Rugby club toulonnais

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Rugby club toulonnais

Logo du Rugby club toulonnais
Généralités
Surnoms

RCT
rouges et noirs

Les Corsaires de la rade
Fondation
Statut professionnel SASP
Couleurs rouge et noir
Stade Stade Mayol
(15 820 places)
Siège Stade Mayol
53, rue Melpomène
83100 Toulon
Championnat actuel Top 14
ERCC1
Président Drapeau : France Mourad Boudjellal
Entraîneur Drapeau : France Bernard Laporte (manager)
Drapeau : France Jacques Delmas (avants)
Drapeau : France Pierre Mignoni (arrières)
Site web www.rctoulon.com
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (4)
Championnat de 2e division (2)
Challenge Yves du Manoir (2)
International[Note 1] Coupe d'Europe (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 du Rugby club toulonnais
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Dernière mise à jour : 31 juillet 2014.

Le Rugby club toulonnais est un club de rugby à XV français basé à Toulon (Var) et actuellement présidé par Mourad Boudjellal. L'équipe première, entraînée par Bernard Laporte depuis septembre 2011, évolue en Top 14 depuis 2007 et dispute selon les années la Coupe d'Europe ou le Challenge européen.

Le club est créé le à la suite de la fusion de l'Étoile sportive varoise fondée en 1902 et de la fraction toulonnaise du Stade varois, club basé à La Seyne-sur-Mer fondé en 1907. Champion du Littoral en 1913, le club monte une première fois en première division la même année, mais est battu dès le premier tour par le futur champion l’AS Perpignan. Alors que le club est triple champion de France (1931, 1987, 1992) et après plusieurs allers-retours entre les deux échelons, il remporte le titre de Pro D2 en 2007-2008 et reste pensionnaire de l'élite depuis. En 2012, il retrouve 20 ans après son dernier sacre la finale du championnat qu'il perd face au Stade toulousain.

Le 18 mai 2013, le RCT remporte son premier titre de champion d'Europe en battant l'ASM Clermont Auvergne 16-15 en finale à l'Aviva Stadium de Dublin. Le club varois conserve son titre le 24 mai 2014 en prenant le meilleur sur les Anglais des Saracens 23-6 en finale au Millennium Stadium de Cardiff. Le 31 mai 2014, le RCT est sacré pour la quatrième fois champion de France, 22 ans après son dernier titre, au Stade de France face à Castres. À la suite de ce match, Toulon devient le premier club à remporter son championnat national et la Coupe d'Europe sous son modèle actuel. Le 2 mai 2015, le « RCT » remporte pour la troisième fois consécutivement la Coupe d'Europe en battant Clermont, sur un remake de la finale 2013. Toulon est le premier club européen à remporter trois fois de suite la compétition et rentre comme première équipe de rugby dans le cercle très fermé des formations ayant gagné plus de trois fois consécutivement une compétition internationale.

Le Rugby club toulonnais s'installe au stade Mayol au début de la saison 1920-1921. Depuis 1998, le club varois possède également un centre de formation sur lequel l'équipe première s'appuie. Il est agréé par le ministère des Sports depuis novembre 2002 et rattaché à la SASP depuis le 1er juillet 2008.

Historique[modifier | modifier le code]

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Les débuts[modifier | modifier le code]

Felix Mayol, chanteur de cabaret toulonnais. Offre au club en 192 le stade qui porte son nom et son emblème.
Félix Mayol s'investit activement dans le club durant les années 1920-1930. Il offre au club le stade qui porte aujourd'hui son nom ainsi que l'emblème de ce dernier.

Le Rugby club toulonnais naît le à la suite d'une réunion dans la salle Mon Plaisir dans le quartier de la rade, de la fusion de l'Étoile sportive varoise et de la fraction toulonnaise du Stade varois, club basé à La Seyne-sur-Mer, le tout à l'initiative de Me Leenaerts et M. Gorlier. Ils regroupent à l'origine des marins issus de l'arsenal et de toulonnais qui travaillent au port marchand Les Hauts-Garonnais du Stade toulousain sont à l'origine des couleurs toulonnaises puisqu'ils ont participé à la création du RCT en offrant des jeux de maillots rouge et noir en 1908. En 1909, le RCT participe à sa première finale nationale de Deuxième série face à l'US Montauban, après avoir battu l’Olympique de Marseille en finale du championnat du Littoral, mais s’incline lors de cette finale.

Les premiers titres[modifier | modifier le code]

En 1931, c'est la reconnaissance avec la première finale et la première victoire en championnat de France contre le Lyon olympique universitaire au Parc Lescure de Bordeaux par 6-3 (2 essais à 1). La troisième mi-temps fut dantesque avec 30 000 personnes qui se joignirent aux joueurs pour célébrer cette victoire sur les bords de la rade. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale le RCT retrouve les devants de la scène de rugby français. En 1945 le RCT part de sa cinquante-quatrième place pour remonter à la 3e place notamment grâce à son capitaine hors paire Jean Prin-Claty. Le club s'inclinera face à Lourdes en demie finale à Perpignan. Lors de la saison 1947 nombreux sont ceux à souligner le vieillissement de l’effectif au point qu'un référendum est organisé par Le Petit Varois et le journal de République pour savoir quelle équipe aligner. Les varois seront éliminés en 8e de finale par le Stade Toulousain, plus de 10 000 supporters toulonnais avaient fait le déplacement pour le match.

Le club demeure ensuite l’un des bons clubs du championnat, mais échoue à cinq reprises en finale (1948, 1968, 1971, 1985 et 1989). En 1948 le RCT réalise une très bonne saison s'imposant à Mont de Marsan et Biarritz. Les toulonnais rencontrent en demie finale Bayonne et son brillant pack. Bayonne mène 5-4 à 1 minute du terme mais un essai sur la sirène de Jaffrain qualifie le RCT sur le score de 7-5. En finale les toulonnais retrouvent Lourdes étoile montante d rugby français qui s'imposent facilement. "Le meilleur a gagné ! Ne cherchons pas d'excuse" dira Sancey le 3e ligne toulonnais. En 1949 le RCT s'incline en quart de finale face à Castres 17-6. L'année 1950 marque la fin d'une ère avec le départ de nombreux cadres de l'équipes tel Loiseau, Battaglini ou Monterola qui rejoignent Lourdes avec le statut d’international. Malgré tout les anciens réussissent à maintenir le RCT à flot qui pointe leader du championnat en janvier 1950 mais qui s'écroule en 16e de finale face à Carmaux. Durant les années 1950-60 le RCT connait un passage à vide. Pendant 10ans le club est élimé en seizième de finale, en huitième ou en quart. C'est néanmoins durant cette période que Marcel Brodrero fonde l'école de rugby du RCT encore en activité aujourd'hui.

