1959

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1959 (MCMLIX en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour les autres significations, voir 1959 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

Années :
1956 1957 1958  1959  1960 1961 1962

Décennies :
1920 1930 1940  1950  1960 1970 1980
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Nouveau-Brunswick, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

Le monde en 1959

Afrique[modifier | modifier le code]

Amériques[modifier | modifier le code]

Mobilisation des ouvriers et des étudiants à Buenos Aires
Articles détaillés : 1959 au Canada et 1959 au Québec.
  • Argentine : le président Arturo Frondizi souhaite accélérer l’industrialisation du pays, mais doit affronter une situation économique difficile et applique le traitement de choc recommandé par le FMI. Les résultats sont encourageants, la croissance revient (8 % en 1959, 7 % en 1960) et l’inflation est ramenée de 113 % en 1959 à 27 % en 1960 et 13,5 % en 1961. De nombreuses industries nouvelles apparaissent (automobile, sidérurgie, etc.). Mais le coût social est important et le pouvoir d’achat des travailleurs diminue de plus de 25 % en 1959, ce qui occasionne de nombreuses grèves et fait passer dans l’opposition les tenants du justicialisme péroniste. L’ouverture aux capitaux étrangers (exploitation du pétrole) indispose fortement les milieux nationalistes.

Cuba[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier : la victoire des forces rebelles menées par Fidel Castro est acquise à Cuba, alors que le dictateur Fulgencio Batista se réfugie en République dominicaine.
  • 2 janvier : les forces de Fidel Castro entrent à la Havane. Mise en place d’un exécutif collégial avec Manuel Urriata, président de la République, José Miró Cardona, Premier ministre et Fidel Castro, chef des forces armées.
  • 7 janvier : les États-Unis reconnaissent le gouvernement de Fidel Castro à Cuba.
  • 8 janvier : entrée de Fidel Castro à La Havane et prise du pouvoir à l'âge de 33 ans.
  • 15 février : Castro prend le poste de Premier ministre.
  • Avril : tandis que des exécutions sommaires détériorent l’image du nouveau régime, Castro se rend aux États-Unis pour rassurer l’administration Eisenhower sur ses intentions. Il se proclame anticommuniste et souligne la nécessité de réformes, notamment agraires, mais n’a pas de succès et une incompréhension mutuelle s’installe.
  • 17 mai : Castro proclame la réforme agraire. Elle interdit la grande propriété et aux étrangers de posséder des terres à Cuba, ce qui nuit aux intérêts nord-américains, notamment aux grandes compagnies qui exploitent la canne à sucre. Plus de 400 000 ha de terre sont confisquées à trois entreprises américaines, dont la United Fruit Company. Les critiques se font pressantes aux États-Unis, relayées à Cuba par le président Urriata. La réponse de Castro aux accusations de dérive communiste engage le pays dans une voie autoritaire.
  • 16 juillet[8] : Castro dénonce les ennemis de la révolution et, assuré de sa popularité, démissionne. D’impressionnantes manifestations réclament immédiatement son retour, et alors qu’Urriata se retire le 18, Castro reprend triomphalement son retour.
  • Octobre : Castro fait arrêter le commandant de l’armée de l’air, le major Huberto Matos, qui s’était plaint de l’influence croissante des communistes. Il est condamné à vingt ans de prison.
  • 29 octobre : le gouvernement castriste rétablit les tribunaux militaires et suspend certains droits civils.


  • Les derniers mois de 1959 sont rythmés par tentatives de rébellion et des menaces d’intervention nord-américaines plus ou moins fondées pour rétablir Batista.

