Rugby club toulonnais

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Rugby club toulonnais
Logo du Rugby club toulonnais
Généralités
Surnoms RCT
Les Rouge et Noir
Les Corsaires de la rade
Fondation
Statut professionnel SASP
Couleurs rouge et noir
Stade stade Mayol
(15 400 places)
Siège Stade Mayol
53, rue Melpomène
83100 Toulon
Championnat actuel Top 14
ERCC1
Président Drapeau : France Mourad Boudjellal
Entraîneur Drapeau : France Bernard Laporte (manager)
Drapeau : France Jacques Delmas (avants)
Drapeau : Australie Steve Meehan (arrières)
Site web www.rctoulon.com
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (4)
Championnat de 2e division (2)
Challenge Yves du Manoir (2)
International[Note 1] Coupe d'Europe (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2015-2016 du Rugby club toulonnais
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Dernière mise à jour : 10 juillet 2015.

Le Rugby club toulonnais est un club de rugby à XV français basé à Toulon (Var) et actuellement présidé par Mourad Boudjellal. L'équipe première, entraînée par Bernard Laporte depuis septembre 2011, évolue en Top 14 depuis 2008 et dispute selon les années la Coupe d'Europe ou le Challenge européen.

Créé le , le club est trois fois champion de France de l'élite (en 1931, 1987 et 1992), avant de connaître en 2000 une rétrogradation administrative en Pro D2. Champion de France de Pro D2 2005, le RCT monte en Top 14, mais ses résultats sur le terrain le font redescendre dès 2006. En 2008, à nouveau champion de France de Pro D2, il retrouve le Top 14, qu'il n'a plus quitté depuis.

Il est le premier club européen à remporter trois fois d'affilée la Coupe d'Europe, en 2013, 2014 et 2015. En 2014, il remporte son quatrième titre de champion de France, réalisant ainsi un doublé Coupe d'Europe-Championnat.

Le Rugby club toulonnais s'installe au stade Mayol au début de la saison 1920-1921. Depuis 1998, il possède un centre de formation sur lequel s'appuie l'équipe première.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

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Les débuts (1908-1930)[modifier | modifier le code]

Homme tenant un chapeau melon et un parapluie à la main, donnant le bras à une femme, tous deux souriant.
Le chanteur toulonnais Félix Mayol (ici avec Gaby Morlay) s'investit activement dans le club durant les années 1920-1930. Il offre au club le stade qui porte aujourd'hui son nom, ainsi que le brin de muguet comme emblème.

En 1907, naît le Stade varois, issu de la fusion de l'Union sportive seynoise et de l'Étoile sportive toulonnaise (tous deux fondés en 1902). Mais le Stade varois a une existence éphémère. En mars 1908, une équipe réunit des joueurs de la Sélection maritime, du Sporting club télégraphique et du Stade varois[1]. Enfin, le 3 juin, l'association Rugby club toulonnais est créée : elle est issue de la fusion de l'Étoile sportive toulonnaise, du Racing club et du Sporting club[2]. Les Haut-Garonnais du Stade toulousain (créé l'année précédente) parrainent le nouveau club. Ceci est à l'origine des couleurs rouge et noire du RCT, même si la raison exacte n'est pas connue : le nouveau club aurait voulu rendre hommage à son parrain, ou bien celui-ci lui aurait offert un jeu de maillots[3] En 1909, le club remporte le championnat du Littoral, en battant en finale l’Olympique de Marseille[1]. La même année, il participe à sa première finale nationale de deuxième série face à l'US Montauban. Il perd cette finale 15 à 3[4].

Pendant neuf ans, le Rugby club toulonnais n'a pas d'existence officielle. Ce n'est que le qu'il est déclaré en sous-préfecture. Le premier président est un joueur, un Toulonnais, Louis Gorlier. L'équipe est composée en grande partie de marins de la « Royale »[1].

Premier titre de champion de France (1931)[modifier | modifier le code]

En 1931, c'est la reconnaissance, avec la première finale et la première victoire en championnat de France contre le Lyon olympique universitaire, le 10 mai, au Parc Lescure de Bordeaux par 6 à 3 (2 essais à 1)[5]. La troisième mi-temps est dantesque, avec 30 000 personnes qui se joignent aux joueurs pour célébrer cette victoire sur les bords de la rade[1]. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le RCT retrouve les devants de la scène de rugby français. Lors de la saison 1945-1946, il part de la 54e place pour remonter à la 3e place grâce notamment à son capitaine hors pair, Jean Prin-Clary. Le club s'incline face à Lourdes en demi-finale, à Perpignan (5-4)[1]. Lors de la saison 1946-1947, nombreux sont ceux qui soulignent le vieillissement de l’effectif, au point qu'un référendum est organisé par Le Petit Varois et La République pour savoir quelle équipe aligner. Les Varois sont éliminés en huitième de finale par le Stade toulousain (16-3)[1]. Plus de 10 000 supporters toulonnais ont fait le déplacement pour le match.

Le club demeure ensuite l’un des bons clubs du championnat, mais échoue à cinq reprises en finale (1948, 1968, 1971, 1985 et 1989). En 1947-1948, le RCT réalise une très bonne saison, s'imposant à Mont-de-Marsan et à Biarritz. Les Toulonnais rencontrent en demi-finale Bayonne et son brillant pack. Bayonne mène 5-4 à une minute du terme. Mais un essai sur la sirène de Marc Jaffrain qualifie le RCT, sur le score de 7-5[1]. En finale, les Toulonnais retrouvent Lourdes, étoile montante du rugby français, qui s'impose facilement (11-3)[1]. « Le meilleur a gagné ! Ne cherchons pas d'excuse », dit Sancey, le troisième ligne toulonnais. En 1949, le RCT s'incline en quart de finale face à Castres, 17-6[1].

Années difficiles (1950-1983)[modifier | modifier le code]

L'année 1950 marque la fin d'une ère, avec le départ de nombreux cadres de l'équipe, tels les internationaux Daniel Loiseau et Thomas Mantérola qui rejoignent Lourdes. Malgré tout, les anciens réussissent à maintenir le RCT à flot. Le club pointe leader du championnat en janvier 1950. Mais il s'écroule en seizième de finale, face à Carmaux[1]. Durant les années 1950-1960, le RCT connaît un passage à vide. Pendant dix ans, le club est éliminé en seizième de finale, en huitième ou en quart. C'est néanmoins durant cette période, au début des années 1950, que Marcel Bodrero fonde l'école de rugby du RCT. Elle remporte en 1958[Note 2] le premier Challenge Marcel-Michelin. Elle est encore en activité aujourd'hui[6]. Et c'est en 1955 que le RCT remporte pour la première fois le Challenge du club complet[7].

Lors de la finale de 1968 face à Lourdes, le RCT passe tout près du titre. « La bande au Herrero[Note 3] » perd le match non pas au vu du score, qui est de parité (9-9, après prolongations), mais au nombre d'essais marqués (0-2)[8].

En 1970, le RCT remporte le challenge Yves du Manoir, face au SU Agen (25-22)[9]. En 1971, en finale du Championnat, il est battu par Béziers (9-15)[10]. En conflit avec les dirigeants, onze joueurs (dont dix titulaires[11]) quittent alors le RCT pour signer au RCC Nice, club de 2e division[12]. En 1974, le RCT remporte pour la deuxième fois le Challenge du club complet, grâce à sa Nationale B (championne de France pour la deuxième année consécutive[7]) et à ses cadets (champions de France)[12]. Mais, pendant dix ans, de 1974 à 1983, l'équipe première ne réussit pas à passer le cap des huitièmes de finale[12].

L'époque du grand RCT : le deuxième titre de champion de France (1987)[modifier | modifier le code]

Ancien troisième ligne centre de l'équipe première (de 1966 à 1971), Daniel Herrero devient en 1983 entraîneur du RCT[13]. Il conduit le club en finale en 1985, finale qui laisse beaucoup de regrets, car les Toulonnais perdent en prolongation dans le duel des rouge et noir, contre le Stade toulousain, à l'issue de l'une des plus belles finales de l'histoire[14] : Toulon mène 19-12 à dix minutes de la fin, mais, au terme d'un scénario improbable, finit par s'incliner sur le score de 22 à 36[12].

En 1985-1986, le RCT fait figure de favori au titre. Sa génération dorée semble capable d'atteindre le bouclier de Brennus. Durant la phase régulière, il s'impose avec brio contre Grenoble (30-3) et Bayonne (60-0). Dans les phases finales, il se qualifie tour après tour. À la surprise générale, il échoue en demi-finale face à Agen, sur le score de 18 à 38[12], après avoir dominé la première mi-temps.

