Razzy Hammadi

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Razzy Hammadi
Image illustrative de l'article Razzy Hammadi
Fonctions
Député de la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Jean-Pierre Brard
Secrétaire national du Parti socialiste
aux services publics
En fonction depuis le 6 décembre 2008
Président du Mouvement des jeunes socialistes
Décembre 2005novembre 2007
Prédécesseur David Lebon
Successeur Antoine Détourné
Biographie
Date de naissance 22 février 1979 (1979-02-22) (34 ans)
Lieu de naissance Toulon, Var
Drapeau de France France
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Paris-I Panthéon-Sorbonne

Razzy Hammadi[1] (né le 22 février 1979 à Toulon) est un homme politique français. Président du Mouvement des jeunes socialistes de décembre 2005 à novembre 2007, il est secrétaire national du Parti socialiste au service public depuis novembre 2008[2]. Il est élu député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis (Montreuil et Bagnolet) le 17 juin 2012.

Sommaire

Famille [modifier]

Razzy Hammadi est né d'un père algérien et d'une mère tunisienne[3].

Vie politique [modifier]

Razzy Hammadi prolonge son engagement associatif en s'engageant au Parti socialiste en 1998, puis au Mouvement des jeunes socialistes (MJS) l'année suivante[4].

Il devient ensuite secrétaire de section du Parti socialiste, puis entre en 2001 au Bureau national du Mouvement des jeunes socialistes dont il devient secrétaire national aux questions économiques et aux activités internationales, avant de devenir secrétaire national aux Fédérations. Un temps proche de la Gauche socialiste de Julien Dray, il rejoint la tendance Nouvelle gauche fondée par Benoît Hamon.

Le 11 décembre 2005, il est élu président du Mouvement des jeunes socialistes lors du congrès de Paris avec 92 % des votes et succède à David Lebon[5].

Au cours des protestations contre le contrat première embauche, il fait activement participer le MJS contre la politique gouvernementale, aux côtés du front syndical étudiant et salarié. Plus tard, il invitera les autres jeunes dirigeants syndicaux, comme Bruno Julliard ou Karl Stoeckel à s'exprimer lors de manifestations du MJS.

Hammadi est membre du courant Nouveau Parti socialiste au Parti socialiste. En 2006, il a soutenu Laurent Fabius à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle[6], ce qui a provoqué des tensions internes au MJS[7].

Après que l'on a évoqué pour les élections municipales de 2008 sa candidature à Hénin-Beaumont[8], où la discorde règne parmi les socialistes locaux, Hammadi annonce en octobre 2007 son intention d'être le candidat du parti socialiste à Orly. Cependant son inscription sur les listes électorales d'Orly (il résidait auparavant à Saint-Maurice, également dans le Val-de-Marne) ainsi que celles d'une quinzaine de ses camarades du Mouvement des jeunes socialistes, sont rejetées par la commission administrative électorale d'Orly[9], avant que celle de Hammadi soit acceptée. Le Canard enchaîné avait en effet révélé le manque manifeste d'attachement à la commune de certains d'entre eux : il n'y avait ni domiciliation, ni inscription aux impôts[10].

En novembre 2007, soutenu par la direction nationale, il est désigné chef de file du Parti socialiste (PS) pour l'élection municipale à Orly pour tenter de succéder au maire communiste Gaston Viens[11]. Il se présente finalement à cette élection municipale sous la double étiquette PS - Parti radical de gauche (PRG)[12].

Soutenu par des personnalités politiques et du monde du spectacle telles que Renaud[13], il obtient au premier tour 13,3 % des voix et la quatrième place. Hammadi peut maintenir sa liste pour le second tour mais choisit de la retirer sans donner de consigne de vote tout en accusant la candidate et sénatrice communiste Odette Terrade, arrivée deuxième, de trahison et de mensonge[14].

Après la fin de son mandat de président du MJS, au congrès de Bordeaux, en novembre 2007, il est nommé secrétaire national du PS « à la riposte » par François Hollande[15]. Il réagit, depuis lors, à l'actualité et aux prises de position de la droite.

Il coécrit avec Claude Villers La gauche la plus bête du monde (?), paru en février 2008[16].

Durant le congrès de Reims du Parti socialiste, il se range aux côtés de Benoît Hamon sur la motion C, « Un monde d'avance, Reconstruire l'espoir à gauche ». Il défend ensuite l'idée d'une alliance des motions A, D et C (présentées par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon)[17], face à la motion E de Gérard Collomb qui soutient Ségolène Royal. Il est nommé secrétaire national du PS aux services publics de l'équipe de Martine Aubry en novembre 2008. Il organise à ce titre la votation citoyenne pour La Poste qui mobilise près de 2 millions de votants autour de 10 000 isoloirs.

Entre 2008 et 2009, il est employé par MAAT, une société de gestion des HLM. Un rapport rédigé par un expert-comptable est remis le 31 décembre 2011 au tribunal de commerce de Paris dans lequel ce dernier s'interroge « sur la réalité de la prestation salariée » de Razzy Hammadi. De son côté, Hammadi déclare qu'il travaillait quotidiennement comme consultant[18].

