Aix-en-Provence, un institut médico-éducatif, une école élémentaire, un collège et un lycée regroupés au sein de l’Institut Stanislas, établissements privés catholique. En 2008, la commune ouvrira un centre de formation aux métiers du tourisme. Les PEEP et FCPE sont représentées dans les différents établissements publics.

La commune dispose aussi de trois centres de loisirs, d’un centre d’animation jeunesse et de cinq crèches.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose en association avec Fréjus dans le cadre de l’intercommunalité d’un centre hospitalier. Les services de psychiatrie infanto-juvénile ou pour adultes et de gériatrie La Chênaie sont situés à Saint-Raphaël. Le SMUR est implanté dans ce centre hospitalier et assure le traitement des urgences[68]. En outre, la commune accueille la clinique Notre-Dame de la Merci tenue par des sœurs, la maison de repos Costeur Solviane, un Centre Européen de rééducation du sportif par thalassothérapie, quatre maisons de retraite (Arménienne, Hermès, l’Hermitage et de Valescure). S’ajoutent trois centres de thalassothérapie à Agay-Cap Esterel, Boulouris et Valescure.

117 médecins[69], 38 chirurgiens-dentistes[70] pratiquent à Saint-Raphaël, 14 pharmacies[71] distribuent les remèdes.

Plusieurs associations à but médical ou social sont implantées sur la commune, dont l’Association des paralysés de France, Amnesty International, les Lions Clubs et Rotary Club, le Secours populaire et Les Restos du Cœur.

Services publics[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël accueille une antenne de la CAF, un centre de secours et incendie, un commissariat de police et d’un poste détaché à Agay, une délégation de la chambre de commerce et d'industrie et de la chambre de métiers et de l'artisanat, cinq agences postale en centre-ville[72], à Boulouris[73], Le Trayas[74], Valescure[75] et au Dramont[76], une salle des ventes, trois offices notariales[77], une étude d’huissier de justice[78] et cinquante-neuf avocats rattachés au barreau de Draguignan[79]. La Communauté d'agglomération de Fréjus Saint-Raphaël siège à Saint-Raphaël.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël a développé des associations de jumelage avec :

Vie quotidienne à Saint-Raphaël[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La scène en plein air du Palais des Congrès.

La ville dispose de nombreuses infrastructures culturelles rayonnantes sur l’Est varois et a mis en place un service communal dédié aux manifestations. On peut citer le Musée archéologique municipal qui présente des collections préhistorique et gallo-romaine découvertes sur les sites de la commune, et des objets de la tradition provençale dont les fameux santons de Provence.

Pour les loisirs culturels, le centre culturel regroupe une médiathèque, un auditorium de cent quarante-quatre places, une école de musique, danse et art dramatique agréée et une salle d’exposition en centre-ville, cinq bibliothèques réparties dans les principaux quartiers élargissent l’offre. La salle de spectacle Félix-Martin de deux cent quarante places, le Palais de Congrès composé d’un hall de 1 000 m² et d’un auditorium de trois cent cinquante places, le cinéma Le Lido disposant de trois salles et un orchestre de chambre permanent animent la commune.

Un projet de cinéma multiplexe disposant de sept salles et 1 350 places, d’une gare routière, d’un parking de cent cinquante places et d’une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 174 420 kW entrera en chantier en mars 2008 et sera achevé en mars 2010 pour un coût global estimé à 15 496 000 €[82].

Cinquante-six associations contribuent à l’animation culturelle de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Raphaël est depuis longtemps une ville rythmée par les activités sportives. Elle dispose de nombreuses infrastructures de qualité :

  • le parc sportif de l’Esterel équipé d’un stade d’honneur, et de deux terrains synthétique et stabilisé, de trois salles omnisports, de seize courts de tennis et quatre courts de squash ;
  • les stades d’Agay et de l’Aspé ;
  • le parc sportif de Valescure équipé d’un terrain stabilisé, d’un gymnase et d’une salle polyvalente ;
  • les tennis Baudino (onze courts) et du Trayas ;
  • les salles de boxe et de tir sportif du Veillat ;
  • le stade nautique ;
  • les centres nautiques de voile de Santa Lucia et de canoë d’Agay ;
  • quatre parcours de golf, dix-huit trous à Valescure et l’Esterel, neuf trous à Cap Esterel et Golf Académie.

Un circuit d’activité physique a été aménagé dans la forêt de l’Esterel.

Le Rallye des Princesses, successeur du Rallye Paris – Saint-Raphaël Féminin, passe chaque année par la commune, sur la Corniche d'or comme à l’origine.

