Pourrières
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| Pourrières | ||
Vue d'ensemble de Pourrières |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Brignoles | |
| Canton | Saint-Maximin-la-Sainte-Baume | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien | |
| Maire Mandat |
Sébastien Bourlin 2008-2014 |
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| Code postal | 83910 | |
| Code commune | 83097 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
4 475 hab. (2010) | |
| Densité | 79 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 239 m – Max. 872 m | |
| Superficie | 56,32 km2 | |
| Localisation | ||
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Pourrières (en provencal Pourriero) est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Pourriérois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situé à la limite des Bouches-du-Rhône, à l'est de la montagne Sainte-Victoire, le village occupe un coteau dominant la plaine viticole arrosée par l'Arc. Le point culminant se trouve au sud de la commune, dans le massif du mont Aurélien. Le centre est à 3 km au nord de la N7, à 27 km d'Aix-en-Provence et 16 km de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Le tracé de l'autoroute A8 empiète également sur le territoire de la commune.
Sismicité[modifier]
Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :
- Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
- Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
- Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.
La commune de Pourrières est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].
Histoire[modifier]
La localité est citée en 1145 comme De Poreriis ; la tradition donne comme étymologie probable soit le vocable latin Campi Putridi, en raison du charnier laissé par Marius après la bataille où il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 avant J.-C., soit du provençal pòrri (les poireaux, abondants à Pourrières). Il est plus probable que le nom provienne du caractère perché du village (podium reriis), la plupart des villages voisins de la haute vallée de l'Arc ayant cette désignation : Peynier : podium nigra, le puy noir ; Puyloubier ; Pourcieux ou encore le Pain de munition : podium munita, le pic fortifié, triple enceinte de pierre de l'âge du fer sur Pourrières au nord de la commune.
Le Moyen Âge[modifier]
Isnard de Glandèves (1340-1409), viguier de Marseille (1380), lieutenant du sénéchal (1405), fut seigneur de Cuers, de Pourrières et de Glandèves. Il fut le premier enfant de Guillaume Féraud de Glandèves, seigneur de Cuers et de Thorame et de Louise de Villeneuve. Il fut selon le baron du Roure "un des seigneurs les plus puissants et les plus considérés de Provence[2]". Il fut l'objet de la reine Marie de Blois qui le couvrit de dons.
Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de la reine Jeanne[3]. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de Roquefeuil[4]. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne du intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine Jeanne[5].
Toponymie[modifier]
En provençal : Pourriero selon la norme mistralienne et Porriera selon la norme classique.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
D'azur à la pyramide d'argent, maçonnée de sable, sur un piédestal aussi d'argent sur lequel sont gravés ces deux mots CAIVS, MARIVS, l'un sur l'autre, en lettres capitales aussi de sable, le tout accosté en chef des lettres P et S capitales d'or.
Commentaires : Dans la version moderne du blason (non représentée), le nom de Pourrières est écrit sur le monument et ce sont les initiales de Caius Marius qui apparaissent en chef.
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Économie[modifier]
- Vigne, céréales, melons.
- Coopérative vinicole.
La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes-de-provence Sainte-Victoire.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 475 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Louis-Chrysostome Michel (1797-1853), dit Michel de Bourges, avocat et homme politique, né dans la commune.
- Émile Rigaud (Pourrières, 1814–Aix-en-Provence, 1890), maire d'Aix-en-Provence de 1849 à 1863.
- Germain Nouveau, (1851-1920), poète, ami de Verlaine et de Rimbaud.
- Joseph Pascal (1886-1982), écrivain.
- La pianiste Jacqueline Eymar (1922-2008), Grand Prix du Disque pour Le Zodiaque de Georges Migot, qui a consacré sa carrière à la musique de chambre avec le Trio Kehr (Allemagne) a vécu de 1984 jusqu'à sa mort aux Hermentaires, commune de Pourrières.
Monuments et lieux touristiques[modifier]
- La place du Château, belvédère
- L'église
- Le couvent royal
- Le Mémorial de Caius Marius
- Ruines du château de Roquefeuil, berceau d'une famille de ce nom. La famille de Roquefeuil, en Provence, est issue des vicomtes de Marseille, et s'est éteinte au XVIIIe siècle. Elle tient son nom d'un fief de Roquefeuil (1340), situé sur la commune. Elle commença avec Raymond de Roquefeuil (1293), cinquième fils de Burgondion (+1246), vicomte de Marseille, seigneur de Trets et d'Ollières, et de Mabille d'Agoult, et prit fin avec Gabrielle d'Agoult d'Ollières, dame de Roquefeuil, héritière de cette branche cadette de la famille d'Agoult d'Olières, mariée le 10 août 1723 au château de Roquefeuil à Pourrières avec Pierre Isoard de Chénérilles.
Jumelage[modifier]
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- B. Martinelli, 1982, « Toponymie et société : contribution à l'étude de l'espace communautaire en Basse-Provence », Revue Etudes rurales, Laboratoire d'anthropologie sociale, n°85 : 9-31.
- B. Martinelli, 1983, Une communauté rurale de Provence face au changement, Ed. du CNRS, 254 p.
- B. Martinelli, 1985 « Dynamique agro-foncière en Basse-Provence viticole », in Hommage à Georges Granai, Aix, Université de Provence & J. Laffitte : 239-266.
- B. Martinelli, 1985 « Eau, politique et usage en Basse-Provence », Le monde alpin et rhodanien, n° spécial Usages et images de l'eau, n°4 : 151-174.
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- sismicité du Var sur le site de la préfecture
- Baron du Roure, Glandèves, p.14
- AD du 13, 1 mi 33, parch
- Gérin-Ricard, Actes, tableau généalogique
- Gérin-Ricard, Actes, p.217
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