En début de saison 1986-1987, l'entraîneur au bandana Daniel Herrero annonce : « Le bouclier ou rien. » Cela fait 56 ans que la rade n'a pas revu le trophée. Toujours bien placés, les Varois n'ont plus réussi à ramener le précieux « bout de bois », comme en témoignent les nombreuses finales perdues. Grâce à une génération mythique (Manu Diaz, Bernard Herrero, Éric Champ, Gilbert Doucet, Jérôme Gallion, Jérôme Bianchi, entre autres) et grâce à l'entraîneur Daniel Herrero, le « Ercété » mène cette année-là une saison particulièrement aboutie, présentant un gros mental, restant invaincu à Mayol. Toulon est le meilleur club français sur toute la saison : meilleure attaque du championnat, meilleur buteur avec Bianchi, meilleur botteur avec Cauvy. Le RCT se défait avec difficulté d'Agen en demi-finale, sur le score de 18 à 16. Il bat le Racing club de France en finale par 15 à 12[15]. Cette victoire marque l'aboutissement du projet Herrero, construit depuis trois ans sur le combat physique et les qualités de cette talentueuse génération toulonnaise. Le « Ercété » ramène enfin le bouclier de Brennus sur la Rade. « À Toulon, tout est pardonnable, sauf le manque de courage », dit Daniel Herrero peu de temps après la finale.

La saison 1987-1988 semble être la confirmation de la précédente. Toulon hérite d'un groupe difficile en championnat, mais finit leader. Durant cette période, le club établit son record d'invincibilité à Mayol : 18 mois. En challenge Yves du Manoir, il est battu en demi-finale par le futur vainqueur, le Stade toulousain. Mais il prend sa revanche un mois plus tard, en quart de finale du Championnat, en l'emportant sur le Stade toulousain par 21 à 9. Le RCT dispute pour la troisième année consécutive une demi-finale. Il est opposé à Tarbes, équipe surprise qualifiée in extremis. Alors que tous le monde voit le RCT l'emporter, les Tarbais créent la sensation en éliminant le champion de France sur le score de 31 à 12[12] : durant toute la rencontre, les Varois ont paru fatigués, incapables de l'emporter. Si cette saison est morose pour l'équipe première, la réserve est quant à elle championne de France de Nationale B pour avoir triomphé de Béziers (15-12).

Les « corsaires de la rade », comme on les appelle, réalisent une bonne saison 1988-1989. Mais celle-ci reste marquée par un événement extra-sportif qui bouleverse le club. Le soir du , Bernard Herrero reçoit une balle en plein ventre sur le port de Toulon[16]. Il arrête sa carrière de rugbyman à l'âge de 31 ans. Orphelin de son talonneur fétiche, le RCT réussit néanmoins à se qualifier pour les demi-finales aux dépens de l'ASM Clermont Auvergne. Il affronte Narbonne en demi-finale, et l'emporte 30 à 3. Il retrouve en finale les « cousins » toulousains, espérant prendre sa revanche de la finale de 1985. Mais les Toulonnais s'inclinent encore, sur le score de 12 à 18[12], un essai encaissé dès la première minute ayant plombé leur jeu. Sur les six dernières années, le RCT s'est qualifié trois fois pour la finale et trois fois pour les demi-finales.

Les saisons 1989-1990 et 1990-1991 sont en dents de scie. C'est une période de transition entre deux générations. Mais un match est resté dans toutes les mémoires, le huitième de finale du championnat 1990-1991, à Mayol, face à l'équipe du moment, Bordeaux-Bègles. Le match est violent, et le public de Mayol, particulièrement bouillant, se montre très vindicatif à l'encontre des Bordelais. Le RCT l'emporte 18 à 9. Mais il est sévèrement défait au match retour (6-22), et éliminé. Cette année-là, Bordeaux-Bègles est sacré champion de France.

Troisième titre de champion de France (1992)[modifier | modifier le code]

En 1991, André Herrero prend la présidence du RCT[17] et son frère Daniel cède le poste d'entraîneur à Jean-Claude Ballatore. À la fin de cette saison 1991-1992, Toulon doit passer par les barrages. Il arrive néanmoins en finale le , face au Biarritz olympique, avec une équipe de « minots » qui compte quatre juniors[12]. On y trouve notamment Gérald Orsoni, 19 ans, titulaire en deuxième ligne ; Marc de Rougemont, 20 ans, talonneur remplaçant, qui entre en cours de jeu ; Patrice Teisseire, 19 ans, titulaire à l'arrière ; Yann Delaigue, 19 ans, titulaire à l'ouverture ; Michel Périé, 22 ans, titulaire en pilier gauche… L'emblématique Éric Champ ne participe pas à cette finale, à la suite d'un carton rouge récolté lors de la demi-finale du Challenge Yves du Manoir, perdue, à Agen[12]. C'est donc Pierre Trémouille qui est capitaine ce jour-là. Toulon domine sa finale et muselle le chef d'orchestre biarrot Serge Blanco. Un essai sur la sirène de Biarritz n'est pas suffisant pour empêcher le RCT de l'emporter (19-14). À la surprise générale, le Rugby club toulonnais devient champion de France pour la troisième fois de son histoire[18], empêchant Serge Blanco de toucher le Bouclier avec son club de toujours, pour le dernier match de sa carrière[12]. La fête à Toulon réunit plus de 40 000 personnes. André Herrero se retire du poste de président du RCT[17].

Toulon perd ensuite deux demi-finales du championnat contre le Castres olympique, sur les scores de 17-16 en 1993 et de 18-13 en 1995 ; mais également deux demi-finales de challenge Yves du Manoir, en 1995 au Stade toulousain (13-21) et en 1996 contre la Section paloise (3-5 aux tirs aux buts)[12].

Le début du professionnalisme[modifier | modifier le code]

Le , l'International Rugby Football Board fait disparaître de ses statuts toute mention de l'amateurisme. Dès l'année suivante, 600 joueurs français deviennent professionnels[19].

Depuis le sacre de 1992, le RCT semble porté par une nouvelle génération très talentueuse, à l'image des internationaux Christian Califano, Christophe Dominici, Michel Périé (tous trois d'origine varoise), Marc de Rougemont et Yann Delaigue. Pourtant, à partir de la saison 1996-1997, le club connaît toutes sortes de difficultés. En début de saison, on découvre un déficit de 9 millions de francs[12],[Note 4]. Le RCT évite de justesse la relégation en battant le Racing Club de France le . Les saisons 1997-1998 et 1998-1999 voient le malaise s'aggraver. À l'intersaison 1998, une douzaine de joueurs de l'équipe première quittent le club[12]. Le virage du professionnalisme est difficilement pris par les dirigeants. Le 12 mai, une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour gérer la section professionnelle[20]. Durant la saison 1998-1999, le RCT réalise un exploit en infligeant à Brive l'unique défaite à domicile de sa saison régulière (40-35). En phase qualificative, il termine à égalité de points avec Grenoble, qui n'a pris aucun carton rouge durant la saison : c'est Grenoble qui est qualifié pour les quarts de finale[12].

Les deux descentes en Pro D2 (2000 et 2006)[modifier | modifier le code]

Durant la saison 1999-2000, rien ne va plus au RCT. Des conflits aboutissent au départ des entraîneurs et de certains joueurs. En l’absence de sponsor, le club n'arrive pas à surmonter ses difficultés financières. Sportivement, la saison est moyenne, et le RCT joue sa survie le contre Agen. L'ambiance est bouillante, et le match tendu. Le RCT l'emporte 21 à 20[21]. Il semble sauvé de la relégation. L'émotion est très forte dans le stade. La totalité du public reste pendant de longues minutes à applaudir les joueurs qui, eux, fondent en larmes. Pendant un mois, le club bataille avec la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG), tentant d'assainir ses comptes pour se sauver de la relégation administrative. Il lance une campagne de financement populaire, qui ne suffit pas à renflouer ses caisses. La décennie se termine sur un coup de tonnerre : le , en raison d'un déficit cumulé de 10 millions de francs (un peu plus d'1,9 million d'euros 2015), la Ligue nationale de rugby décide la rétrogradation administrative — la première de l'histoire — du Rugby club toulonnais en Pro D2[22]. Elle est vécue comme une véritable humiliation et comme une injustice par de nombreux Toulonnais. La saison suivante, le club manque d’un rien la remontée immédiate : il doit s’incliner lors de la finale face à l'US Montauban[22] (9-15). Ce n’est qu’en 2005 que le RCT est sacré champion de France de Pro D2 et réintègre l’élite[22]. Mais, en 2005-2006, avec trois victoires en 26 rencontres, Toulon retombe immédiatement en division inférieure[22] (pour sa seule et unique rétrogradation sur le terrain).