Le Stade raphaëlois de football, surnommé Les Diables Rouges, évoluait en CFA2 jusqu’à sa fusion avec l’Étoile sportive fréjusienne le 16 mars 2009[83] et la création de l'Étoile Football Club Fréjus Saint-Raphaël le 2 juin[84] ; le Saint-Raphaël Var handball évolue en Division 1 depuis son titre de champion de France de division 2 en 2007, l’ASSR Volley-ball évolue en nationale 1 et le CARF de rugby à XV évolue en Championnat de France de 3e division fédérale. Le club des Joutes raphaëloises est classé premier en France[85].

Le club Saint-Raphaël Natation[86] a compté dans ses rangs de nombreux qualifiés ou titrés en championnat et a accueilli les Championnats de France de natation 2007. Le club Saint-Raphaël Triathlon[87] entraîne de nombreux champions, dont Olivier Marceau, Frédéric Belaubre ou Carl Blasco.

La commune est affiliée au réseau France Nautisme, et dispose d’infrastructures pour la pratique de la voile, du motonautisme, de la plongée sous-marine. Cent huit associations animent et forment les raphaëlois aux sports de toutes natures.

Le CREPS dispose de locaux à Boulouris dont un stade d’athlétisme, deux aires de lancer, une halle polyvalente, deux gymnases deux salles de danse et d’arts martiaux, une salle de musculation, un terrain de tir à l'arc, une salle de tir sportif, un boulodrome, un terrain de beach-volley, cinq courts de tennis, et une base de voile.

Le Centre européen de rééducation sportive est implanté sur la commune et dispose d’infrastructures pour les soins et la remise à niveau des sportifs blessés[88]. Il est plus spécialisé en orthopédie et traumatologie et propose un espace de thalassothérapie.

Festivités[modifier | modifier le code]

La vie de la commune est rythmée par différentes manifestations traditionnelles, culturelles, sportives ou économiques.

Au chapitre des fêtes traditionnelles et religieuses, on trouve lors de la deuxième quinzaine de février la Fête du Mimosa avec un corso et une parade nocturne, puis toujours en février a lieu l’élection de Miss Saint-Raphaël. Le 29 avril se déroule la fête de la sainte Baume avec un pèlerinage et une messe en provençal dans l’Esterel. Le 20 mai est fêté saint Honorat avec une messe et une procession. Du 25 au 28 juillet se tient la fête patronale et la fête de la Saint Pierre des pêcheurs le premier week-end d’août. Pour Noël est organisée la Fête de la Lumière, avec des représentations de théâtre de rue, une parade lumineuse, un marché de Noël, l’installation d’une patinoire et la mise en lumière de la ville.

Différents salons se tiennent au Palais des Congrès, dont entre février et mars, le Salon de l’Habitat, en mars, le Salon du Bien-être, entre avril et mai, le Salon des Vignerons. En novembre, le Salon du Mariage, le Salon Sud Aventure et le Salon du Palais Gourmand et en décembre, le Salon du Lycéen.

La culture est mise en avant le 21 juin avec la Fête de la musique, la première semaine de juillet se déroule le Festival de Jazz, la troisième semaine de juillet est dédiée aux Soirées musicales des Templiers. Le Festival du Rire se tient la dernière semaine de septembre et la première semaine d’octobre, la Semaine du Cinéma Européen.

Le sport n’est pas en reste avec le deuxième dimanche de mai la Fête du Nautisme et le dernier week-end de septembre, le Triathlon de la Corniche.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Saint-Raphaël dépend du diocèse de Fréjus-Toulon. Elle dispose de plusieurs lieux de cultes dont : la basilique Notre-Dame-de-la-Victoire construite en 1887 par Pierre Aublé dans un style néo-byzantin pour commémorer la victoire de la Sainte Ligue chrétienne à la bataille de Lépante le contre les Ottomans d’Ali Pacha. L’orgue Cabourdin a été réalisé dans les années 1980 sur le modèle de l’orgue français. Elle est la dernière église de France à avoir été élevée au rang de basilique par le pape Jean-Paul II le  ; les églises saint-Pierre dans le centre ancien, Notre-Dame du Sacré-Cœur à Agay, sainte-Bernadette à Valescure, du Sacré-Cœur à Boulouris ; les chapelles saint-Roch au Dramont, de Tous-les-Saints à Valescure, Notre-Dame de la Paix sur le plateau éponyme, saint-Honorat au Trayas et sainte-Anne.