Lors de la finale de 1968 le RCT passe tout proche du titre et la bande Herrero ne perdra le match non pas au bénéfice du score qui est de parité (6-6) mais au nombre d'essai marqués.Celle de 1985 laisse beaucoup de regrets, car les toulonnais perdent en prolongation dans le duel des Rouge et Noir contre le Stade toulousain à l'issue de l'une des plus belles finales de l'histoire[2]. Toulon menait 19-12 à 10 minutes du terme de la rencontre mais au terme d'un scénario improbable finira par s'incliner sur le score de 36 à 22.

En 1986 le RCT fait figure de favoris au titre, sa génération dorée semble capable d'atteindre le bouclier de brennus. Durant la saison régulière les varois s'imposent avec brio contre Grenoble (30-3), Bayonne (60-0). Le RCT se qualifie tour à tour pour les phases finales mais échoue cette année là à la surprise générale face à Agen sur le score de 32-18 alors que les rouges et noirs avaient dominé la première mi-temps. Enfin, grâce à une génération mythique (Manu Diaz, Bernard Herrero, Éric Champ, Gilbert Doucet, Jérôme Gallion, Jérôme Bianchi, entre autres), menée par leur entraîneur au bandana Daniel Herrero, le « Ercété » ramène enfin le Bouclier de Brennus sur la Rade en 1987, après avoir battu le Racing club de France en finale. Toulon mène cette année là une saison particulièrement aboutie, présentant un gros mental le RCT se déféra avec difficulté de Agen en demi-finale sur le score de 18-16. Lors que le RCT remporte le bouclier cela faisait 56ans que la rade n'avait plus revu le trophée. Toujours bien placé les varois n'avaient plus réussi à ramener le précieux « bout de bois » comme en témoigne les nombreuses finales perdues. Cette année là Danniel Herrero avait annoncé « le bouclier ou rien ». Invaincu cette saison à Mayol le RCT réalise une de ses saisons les plus abouties : Toulon est le meilleur club français sur toute la saison : meilleur attaque du championnat, meilleur butteur avec Bianchi, meilleur botteur avec Cauvy. Cette victoire marque l'aboutissement du projet Herrero construit depuis ans 3ans sur le combat physique et les qualités de cette talentueuse génération toulonnaise. "A Toulon tout est pardonnable sauf le manque de courage" dira Danniel Herrero peu de temps après la finale.

La saison 1988 semble être la confirmation de la précédente. Toulon hérite d'un groupe difficile en championnat mais finit leader, durant cette période le club réalise son record d'invincibilité à Mayol et l’établit à 18 mois. En challenge Yves-Du-Manoir le RCT est battu en demie finale par le futur vainqueur le Stade Toulousain mais prend sa revanche un mois plus tard en se qualifiant en demi-finale du championnat face à Tarbes au profit du Stade Toulousain sur le score de 21 à 9. Le RCT retrouve pour la 3e année consécutive les demies finales et jouent face à Tarbes, équipes surprise qualifiée in-extremis. Alors que tous le monde voient le RCT l'emporter les tarbais crées la sensation en éliminant le champion de France sur le score de 31-12. Durant toute la rencontre les varois semblent incapables de l'emporter et fatigués. Si cette saison est morose pour l'équipe première, la nationale B quant à elle est champion de France pour avoir triomphé de Béziers. Les corsaires de la rade comme on les appels réalisent une bonne saison 1989 qui restera marqué par un événement extra-sportif qui bouleversera le club. Le soir du 31 décembre 1988 Bernard Herrero reçoit une balle en plein ventre sur le port de Toulon. Il arrête sa carrière de rugbyman à l'âge de 31 ans. Orphelin de son talonneur fétiche le RCT réussit néanmoins à se qualifier pour les demies-finales au dépend de l'ASM Clermont Auvergne et affronte Narbonne en demi-finale dont les varois disposent 30 à 3. Ils retrouvent en finale les "cousins" toulousains et espèrent prendre leur revanche de fla finale de 1985. Sur les 6 dernières années le RCT c'est qualifié 3 fois pour la finale et 3 fois pour les demis finales. Malgré une volonté de revanche les toulonnais s'inclineront encore sur le score de 18 à 12. Un essai encaissé dès la première minute ayant plombé leur jeu.

Les saisons 1990 et 1991 seront en dents de scies, transition entre deux générations mais dont un match est resté dans toutes les mémoires, le huitième de finale de championnat 1990-1991 à Mayol face à l'équipe du moment Bordeaux. Le match est violent et le public de Mayol particulièrement bouillant sera très vindicatif à l'encontre des bordelais. Le RCT l'emporte 18 à 9 mais sera sévèrement défait au match retour et élimé. Cette année-là Bordeaux sera sacré Champion de France.

En 1992[3] à la surprise générale le Rugby Club Toulonnais devient champion de France pour la 3e fois de son histoire. Après avoir dû passer par les barrages, et avec une équipe de « minots » composée de quatre juniors lors de la finale (Gérald Orsoni titulaire en deuxième ligne à 19 ans, Marc de Rougemont talonneur remplaçant entré en jeu à 20 ans, Patrice Teisseire titulaire à l'arrière à 19 ans, Yann Delaigue titulaire à l'ouverture à 19 ans, ainsi que Michel Périé titulaire en pilier gauche qui a 22 ans, entre autres), empêchant Serge Blanco de toucher le Bouclier avec son club de toujours, le Biarritz olympique, pour le dernier match de sa carrière (score : 19-14). Toulon domine sa finale et muselle le chef d'orchestre biarrot Serge Blanco, un essai sur la sirène de Biarritz ne sera pas suffisant pour empêcher le RCT de décrocher le précieux titre de Champion de France L'emblématique Éric Champ ne participe pas à cette finale à la suite d'un carton rouge récolté lors de la demi-finale du Challenge Yves du Manoir perdue à Agen. C'est donc Pierre Trémouille qui est capitaine ce jour-là. La fête à Toulon réunit plus de 40 000 personnes mais à la fin de la saison André Herrero se retire du poste de président du RCT.

Le RCT perdra ensuite deux demi-finales du championnat contre le Castres olympique, sur les scores de 17-16 en 1993 et 18-13 en 1995, mais également deux demi-finales de challenge Yves du Manoir en 1995 au Stade toulousain (13-21) et en 1996 contre la Section paloise (3-5 aux tirs aux buts).

La fin de la décennie se termine par un coup de tonnerre : en raison d'un déficit cumulé de 10 millions de Francs (environ 1,5 million d'euros), la Ligue nationale de rugby décide la rétrogradation administrative, la première de l'histoire, du Rugby Club toulonnais en deuxième division le 24 juillet 2000. La saison suivante, le club manque d’un rien la remontée immédiate, mais doit s’incliner lors de la finale face à l'US Montauban. Ce n’est qu’en 2005 que le RCT est sacré champion de France de Pro D2 et réintègre l’élite. Mais avec trois victoires en 26 rencontres, Toulon retombe immédiatement en division inférieure pour la seule et unique rétrogradation sur le terrain.

La période Mourad Boudjellal[modifier | modifier le code]

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Jonny Wilkinson avec le RC Toulon en août 2009.