Les deux premières années Boudjellal (2006-2008)[modifier | modifier le code]

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portrait de face, chemise blanche col ouvert, veste noire, cheveux ras, souriant.
Mourad Boudjellal, président du RCT, en 2014.

Le , la SAOS, société gérant la section professionnelle, devient une SASP (société anonyme sportive professionnelle). Deux hommes d'affaires toulonnais, Mourad Boudjellal et Stéphane Lelièvre, investissent, prennent le contrôle de 51 % de la SASP, et deviennent coprésidents[23]. Leur arrivée fait espérer des lendemains qui chantent. Ils orchestrent en effet un recrutement spectaculaire, attirant en Pro D2 des joueurs de l’élite. Ce qui fait dire à Boudjellal que Toulon est « le quinzième club du Top 14[24] ». Nico Breedt, Jean-Jacques Crenca, Yann Delaigue, Isoa Domolailai, Rob Henderson, Norman Jordaan, George Kutarashvili, Dan Luger, Kiri Mariner, Daniel Muller, Gonzalo Quesada, Jean-Baptiste Rué, Siaki Tukino, Roger Warren et surtout le capitaine des All Blacks Tana Umaga[25] participent à la saison 2006-2007, avec pour objectif de rejoindre le Top 14. Durant cette année d'espérance et d'attentes, on accuse le RCT de perdre son âme, de tomber dans les affres du professionnalisme ; on pointe du doigt l'instabilité du poste d'entraîneur et la forte personnalité du coprésident Boudjellal. En demi-finale des barrages d'accession au Top 14, le RCT échoue (17-21) face à La Rochelle[26].

portrait de face, en survêtement bleu et noir orné de l'écusson All Blacks.
Tana Umaga, centre, puis manager du RCT.

Pour autant, la formation n’est pas délaissée. En 2005-2006, Toulon fait partie d'un club des cinq avec Pau, Montferrand, Bourgoin et Perpignan dont les trois équipes de jeunes (Espoirs, Reichel et Crabos) disputent les huitièmes de finale du championnat de France, preuve de la vitalité de la formation toulonnaise. La belle aventure des Espoirs se poursuit même jusqu'en demi-finale, où ils perdent de peu face au CA Brive en étant amputés de nombreux titulaires — réquisitionnés pour un match, pourtant sans enjeu, de l'équipe 1, à Perpignan. En 2007, les cadets RCTPM du club se voient même sacrés champions de France cadets, en battant en finale les cadets de l'USA Perpignan (16-10)[27].

Le , le coprésident Stéphane Lelièvre se met en retrait[28]. Il vend des parts. Mourad Boudjellal devient majoritaire, et seul président du club. Le 31 mai, Tana Umaga est nommé manager général pour deux saisons[29]. Le recrutement pour la saison 2007-2008 est encore spectaculaire, avec les signatures d'Orene Ai'i, joueur de l'année 2005 de rugby à sept ; George Gregan, recordman mondial des sélections avec 139 matchs pour l'Australie ; Andrew Mehrtens, recordman du nombre de points marqués avec les All Blacks avec 967 points ; Anton Oliver ; Victor Matfield, fraîchement élu meilleur joueur du monde[30]. Sous les ordres de Tana Umaga, l'équipe confirme ses prétentions lors du match d'ouverture, grâce à une victoire fleuve contre l'AS Béziers, 41-7, au stade Mayol. Le 18 février 2008, le club annonce le recrutement de Bakkies Botha[31], destiné à reformer avec Victor Matfield la seconde ligne légendaire de l'équipe d'Afrique du Sud championne du monde. Mais Botha n'arrive pas en mars comme prévu : il est retenu par son club des Bulls[32]. L'affaire est portée devant les tribunaux d'Afrique du Sud[33]. Peu après, Matfield annonce son départ de Toulon pour les Bulls à la fin de la saison[34]. Ayant conservé la première place du classement depuis la première journée, le RCT est sacré champion de France de Pro D2 en battant son dauphin, le Racing Métro 92 (31-17), le 25 mai, à deux journées de la fin de la saison[35].

Retour décisif en Top 14 (2008)[modifier | modifier le code]

Wilkinson vêtu de blanc, dans le mouvement du tir, jambe gauche repliée, bas droit tendu légèrement vers le haut.
Jonny Wilkinson, demi d'ouverture du RC Toulon, en Top 14 contre Toulouse, en décembre 2011.

Le RCT retrouve donc une nouvelle fois le Top 14, et cette fois est la bonne. La saison 2008-2009 voit notamment les signatures de Jerry Collins, de Joe van Niekerk et de Sonny Bill Williams[36]. Le [37], le RCT joue pour la première fois au stade Vélodrome de Marseille, contre le Stade toulousain (victoire 14-6), devant 56 900 spectateurs[38]. Pour son retour en Top 14, le club finit 9e du Championnat[39].

La saison 2009-2010 voit arriver notamment Pierre Mignoni et Laurent Emmanuelli, tous deux natifs de Toulon ; Felipe Contepomi ; Juan Martín Fernández Lobbe ; Sébastien Bruno ; et la légende Jonny Wilkinson. Philippe Saint-André est intronisé manager[40]. Le RCT finit invaincu dans son antre de Mayol, deuxième de la phase de poule, et se qualifie directement pour les demi-finales[41]. Il chute en demi-finale face à Clermont (29-35), après les prolongations et un match à suspense[42]. Le , au stade Vélodrome, il perd la finale du Challenge européen contre les Cardiff Blues (28-21)[43].

La saison 2010-2011 voit débarquer à Toulon George Smith, Paul Sackey, Dean Schofield, Carl Hayman et Rudi Wulf. Afin de mieux répondre aux exigences de la Ligue nationale de rugby et des quotas de JIFF (joueurs issus des filières de formation), le club enregistre également les signatures des Français Jean-Philippe Genevois, Benjamin Lapeyre, Geoffroy Messina et Christophe Samson[44]. Après des débuts poussifs (deux défaites lors des deux premières réceptions à Mayol), le RCT se reprend. Il a l'ambition de jouer les phases finales. Mais il finit à la huitième place[45]. Pour sa première participation en Coupe d'Europe, il perd en quart de finale contre l'USA Perpignan, à Barcelone, sur le score de 25 à 29[46].

Frédéric Michalak au Stadium municipal de Toulouse sous les couleurs du RCT.

La saison 2011-2012 voit arriver en renfort Matt Giteau, Bakkies Botha, Simon Shaw, David Smith, Alexis Palisson, Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Steffon Armitage[47]. À l'automne 2011, Philippe Saint-André, nommé entraîneur de l'équipe de France, quitte le club de la rade. Il est remplacé par Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France[48]. Laporte, après une troisième place lors de la saison régulière du Top 14, réussit à hisser le club en finale du Challenge européen, finale perdue contre le Biarritz olympique (18-21)[49]. En Top 14, le RCT bat le Racing Métro 92 (17-13) en quart, et l'ASM Clermont Auvergne (15-12) en demi-finale. Pour la première fois depuis 1992, il accède à la finale de l'élite. Il perd cette finale (12-18) face au Stade toulousain[50].

Premier titre européen (2013)[modifier | modifier le code]

La saison 2012-2013 est marquée par le renfort de Chris Masoe, Maxime Mermoz, Frédéric Michalak, Nicolas Durand, Nick Kennedy, Delon Armitage, Gethin Jenkins, Andrew Sheridan, et par le retour de Rudi Wulf, puis de Danie Rossouw et de Rocky Elsom[51]. Durant la saison régulière, Clermont et le RCT dominent le championnat. Toulon termine deuxième, avec huit points d'avance sur le troisième, Toulouse. Le RCT semble doté d'une équipe capable d'aller chercher des titres. En demi-finale de Coupe d'Europe, il élimine les Anglais des Saracens, à Londres (24-12)[52]. Et, le , il bat en finale l'ASM Clermont Auvergne sur le score de 16 à 15[53]. Le RC Toulon devient champion d'Europe dès sa deuxième participation. Jonny Wilkinson est le grand artisan du succès européen : il réalise un 100 % face aux perches en quart de finale, en demi-finale et en finale ; il passe un drop en quart contre Leicester[54] et un autre en demi contre les Saracens[55] ; il marque tous les points de son équipe dans ces trois matchs, jusqu'à l'essai en finale de Delon Armitage (68e), qu'il transforme.