Le culte protestant est présent avec un temple de l’Église réformée de France, un de l’église anglicane, une église apostolique arménienne, une église baptiste. L’Église russe orthodoxe possède l’église de saint-Raphaël Archange. L’église de Mormons dispose elle aussi d’un lieu de culte.

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Médias[modifier | modifier le code]

Les stations Fun Radio, RTL2 et FM Graffiti disposent d’antennes locales à Saint-Raphaël. Le quotidien Var-Matin diffuse une édition locale spécifique à Fréjus-Saint-Raphaël. Le journal gratuit Top’Annonces disposent de bureaux dans la commune. La commune se trouve dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Méditerranée et TMC Monte Carlo.

Économie[modifier | modifier le code]

Le casino Barrière.

Saint-Raphaël est une station balnéaire de la Côte d'Azur, facilement accessible par la gare de Saint-Raphaël-Valescure au cœur du centre-ville et la sortie de l’Autoroute A8 (La Provençale) située à six kilomètres du centre-ville sur la commune de Fréjus. Avec Fréjus, la communauté d’agglomération est le pôle économique de l’est varois. L’Insee lie les deux communes pour centrer le bassin d'emploi[89].

Bien que principalement tournée vers l’économie touristique, la commune dispose de cinq zones d’activités : Le Cerceron, Epsilon, Le Peyron, Les Genêts et Le Grenouillet et accueille 236 entreprises pour un total de 1 115 emplois[90]. Les deux plus importants employeurs de la commune sont le centre E.Leclerc de Valescure au chiffre d'affaires de 64 000 000 € (en 2004) et le casino géré par le Groupe Lucien Barrière au chiffre d'affaires de 11 000 000 € (en 2004)[91].

La pêche est toujours pratiquée de manière artisanale à partir du vieux port, la production est vendue quotidiennement. Un marché de brocante se tient tous les mardis sur la place Coullet. Les marchés sont quotidiens à Saint-Raphaël et Boulouris, le mercredi à Agay. Une carrière à ciel ouvert de porphyre datant de l’époque romaine est toujours exploitée à Valescure.

Les commerçants sont réunis au sein de l’ARCOR (Association pour le renouveau du commerce raphaëlois) qui organise des manifestations et développe un annuaire en ligne. Une agence de la CCI du Var et une antenne de la Chambre de métiers et de l'artisanat sont présentes à Saint-Raphaël. La Jeune Chambre économique française est implantée à Saint-Raphaël et cinq autres associations agissent pour le développement économique de la commune.

Malgré tous ses atouts, de grandes disparités de niveau de vie apparaissent dans cette commune où le taux de chômage atteignait 11,1 % en 2006[92], où le revenu moyen par ménages atteignait 19 535 € par an, mais où 767 contribuables étaient redevables de l’ISF. De plus, 30,7 % de la population est retraité, près de deux fois plus qu’au niveau national[93].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Saint-Raphaël 0,1 % 12,3 % 12,0 % 23,3 % 35,2 % 17,1 %
Zone d’emploi de Fréjus-Saint-Raphaël 0,8 % 12,9 % 9,4 % 21,1 % 33,3 % 22,5 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Saint-Raphaël 1,3 % 6,7 % 7,5 % 17,2 % 11,7 % 15,0 %
Zone d’emploi de Fréjus-Saint-Raphaël 3,8 % 7,4 % 11,3 % 18,5 % 10,0 % 13,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[94]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune fut classée station climatique le [95]. Le tourisme balnéaire et d’affaires représente une part importante de l’économie locale. Pour répondre aux besoins, la commune a mis en place un office de tourisme pour la commune, un autre spécifique pour le quartier d’Agay et un site internet indépendant qui assurent la promotion des monuments, du musée, des sites naturels et des autres atouts de la commune. La commune propose de nombreuses infrastructures pour accueillir et divertir les touristes : dont 2 729 lits répartis dans quarante-et-un hôtels dont un quatre étoiles et dix trois étoiles, 10 548 emplacements répartis dans seize campings et 11 404 lits en résidences de tourisme privées[96].

Station balnéaire, l’attrait principal de la commune réside dans les infrastructures et les services nautiques. Des croisières à bord de bateau à vision sous-marine sont organisées au départ du vieux port et du port d’Agay. La navigation de plaisance est très développée avec cinq ports répartis le long de la côte (Vieux-Port, Santa-Lucia, Boulouris, Poussaï et Agay) labellisés France Station Nautique pour un total de 2 229 emplacements.