Il est candidat aux élections législatives de 2012 dans la Septième circonscription de la Seine-Saint-Denis (territoire de Montreuil et de Bagnolet) où il est investi par les instances nationales[19]. Au premier tour, il finit premier avec 36,71 % des suffrages exprimés devant le député sortant, Jean-Pierre Brard de la Convention pour une alternative progressiste (32,75 %)[20]. En vertu d'un accord entre le PS et le Front de Gauche, Jean-Pierre Brard se désiste au second tour et Hammadi, seul candidat en lice, est élu avec 100 % des suffrages et un taux de participation de 22,63 %[21].

Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France. Il est membre de la commission des Affaires économiques et de celle des Affaires européennes, pour laquelle il rend un rapport sur le Pacte sur la croissance et l'emploi de l'Union européenne[22]. Il vote contre le traité budgétaire européen en octobre 2012[23],[24].

Dans le cadre de ses travaux à la Commission des affaires économiques, il préside à partir de février 2013 la Commission d'examen des pratiques commerciales[25], succédant à Catherine Vautrin, où il siège avec les représentants de la distribution et des grands fournisseurs afin de statuer sur les différentes saisines de la commission.

Il préside également le groupe d'amitié France-Mali de l'Assemblée nationale.

En décembre 2012, il annonce ses divergences avec Dominique Voynet et Jean-Pierre Brard à Montreuil et indique qu'il « prendra ses responsabilités si nécessaire », ce que certains observateurs interprètent comme une future candidature aux municipales[26].

Références [modifier]

  1. Le nom est fréquemment et à tort écrit Razzye.
  2. « Liste du secrétariat national », sur le site du Parti socialiste : composition issue des élections internes de novembre 2008.
  3. Razzy Hammadi, Radio France internationale par Yasmine Chouaki, lundi 22 février 2010
  4. Isabelle Mandraud, « Razzye Hammadi dans l'ombre des éléphants », Le Monde, 12 septembre 2006.
  5. « Congrès de Paris 09-10-11 décembre 2005 », sur le site du Mouvement des jeunes socialistes. Version enregistrée par Internet Archive au 20 juin 2006.
  6. « MJS : Razzye Hammadi aux côtés de Fabius », NouvelObs.com, 14 novembre 2006.
  7. « Lettre ouverte à Razzye Hammadi, président du Mouvement des Jeunes Socialistes », Libération, 12 septembre 2006.
  8. Claude Askolovitch, « Le pari de Hammadi », Le Nouvel Observateur, no 2236, 13 septembre 2007.
  9. « La municipalité d'Orly invalide l'inscription de Razzye Hammadi sur sa liste électorale », LeMonde.fr avec AFP, 22 octobre 2007.
  10. Charlotte Chaffanjon, « Primaires socialistes : à Orly, tous les coups sont permis », LePoint.fr, 23 octobre 2007.
  11. « L'ex-président du Mouvement des jeunes socialistes Razzye Hammadi, candidat à la mairie d'Orly », LeMonde.Fr avec AFP, 22 novembre 2007.
  12. [PDF] Tract de campagne de Razzy Hammadi, sur son site.
  13. « Renaud soutient Razzy Hammadi », NouvelObs.com, 25 février 2008.
  14. « À Orly, le PS Razzy Hammadi retire sa liste », LExpress.fr, 12 mars 2008.
  15. Stéphane Alliès, « François Hollande nomme Razzy Hammadi secrétaire national du PS « à la riposte » », 20minutes.fr, 6 décembre 2007.
  16. La gauche la plus bête du monde (?), avec Claude Villers, Fetjaine, Paris, 2008, 163 p. (ISBN 978-2-35425-056-0).
  17. « PS: Razzy Hammadi pour une coalition Hamon-Aubry-Delanoë », LePoint.fr avec AFP, 10 novembre 2008.
  18. HLM : le rapport qui embarrasse le PS, Le Point, 9 février 2012
  19. Exclusif: la lettre des militants PS qui dénonce le parachutage de Razzy Hammadi, qui répond, sur Marianne, 6 janvier 2012
  20. Résultats des élections législatives 2012 : SEINE SAINT-DENIS (93) - 7ème circonscription, Ministère de l'Intérieur
  21. Législatives: accords de désistement PS-Front de gauche-Verts en Ile-de-france, L'Humanité, 11 juin 2012
  22. N°472 - Rapport d'information de MM. Arnaud Richard et Razzy Hammadi déposé par la commission des affaires européennes sur le "Pacte pour la croissance et l'emploi" décidé par le Conseil européen des 28 et 29 juin 2012
  23. Nabil Wakim, « Razzy Hammadi (PS) : "Je ne voterai pas le traité budgétaire européen" », Le Monde, 21 août 2012
  24. Analyse du scrutin n°30 - Première séance du 09/10/2012
  25. Commission d'examen des pratiques commerciales
  26. Hammadi se place pour 2014 à Montreuil, Le Parisien, 20 décembre 2012. Consulté le 20 décembre 2012

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]


Précédé par
David Lebon
Président du MJS Suivi par
Antoine Détourné