Le président Boudjellal annonce qu'après un tel triomphe, les joueurs évolueront sans doute en tongs en demi-finale du Top 14[56]. Le RCT semble en effet partir en outsider face à Toulouse, champion de France en titre. Mais il réussit, moins d'une semaine après son sacre européen, à l'emporter sur le score de 24 à 9. Toulon retrouve donc le Stade de France, pour la finale du Top 14 face à Castres. Il échoue encore, par 14 à 19[57]. Le RCT organise une fête sur le port et dans le stade Mayol. Elle réunit plus de 40 000 personnes.

Le doublé : deuxième titre européen et quatrième titre de champion de France (2014)[modifier | modifier le code]

Ruck opposant des joueurs du Stade français, en blanc, à des joueurs de Toulon, en rouge. Habana et Gorgodze, qui ne participent pas au ruck, surveillent le débat.
Bryan Habana et Mamuka Gorgodze, deux des recrues phares du début des années 2010. L'un connu pour être le plus prolifique marqueur d'essai des Springboks, l'autre une valeur sûre du Top 14 en termes de combat.

La saison 2013-2014 est marquée notamment par l'arrivée de cinq figures emblématiques du ballon ovale : Bryan Habana, Drew Mitchell, Martin Castrogiovanni, Ali Williams[22] et Juan Smith[58]. Le RCT recrute aussi le jeune espoir fidjien Josua Tuisova et, en cours de saison, Craig Burden et Alexandre Menini. Le club effectue un bon début de saison, qui lui permet rapidement de se qualifier pour les phases finales de la Coupe d'Europe. Cependant, entre décembre et février, l'équipe connaît en Top 14 des moments difficiles, avec en point d'orgue la défaite du 4 janvier face à Grenoble (21-22), à Mayol. Bernard Laporte l'attribue à une erreur d'arbitrage. Il se répand en injures envers l'arbitre, ce qui lui vaut d'être suspendu 16 semaines[59]. Le groupe toulonnais se retrouve privé de son manager. Il réussit néanmoins à finir leader du championnat. Il dispose du Racing-Metro 92 en demi-finale du Top 14 (16-6). En Coupe d'Europe, il finit premier de sa poule. Il bat le Leinster (29-14) en quart de finale, à Mayol[60] ; puis le Munster (24-16) en demi-finale, au stade Vélodrome[61]. Il retrouve en finale les Saracens, qui sont également en finale du championnat d'Angleterre. En battant ces derniers sur le score de 23 à 6, le RCT devient le troisième club à conserver son titre européen deux ans d'affilée[62], et la première équipe française à réussir cette performance[63].

Enfin, le , le RC toulonnais réussit le doublé : il remporte contre Castres (18-10) son quatrième titre de champion de France, après 22 ans d'attente. Cette finale est le dernier match de la carrière de Jonny Wilkinson, qui réussit un ultime drop[64]. Le retour des joueurs à Toulon est célébré par 60 000 personnes sur les bords de la rade. Pour couronner le tout, le 8 juin, les minimes A du RCT remportent le Super Challenge de France Élite[65], l'équivalent d'un championnat de France[66].

Troisième titre européen (2015)[modifier | modifier le code]

Portrait de face, maillot rouge et noir, orné de l'écusson RCT. Parle dans le micro de RMC que lui tend un journaliste.
Drew Mitchell, ailier du RC Toulon.

La saison 2014-2015 est marquée par l'arrivée de deux stars, James O'Connor et Leigh Halfpenny ; par celle des internationaux français Romain Taofifénua et Guilhem Guirado[67] ; par celle des Argentins Juan Martín Hernández et Nicolas Sanchez ; par celle de valeurs sûres du Top 14, Gerhard Vosloo et Mamuka Gorgodze ; et par celle des espoirs Éric Escande, UJ Seuteni (en) et Jimmy Yobo. Le RCT réussit un début de Top 14 sans encombre, finissant champion d'automne pour la deuxième année consécutive. En quart de finale de la Coupe d'Europe, il bat les London Wasps (32-18) à Mayol[68]. En demi-finale, il bat le Leinster (25-20 après prolongations), au stade Vélodrome, grâce à un essai de Bryan Habana sur interception[69]. Les Toulonnais se qualifient donc pour la troisième fois d'affilée en finale de la Coupe d'Europe : ils vont affronter les Clermontois, qu'ils ont vaincu deux ans plus tôt. À Twickenham, le , la victoire est obtenue grâce à un essai de Drew Mitchell, qui parcourt 30 mètres en échappant au plaquage de six défenseurs. Le RCT s'impose 24 à 18 et remporte pour la troisième fois consécutive la Coupe d'Europe, une première dans l'histoire du rugby[70].

En Top 14, il finit premier de la phase régulière. En demi-finale, face au Stade français, les joueurs du RCT évoluent dans une ambiance difficile, leur ancien coéquipier Jerry Collins s'étant tué le matin même avec son épouse dans un accident de voiture. Une minute de silence est respectée. Les joueurs varois portent un brassard et une pancarte « RIP Brothers J. Collins » au moment de la présentation des effectifs. Toulon est battu par le Stade français (16-33)[71].

Les recrues internationales de la saison 2015-2016 sont Ma'a Nonu, Jonathan Pélissié, Salesi Ma'afu, Samu Manoa, Charles Ollivon, Matthew Stevens, Paul O'Connell et Duane Vermeulen (en)[72]. Côté managers, Bernard Laporte va rester « seul patron » jusqu'à la fin de la saison. À partir de décembre 2015, Diego Domínguez sera près de lui à temps plein, mais en tant qu'assistant[73].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Performances de l'équipe première[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances de l'équipe première dans les diverses compétitions françaises et européennes[7].

Palmarès du Rugby club toulonnais
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions nationales disparues
Coupe d'Europe
Challenge européen
Rugby Masters Coupe intercontinentale
  • Finaliste (1) : 2015
Championnat de France de première division
Championnat de France de deuxième division
Championnat de France de deuxième série
  • Vice-champion (1) : 1909
Challenge Yves du Manoir
Challenge du club complet
Challenge Antoine Béguère
  • Finaliste (2) : 1978, 1980

Finales de l'équipe première[modifier | modifier le code]

L'équipe première du club toulonnais a disputé 16 finales dont les détails sont donnés dans le tableau suivant.

Compétition Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Championnat de France RC Toulon 6 – 3 Lyon OU Parc Lescure, Bordeaux 10 000
Championnat de France FC Lourdes 11 – 3 RC Toulon Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 29 753
Championnat de France FC Lourdes 9 – 9 ap[Note 6] RC Toulon Stadium municipal, Toulouse 28 526
Championnat de France AS Béziers 15 – 9 ap RC Toulon Parc Lescure, Bordeaux 27 737
Championnat de France Stade toulousain 36 – 22 ap RC Toulon Parc des Princes, Paris 37 000
Championnat de France RC Toulon 15 – 12 Racing club de France Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France RC Toulon 19 – 14 Biarritz olympique Parc des Princes, Paris 48 000
Challenge européen Cardiff Blues 28 – 21 RC Toulon Stade Vélodrome, Marseille 48 875
Challenge européen Biarritz olympique 21 – 18 RC Toulon The Stoop, Twickenham 9 376
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 79 612
Coupe d'Europe RC Toulon 16 – 15 ASM Clermont Aviva Stadium, Dublin 50 148
Championnat de France Castres olympique 19 – 14 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 80 033
Coupe d'Europe RC Toulon 23 – 6 Saracens Millennium Stadium, Cardiff 67 578
Championnat de France RC Toulon 18 – 10 Castres olympique Stade de France, Saint-Denis 80 174
Coupe d'Europe RC Toulon 24 – 18 ASM Clermont Twickenham, Londres 56 662

Records et distinctions de l'équipe première[modifier | modifier le code]

En 1987, le RCT est élu par le journal L'Équipe meilleur club de l'année, mais aussi meilleure attaque[74].

En 2014, le RCT devient le premier club français à réussir le doublé Championnat-Coupe d'Europe dans son format actuel, c'est-à-dire avec une semaine d'intervalle entre les deux finales. Le doublé a déjà été réalisé par Toulouse en 1996, mais à l'époque la finale de Coupe d'Europe se déroulait en janvier, et les clubs anglais ne participaient pas[75]. À l'échelle européenne, deux autres clubs ont déjà réussi le doublé : Leicester (en 2001) et les Wasps (en 2004).