Les visiteurs de la commune disposent pour se divertir d’un casino, d’un palais des congrès, de six boîtes de nuit, d’un musée de la Préhistoire et de l’archéologie sous-marine et de divers centres d’activités maritimes ou naturelles, de neuf points d’accès Wi-Fi[97]. À Boulouris est installée la nécropole nationale du Débarquement de Provence regroupant les corps de 464 combattants de la 1re armée du maréchal De Lattre de Tassigny.

Cette économie tournée vers le tourisme se traduit par un taux de résidence secondaire de 46,3 % (soit 13 422 logements), un prix moyen au mètre carré élevé de 4 543,51 €/m²[98]. En été, la population dépasse les 80 000 personnes, soit une augmentation de près de 150 %. Le village de vacances Cap Esterel ouvert en 1990 sur une surface de deux cent dix hectares, géré par le groupe Pierre & Vacances situé à Agay représente à lui seul une capacité d’hébergement de 8 000 estivants[99] et 50 % de la taxe de séjour perçue par la commune[100].

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Agriculture[modifier | modifier le code]

Plusieurs exploitations agricoles produisent du Côtes de Provence labellisé AOC[101],[102],[103] dont certains labellisés Côtes-de-provence Fréjus[104],[105]. La commune est aussi réputée pour l’apiculture avec la classification IGP Miel de Provence[106], l’oléiculture avec la classification AOC Huile d'olive de Provence[107] et l'élevage ovin avec la production d'agneau de Sisteron[108].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Raphaël est associée au projet de lutte contre l’érosion RAMOGE (Saint-RAphaël – MOnaco – GÊnes) signé en 1976 par les gouvernements français, italien et monégasque[109]. 14 000 hectares du massif de l'Esterel sont protégés par l’Office national des forêts et le Conservatoire du littoral[110] et la loi littoral empêche les nouvelles constructions sur une bande de cent mètres de littoral. L’Esterel et la bande côtière entre Agay et Le Trayas sont aussi reconnus comme des sites du Réseau Natura 2000[111]. La rade d’Agay, le cap du Dramont, le Rastel d’Agay (309 mètres), la plage du débarquement sont inscrits au titre de l’inventaire des sites remarquables. Le massif est régulièrement exposé aux risques d’incendie, des aménagements sont réalisés par la commune et les services départementaux et nationaux pour préserver le territoire. La côte propose vingt sites de plongée sous-marine[112]. Le sentier littoral et le sentier de grande randonnée GR 49 passent sur le territoire de la commune, s’ajoutent de nombreuses pistes balisées à travers le massif. Le jardin botanique du parc de la Villa Magali située en bord de mer est ouvert au public.

La commune est située au cœur du massif de l'Esterel, à proximité du Parc de l'Esterel situé dans la commune voisine de Théoule-sur-Mer. Elle a été récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[113] grâce aux jardins Bonaparte, Saint-Jacques, de la Bastide, aux squares de Provence, du docteur Régis, Berger, Saint-Exupéry, de Bir Hakeim, du docteur Clément, du général Eisenhower, du Poussaï et aux golfs Esterel, de Valescure et de Cap Esterel. En 2006, les analyses réalisées par la DRASS et la DDASS ont révélé une bonne qualité des eaux de baignade[114]. Cependant, la commune n’a jamais obtenu de Pavillon Bleu pour ses plages mais pour son port de plaisance à Santa-Lucia[115].

Huit associations agissent pour la préservation de l’environnement, la commune dispose d’un service dédié, mais transmet une grande part des missions à la communauté d’agglomération. Elle est équipée de véhicules électriques pour l’entretien des espaces verts et du centre-ville, a mis en place le tri sélectif et dispose d’une station d’épuration à Agay.

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Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de Saint-Raphaël est riche des différentes périodes d’habitation et d’enrichissement de la commune.

Au lieu-dit La Cabre se trouve des vestiges d’un campement du Néolithique. À Boulouris, la Pierre-Levée-d'Ayre-Peyronne, un menhir à cupules et à Agay les menhirs debout et couché de Veyssière sont inscrits aux monuments historiques.

Les Grecs s’arrêtaient à Agathon sur la route de Massalia, puis les Romains fondèrent Portus Agathonis relié à la Via Aurelia dont subsistent :

Du Moyen Âge subsistent :

La vieille ville, les ruelles, les passages avec arcades et quelques maisons sont inscrites aux monuments historiques.

La Renaissance et l’Ancien Régime n’ont laissé que peu de traces à Saint-Raphaël qui était alors un port de pêche et une dépendance de l’évêché de Fréjus. Seules les chapelles Notre-Dame du XVIIe siècle et de la Miséricorde du XVIIIe siècle dans un style néoclassique et le château d'Agay commencé en 1635 subsistent. En 1799 fut édifiée une pyramide sur le port pour commémorer le débarquement de Napoléon Bonaparte de retour de la campagne d'Égypte.

