Grimaud (Var)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grimaud.
Grimaud
Panorama de Grimaud.
Panorama de Grimaud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Grimaud
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Alain Benedetto
2014-2020
Code postal 83310
Code commune 83068
Démographie
Population
municipale
4 106 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 27″ N 6° 31′ 20″ E / 43.2741666667, 6.5222222222243° 16′ 27″ Nord 6° 31′ 20″ Est / 43.2741666667, 6.52222222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 503 m
Superficie 44,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
Grimaud

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Grimaud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grimaud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grimaud

Grimaud est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Il faut distinguer le village médiéval de Grimaud et la cité lacustre de Port Grimaud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grimaud
Le Cannet-des-Maures La Garde-Freinet Le Plan-de-la-Tour, Sainte-Maxime
Les Mayons Grimaud Mer Méditerranée
Collobrières, La Môle Cogolin Saint-Tropez

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bordée par la Mer Méditerranée, l'est de la commune est à une altitude proche de zéro. Le sud est traversé, d'est en ouest, par la vallée de la Giscle. Le village est situé au début de la zone vallonnée, qui couvre la partie nord du territoire de Grimaud, en bordure du Massif des Maures. Le point culminant de la commune est le Mont Roux, avec une altitude de près de 260 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs fleuves côtiers se jettent dans la Mer Méditerranée, au niveau de la commune de Grimaud, notamment la Giscle.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale RD 558 (ex RN98 de bord de mer), qui dessert notamment Port Grimaud, ainsi que par les routes Rd 559 et RD 14 qui traversent le village.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus desservent la commune de Grimaud[1] :
7601 : Saint-Tropez - Saint-Raphaël,
7702 : Cavalaire-sur-Mer - Saint-Raphaël,
7733 : La Garde-Freinet - Gassin,
7760 : Grimaud - Sainte-Maxime,
7760 : Grimaud - Cogolin,
7760 : Grimaud - Gassin.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

En périodes estivales, une navette maritime relie Port Grimaud au port de Saint-Tropez[2].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'héliport de la pointe de Saint-Tropez est basée sur la commune de Grimaud, entre la marina et le village. Le terrain d'aviation le plus proche est celui de La Môle. Les aéroports les plus proches sont ceux de Marseille et de Nice.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Grimaud, connu depuis le Xe siècle, viendrait de Gibelin de Grimaldi qui reçut de Guillaume Ier de Provence la baronnie du lieu en récompense de ses exploits contre les Sarrasins vers l’an 975[3],[4]. Gibelin de Grimaldi n’a pas de lien avec la famille Grimaldi de Monaco dont la tige est Grimaldo à partir du XIIe siècle[5].

Ses habitants sont appelés les Grimaudois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Grimaud a pour origine un village antique du nom de Sambracis[6], habité par la tribu des Sambrans. Il donnait à l'époque son nom au Golfe de Saint-Tropez : Golfe de Sambratie, Golfe Sambracitain, Sinus sambracitanus.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On trouve des traces de présence humaine au Néolithique (5000 av. J.-C.), au Chalcolithique (2000 av. J.-C.) : menhirs des Couzes, dolmen de la Suane.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

IXe siècle

En 850, les Sarrasins s'installent à la forteresse de La Garde-Freinet. Ils dominent la région du Freinet qui devient la colonie Djabal al-Kilal dépendante de la dynastie Ommeyade d'Andalousie en Espagne. À partir de cette base, les Sarrasins[7] se livrent à des razzias dans toute la Provence.

Xe siècle

Les comtes de Provence, le roi de Bourgogne et l'empereur byzantin s'unissent pour chasser les Sarrasins en 973. Certaines familles restent sur place et se convertissent au christianisme.

XIe siècle

C'est une nouvelle période pour la région avec l'expansion de villages tel que Grimaud situé sur un piton dominant le golfe de Saint-Tropez. C'était également un point stratégique permettant de surveiller le massif des Maures et les allées et venues comme à La Garde-Freinet. Le château domine le golfe de Grimaud[8]. C'est aussi une période de construction d'édifices religieux.