En mai 2014, Steffon Armitage est élu par l'ERC meilleur joueur européen de la saison 2013-2014. Il succède à un autre joueur toulonnais, Jonny Wilkinson[76]. En octobre, lors de la onzième Nuit du rugby, le RCT fait le plein de récompenses pour la saison 2013-2014 : meilleur joueur du Top 14 (Matt Giteau), meilleur staff du Top 14 (Bernard Laporte, Jacques Delmas et Pierre Mignoni) et « Trophée d'honneur du Top 14 » (Jonny Wilkinson)[77]. En janvier 2015, le RCT est sur une première liste des meilleures équipes du monde de l'année 2014, en vue des Laureus World Sports Awards, aux côtés du Real Madrid, de l'équipe de basket des San Antonio Spurs et de l'équipe de Formule 1 Mercedes[78]. En février, il ne fait pas partie des six nommés[79], mais c'est la première fois qu'un club de rugby est en lice.

En mai 2015, le RCT remporte une troisième Coupe d'Europe consécutive. C'est une première dans l'histoire du rugby, et un fait rare dans l'histoire du sport international. Les Toulonnais détiennent donc le record du nombre de victoires successives. Au total du nombre de victoires, ils se classent seconds du palmarès européen (trois victoires), à égalité avec le Leinster (2009, 2011, 2012), et derrière Toulouse (quatre fois vainqueur : 1996, 2003, 2005, 2010)[70].

Palmarès des autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve[modifier | modifier le code]

Championnat de France des réserves 
Challenge des Provinces Nationale B
  • Vainqueur (1) : 1993

Équipe espoirs[modifier | modifier le code]

Championnat de France espoirs

Le Championnat de France espoirs a été créé en 2003 et s'adresse aux joueurs de moins de 23 ans jusqu'à l'issue de la saison en cours.

  • Vice-champion (1) : 2011
Challenge des Provinces espoirs
  • Vainqueur (1) : 1998

Équipes juniors[modifier | modifier le code]

Championnat de France Reichel
  • Champion (3) : 1997, 1998, 2010
  • Vice-champion (3): 1974, 1996, 2005
Challenge des Provinces Reichel
  • Vainqueur (3) : 1985, 1997, 1998
Challenge des Provinces Crabos
  • Vainqueur (3) : 1988, 1994, 1996

Équipe cadets[modifier | modifier le code]

Championnat de France Alamercery
  • Champion (2) : 1974, 2007
  • Vice-champion (1) : 1975
Championnat de France Gaudermen
  • Champion (1) : 1974
  • Vice-champion (5) : 1955, 1990, 2003, 2004, 2015

Équipe minimes[modifier | modifier le code]

Super Challenge de France Élite

Le Super Challenge de France Élite, « l'équivalent d'un championnat de France », est créé en 1980 pour les moins de 15 ans (minimes A). Depuis 2003, c'est une compétition officielle dans le calendrier de la Fédération française de rugby[66].

Identité du club[modifier | modifier le code]

L'emblème[modifier | modifier le code]

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Félix Mayol dessiné en 1904 avec son brin de muguet au revers de la veste.

Le chanteur Félix Mayol, le dernier grand nom du café-concert, l'interprète de Viens, Poupoule, est né à Toulon le [80], et mort sur les hauteurs du cap Brun le [81]. Il est à l'origine du brin de muguet figurant sur l'écusson du RCT. Le , juste avant sa première au Concert parisien, il ne trouve pas de camélia pour glisser à sa boutonnière. Il le remplace par un brin de muguet qu'une amie, Jenny Cook, lui a offert le matin même à sa descente de train. Le brin de muguet porte chance au jeune provincial : il est engagé pour trois ans. Il décide d'en faire son emblème, et en fleurit dès lors le revers de sa jaquette[82]. En 1921, le muguet de « Parrain Félix[83] » devient l'emblème du Rugby club toulonnais. Clin d'œil à la chance, le brin qui orne l'écusson porte 13 clochettes. En juin 2015, le club dévoile un logo modernisé. Il met en avant l'identité de la ville de Toulon, au détriment du sigle RCT, afin d'améliorer son identification[84].

Évolution du logo

Rivalités[modifier | modifier le code]

Toulon et le FC Grenoble nourrissent une longue rivalité, en raison du jeu physique et rude des deux équipes. Leurs rencontres ont souvent été tendues. Mais l'arrivée du professionnalisme et la vigilance des caméras de télévision assagissent les joueurs, et font évoluer les mentalités. De l'avis des deux camps, cette rivalité appartient au passé[85].

Le RCT partage une importante histoire commune avec le Stade toulousain, qui le parraine en 1908[3]. Les deux grands clubs rouge et noir deviennent au fil des années des rivaux[86]. Les finales de Championnat entre Toulonnais et Toulousains sont particulièrement âpres, comme en témoigne celle de 1985[87]. Celle de 2012 ranime les passions des deux côtés. Même les matchs de phase régulière entre ces deux équipes restent un moment fort : le , le match Toulon-Toulouse réunit au stade Vélodrome de Marseille 64 819 personnes[88].

Dans les années 2010, Toulon est en rivalité avec l'ASM Clermont Auvergne, rivalité due en grande partie à la pression médiatique, à la préoccupation des journalistes de donner au rugby français un véritable « classico ». D'autant que les images des deux clubs s'opposent. L'ASM, note Éric Bayle, est « une valeur très sûre, une garantie de beau jeu » ; mais, malgré de très grands joueurs, elle n'a pas le poids médiatique que procurent à Toulon son palmarès et « le bling-bling de l'effectif »[89]. Les deux équipes se rencontrent plusieurs fois dans les phases finales. En 2010, en demi-finale du Top 14, Clermont l'emporte (35-29) au terme d'un match à rebondissements marqué par des erreurs d'arbitrage aujourd'hui encore dénoncées sur la rade[90]. En 2012, toujours en demi-finale du Top 14, les Toulonnais prennent leur revanche (15-12) grâce à une pénalité réussie à la 78e minute par Jonny Wilkinson[91]. Mais le paroxysme de cette rivalité se trouve en Coupe d'Europe. Les deux clubs s'affrontent deux fois en finale, pour deux victoires des Varois (en 2013 et en 2015). Le RCT et l'ASM étant connus pour avoir des supporters passionnés, les attaques verbales sont fréquentes — les présidents des deux clubs n'étant pas en reste[92].

Supporters[modifier | modifier le code]

Les supporters du club des Fils de Besagne lors du match RCT-Perpignan en avril 2011.

Le site officiel du RCT donne les noms de sept clubs de supporters[93] :

  • Les Fadas
  • Les Fils de Besagne
  • Le Mayol's Club
  • Les Mordus
  • Les Z'acrau du RCT
  • Les Dragons du RCT
  • Les Bulls du RCT

Toulon jouit d'une forte cote de popularité, notamment dans le sud-est de la France : le RCT est souvent représenté comme le club de la Provence. Il est également supporté ailleurs dans le pays. Il possède deux clubs de supporters à Paris, « Les Fadas de Paris » et le « Club supporters Rugby club toulonnais de Paris[94] » ; et un dans le Nord-Pas-de-Calais, « Les Ch'tis toulonnais ».

Depuis la finale de 1985 perdue contre le Stade toulousain[87], les supporters toulonnais ont pris l'habitude de faire le déplacement en nombre lors des finales de Championnat à Paris. En 1992, ils sont plus de 30 000 à envahir les rues de la capitale pour la finale face au Biarritz olympique. Le Parc des Princes ne pouvant accueillir que 15 000 supporters de chaque équipe, nombreux sont les Toulonnais à regarder la finale dans les bars de Saint-Germain-des-Prés ou de Boulogne-Billancourt. Plus de 40 000 personnes fêtent sur le port de Toulon le titre de champion de France. En 2012, 2013 et 2014, plus de 12 000 Toulonnais montent dans la capitale pour assister à la finale du championnat de France. Des TGV spéciaux sont affrétés par la SNCF. Ce véritable « débarquement » donne souvent lieu à des scènes de fête gare de Lyon et place de la Bastille, lieux de rendez-vous des supporters toulonnais avant de se rendre au Stade de France.

L'ambiance du stade Mayol est connue pour être fervente, quoique pas toujours des plus fair-play. « Ceux qui y ont joué, dit Daniel Herrero, gardent tous le souvenir d'un climat particulier, d'une ambiance à la fois chaleureuse et un peu oppressante. Ici, à la moindre chandelle, le public se met à chanter[95] ! »

Joueur en rouge enserrant la cuisse gauche du porteur du ballon en maillot or. Derrière eux, des joueurs des deux équipes.
Xavier Chiocci, au plaquage sur Paula Ngauamo, d'Oyonnax.