États-Unis[modifier | modifier le code]

20 août : manifestation contre l'intégration à Little Rock
  • Les 50 firmes les plus importantes produisent 25 % du PNB.
  • Les compagnies pétrolières occidentales imposent des chutes brutales sur les prix du pétrole (1959 et 1960).
  • 5,4 % de chômeurs

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

  • 17 août : par son manifeste politique (le Manipol), Soekarno rétablit la Constitution de 1945 en Indonésie. Dès l’année suivante, une Assemblée consultative populaire temporaire, dont les membres sont nommés par Soekarno, remplace la Chambre des représentants, ce qui marque le début de ce que Soekarno appelle la « Démocratie dirigée » (1959-1965). Dans son désir de soutenir l’idée d’unité dans la diversité, le gouvernement développe une idéologie d’État appelée Pancasila, qui comprend cinq principes fondamentaux : la foi en un Dieu, une humanité juste et civilisée, l’unité de l’Indonésie, la justice sociale pour tous et la démocratie guidée par le consensus. L’objectif de Soekarno est le Nasakom, c’est-à-dire la participation à un même mouvement de trois courants : le nationalisme (nas), les forces religieuses (agama) et les communistes (Komunism).
    • La désorganisation de l’économie et la corruption amènent Soekarno à proposer une «démocratie dirigée» seule capable à ses yeux de refaire l’unité du pays.
  • 18 septembre : coup d’État au Laos : la droite laotienne porte au pouvoir Phoumi Nosavan, rapidement remplacé par Souvanna Phouma (1960). Le Pathet Lao, dont le leader Souphanouvong est en résidence surveillé, se replie sur ses bases.
  • 26 septembre : assassinat de Bandaranaike à Ceylan.
  • 29 septembre : autonomie du Brunei.
  • Le 21 octobre 1959 et le , l'assemblée générale des Nations unies approuve la Résolution 1353 qui déplore la suppression des Droits de l'homme au Tibet.
  • 21 décembre : en Iran, le chah Mohammad Reza Pahlavi épouse en troisièmes noces Farah Diba qui lui donnera quatre enfants dont deux fils.
  • Fondation du parti libéral Swatantra en Inde par Chakravarti Râjagopâlâchâri.
  • Visite d’Eisenhower en Inde.
  • Les revendications territoriales de la Chine et la querelle au sujet des réfugiés tibétains consolident les relations entre le Bhoutan et l’Inde (aides économiques, assistance militaire, représentation diplomatique).
  • Les Chinois construisent une route dans l’Aksaï Chin pour accélérer la normalisation du Tibet.
  • Famine dans les campagnes chinoises (1959-1961).
  • Congrès de Nagpur sur la réforme agraire en Inde : Nehru relance le mouvement des coopératives agricoles qui doivent permettre à l’État d’assurer des prix agricoles relativement bas et d’offrir des denrées de première nécessité dans les magasins d’État. Une limitation à l’étendue des propriétés est instituée pour affaiblir les zamindars, ainsi qu’une série de mesures au profit des cultivateurs non-propriétaires. Les réformes agraires, du ressort des Assemblées régionales, sont mises en œuvres très lentement, freinées par les solidarités de classes et de castes. Elles réussissent cependant à instaurer une nouvelle forme de propriété fondée sur la législation occidentale.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 19 février : le Royaume-Uni accorde à Chypre son indépendance, effective en 1960 selon l'accord signé à Londres par les Premiers ministres de la Grèce, de la Turquie.
  • Février : baisse de 9 % des prix du pétrole entraînant une baisse des revenus pétroliers dans les états producteurs.
  • 6 mars : échec d’un coup d’État des nationalistes arabes à Mossoul, soutenu par la RAU[12]. Les communistes et les Kurdes mènent une terrible répression dans les milieux panarabes.
  • 16 avril[13] : la LEA réunit au Caire le premier congrès arabe du pétrole, qui propose de mettre en place une politique de concertation et de coordination entre les pays producteurs. Cinq pays (Arabie saoudite, Koweït, Irak, Iran et Venezuela) contrôlent alors 90 % de la production mondiale.
  • 30 mai : après s’être retiré du pacte de Bagdad, l'Irak dénonce les accords d’assistance militaires et économiques passés avec les États-Unis.
  • 6 juillet : Mahmoud Chaltout, recteur de la Mosquée al-Azhar du Caire délivre une fatwa historique reconnaissant le Jafarisme (Ja’fari) ou ach-Chia al-Imamiyya al-Ithna ‘Achariyya (c'est-à-dire le douzième imam des chiites) comme une madhhab, une école juridique musulmane qui est religieusement correcte à suivre dans le culte, comme le sont d'autres écoles de pensée sunnites.
  • 10 octobre : le gouvernement turc accepte l’implantation sur son territoire d’une base de lancement de fusées américaines de l’OTAN.
  • 13 novembre : Mgr Makarios, président de la République chypriote.
  • Novembre[14] (Syrie) : Hourani et Bitar démissionnent de leurs fonctions gouvernementales à la fin de l’année. L’Égypte s’appuie sur les modérés syriens, qui passeront à leur tour dans l’opposition après les nationalisations. Le Parti Baas, dissout au moment de la création de la RAU, se reconstitue clandestinement. C’est le seul parti syrien à posséder un programme : refus de toute ingérence étrangère, réforme agraire, législation du travail. Une organisation militaire de tendance ba’thiste, le Comité militaire, se constitue autour de jeunes officiers, dont Hafez el-Assad et Salah Jedid.
  • L’Irak propose la proclamation d’une République Palestinienne sur l’intégralité de la Palestine mandataire (suppression de l’administration égyptienne de Gaza et détachement de la Cisjordanie à la Jordanie. Qasim forme en Irak une armée de libération de la Palestine sur le modèle algérien. La RAU répond par la formation d’une Union nationale palestinienne.
  • Yasser Arafat fonde à Koweït le Mouvement de libération de la Palestine, dont les initiales inversées en arabe donnent le Fath (ouverture). Il est composé essentiellement de membres de la diaspora palestinienne du Golfe.
  • Ahmed Jibril fonde le Front de Libération de la Palestine
  • En Égypte, le revenu national progresse en moyenne de 6 % par an entre 1959 et 1965.

