Cuges-les-Pins
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| Cuges-les-Pins | |
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Entrée est de Cuges-les-Pins |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Bouches-du-Rhône |
| Arrondissement | Marseille |
| Canton | Aubagne-Est |
| Code commune | 13030 |
| Code postal | 13780 |
| Maire Mandat en cours |
Gilles Aicardi 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Pays d'Aubagne et de l'Étoile |
| Site web | http://www.cuges-les-pins.fr |
| Démographie | |
| Population | 4 743 hab. (2008) |
| Densité | 122 hab./km2 |
| Gentilé | Cugeois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 165 m — maxi. 1041 m |
| Superficie | 38,81 km2 |
Cuges-les-Pins est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Cugeois depuis un référendum municipal (historiquement "cugelais").
Sommaire |
[modifier] Géographie
Au cœur du Massif de la Sainte-Baume, Cuges est situé dans un poljé, c'est-à-dire dans une grande dépression karstique : à partir de conditions structurales favorables, position synclinale, failles, l'érosion des calcaires a évidé une dépression. La cuvette est endoréique : les rivières en provenance des massifs voisins — et notamment du massif de la Sainte-Baume — s'y perdent dans des ponors, points ou zones d'absorption. Leurs eaux ressurgissent près de Cassis, dans les exsurgences du Bestouan et de Port-Miou.
Le village est traditionnellement un village de mi-pente, adossé à la colline, afin d'économiser le maximum de terres cultivables. De plus en plus depuis les années 1970-1980, surtout à l'Ouest, le terroir est bâti pour des résidences principales de périurbains travaillant à Gémenos, Aubagne ou Marseille.
[modifier] Histoire
[modifier] Faits historiques
Dès le néolithique, le territoire de Cuges a été habité. Lors de ces époques lointaines, la plaine était recouverte d'eau, constituant ainsi un lac. Celui-ci s'est petit à petit asséché.
Au XVIe siècle, le cœur du village s’est reconstruit autour du château des Glandevès, situation qui est restée la même jusqu’à nos jours même si le village s'est développé plus loin dans la plaine. L’activité économique de Cuges-Les-Pins a évolué avec le temps. La culture du safran aux XIVe et XVe siècles, au XIXe la culture des câpres, donnent une renommée mondiale à ce petit village. Jusqu’au milieu du XXe siècle l’exploitation des collines (scieries, fagots pour les fours à pains marseillais, etc.) et jusqu’à nos jours la viticulture, les cultures céréalières et fourragères ainsi que l’artisanat du cuir, montrent à quel point les activités économiques de la commune sont essentiellement liées à son coin de terre. Aujourd'hui, le parc d'attraction Ok Corral et une source de développement importante pour la commune.
Cuges-Les-Pins est située sur une route empruntée par les voyageurs se rendant en Italie. Nombreuses furent les personnalités qui séjournèrent dans notre village.
Au XIIIe siècle, il est dit que saint Antoine de Padoue s'arrêta à Cuges frappé par la peste noire (croyance locale). Il fit alors des miracles en guérissant certains habitants du village. Depuis, les habitants lui vouent une fervente passion et une relique d'un morceau de son crane et conservé dans la Chapelle du village surplombant la commune. Aujourd'hui encore, des pèlerins s'y rendent pour prier.
Le 1er août 1794 le maire Monfray célèbre le mariage de Julie Clary à Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, qui deviendront roi et reine de Naples, puis d’Espagne de 1808 à 1813.
Au XVIIIe siècle, le célèbre brigand, Gaspard de Besse, rançonnait les riches voyageurs dans le col de l'Ange (218 mètres), sur la route de Cuges. La légende veut qu'il ait enterré son trésor quelque part dans la commune. Il n'est d'ailleurs pas rare de nos jours, de croiser des chasseurs de trésors équipés de leurs détecteurs de métaux au milieu de la plaine.
En 1839 Victor Hugo, et sa maîtresse Juliette Drouet réalisent un repas pantagruélique dans une des auberges. À la suite de quoi, il écrivit un texte magnifique sur le village dans son « carnet de voyages ».