L'arrivée des joueurs au stade Mayol est un rituel fort de l'avant-match, où les supporters rouge et noir communient avec leurs joueurs. « La descente du bus » est ce moment où les joueurs, depuis leur bus, gagnent à pied les vestiaires situés sous le stade. Ils doivent parcourir une petite rue d'une soixantaine de mètres. Des centaines de supporters se pressent dans cette ruelle et sur les toits avoisinants. Ceux de la ruelle forment une haie d'honneur, ne laissant qu'un étroit passage aux joueurs. Ils touchent chacun à son passage, l'encouragent. Ils donnent, selon certains joueurs, « une force supplémentaire ». Ils transmettent, dit le journaliste Arnaud Coudry, « toute la rage d’une ville qui ne vibre que pour le ballon ovale. Car ils sont là pour exhorter leurs guerriers à tout donner, leur rappeler l’impératif de victoire dans le chaudron toulonnais[96]. » Le pilier gauche Xavier Chiocci parle d'« un moment absolument énorme. Tu sens véritablement tout le public qui est derrière toi. Les gens te touchent, te tapent sur l’épaule, c’est quelque chose qui te pousse et qui te met tout de suite dans ton match. C’est magique[96]. » Autre pilier gauche, Alexandre Menini rappelle que partout ailleurs les rugbymen « écoutent de la musique pour se mettre dans leur bulle avant un match. Moi, le premier. Mais, à Toulon, c’est différent : tous les gars enlèvent leurs casques pour entendre et s’imprégner de la ferveur du public[96]. » Cette communion est devenue célèbre. Lors des matchs importants, elle peut devenir très impressionnante. Le sélectionneur du XV d'Angleterre, frappé par les images de cet intense cheminement des joueurs toulonnais, met en place une pratique similaire en 2013, lors de l'arrivée de ses joueurs à Twickenham[96].

Pilou-Pilou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pilou-Pilou (chanson).

Le Pilou-Pilou est un chant de ralliement, un « terrible cri de guerre » poussé par les supporters du RCT avant et après le match — et parfois pendant. Il est créé dans les années 1940 par Marcel Bodrero, un arrière du club[97]. La version actuelle est celle retranscrite par Jean-Louis Gruarin[98]. Ce sont les supporters « Les Fadas » qui le remettent à l'honneur dans les tribunes au cours de l'été 2000, au moment où le RCT va mal, où il est rétrogradé administrativement. Ils en font un CD l'année suivante, pour affirmer leur foi dans l'avenir du club. Bientôt, l'hymne est repris par tout le stade[97]. Il est lancé également dans les vestiaires et lors des troisièmes mi-temps, pour fêter la victoire[99]. En 2005, il entre dans le protocole officiel d'avant-match[97].

Au cours de la saison 2012-2013, le Pilou-Pilou est lancé à Mayol par des célébrités, tels le rappeur Youssoupha, les comédiens Charles Berling, José Garcia ou Michaël Youn[100].

La Coupo Santo[modifier | modifier le code]

Depuis la saison 2004-2005, avant les grands matchs, le Groupe polyphonique d'Ollioules Occi-Cant interprète a cappella l'hymne officieux provençal, La Coupo Santo[101]. C'est un poème de Mistral sur l'air d'un Noël du XVIIe siècle, le Guihaume, Tòni, Pèire du frère Sérapion[Note 7].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le stade Félix-Mayol[modifier | modifier le code]

Tribune et pelouse du stade.
Le stade Mayol.
Article détaillé : Stade Mayol.

Le stade Mayol est situé en plein cœur de Toulon, dans le quartier de Besagne, à deux pas de la rade, au pied du Faron, face à la Méditerranée. Il doit son nom au chanteur Félix Mayol qui, en 1919, finance l'achat du terrain d'un vieux vélodrome et la construction de nouvelles installations sportives[83]. Le stade est inauguré le [102].

Détruit par un bombardement allié en 1943, puis restauré, il est doté en 1947 d'une nouvelle tribune. En 1965, le RCT doit le céder à la ville de Toulon, qui le rénove. Au début des années 1980, il est totalement refait[102].

Les noms des tribunes rendent hommage à des joueurs du RCT tragiquement décédés :

En 2011, la capacité est portée à 14 700 places[103]. Mais, durant la saison 2012-2013, l'ERC — qui exige des stades de 15 000 places en Coupe d'Europe — refuse une dérogation pour le quart de finale Toulon-Leicester, prévu à Mayol le [104]. Dans l'urgence, la capacité est donc portée à 15 020 places[105] ; puis, durant l'été, à 15 400[106].

En 2014, la municipalité annonce un nouveau projet d'agrandissement et de rénovation. Lancés en juin 2015, les travaux vont permettre d'accueillir 1 000 spectateurs de plus pour la saison 2016-2017, et d'atteindre les 18 000 spectateurs à l'été 2017[107].

La situation du stade, en pleine ville, ne permet pas de l'agrandir à l'infini. Aussi Mourad Boudjellal se prend-il à rêver d'un stade construit en périphérie, plus grand, qui permettrait de baisser le prix du ticket[108].

Formation[modifier | modifier le code]

L'école de rugby[modifier | modifier le code]

L'école de rugby est créée pour les minots par Marcel Bodrero au début des années 1950[6]. Elle remporte le premier Challenge Marcel-Michelin en 1958[Note 2]. Marcel Bodrero l'anime jusqu'au milieu des années 1980. Il prend sa retraite après un titre de vice-champion de France[6]. En 2014, à Agen, les minimes A remportent le Super Challenge de France Élite[65]. En 2014-2015, l'école accueille plus de 320 élèves de 5 à 14 ans[109].

Le centre de formation[modifier | modifier le code]

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Le centre de formation du RCT est destiné aux jeunes aspirant à devenir professionnels. Il fonctionne depuis 1998. Agréé par le ministère des Sports depuis novembre 2002, il est rattaché à la SASP du club depuis le 1er juillet 2008, conformément à la convention signée avec le RCT association[110]. Le responsable de la politique sportive et du recrutement est Laurent Emmanuelli. Le directeur sportif est Olivier Beaudon[111].

Le centre de formation a deux missions :

  • offrir une formation sportive répondant aux exigences du haut niveau ;
  • préparer d'ores et déjà la reconversion, en assurant une formation scolaire, universitaire ou professionnelle répondant aux aspirations de chacun[112].

Le centre souhaite faire partager ses valeurs d'éducation, de pédagogie, de respect, de formation et d'intégration sociale. Dans ce but, utilisant sa structure et ses moyens, il participe aux opérations d'intérêt général (Mig) menées par le club : projet « Balle ovale », intervention dans les quartiers, stages Sport et Découverte[113].

Le comité directeur de la Ligue nationale de rugby établit un classement des centres de formation des clubs professionnels, classement reposant sur les résultats sportifs et scolaires. Le RCT, septième des centres de formation du Top 14 en 2012-2013, se hisse à la troisième place en 2013-2014, derrière le Racing Métro 92 et l'USA Perpignan[114].

Statuts juridiques[modifier | modifier le code]

Le Rugby club toulonnais est au départ une association. Celle-ci est créée le , et déclarée le [2].

Le , le club se répartit en deux structures juridiquement distinctes, rendant des comptes financiers distincts, mais très liées dans les faits :

  • le RCT association, relevant de la loi de 1901 ;
  • une société sportive ayant la forme d'une SAOS (société anonyme à objet sportif), dont le RCT association détient (au 12 mai 1998) 98,6 % du capital[115].

Le , le RCT association décide de céder 51 % des titres qu'il détient dans la SAOS. Cette dernière est transformée en société anonyme sportive professionnelle : la SASP Rugby club toulonnais, dont le RCT association détient 48,11 % du capital[116]. Depuis 2007, la SASP est présidée par Mourad Boudjellal[20]. Elle gère la section professionnelle.

Depuis 2014, le RCT association est présidé par Alex Massari[117]. Le RCT association gère la section amateur, qui compte 526 licenciés en 2015[118]. Il est en outre considéré comme association support de la section professionnelle. Dans les clubs professionnels, en effet, c'est l'association qui bénéficie de l'affiliation à la Fédération française de rugby et qui en fait profiter la société sportive, pour lui permettre de participer aux compétitions professionnelles[119].

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution[modifier | modifier le code]

Saison 2014-2015[modifier | modifier le code]

Avec un budget prévisionnel de 25,37 millions d'euros pour la saison 2014-2015, le RCT est à la troisième place des clubs de Top 14, derrière Toulouse (35,02 M€) et Clermont (27,90 M€)[122].