L’arrivée d’un nouveau président, Mourad Boudjellal, laisse présager des lendemains qui chantent. Il orchestre un recrutement spectaculaire, attirant en Pro D2 des joueurs de l’élite qui lui font affirmer que Toulon est « le quinzième club du Top 14 ». Nico Breedt, Jean-Jacques Crenca, Yann Delaigue, Isoa Domolailai, Rob Henderson, Norman Jordaan, George Kutarashvili, Dan Luger, Kiri Mariner, Daniel Muller, Gonzalo Quesada, Jean-Baptiste Rué, Siaki Tukino, Roger Warren et surtout le capitaine des All Blacks Tana Umaga participeront à la saison 2006-07 avec pour objectif de rejoindre le Top 14. Durant cette année d'espérance et d'attentes, on accuse le RCT de perdre son âme, de tomber dans les affres du professionnalisme, en mettant en avant l'instabilité du poste d'entraîneur et la forte personnalité du président. Le RCT échouera finalement de peu en demi-finale de Pro D2.

Les supporters du club des Fils de Besagne lors du match RCT-Perpignan en avril 2011.

Pour autant, la formation n’est pas délaissée. En 2005-2006, Toulon fait partie d'un club des cinq avec Pau, Montferrand, Bourgoin et Perpignan dont les trois équipes de jeunes (Espoirs, Reichel et Crabos) ont disputé les 8e de finale du Championnat de France, preuve de la vitalité de la formation toulonnaise. La belle aventure des Espoirs s'est même poursuivie jusqu'en demi-finale où ils perdront de peu face au CA Brive en étant amputés de nombreux titulaires réquisitionnés pour un match pourtant sans enjeu de l'équipe 1 à Perpignan. En 2007, les cadets RCTPM du club se voient même sacrés champions de France cadets, en battant en finale les cadets de l'USA Perpignan.

Le recrutement pour la saison 2007-08 est encore spectaculaire avec les signatures d'Orene Ai'i, joueur de l'année 2005 de rugby à sept, George Gregan, recordman mondial des sélections avec 139 matchs pour l'Australie, Andrew Mehrtens, recordman du nombre de points marqués avec les All Blacks avec 967 points, Anton Oliver, Victor Matfield, fraîchement élu meilleur joueur du monde[4], Sous les ordres de Tana Umaga, le RCT confirme ses prétentions lors du match d'ouverture grâce à une victoire fleuve contre l'AS Béziers 41-7 au stade Mayol. Après avoir conservé la première place du classement depuis la première journée, le club est finalement sacré champion de France de Pro D2 deux journées avant la fin de la saison après sa victoire contre son dauphin, le Racing Métro 92. Est également faite au cours de l'année l'annonce du recrutement de Bakkies Botha[5], destiné à reformer avec Victor Matfield la seconde ligne de rêve de l'équipe d'Afrique du Sud championne du monde. Malheureusement Botha n'arrive pas le 1er avril comme prévu, il est en effet retenu par son club des Bulls[6] et l'affaire est portée devant les tribunaux d'Afrique du Sud[7], et Matfield annonce peu après son départ de Toulon pour les Bulls à la fin de la saison[8].

La saison 2008-2009 vit notamment les signatures de Jerry Collins, Joe van Niekerk et Sonny Bill Williams. Pour ce retour en Top 14 le club finit 9e du championnat et joue pour la première fois au Stade Vélodrome de Marseille devant 60.000 spectateurs contre le Stade Toulousain (victoire 14-6) lors de la 23e journée du TOP14 .

La saison 2009-2010 est celle de la signature notamment de Pierre Mignoni, Laurent Emmanuelli, natifs de Toulon, Felipe Contepomi, Juan Martín Fernández Lobbe, Sébastien Bruno et de la légende Jonny Wilkinson. Philippe Saint-André est intronisé entraîneur. Le RCT finit invaincu dans son antre de Mayol, 2e de la phase de poule et se qualifie directement pour les demi-finales. Toulon tombe en demi-finale contre Clermont (35-29) après les prolongations et un match à suspense. Le 23 mai 2010 au Stade Vélodrome, le RCT perd la finale du Challenge européen contre les Cardiff Blues (28-21).

Frédéric Michalak au Stadium municipal de Toulouse sous les couleurs du RCT.

La saison 2010-2011 a vu débarquer à Toulon George Smith, Paul Sackey, Dean Schofield, Carl Hayman et Rudi Wulf. Afin de mieux répondre aux exigences de la LNR et des quotas de JIFF (Joueurs Issus des Filières de Formation), le club enregistre également les signatures des Français Jean-Philippe Genevois, Benjamin Lapeyre, Geoffroy Messina et Christophe Samson. Après des débuts poussifs (deux défaites lors des deux premières réceptions à Mayol), le RCT se reprend et à l'ambition de jouer les phase finales. Mais le club finit à la huitième place. Pour sa premier participation en Coupe d'Europe, le club perd en quart de finale contre l'USAP à Barcelone sur le score de 29 à 25.

La saison 2011-2012 voit le renfort notamment de Matt Giteau, Bakkies Botha, Simon Shaw, David Smith, Alexis Palisson, Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Steffon Armitage. À l'automne 2011, Philippe Saint-André, nommé entraîneur de l'équipe de France, quitte le club de la rade. Il est remplacé par Bernard Laporte, ancien sélectionneur de l'Équipe de France. Ce dernier après une 3e place lors de la saison régulière réussit à hisser le club en finale du Challenge européen perdue contre le Biarritz olympique (21-18). Et en finale du championnat de France Top 14 face au Stade toulousain après avoir battu le Racing Métro 92 (17-14) en quart, et l'ASM Clermont Auvergne (15-12) en demi finale. Cette finale perdue (18-12) est la première finale disputée par le RCT depuis 1992.

La saison 2012-2013 est marquée par les arrivées de dix renforts de Chris Masoe, Maxime Mermoz, Frédéric Michalak, Nicolas Durand, Nick Kennedy, Delon Armitage, Gethin Jenkins, Andrew Sheridan, le retour de Rudi Wulf, puis Danie Rossouw et Rocky Elsom. Durant la saison régulière le RCT domine de la tête et des épaules le championnat avec Clermont et termine deuxième avec 8 points d'avance sur le troisième Toulouse. Le RCT semble doté d'une équipe capable d'aller chercher des titres. Après avoir éliminé les Anglais des Saracens à Londres sur le score de 24-12, le RC Toulon devient le champion d'Europe pour la première fois de son histoire et dès sa deuxième participation seulement, en battant en finale de la Coupe d'Europe l'ASM Clermont Auvergne sur le score de 16 à 15[9]. Jonny Wilkinson est le grand artisan du succès européen du RCT, il réalise un 100 % au pied face aux perches en quart de finale, demi-finale et finale. Marquant tous les points de son équipe jusqu'à la finale où il transforme l'essai de Delon Armitage. L'équipe parvient, moins d'une semaine après son titre, à accéder à la finale du Top 14 en battant le Stade toulousain tenant du titre sur un score sans appel de 24 à 9 alors que Toulon semblait partir outsider de cette demi-finale. Le président toulonnais Mourad Boudjellal avait notamment expliqué qu'après le succès en Coupe d'Europe de son équipe ses joueurs iraient sans doute en « tongs » sur le terrain, Toulon retrouve donc le Stade de France un an après et échoue encore de justesse par 14 à 19 face à Castres[10].