Jean-Étienne-Marie Portalis, homme d'État, jurisconsulte et philosophe du droit français, considéré comme l'un des pères du Code Civil, car il en fut l'un des principaux rédacteurs est passé à Cuges.
Dans la nuit du 6 au 7 juillet 1979, le village, comme celui de Gréasque au même moment, a cruellement souffert du terrible incendie qui ravagea le versant Nord de la Sainte-Baume. Cette année-là, le feu de joie traditionnel n'eut donc pas lieu lors de la Saint Éloi du mois d'août, mais une cérémonie solennelle le remplaça. Du coup, le cadre même du village s'en trouva modifié pour de nombreuses années.
Située à quelques kilomètres de Marseille, très tôt les citadins vinrent y passer des vacances au calme et au bon air. L'une des fiertés de Cuges-Les-Pins ces dernières années est sans nul doute le tournage dans ses collines d’une grande partie des films de Claude Berri : Jean de Florette et Manon des Sources. Des films qui ont pu mettre en évidence la beauté des paysages de la commune. À ce sujet, la commune tente d'ailleurs aujourd'hui de séduire les touristes grâce à son très fort potentiel "nature" réunissant les paysages exceptionnels d'une Provence sauvegardée. Les occasions de randonnées et de balades sont très nombreuses.
[modifier] Héraldique
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : Fascé, d'or et de gueules de six pièces, au chef d'azur, chargé du mot CUGES d'or. |
[modifier] Politique et administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1983 | 1989 | Jean-Claude Molina | PCF | |
| juin 1995 | en cours | Gilles Aicardi | PCF | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Cuges est membre de la Communauté d'agglomération Garlaban-Huveaune-Sainte-Baume (GHB) fondée en 1992.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
Aujourd'hui la Saint Éloi reste la seule fête traditionnelle qui fédère tous les habitants du village autour du cheval. Se déroulant le 1 ° dimanche d'août, la fête organise l'un des plus importants défilés de chevaux des Bouches du Rhône.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Christelle Maurin, écrivain, Prix du Quai des Orfèvres 2006.
- Claude Gubler, médecin de François Mitterrand.
- Philippe Grimbert, écrivain, Prix Goncourt des lycéens 2004 ou 2005
- Citoyen d'honneur de la commune : Claude Berri, réalisateur
[modifier] Économie
[modifier] Culture et patrimoine
La chapelle St-Antoine surplombe le village et offre une vue imprenable sur la plaine. La montée est un peu rude mais le panorama est à « couper le souffle ». À partir de la Chapelle, de nombreuses balades pédestres sont envisageables (sauf jours de grands vents en raison du risque de feux de forêt). L'église du village, entièrement rénovée, est aussi un endroit à visiter.
Au centre du village, au pied de l'horloge, en face de l'ancienne Mairie, se trouve la « fontaine Moussue », bien connue pour avoir été envahie de mousses et de plantes en tout genre. Juste en face de celle-ci, sous l'emplacement de l'ancienne mairie, le visiteur pourra admirer un authentique lavoir taillé dans la roche, aujourd'hui protégé des dégradations par une grille. De l'autre côté de la fontaine moussue, une plaque commémorative détaillée rappelle que Victor Hugo déjeuna, en compagnie de Juliette Drouet dans une maison qui, à l'époque, était une auberge.
Le Château des Glandèves, anciens seigneurs de Cuges, a perdu son faste d'antan. Néanmoins ses contours peuvent encore être distingués (notamment une tour). Des logements, la Poste et un Bar occupent désormais les lieux.
Le fronton de l'ancienne coopérative vinicole est facilement repérable juste à côté de l'église.
Trois bunkers, vestiges de l'occupation Allemande encerclent la RN8 à l'entrée du Col de l'Ange. Ils sont accessibles à pied à partir des collines.
Pour les amateurs de balades, la plaine reste un lieu incontournable.
Aux pieds de la Chapelle, le jardin de la ville offre un coin d'ombre et de repos. Enfin, à côté de celui-ci, une zone réservée aux camping-cars est à la disponibilité des touristes amoureux de la nature ou tout simplement du calme de la Provence. À partir de ce lieu, de nombreuses balades sont également possibles.