Europe[modifier | modifier le code]

Europe de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1959 en France, 1959 en Italie et 1959 en Suisse.
Francisco Franco et Dwight D. Eisenhower à Madrid


  • L’Espagne entre dans l’OECE qui lui octroie un prêt de 420 millions de dollars.
  • Révision constitutionnelle au Portugal. L’élection présidentielle est réservée à un corps restreint de 600 électeurs. Le président du Conseil peut désigner en toute quiétude le président de la République.
  • Second plan de développement au Portugal. Construction de barrages.
  • Rétablissement de la convertibilité de la livre sterling.

Europe de l'Est[modifier | modifier le code]

24 juillet : Kitchen Debate. Débat lors de l'«American National Exhibition» à Moscou entre Khrouchtchev et Richard Nixon sur les mérites comparés des systèmes capitaliste et socialiste[17]


  • Refus soviétique d’aider la Chine à développer sa puissance nucléaire.
  • Le développement de l’économie soviétique après la Seconde Guerre mondiale suit les lignes tracées par les plans quinquennaux ou septennaux (1959-1965). La totalité du contenu de ceux-ci est souvent révélée seulement un ou deux ans après leur mise en application.
  • République populaire roumaine : le travail salarié est interdit dans l’agriculture et les terres que les paysans ne peuvent cultiver sont confisquées.
  • République fédérale populaire de Yougoslavie : le congrès de la Ligue des communistes appelle à la réorganisation des terres agricoles en unités socialisées plus grandes. La collectivisation n’est jamais forcée et les terres collectivisées ne dépasseront pas 13 %. Environ 70 % des exploitations privées sont inférieures à 5 ha et mal cultivées. Des disettes intermittentes dues aux sécheresses nécessitent l’achat de céréales aux États-Unis et à l’Union soviétique.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1959[modifier | modifier le code]

1er trimestre[modifier | modifier le code]

2e trimestre[modifier | modifier le code]

3e trimestre[modifier | modifier le code]

4e trimestre[modifier | modifier le code]

Décès en 1959[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]