Bryan Habana et Mamuka Gorgodze, deux joueurs stars du RCT
Bryan Habana et Mamuka Gorgodze deux des recrues phares de ces dernières années. L'un connu pour être le plus prolifique marqueur d'essai des Springboks, l'autre une valeur sur du championnat en termes de combat.

La saison 2013-2014 est elle marquée notamment par l'arrivée de cinq figures emblématiques du ballon ovale avec Bryan Habana, Drew Mitchell, Martin Castrogiovanni, Juan Smith et Ali Williams et du jeune espoir fidjien Josua Tuisova et en cours de saison de Craig Burden et Alexandre Menini. Le club effectue un bon début de saison qui lui permet rapidement de se qualifier pour les phases finales de la Coupe d'Europe. Cependant entre décembre et février l'équipe connait des moments difficiles en Top14 dont le point d'orge reste la défaite contre Grenoble à Mayol. Suite à cette défaite, due selon Bernard Laporte à une erreur d'arbitrage le groupe toulonnais se retrouve privé de son manager, ce dernier, ayant qualifié de « pipasse » l'arbitre de la rencontre, est suspendu trois mois. Le RCT enchaîne d'autres défaites comme face à Brive et pointe 7e du championnat à six journées de la fin. Dès lors les rouges et noirs réussissent un sans faute. Ces victoires permettent au RCT de finir leader du championnat. Accèdant directement à la demi-finale de Lille, les Toulonnais disposent du Racing-Metro92 sur les score de 18-10. Jonny Wilkinson et Matt Giteau sont les grands artisans de la victoire toulonnaise. En Coupe d'Europe, l'équipe réussit à conserver son trophée. Le RCT finit premier de sa pool et bat le Leinster en quart de finale 24-12 à Mayol puis le Munster au Vélodrome en demie. Ils retrouvent en finale les leaders du championnat d'Angleterre, les Saracens. En battant ces derniers sur le score de 23 à 6, le club devient le troisième à conserver son titre européen deux ans d'affilée et la première équipe française à réussir cette performance. Enfin, le 31 mai 2014, le RC Toulonnais remporte son quatrième titre de Champion de France après 22 ans d'attente. Le retour des joueurs à Toulon est célébré par 50 000 personnes sur les bords de la rade. La finale est également le dernier match de la carrière de Jonny Wilkinson, qui réussit un ultime drop, le RCT s'imposant 18-10.

La saison 2014-2015 et marquée par l'arrivée de deux stars, James O'Connor et Leigh Halfpenny, des internationaux français Romain Taofifénua et Guilhem Guirado, argentins Juan Martín Hernández et Nicolas Sanchez, et des valeurs sûres du Top 14 Gerhard Vosloo et Mamuka Gorgodze. Le RCT réussit un début de championnat sans encombre finissant champion d'automne pour la deuxième année consécutive. En Coupe d'Europe, le RCT hérite d'une poule difficile composée de l'Ulster, Leicester et des Scarlets de Lianelli. Néanmoins le champion d'Europe en titre sort leader de sa poule. Ils affrontent le 5 avril 2015 à Mayol les London Wasps et s'imposent 32-18. Les rouges et noirs se qualifient pour la troisième fois consécutive en demi-finale de Coupe d'Europe et recoivent au Vélodrome de Marseille le Leinster. Le match est fermé et difficile pour les deux équipes qui se rendent coup pour coup les pénalités. À la fin des 80 minutes, le RCT et le Leinster sont à égalité. Toulon l'emporte 25-20 au terme des prolongations grâce à un essai de Bryan Habana. Le RCT se qualifie pour la troisième fois d'affilée en finale de la coupe d'Europe, performance que seul le club de Toulouse avait réalisé en 2003, 2004 et 2005. En finale, les Toulonnais retrouvent les Clermontois qu'ils ont vaincu deux ans plus tôt. Les 20 premières minutes sont à l'avantage de Clermont, mais le RCT fait le dos rond avant de revenir au score et de prendre la tête à une minute de la mi-temps grâce à un essai de Mathieu Bastareaud. En seconde période, Toulon domine, bien que rejoint un temps par Clermont, 19-18 pour le RCT à 10 minutes du terme. La victoire est obtenue grâce à un essai de Drew Mitchell qui parcoure 30 mètres en échappant au plaquage de six défenseurs. Toulon s'impose 24-18 face à Clermont et remporte pour la troisième fois consécutive la coupe d'Europe, une première dans l'histoire du rugby.

Les recrues de la saison 2015-2016 sont déjà connues : Napolioni Nalaga, Ma'a Nonu, Jonathan Pélissié, Salesi Ma'afu,Samu Manoa, Thibault Lassalle et Quade Cooper.

Palmarès[11][modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances du Rugby Club toulonnais dans les diverses compétitions françaises et européennes.

Équipe première[modifier | modifier le code]

Palmarès du Rugby club toulonnais
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions nationales disparues
Coupe d'Europe
Challenge européen
Rugby Masters Coupe intercontinentale
  • Finaliste (1) : 2015
Championnat de France de première division
Championnat de France de deuxième division
Championnat de France de deuxième série
  • Vice-champion (1) : 1909
Challenge Yves du Manoir
Challenge du club complet
Challenge Antoine Béguère
  • Finaliste (2) : 1978, 1980

Finales du Rugby club toulonnais[modifier | modifier le code]

L'équipe première du club toulonnais a disputé 15 finales dont les détails sont donnés dans le tableau suivant :

Compétition Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Championnat de France RC Toulon 6 – 3 Lyon OU Parc Lescure, Bordeaux 10 000
Championnat de France FC Lourdes 11 – 3 RC Toulon Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 29 753
Championnat de France FC Lourdes 9 – 9 ap[Note 3] RC Toulon Stadium municipal, Toulouse 28 526
Championnat de France AS Béziers 15 – 9 ap RC Toulon Parc Lescure, Bordeaux 27 737
Championnat de France Stade toulousain 36 – 22 ap RC Toulon Parc des Princes, Paris 37 000
Championnat de France RC Toulon 15 – 12 Racing club de France Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France RC Toulon 19 – 14 Biarritz olympique Parc des Princes, Paris 48 000
Challenge européen Cardiff Blues 28 – 21 RC Toulon Stade Vélodrome, Marseille 48 875
Challenge européen Biarritz olympique 21 – 18 RC Toulon The Stoop, Twickenham 9 376
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 79 612
Coupe d'Europe RC Toulon 16 – 15 ASM Clermont Aviva Stadium, Dublin 50 148
Championnat de France Castres olympique 19 – 14 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 80 033
Coupe d'Europe RC Toulon 23 – 6 Saracens Millennium Stadium, Cardiff 67 578
Championnat de France RC Toulon 18 – 10 Castres olympique Stade de France, Saint-Denis 80 174
Coupe d'Europe RC Toulon 24 – 18 ASM Clermont Twickenham, Londres 56 662

Autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve[modifier | modifier le code]

Championnat de France des réserves 
Championnat de France espoirs 
  • Vice-champion (1) : 2011
Challenge des Provinces espoirs
  • Vainqueur (1) : 1998
Challenge des Provinces Nationale B
  • Vainqueur (1) : 1993

Équipes juniors[modifier | modifier le code]

Championnat de France Reichel
  • Champion (3) : 1997, 1998, 2010
  • Vice-champion (3): 1974, 1996, 2005
Challenge des Provinces Reichel
  • Vainqueur (3) : 1985, 1997, 1998
Challenge des Provinces Crabos
  • Vainqueur (3) : 1988, 1994, 1996

Équipe cadets[modifier | modifier le code]

Championnat de France cadets/U15
  • Champion (3) : 1974, 2007, 2014(équipe U15)
  • Vice-champion (1) : 1975
Challenge Gaudermen
  • Vainqueur (1) : 1974
  • Finaliste (4) : 1955, 1990, 2003, 2004

Identité du club[modifier | modifier le code]

L'emblème[modifier | modifier le code]

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Félix Mayol dessiné en 1904 avec son brin de muguet au revers de la veste.

C'est en l'honneur de Félix Mayol, chanteur français né à Toulon le 18 novembre 1872 et décédé dans cette même ville le 1er novembre 1941, qui est le dernier grand nom du café-concert et qui porte toujours un brin de muguet au revers de sa jaquette, que le club a placé cette fleur sur son écusson. Le soir de sa première entrée en scène, une amie lui glisse un brin de muguet qui lui porte chance et il décide d'en faire son emblème. C'est en 1921 que le muguet de « Parrain Félix » devient l'emblème du Rugby club toulonnais. Clin d'œil à la chance, le brin de muguet qui orne l'écusson porte 13 clochettes.

Rivalités[modifier | modifier le code]

Toulon partage une rivalité avec le FC Grenoble[12],[13] par le jeu des deux équipes qui se veut physique et rude. Ces classiques sont souvent des matchs âpres et très tendus. Le RCT partage également une importante histoire commune avec le Stade Toulousain, pourvoyeur des premiers maillots varois rouges et noirs en 1908. Les deux grands clubs rouges et noirs sont devenus au fil des années des rivaux. Les finales entrent Toulonnais et Toulousains sont particulièrement âpres comme en témoigne celle de 1985. En 2012 la finale de Top 14 a ranimé les passions des deux cotés, les matchs entre ces deux équipes restent un moment fort de la saison. Le 28 mars 2015 le match Toulon-Toulouse a réuni au Vélodrome de Marseille 64 819 personnes.

Les clubs de supporters[modifier | modifier le code]

  • Les Fadas
  • Les Fils de Besagne
  • Le Mayol's club
  • Les Mordus
  • Les Z'acrau
  • Les Dragons
  • Les Bull's
  • Les Calus
  • Les Corsaires de la rade

Toulon joui d'une forte cote de popularité notamment dans le sud-est de la France. Le RCT est souvent représenté comme le club de la Provence-Méditerranée. Le club est également supporté ailleurs en France, ainsi le RCT possède un club de supporters à paris appelé les "Fadas de Paris" et un autre à Lille également. Depuis la finale de top14 1985 jouée et perdue contre le ST les supporters Toulonnais on pris l'habitude faire le déplacement en nombres lors des finales de championnat à Paris. En 1992 ils seront plus de 30 000 à envahir les rues de la capitale pour la finale face au Biarritz Olympique. Le parc des princes ne pouvant accueillir que 15 000 supporters de chaque équipe nombreux seront les toulonnais à regarder la finale dans les bars du quartiers Saint Germain ou de Boulogne-Billancourt. Plus de 40 000 personnes fêterons sur le port le titre de champion de France. En 2012,2013 et 2014 plus de 12 000 toulonnais étaient montés pour assister à la rencontre au Stade de France qui devait départager le champion de France. Des TGV spéciaux sont dès lors affrétés par la SNCF. Ce véritable "débarquement" donne souvent lieu à des scènes de fêtes Gare de Lyon et Place de la Bastille lieu de rendez vous des supporters toulonnais avant de se rendre au Stade de France. L'ambiance du stade Mayol est connue pour être fervente quoi que pas toujours des plus fair-play. De même le Stade Mayol est réputé pour son ambiance. Notamment lors des matchs importants.

Par ailleurs l'arrivée des joueurs au Stade Mayol est également un moment fort de l'avant match ou les supporters rouges et noirs "communient" avec leurs joueurs "La descente du bus" comme on la surnomme est ce moment ou les joueurs descendent du bus pour rejoindre les vestiaires sous le stade. Durant ce moment ils doivent traverser une petite rue d'une soixantaine de mètres. Les supporters toulonnais se massent et forment dès lors une haie d'honneur pour les joueurs rejoignant le vestiaire. Ils les touchent et les encouragent à leur passage et donnent selon les dires de certains joueurs "une force supplémentaire" . Cette communion est devenue célèbre et est aujourd'hui incontournables. Lors des matchs importants cette descnte du bus peut devenir très impressionnante. Des centaines de personnes se pressant dans la ruelle, sur les toits avoisinants pour encourager les joueurs qui passent. Le sélectionneur du XV d'Angleterre ayant été impressionné par les images des joueurs toulonnais a décidé de mettre en place une pratique similaire en 2013 lors de l'arrivée de ses joueurs à Twickenham

Pilou-Pilou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pilou-Pilou (chanson).

Le célèbre cri de guerre poussé par Marcel Bodrero dans les années 1940 a perduré. Cette version du Pilou a été retranscrite par Jean-Louis Gruarin. Elle est reprise par l'association "Les Fadas" sur un CD sorti en 2001.

À noter que des célébrités ont également participé à ce chant d'avant les matchs, à Mayol, tels que le chanteur Youssoupha, les comédiens Charles Berling, José Garcia et Michaël Youn, au cours de la saison 2012-2013.

La Coupo Santo[modifier | modifier le code]

Depuis la saison 2004/2005, le RCT commence certains matchs par un chant polyphonique de l'hymne officieux provençal[14].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le stade Félix-Mayol[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Mayol.