XIVe siècle

Avec ses 1 200 habitants, Grimaud est le plus grand bourg du Freinet. Une rue dénommée « rue des Juifs » est consacrée au commerce.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Grimaud fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 8 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou[9].

XVe siècle

La ville perd son influence face à Saint-Tropez. Le roi René d'Anjou, comte de Provence, donne le château de Grimaud à son ami Jean Cossa. Celui-ci agrandit et embellit le château de Grimaud.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Temps modernes[modifier | modifier le code]

XVIe siècle

Le château est détruit par les guerres de religions. L'alimentation en eau se faisait à trois kilomètres par un système gravitaire dans la colline.

XVIIe siècle

En 1627, Grimaud est érigé en marquisat en faveur d'Esprit Allard[10]. Le château est reconstruit. Le moulin Saint-Roch est utilisé par la population pour avoir une autonomie alimentaire.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle

C'est l'essor des bouchonneries grâce au forêts de chênes-liège. Le développement de la culture de la vigne, des oliviers et de la sériculture.

XXe siècle

François Spoerry est l'architecte de Port Grimaud, marina qui a été construite à partir de 1966 en lieu et place de marécages. Cette cité lacustre, interdite à la circulation automobile, possède douze kilomètres de quai, des jardins, des places, des commerces, une église, etc.

XXIe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2003 en cours Alain Benedetto UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 106 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 164 1 164 1 081 1 111 1 264 1 320 1 304 1 416 1 385
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 418 1 380 1 345 1 253 1 117 1 174 1 216 1 106 1 062
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 094 1 147 1 122 1 040 1 126 1 319 1 255 1 240 1 269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 378 1 672 2 408 2 910 3 322 3 780 4 181 4 233 4 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nice. Les élèves de Grimaud débutent leur scolarité au sein de la commune : à l'école maternelle les Migraniers (72 élèves)[13], puis dans l'une des deux écoles primaires[14]. Le collège le plus proche est celui de Cogolin[15]. La municipalité organise les transports scolaires, par bus, vers collèges et lycées[16].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Laurent Voulzy, enregistre Grimaud, sur l'album Le Cœur grenadine[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique Saint-Michel dépend du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Saint-Tropez[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones de production de l'huile d'olive de Provence AOC et des vins Maures (IGP) et des côtes-de-provence. Une cave coopérative vinicole regroupe une partie des producteurs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • À l'origine (début du XIe siècle), le château comprenait trois enceintes encadrées de quatre tours d'angle à trois étages. Depuis le démantèlement ordonné par Mazarin en 1655, il reste des ruines imposantes, où l'on distingue encore quelques pans de murs et d'escaliers, une cheminée, etc.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Queste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Grimaud (83).svg

La commune de Grimaud porte :

De gueules au château d'or, maçonné, ouvert et ajouré de sable.

Les armes de Grimaud sont celles de la famille de Castellane qui posséda cette terre de la fin du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française[19].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. bus à Grimaud
  2. navettes maritimes
  3. Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne, Éditions Bernard, 1835.
  4. Joseph Toussaint Reinaud, Invasions des Sarrazins en France, Éditions Dondey-Dupré, 1836.
  5. M. Ulino, L'Età Barocca dei Grimaldi di Monaco nel loro Marchesato di Campagna, Éditions Giannini, 2008.
  6. Extraits de documents en provenance de Gallica - BNF
  7. Ils ne sont pas obligatoirement arabes puisqu'on retrouve toute sorte de méditerranéens dans les empires des califes musulmans.
  8. nom du golfe de Saint-Tropez jusqu'au XIXe siècle
  9. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  10. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, Éditions Schlesinger, 1866.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  13. école maternelle les Migraniers
  14. écoles primaires
  15. collège de Cogolin
  16. vie scolaire à Grimaud
  17. « Chanson Grimaud de Laurent Voulzy », sur www.paroles.net (consulté le 16 juin 2014)
  18. paroisse Saint Michel
  19. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, 1866.