Chaque année, la Ligue nationale de rugby, par le biais de la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG), examine la situation financière des clubs professionnels. Elle s'intéresse à l'ensemble de chaque « groupement sportif » : elle apprécie la situation financière consolidée de la société sportive et de l'association[119]. En avril 2015, la DNACG fait remarquer que seuls deux clubs de Top 14, Toulon et Brive, dégagent un résultat d'exploitation positif[123]. Elle déplore que les clubs préfèrent « renforcer leur puissance sportive (masse salariale + 11 %, services extérieurs + 15 %…) au détriment d'une réduction de leur déficit d'exploitation[123] ». Elle constate « une dégradation importante de la capacité d'autofinancement globale des clubs de Top 14[123] ». En effet, au 30 juin 2014, « un seul club affiche une capacité d'autofinancement positive[123] ». Ce club serait le RCT[124].

Projets[modifier | modifier le code]

Parmi les projets du club, figure celui d'une section féminine. Elle devrait voir le jour en début de saison 2016-2017[125].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur du Rugby club toulonnais.


Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

L’Avenue des Légendes[modifier | modifier le code]

En 2013, le RCT et la ville de Toulon lancent une opération de financement participatif. Son but est de recueillir 35 % des fonds nécessaires à l'amélioration des infrastructures sportives et éducatives du centre de formation (les travaux se chiffrent à environ trois millions d'euros)[126]. En échange de l'aide financière qu'ils apportent au centre de formation, les sympathisants du club voient leur nom gravé sur une « Avenue des Légendes ». Celle-ci est créée sur le chemin qu'empruntent les joueurs, à leur descente de bus, pour se rendre au stade[127]. Inaugurée le 20 décembre 2014[128], l'« Avenue » est recouverte de pavés gravés au nom des supporters qui ont financé, ainsi que d'une vingtaine de plaques au nom de personnages de légende du rugby toulonnais[129] :

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs successifs du Rugby Club toulonnais
Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
1983-1991 Drapeau : France Daniel Herrero Championnat de France 1987
1991-1995 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore Championnat de France 1992
1995-1996 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Michel Miquélis
1996-1997 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Alain Carbonel
août 1997- novembre 1997 Drapeau : France Edmond Jorda Drapeau : France Alex Dejardin
décembre 1997- juin 1998 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
1998 - novembre 1999 Drapeau : France Serge Luca Drapeau : France Patrice Blachère
novembre 1999 - 2000 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Philippe Sauton
2000 - 2001 Drapeau : France Éric Dasalmartini
Drapeau : France Michel Bonnus
2001 - 2002 Drapeau : France Michel Bonnus
2002 - 2003 Drapeau : France Philippe Sauton
2003 - janvier 2006 Drapeau : France Aubin Hueber Drapeau : France Thierry Louvet Championnat de Pro D2 2005
Janvier 2006 - octobre 2006 Drapeau : France Alain Teixidor Drapeau : France Olivier Beaudon
Octobre 2006 - Janvier 2007 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Edmond Jorda
Janvier 2007 - mai 2007 Drapeau : Australie Tim Lane Drapeau : France Franck Comba
Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Mai 2007 - octobre 2008 Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Drapeau : France Martial Cottin
Championnat de Pro D2 2008
Octobre 2008 - mai 2009 Drapeau : France Aubin Hueber
Mai 2009 - mai 2010 Drapeau : France Philippe Saint-André Drapeau : France Aubin Hueber
Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga
Mai 2010 - juin 2011 Drapeau : France Aubin Hueber
juin 2011 - septembre 2011 Drapeau : France Olivier Azam
Drapeau : France Pierre Mignoni
septembre 2011 - 2013 Drapeau : France Bernard Laporte Coupe d'Europe 2013
2013 - 2015 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : France Pierre Mignoni
Coupes d'Europe 2014 et 2015
Championnat de France 2014
2015 - 2016 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : Australie Steve Meehan

Présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs du Rugby club toulonnais
Saisons Présidents
1908-1915 Drapeau : France Louis Gorlier
1918- ? Drapeau : France Dr Busquet
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
1934- ? Drapeau : France Me Lanfle
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
 ? Drapeau : France M. Pepino
 ? Drapeau : France Dr Léon Flottes
 ? Drapeau : France Aimé Martin
1972-1982 Drapeau : France Claude Beth
1982 - 1984 Drapeau : France M. Messac
1984 - 1989 Drapeau : France Roger Vigouroux
1989 - 1991 Drapeau : France Victor Agostini
1991 - 1992 Drapeau : France André Herrero
1992 - 1994 Drapeau : France Patrick Rouard
1994 - 1996 Drapeau : France Loris Pedri & Jean-Louis Lagadec
Novembre 1996 - 1997 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
Novembre 1997 - 1999 Drapeau : France Roger Vigouroux
1999 (intérim durant une nuit) Drapeau : France André Véran
Janvier 1999 - 2000 Drapeau : France Jean-Claude Meiffret
Janvier 2000 - Juin 2000 Drapeau : France Jean-Luc Bertrand
Juin 2000-2003 Drapeau : France Jérôme Gallion
2003-2006 Drapeau : France Éric Champ
2006-2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal et Stéphane Lelièvre
Depuis 2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal

Effectif 2015-2016[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections (pts) Dernier club Arrivée au club
(année)
JIFF
Anthony Etrillard Talonneur Drapeau de la France France - Drapeau : France Aviron bayonnais 2015 oui
Guilhem Guirado Talonneur Drapeau de la France France 31 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Jean-Charles Orioli Talonneur Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Xavier Chiocci Pilier gauche Drapeau de la France France 3 (0) Formé au club - oui
Florian Fresia Pilier gauche Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Alexandre Menini Pilier gauche Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Biarritz olympique 2013 oui
Mohamed Boughanmi Pilier droit Drapeau de la France France - Drapeau : France AS Béziers Hérault 2015 oui
Levan Chilachava Pilier droit Drapeau de la Géorgie Géorgie 23 (10) Formé au club - oui
Salesi Ma'afu Pilier droit Drapeau de l'Australie Australie 14 (5) Drapeau : Angleterre Northampton Saints 2015 non
Matt Stevens Pilier droit Drapeau de l'Angleterre Angleterre 44 (0) Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2015 non
Thibault Lassalle Deuxième ligne Drapeau de la France France - Drapeau : France US Oyonnax 2015 oui
Konstantin Mikautadze Deuxième ligne Drapeau de la Géorgie Géorgie 34 (10) Formé au club - oui
Paul O'Connell Deuxième ligne Drapeau de l'Irlande Irlande 101 (35) Drapeau : Irlande Munster Rugby 2015 non
Jocelino Suta Deuxième ligne Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Stade montois 2008 oui
Romain Taofifénua Deuxième ligne Drapeau de la France France 8 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Steffon Armitage Troisième ligne aile/centre Drapeau de l'Angleterre Angleterre 5 (0) Drapeau : Angleterre London Irish 2011 oui
Virgile Bruni Troisième ligne aile Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Mamuka Gorgodze Troisième ligne aile Drapeau de la Géorgie Géorgie 59 (120) Drapeau : France Montpellier HR 2014 non
Juan Smith Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 70 (10) Drapeau : Afrique du Sud Cheetahs 2013 non
Gerhard Vosloo Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : France ASM Clermont 2014 non
Juan Martín Fernández Lobbe Troisième ligne centre Drapeau de l’Argentine Argentine 63 (30) Drapeau : Angleterre Sale Sharks 2009 non
Charles Ollivon Troisième ligne centre Drapeau de la France France 2 (0) Drapeau : France Aviron bayonnais 2015 oui
Samu Manoa Troisième ligne centre Drapeau des États-Unis États-Unis 10 (10) Drapeau : Angleterre Northampton Saints 2015 non
Duane Vermeulen Troisième ligne centre Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 29 (10) Drapeau : Afrique du Sud Stormers 2015 non
Éric Escande Demi de mêlée Drapeau de la France France - Drapeau : France Montpellier HR 2014 oui
Anthony Meric Demi de mêlée Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Jonathan Pélissié Demi de mêlée Drapeau de la France France 1 (0) Drapeau : France Montpellier HR 2015 oui
Sébastien Tillous-Borde Demi de mêlée Drapeau de la France France 14 (15) Drapeau : France Castres olympique 2011 oui
Frédéric Michalak Demi de mêlée/d'ouverture Drapeau de la France France 71 (377) Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2012 oui
Matt Giteau Demi d'ouverture/Centre Drapeau de l'Australie Australie 93 (686) Drapeau : Australie Brumbies 2011 non
UJ Seuteni Demi d'ouverture Drapeau de l'Australie Australie - Drapeau : Australie Queensland Reds 2014 non
James O'Connor Demi d'ouverture/Centre/Ailier Drapeau de l'Australie Australie 44 (223) Drapeau : Australie Queensland Reds 2015 non
Mathieu Bastareaud Centre Drapeau de la France France 33 (15) Drapeau : France Stade français 2011 oui
Théo Belan Centre Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Maxime Mermoz Centre Drapeau de la France France 30 (15) Drapeau : France USA Perpignan 2012 oui
Ma'a Nonu Centre Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 96 (135) Drapeau : Nouvelle-Zélande Hurricanes 2015 non
Jimmy Yobo Centre Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade aurillacois 2014 oui
Bryan Habana Ailier Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 108 (285) Drapeau : Afrique du Sud Stormers 2013 non
Drew Mitchell Ailier Drapeau de l'Australie Australie 64 (150) Drapeau : Australie Waratahs 2013 non
Josua Tuisova Ailier Drapeau des Fidji Fidji - Formé au club 2013 non
Julien Caminati Ailier/Arrière Drapeau de la France France - Drapeau : France FC Grenoble 2015 oui
Delon Armitage Arrière Drapeau de l'Angleterre Angleterre 26 (44) Drapeau : Angleterre London Irish 2012 oui
Leigh Halfpenny Arrière Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 60 (483) Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues 2014 non