Félix Mayol offrit une forte somme d'argent pour acquérir un terrain et vendit ses chansons au profit du Club afin de financer les installations sportives. Inauguré le 28 mars 1920, le stade Mayol est situé en plein cœur de Toulon dans le quartier de Besagne, à deux pas de la Rade, au pied du Faron, face à la Méditerranée. À noter que le stade est une donation du chanteur Félix Mayol. Le Stade Mayol est atypique car situé en plein cœur de Toulon. Comme le souligne La Vie sportive : "Le stade offrait l’exemple unique en France de stade aussi rapproché du centre ville". Le stade Mayol occupe effectivement une position stratégique : près du quartier de Besagne, grand pourvoyeur de joueurs du R.C.T., à portée de drop du Cours Lafayette et des cafés du Port où les supporters se croisaient et discutaient d’abondance, et guère éloigné du boulevard de Strasbourg et de ses brasseries, sièges des sociétés sportives toulonnaises en ce temps là.

En 1921, le stade faillit bien disparaître. En effet, un projet d’implantation d’un vélodrome fut présenté en conseil municipal et le premier adjoint M. Coulomb fit remarquer que le stade Mayol n’était pas une installation définitive car il occupait un emplacement en vertu d’une tolérance accordée par le Génie militaire sous la municipalité Micholet et qu’en plus il était revendiqué par la Chambre de commerce pour établir les voies ferrées qui devaient relier la gare PLM, la gare du Sud-France et le port de commerce. Ce projet, bien qu’adopté par le conseil municipal, ne fut jamais mené à bien et finalement, le « Grand Parc Omnisports » de la ville de Toulon se construira à Font-Pré dès 1936.

Ensuite, le Stade Mayol a subi les affres de la guerre (53 trous de bombes). Il est reconstruit ou rénové en 1947, puis en 1965, en 1983 et dans les années 1990. Il a depuis 2013 une capacité de 15 820 places et a vu la grandeur et la gloire du Rugby club toulonnais, mais aussi ses déboires. Durant plusieurs saisons, le RCT partagea le stade avec les footballeurs du Sporting Club de Toulon, alors en première division. D’ailleurs, le ballon rond est toujours d’actualité au Stade Mayol puisque s’y déroule depuis 1975 le Festival Espoirs de Toulon.

En avril 1990, un centre commercial est érigé sur le site de Besagne juste derrière le stade et un parking de 3 000 places est installé en sous-sol du stade. D’une superficie de 50 000 m2, ce centre sera rejoint par un Palais des Congrès (le Palais Neptune) et un hôtel pour les congressistes, le tout sur la place dite Besagne.

Toutes les grandes équipes sont venues dans l'enceinte du Stade Mayol, et le stade a accueilli régulièrement des rencontres internationales lors de tournées d'équipes telles que la Nouvelle-Zélande (en 1986, 1990 et 1995), l’Afrique du Sud, l'Australie, le Canada, l'Italie, la Russie, la Namibie, les Barbarians.

Une rénovation « perlée » du stade est en cours depuis fin 2009 et devrait être terminée courant 2013 avec l'agrandissement de la tribune Delangre (dotée de loges).

Les tribunes rendent hommage à des joueurs du Rugby club toulonnais tragiquement décédés :

  • tribune Bonnus (surplombant l'ancienne voie ferrée, longeant l'avenue Roosevelt), en souvenir de Michel Bonnus décédé en août 1959 à l'âge de 44 ans des suites d'une attaque ;
  • tribune Lafontan (présidentielle), nommée ainsi en l'honneur de Jules Lafontan qui, devenu résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, tomba sous les balles allemandes à la libération de Toulon en 1944 ;
  • tribune Delangre (face au Faron, dos à la Rade), en souvenir de Eugène Delangre qui s'éteignit en 1970 ;
  • tribune Finale (au pied du Faron, face à la Rade), en hommage à Charles Finale, jeune pilier tragiquement décédé à la suite d'un match plus que houleux entre Toulon et Grenoble en Challenge Yves du Manoir le 26 octobre 1964.

Au début du mois de février 2014, Hubert Falco le maire de Toulon annonce un nouveau projet d'agrandissement et de rénovation du stade. En effet, le stade Mayol est considéré comme le cœur de la ville, il n'est donc pas envisageable de construire un nouveau stade. Le projet consiste à :

  • l'installation d'un espace de 800 places debout ;
  • la création d'un quart de virage de 1.500 places situé entre les tribunes Delangre et Bonnus ;
  • un remodelage de la tribune Finale, dans le but de rajouter 1 200 places ;
  • et la reconstruction de la tribune Delangre qui sera dotée de loges et comptera plus de 4 000 places.

En décembre 2014 le projet d’agrandissement du stade est présenté. Le quart de virage prévu sera construit pendant l'intersaison 2015-2016, portant la capacité du stade à 17 000 places. Le projet final consiste à créer un stade de 18 500 places d'ici l'année 2018.

L'école de rugby[modifier | modifier le code]

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Le centre de formation du Rugby club toulonnais est agréé par le ministère des Sports depuis novembre 2002, mais il fonctionne depuis 1998. Il est rattaché à la SASP depuis le 1er juillet 2008 conformément à la convention signée avec l'Association.

Le centre de formation a comme double objectif d'offrir aux stagiaires qui désirent être professionnel, une formation sportive en adéquation avec les exigences du haut niveau, tout en préparant d'ores et déjà leur reconversion, au travers d'une formation scolaire, universitaire ou professionnelle répondant aux attentes et aspirations spécifiques de chacun.

Par ailleurs, la structure et les moyens du Centre de Formation sont utilisés pour faire partager ses valeurs d'éducation, de pédagogie, de respect, de formation et d'intégration sociale en participant aux opérations d'intérêts générales menées par le Club : « Balle Ovale », intervention dans les quartiers et Stages Sport et Découverte.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur du Rugby club toulonnais.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

L’Avenue des Légendes[modifier | modifier le code]

Créée par le RCT et la ville de Toulon à l’effigie des légendes qui ont marqué l’histoire du club[15]. L'avenue des légendes a été financé de manière participative sur Ulule, récoltant 5 338 préventes de pavés[16]. Au total, 20 personnalités seront représentées sur l'avenue :

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs successifs du Rugby Club toulonnais
Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
1983-1991 Drapeau : France Daniel Herrero Championnat de France 1987
1991-1995 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore Championnat de France 1992
1995-1996 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Michel Miquélis
1996-1997 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Alain Carbonel
août 1997- novembre 1997 Drapeau : France Edmond Jorda Drapeau : France Alex Dejardin
décembre 1997- juin 1998 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
1998 - novembre 1999 Drapeau : France Serge Luca Drapeau : France Patrice Blachère
novembre 1999 - 2000 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Philippe Sauton
2000 - 2001 Drapeau : France Éric Dasalmartini
Drapeau : France Michel Bonnus
2001 - 2002 Drapeau : France Michel Bonnus
2002 - 2003 Drapeau : France Philippe Sauton
2003 - janvier 2006 Drapeau : France Aubin Hueber Drapeau : France Thierry Louvet Championnat de Pro D2 2005
Janvier 2006 - octobre 2006 Drapeau : France Alain Teixidor Drapeau : France Olivier Beaudon
Octobre 2006 - Janvier 2007 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Edmond Jorda
Janvier 2007 - mai 2007 Drapeau : Australie Tim Lane Drapeau : France Franck Comba
Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Mai 2007 - octobre 2008 Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Drapeau : France Martial Cottin
Championnat de Pro D2 2008
Octobre 2008 - mai 2009 Drapeau : France Aubin Hueber
Mai 2009 - mai 2010 Drapeau : France Philippe Saint-André Drapeau : France Aubin Hueber
Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga
Mai 2010 - juin 2011 Drapeau : France Aubin Hueber
juin 2011 - septembre 2011 Drapeau : France Olivier Azam
Drapeau : France Pierre Mignoni
septembre 2011 - 2013 Drapeau : France Bernard Laporte Coupe d'Europe 2013
2013 - 2015 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : France Pierre Mignoni
Coupes d'Europe 2014 et 2015
Championnat de France 2014
2015 - 2016 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : Australie Steve Meehan

Présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs du Rugby club toulonnais
Saisons Présidents
1908-1915 Drapeau : France Louis Gorlier
1918- ? Drapeau : France Dr Busquet
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
1934- ? Drapeau : France Me Lanfle
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
 ? Drapeau : France M. Pepino
 ? Drapeau : France Dr Léon Flottes
 ? Drapeau : France Aimé Martin
1972-1982 Drapeau : France Claude Beth
1982 - 1984 Drapeau : France M. Messac
1984 - 1989 Drapeau : France Roger Vigouroux
1989 - 1991 Drapeau : France Victor Agostini
1991 - 1992 Drapeau : France André Herrero
1992 - 1994 Drapeau : France Patrick Rouard
1994 - 1996 Drapeau : France Loris Pedri & Jean-Louis Lagadec
Novembre 1996 - 1997 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
Novembre 1997 - 1999 Drapeau : France Roger Vigouroux
1999 (intérim durant une nuit) Drapeau : France André Véran
Janvier 1999 - 2000 Drapeau : France Jean-Claude Meiffret
Janvier 2000 - Juin 2000 Drapeau : France Jean-Luc Bertrand
Juin 2000-2003 Drapeau : France Jérôme Gallion
2003-2006 Drapeau : France Éric Champ
2006-2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal et Stéphane Lelièvre
Depuis 2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal

Effectif 2014-2015[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections (pts) Dernier club Arrivée au club
(année)
JIFF
Craig Burden Talonneur Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2013 non
Guilhem Guirado Talonneur Drapeau de la France France 31 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Jean-Charles Orioli Talonneur Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Xavier Chiocci Pilier gauche Drapeau de la France France 3 (0) Formé au club - oui
Florian Fresia Pilier gauche Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Alexandre Menini Pilier gauche Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Biarritz olympique 2013 oui
Karim Bougherara Pilier droit Drapeau de la France France - Drapeau : France Section paloise 2014 oui
Martín Castrogiovanni Pilier droit Drapeau de l'Italie Italie 110 (60) Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 2013 non
Levan Chilachava Pilier droit Drapeau de la Géorgie Géorgie 23 (10) Formé au club - oui
Carl Hayman Pilier droit Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 45 (10) Drapeau : Angleterre Newcastle Falcons 2010 non
Bakkies Botha Deuxième ligne Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 85 (35) Drapeau : Afrique du Sud Bulls 2011 non
Andy Cramond Deuxième ligne Écosse Écosse - Drapeau : Écosse Aberdeen Grammar 2014 non
Konstantin Mikautadze Deuxième ligne Drapeau de la Géorgie Géorgie 31 (5) Formé au club - oui
Jocelino Suta Deuxième ligne Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Stade montois 2008 oui
Romain Taofifénua Deuxième ligne Drapeau de la France France 8 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Ali Williams Deuxième ligne Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 77 (35) Drapeau : Nouvelle-Zélande Blues 2013 non
Steffon Armitage Troisième ligne aile/centre Drapeau de l'Angleterre Angleterre 5 (0) Drapeau : Angleterre London Irish 2011 oui
Virgile Bruni Troisième ligne aile Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Mamuka Gorgodze Troisième ligne aile Drapeau de la Géorgie Géorgie 59 (120) Drapeau : France Montpellier HR 2014 non
Stéphane Munoz Troisième ligne aile Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Juan Smith Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 70 (10) Drapeau : Afrique du Sud Cheetahs 2013 non
Gerhard Vosloo Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : France ASM Clermont 2014 non
Juan Martín Fernández Lobbe Troisième ligne centre Drapeau de l’Argentine Argentine 61 (30) Drapeau : Angleterre Sale Sharks 2009 non
Chris Masoe Troisième ligne centre Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 20 (15) Drapeau : France Castres olympique 2012 non
Michael Claassens Demi de mêlée Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 8 (5) Drapeau : Angleterre Bath Rugby 2013 non
Nicolas Durand Demi de mêlée Drapeau de la France France 2 (0) Drapeau : France Racing Métro 92 2012 oui
Éric Escande Demi de mêlée Drapeau de la France France - Drapeau : France Montpellier HR 2014 oui
Sébastien Tillous-Borde Demi de mêlée Drapeau de la France France 14 (15) Drapeau : France Castres olympique 2011 oui
Anthony Meric Demi de mêlée Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Frédéric Michalak Demi de mêlée/d'ouverture Drapeau de la France France 71 (377) Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2012 oui
Juan Martín Hernández Demi d'ouverture Drapeau de l’Argentine Argentine 52 (133) Drapeau : France Racing Métro 92 2015 non
UJ Seuteni Demi d'ouverture Drapeau de l'Australie Australie - Drapeau : Australie Queensland Reds 2014 non
Matt Giteau Demi d'ouverture/Centre Drapeau de l'Australie Australie 92 (684) Drapeau : Australie Brumbies 2011 non
Mathieu Bastareaud Centre Drapeau de la France France 33 (15) Drapeau : France Stade français 2011 oui
Théo Belan Centre Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Maxime Mermoz Centre Drapeau de la France France 30 (15) Drapeau : France USA Perpignan 2012 oui
Ivan Roux Centre Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Rudi Wulf Centre Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 5 (5) Drapeau : Nouvelle-Zélande Blues 2012 non
Jimmy Yobo Centre Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade aurillacois 2014 oui
Bryan Habana Ailier Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 106 (285) Drapeau : Afrique du Sud Stormers 2013 non
Drew Mitchell Ailier Drapeau de l'Australie Australie 63 (150) Drapeau : Australie Waratahs 2013 non
David Smith Ailier Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Drapeau : Australie Western Force 2011 non
Josua Tuisova Ailier Drapeau des Fidji Fidji - Formé au club 2013 non
Delon Armitage Arrière Drapeau de l'Angleterre Angleterre 26 (44) Drapeau : Angleterre London Irish 2012 oui
Leigh Halfpenny Arrière Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 60 (483) Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues 2014 non

Staff technique 2014-2015[modifier | modifier le code]

Nom Poste Nationalité sportive
Bernard Laporte Manager général Drapeau de la France France
Jacques Delmas Entraîneur (avants) Drapeau de la France France
Pierre Mignoni Entraîneur (arrières) Drapeau de la France France
Tom Whitford Manager (assistant) Drapeau de l'Angleterre Angleterre
David Fraisse Analyste vidéo Drapeau de la France France
Paul Stridgeon Responsable des performances athlétiques Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Gilles Allou Préparateur physique Drapeau de la France France
Gilles Panzani Intendant Drapeau de la France France
Jean-Pierre Darnaud Osthéopathe Drapeau de la France France

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Après avoir eu notamment Adidas, Asics ou Puma, le RCT porte depuis la saison 2012-2013 des maillots signés par l'entreprise suisse Burrda Sport[17].

