Cuges-les-Pins

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Cuges-les-Pins
Entrée est de Cuges-les-Pins
Entrée est de Cuges-les-Pins
Blason de Cuges-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton Aubagne-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Pays d'Aubagne et de l'Étoile
Maire
Mandat
Bernard Destrost
2014-2020
Code postal 13780
Code commune 13030
Démographie
Gentilé Cugeois
Population
municipale
4 898 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 38″ N 5° 42′ 05″ E / 43.2772222222, 5.70138888889 ()43° 16′ 38″ Nord 5° 42′ 05″ Est / 43.2772222222, 5.70138888889 ()  
Altitude 191 m (min. : 165 m) (max. : 1 041 m)
Superficie 38,81 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cuges-les-pins.fr

Cuges-les-Pins est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Cugeois depuis un référendum municipal (historiquement "cugelais"). Ce village est traversé par la route nationale 8.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du massif de la Sainte-Baume, Cuges est situé dans un poljé, c'est-à-dire dans une grande dépression karstique : à partir de conditions structurales favorables, position synclinale, failles, l'érosion des calcaires a évidé une dépression. La cuvette est endoréique : les rivières en provenance des massifs voisins — et notamment du massif de la Sainte-Baume — s'y perdent dans des ponors, points ou zones d'absorption. Leurs eaux ressurgissent près de Cassis, dans les exsurgences du Bestouan et de Port-Miou.

Le village est traditionnellement un village de mi-pente, adossé à la colline, afin d'économiser le maximum de terres cultivables.

De plus en plus depuis les années 1970-1980, surtout à l'ouest, le terroir est bâti pour des résidences principales de périurbains travaillant à Gémenos, Aubagne ou Marseille.

Communes limitrophes de Cuges-les-Pins
Gémenos Plan-d'Aups-Sainte-Baume Signes
Gémenos Cuges-les-Pins Signes
Roquefort-la-Bédoule Le Castellet Le Castellet

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

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Dès le néolithique, le territoire de Cuges a été habité. Lors de ces époques lointaines, la plaine était recouverte d'eau, constituant ainsi un lac. Celui-ci s'est petit à petit asséché.

Au XVIe siècle, le cœur du village s’est reconstruit autour du château des Glandevès, situation qui est restée la même jusqu’à nos jours même si le village s'est développé plus loin dans la plaine. L’activité économique de Cuges-Les-Pins a évolué avec le temps. La culture du safran aux XIVe et XVe siècles, au XIXe la culture des câpres, donnent une renommée mondiale à ce petit village. Jusqu’au milieu du XXe siècle l’exploitation des collines (scieries, fagots pour les fours à pains marseillais, etc.) et jusqu’à nos jours la viticulture, les cultures céréalières et fourragères ainsi que l’artisanat du cuir, montrent à quel point les activités économiques de la commune sont essentiellement liées à son coin de terre. Aujourd'hui, le parc d'attraction Ok Corral et une source de développement importante pour la commune[réf. nécessaire].

Le 1er août 1794 le maire Monfray célèbre le mariage de Julie Clary à Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, qui deviendront roi et reine consort de Naples, puis d’Espagne de 1808 à 1813.

Au XVIIIe siècle, le célèbre brigand, Gaspard de Besse, rançonnait les riches voyageurs dans le col de l'Ange (218 mètres), sur la route de Cuges. La légende veut qu'il ait enterré son trésor quelque part dans la commune[réf. nécessaire]. Il n'est d'ailleurs pas rare de nos jours, de croiser des chasseurs de trésors équipés de leurs détecteurs de métaux au milieu de la plaine.

En 1839 Victor Hugo, et sa maîtresse Juliette Drouet réalisent un repas pantagruélique dans une des auberges. À la suite de quoi, il écrivit un texte magnifique sur le village dans son « carnet de voyages »[réf. nécessaire].

Jean-Étienne-Marie Portalis, homme d'État, jurisconsulte et philosophe du droit français, considéré comme l'un des pères du Code Civil, car il en fut l'un des principaux rédacteurs est passé à Cuges.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 1979, le village, comme celui de Gréasque au même moment, a cruellement souffert du terrible incendie qui ravagea le versant nord de la Sainte-Baume. Cette année-là, le feu de joie traditionnel n'eut donc pas lieu lors de la Saint-Éloi du mois d'août, mais une cérémonie solennelle le remplaça. Du coup, le cadre même du village s'en trouva modifié pour de nombreuses années[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cuges-les-Pins

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Fascé, d'or et de gueules de six pièces, au chef d'azur, chargé du mot CUGES d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1919 août 1944 Clément Zéphirin Rougon Parti Radical  
mars 1959 mars 1983 Pierre Cornille    
mars 1983 juin 1995 Jean-Claude Molina PCF  
juin 1995 mars 2014 Gilles Aicardi PCF puis MUP  
mars 2014 en cours Bernard Destrost UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Cuges était membre de la Communauté d'agglomération Garlaban-Huveaune-Sainte-Baume (GHB) fondée en 1992, puis de la Communauté d'agglomération du pays d'Aubagne et de l'Étoile. Elle est en discontinuité territoriale avec le reste de cet EPCI, ce qui est en contradiction avec la règle du territoire « d'un seul tenant et sans enclave » des EPCI à fiscalité propre.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 898 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 540 1 486 1 504 1 735 1 855 1 804 1 709 1 666 1 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 603 1 538 1 501 1 450 1 434 1 302 1 260 1 207 1 119
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
997 935 894 741 808 749 721 754 847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 109 1 433 1 282 1 875 2 655 3 754 4 589 4 708 4 898
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la Saint Éloi reste la seule fête traditionnelle qui fédère tous les habitants du village autour du cheval. Elle se déroule le 1er dimanche d'août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Un centre de secours est basé sur le village. Il compte plus de 40 pompiers.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Antoine surplombe le village est entièrement rénovée.
  • Le château des Glandèves, anciens seigneurs de Cuges. Néanmoins ses contours peuvent encore être distingués (notamment une tour). Des logements, la Poste et un bar occupent désormais les lieux.
  • Le fronton de l'ancienne coopérative vinicole.
  • Trois bunkers, vestiges de l'occupation allemande encerclent la RN 8 à l'entrée du col de l'Ange. Ils sont accessibles à pied à partir des collines.
  • Au pied de la chapelle, le jardin de la ville offre un coin d'ombre et de repos et une zone réservée aux camping-cars.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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