L’essor touristique dû à Alphonse Karr et au maire Félix Martin permit la construction du casino en 1881, du temple protestant en 1882, de la basilique Notre-Dame-de-la-Victoire en 1887 dans un style néo-byzantin, de la Villa Magali de style Beaux-Arts inscrite aux monuments historiques avec des éléments de décor du Palais des Tuileries rapportés par Léon Carvalho, de la Villa Mauresque construite en 1860 par l’architecte Pierre Chapoulard, de la villa Notre Dame (ancienne résidence de Clémentine de Belgique), de la villa La Péguière (construite en 1880 par Edouard Siegfried)[116],[117], des hôtels Continental, Excelsior ouverts au début du XXe siècle et rénovés en 1993 et de nombreuses villas de style Beaux-Arts, Art nouveau et Art déco (souvent réalisées par l'architecte Pierre Aublé)[118].

Article détaillé : Pierre Aublé.

Sur l’Île d'Or se trouve une tour de style sarrasin construite en 1912. Le phare d'Agay fut construit en 1884. Il est décoré d’une stèle en souvenir d’Antoine de Saint-Exupéry car ce serait le dernier édifice qu’il aurait vu avant de s’abîmer en mer le .

Le XXe siècle a vu la construction du mémorial du débarquement de Provence composé de deux obélisques et de la Nécropole nationale de Boulouris en 1964, du plus grand village de vacance, Cap Esterel en 1990, du foyer du CREPS de Boulouris en 1998 réalisé par l’architecte Rudy Ricciotti, et de nombreux équipements touristiques. La tour résidentielle appelée « Tour Vadon », haute de cinquante-trois mètres et comptant dix-huit étages, domine le front de mer de la commune[119].

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Personnalités[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, morts ou ont vécu à Saint-Raphaël[120] :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Drapeau de Saint-Raphaël.
Blason de Saint-Raphaël

Les armes de Saint-Raphaël se blasonnent : D’azur, à l’archange Raphaël conduisant le jeune Tobie, le tout d’or sur une terrasse du même[123].

Ces armes ont été attribuées à la commune en 1690, armes parlantes par la présence de l’archange Raphaël.

Le blason de Saint-Raphaël apparaît sur la rame automotrice du TGV n°95 dans le cadre du parrainage des matériels SNCF par les communes[124].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Saint-Raphaël

La commune dispose d’un drapeau, reprenant les couleurs du blason, deux bandes verticales, bleu côté hampe et jaune à l’extérieur.

Parler raphaëlois[modifier | modifier le code]

La langue provençale est encore pratiquée par quelques habitants, principalement dans l’utilisation d’expressions. Une association, les Rafelenco, organise des manifestations traditionnelles et dispense des cours de provençal.

Saint-Raphaël dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

La tour sarrasine sur l’Île d’Or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Raphaël et l’Esterel : Guide Joanne, Hachette,‎ 1905
  • Collectif d'auteurs, Saint-Raphaël Valescure, Syndicat d'Initiative de la Côte d'Azur,‎ 1924
  • A. Donnadieu, La Côte d’Azur : De Saint-Raphaël à la Baie de Nice, Berger-Levrault,‎ 1949
  • P.-M. Bourdeaux, Guide du Yachtman en Méditerranée, de Marseille à Saint-Raphaël, Éole,‎ 1961
  • Marcel Carlini, Saint-Raphaël à travers les âges, Imprimerie Nouvelle,‎ 1981
  • Jean Corret, L’Aéronautique navale à Fréjus - Saint-Raphaël de 1912 à 1995, Ardhan,‎ 1995
  • Marcel Carlini, Saint-Raphaël, Equinoxe,‎ 2003 (ISBN 9782841350032)
  • Jean-André Ortolan, Saint-Raphaël, Notes et souvenirs, Lorisse,‎ 2005 (ISBN 9782843737497)
  • Alain Ponchon et Philippe Joachim, Le Guide du littoral varois - de Saint-Cyr à Saint-Raphaël, Gap,‎ 2007
  • Philippe Roudillaud, Contes, légendes et récits de Saint-Raphaël, Alan Sutton,‎ 2007 (ISBN 9782849106037)
  • Michel Roudillaud, Saint-Raphaël, tome II, Alan Sutton,‎ 2007 (ISBN 9782849105832)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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