Évolution du budget[modifier | modifier le code]

  • 2010-2011 : 19,05 M€[18]
  • 2011-2012 : 19,67 M€[18]
  • 2012-2013 : 21,84 M€[18]
  • 2013-2014 : 23,663 M€[19]
  • 2014-2015 : 25,37 M€ [20]

Matchs mémorables[modifier | modifier le code]

  • RC Toulon - Lyon OU 6-0 (essais : Borréani, Servole ; essai : Panel) : premier Brennus pour le RCT en 1931, l'arrivée à Toulon donne lieu à des scènes d'hystérie collective avec 30 000 personnes qui accompagnent les vainqueurs de la gare jusqu'au siège du club, le "Café de la Paix et du Sport".
  • RC Toulon - Biarritz olympique 19-14 (essai : Repon (44e), drops : Delaigue (37e, 47e), Hueber (75e), pénalités : Teisseire (5e), Jehl (15e) ; essais : Feuillade (8e), Hontas (78e), pénalités : Blanco (19e), Arriéta (73e)) : troisième Brennus complètement inattendu en 1992 pour une équipe de minots lors du dernier match de Serge Blanco
  • RC Toulon - ASM Clermont 16-15 (essai : D. Armitage 64e, pénalités : Wilkinson (15e, 46e, 61e, 65e) : victoire du RC Toulon en finale de la H-Cup contre l'AS Clermont Auvergne 16 à 15. Premier titre européen du club. Lors de la 1re mi-temps le match est équilibré entre les 2 équipes qui se quittent sur un score de parité 3-3. Au retour des vestiaires les clermontois plantent en 10 minutes 2 essais aux toulonnais 15-3. Grâce à la botte de Jonny Wilkinson le RCT réussit à remonter à 15-9 et à la 64e minute réussit à repasser devant grâce à l'essai transformé de Delon Armitage. 16-15, le score ne bougera plus malgré les tentatives auvergnates qui vont se heurter à une défense toulonnaise qui ne commettra pas de fautes. À la 78e miniute Skrela tente le drop de victoire pour Clermont contré par Bastareaud. Dans un dernier élan Clermont repart à la charge et Sivivatu laisse échapper en touche le ballon de l'essai. Toulon est champion d'Europe
  • RC Toulon - ASM Clermont 24-18 (essais : Mathieu Bastareaud, Drew Micthell, pénalités Leight Halphenny 18eme, 27ème, 49ème, 62ème) : Dans un remake du match de l'édition 2013 le RCT retrouve Clermont à Twickenham, le temple du rugby anglais, Toulon est dominé durant les 20 premières minutes et fini par remettre la main sur le match. Le RCT l'emporte et devient champion d'Europe 2015. Le RCT rentre dans l'histoire du rugby européen et décrochant 3 fois de suite la grande coupe d'Europe, une performance jamais effectuée auparavant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Le titre est partagé avec le Stade toulousain.
  3. En raison des évènements de mai 68, la finale fut disputée avec trois semaines de retard. À la fin du temps règlementaire, les deux équipes étaient à 6-6 puis à 9-9 à la fin de la prolongation. Pour ne pas avoir à disputer une nouvelle finale largement hors saison, le FC Lourdes fut déclaré champion de France au nombre d'essais marqués, 2 contre aucun pour le RC Toulon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « le Palmarès », sur www.rctoulon.com (consulté le 25 mai 2014)
  2. Pierre Lafond et Jean-Pierre Bodis, Encyclopédie du rugby français, Dehedin,‎ , broché, 779 p. (ISBN 978-2-907356-03-9, lire en ligne)
  3. « Castres et Toulon, leur dernier titre », sur www.lefigaro.fr,‎ (consulté le 13 juillet 2013)
  4. Nicolas Augot, « Matfield, roi du monde », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique,‎ (consulté le 16 mars 2012)
  5. « Botha à Toulon », sur www2.lequipe.fr, L'Équipe,‎ (consulté le 16 mars 2012)
  6. Maxime Raulin, « Bakkies Botha bloqué ? », sur www2.lequipe.fr, L'Équipe,‎ (consulté le 16 mars 2012)
  7. Maxime Raulin, « Le clan Botha contre-attaque », sur www2.lequipe.fr, L'Équipe,‎ (consulté le 16 mars 2012)
  8. « Matfield reviendra aux Bulls », sur www2.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 1er mai 2008 (consulté le 16 mars 2012)
  9. « H-Cup: le RCT sur le toit de l'Europe! », sur www.varmatin.com,‎ (consulté le 19 mai 2013)
  10. Stéphane Pulze, « Castres et " la magie du rugby " », sur http://www.republicain-lorrain.fr/,‎ (consulté le 5 février 2014)
  11. « le Palmarès », sur www.rctoulon.com (consulté le 25 mai 2014)
  12. « FCG - TOULON: Une Histoire une Rivalité », sur journees-portes-ouvertes.com, reportage de France 3 (consulté le 2 novembre 2012)
  13. « Toulon-Grenoble: les rivaux de toujours », sur www.youtube.com, reportage par varmatin (consulté le 26 janvier 2013)
  14. http://www.rctoulon.com/fr/page/la_Coupo_Santo/
  15. L'Avenue des Légendes
  16. "Ulule dépasse les 15 millions d’€ collectés !", Good Morning Crowd Funding, Marie, 22 avril 2014
  17. « Toulon : Burrda nouvel équipementier », sur www.rugby365.fr (consulté le 2 janvier 2014)
  18. a, b et c « Toulon: 4ème budget du Top 14 », sur http://www.blog-rct.com/ (consulté le 5 février 2014)
  19. « Top 14 : les budgets des clubs pour la saison 2013-2014 », sur /http://www.lerugbynistere.fr (consulté le 5 février 2014)
  20. http://www.lerugbynistere.fr/news/top-14--les-budgets-clubs-saison-2014-2015-1208141134.php

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie et discographie[modifier | modifier le code]

  • Au soleil de Besagne: si le rugby, le Rugby-club et Toulon nous étaient contés, de Marcel Bodrero, éd. Var matin, 1989
  • Le Pilou-Pilou, CD 4 titres édité par l'association "Les Fadas" (paroles Marcel Bodrero, retranscrites par Jean-Louis Gruarin), 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]