Staff technique 2015-2016[modifier | modifier le code]

portrait de 3/4 en sweat-shirt rouge, chauve, petites lunettes, mal rasé
Bernard Laporte, manager du RCT, en 2014.
Nom Poste Nationalité sportive
Bernard Laporte Manager général Drapeau de la France France
Diego Domínguez Manager général Drapeau de l'Italie Italie
Jacques Delmas Entraîneur (avants) Drapeau de la France France
Steve Meehan Entraîneur (arrières) Drapeau de l'Australie Australie
Tom Whitford Manager (assistant) Drapeau de l'Angleterre Angleterre
David Fraisse Analyste vidéo Drapeau de la France France
Paul Stridgeon Responsable des performances athlétiques Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Gilles Allou Préparateur physique Drapeau de la France France
Jean Baptiste Grisoli Médecin Drapeau de la France France
Gilles Panzani Intendant Drapeau de la France France
Jean-Pierre Darnaud Osthéopathe Drapeau de la France France

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Après avoir eu notamment Adidas, Asics ou Puma, le RCT porte depuis la saison 2012-2013 des maillots signés par l'entreprise suisse Burrda Sport[130].

Matchs mémorables[modifier | modifier le code]

  • [5]. Finale de championnat de France RC Toulon-Lyon OU (6-3). Toulon : 2 essais Borréani et Servole. Lyon : 1 essai Panel. Premier Brennus pour le RCT. L'arrivée à Toulon donne lieu à de spectaculaires scènes de liesse : 30 000 personnes accueillent les joueurs à la gare, et les accompagnent jusqu'au siège du club, le Café de la Paix et du Sport[1].
  • . Finale de championnat de France RC Toulon-Biarritz olympique (19-14). Toulon : 1 essai Repon (44e), 3 drops Delaigue (37e, 47e) et Hueber (75e), 2 pénalités Teisseire (5e) et Jehl (15e). Biarritz : 2 essais Feuillade (8e) et Hontas (78e), 2 pénalités Blanco (19e) et Arriéta (73e)[10]. Troisième Brennus complètement inattendu pour une équipe de minots, lors du dernier match du Biarrot international Serge Blanco.
  • . Finale de Coupe d'Europe RC Toulon-ASM Clermont (16-15). Toulon : 1 essai Delon Armitage 64e, 3 pénalités Wilkinson (15e, 46e, 61e), 1 transformation Wilkinson (65e). Clermont : 2 essais Nalaga (41e) et James (47e), 1 pénalité Parra (3e), 1 transformation Parra (48e). Lors de la première mi-temps, le match est équilibré (3-3). Au retour des vestiaires, les Clermontois plantent deux essais en six minutes, dont un transformé (3-15). Grâce à la botte de Jonny Wilkinson, le RCT réussit à remonter à 9-15. À la 64e minute, un essai de Delon Armitage transformé par Wilkinson met le RCT en tête pour la première fois du match (16-15). Le score ne va plus bouger. Les assauts auvergnats se heurtent à une défense toulonnaise qui ne commet pas de fautes. À la 78e minute, David Skrela tente le drop de la victoire pour Clermont. Il est contré par Bastareaud. Dans un dernier élan, Clermont repart à la charge. Sivivatu laisse échapper en touche le ballon de l'essai[131]. Toulon est champion d'Europe pour la première fois de son histoire.
  • . Finale de Coupe d'Europe RC Toulon-ASM Clermont (24-18). Toulon : 2 essais Bastareaud (40e) et Drew Mitchell (70e), 4 pénalités Halfpenny (17e, 29e, 33e, 52e), 1 transformation Halfpenny (40e). Clermont : 2 essais Fofana (25e) et Abendanon (63e), 2 pénalités Lopez (8e, 14e), 1 transformation Lopez (64e). Toulon est dominé durant les 20 premières minutes et finit par remettre la main sur le match[132]. Le RCT entre dans l'histoire du rugby européen en décrochant trois fois de suite la Coupe d'Europe, une performance jamais réalisée jusque là.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a et b Les sources sont en désaccord sur la date du premier Challenge Marcel-Michelin, remporté par l'école de rugby du RCT. Pour certaines, il s'est disputé en 1956. « Des origines à 1967 », sur rctoulon.com, 2011 (consulté le 30 juin 2015). — Pour d'autres, il s'est disputé en 1958. « Marcel Bodrero, « père » du Pilou-Pilou s'est éteint », sur varmatin.com, 6 décembre 2011 (consulté le 10 juillet 2015). — Le Challenge Marcel-Michelin a connu sa 58e édition en 2015. « Le Challenge Marcel-Michelin, c'est ce week-end ! » sur asm-rugby.com (consulté le 12 juillet 2015).
  3. André Herrero est capitaine du RCT ce jour-là. Collectif, L'Équipe raconte Toulon : une saison pour l'histoire, Paris, L'Équipe, 2013, p. 132 et 133. — Son frère Daniel est privé de finale en raison d'un caillassage de véhicule des forces de l'ordre pendant les troubles de mai 68. Jean-Paul Billo, « Daniel Herrero, esthète de l’héroïque », sur francebleu.fr, 26 octobre 2012 (consulté le 9 juillet 2015).
  4. En 2015 : 1 800 000 euros.
  5. Le titre est partagé avec le Stade toulousain.
  6. En raison des événements de mai 68, la finale fut disputée avec trois semaines de retard. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à 6-6. À la fin de la prolongation, elles étaient à 9-9. Pour ne pas avoir à disputer une nouvelle finale largement hors saison, on déclara le FC Lourdes champion de France, au nombre d'essais marqués (2-0).
  7. Mistral avait par erreur attribué ce Noël à Nicolas Saboly. « La Coupo Santo », sur cournongrac.org (consulté le 5 juillet 2015). Si les paroles de Guihaume, Tòni, Pèire sont attribuées au frère Sérapion, on n'est pas sûr que la musique soit de lui.

Références[modifier | modifier le code]

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  9. « Toulon-Agen », sur finalesrugby.com (consulté le 21 juillet 2015).
  10. a et b « Top 14 : Les neuf précédentes finales du RCT jalonnées de trois Boucliers de Brennus », sur destimed.fr, 1er juin 2013 (consulté le 21 juillet 2015).
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  14. Pierre Lafond, Jean-Pierre Bodis, « Parc des Princes, Paris, 25 mai 1985 », sur lnr.fr, opcit, mis en ligne le 20 août 2004 (consulté le 20 juillet 2015).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs du RC Toulon sélectionnés en équipe de France

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Gauthey, Édouard Seidler, Le Rugby français, chez les auteurs, 1961.
  • Georges Pastre, Histoire générale du rugby : les volcans du dimanche, Midi-Olympique, 1969.
  • Le Livre d’or du RCT, SEP, 1969.
  • Henri Garcia, Les Grandes Équipes françaises de rugby, Genève, Famot, 1979.
  • Marcel Bodrero, Au soleil de Besagne : si le rugby, le Rugby-club et Toulon nous étaient contés, Ollioules, Var matin, 1989.
  • Jean-Claude Gaugain, Jeux, gymnastique et sports dans le Var (1860-1940), Paris, L’Harmattan, 2000.
  • François Duboisset, RugbyGuide, De Vecchi, 2003.
  • Gaëlle Nohant, Le Rugby club toulonnais : 1908-2008, EPA, 2008.

Discographie[modifier | modifier le code]

Le Pilou-Pilou, CD 4 titres édité par l'association Les Fadas (paroles Marcel Bodrero, retranscrites par Jean-Louis Gruarin), 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]