Jean Aicard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Jean Aicard, ca. 1900.
Jean Aicard, portrait au fusain par Félix Régamey (v. 1878).

Jean François Victor Aicard, né le 4 février 1848 à Toulon (Var) et mort le 13 mai 1921 à Paris, est un poète, romancier et auteur dramatique français.

Son père, Jean Aicard, était un journaliste d'une certaine distinction, et son fils commença sa carrière en 1867 sous le pseudonyme de Jean Dracia avec les Jeunes Croyances, suivie en 1870 par une pièce en un acte produite au théâtre de Marseille.

Ses poèmes comprennent: Les Rébellions et les apaisements (1871), Poèmes de Provence (1874) et La Chanson de l'enfant (1876), dont deux ont été couronnés par l'Académie; Miette et Noré (1880), une idylle provençale, Le Livre d'heures de l'amour (1887), Jésus (1896). Parmi ses pièces les plus réussies on cite Le Père Lebonnard (1890), qui a été produite pour la première fois au Théâtre-Libre. Parmi ses autres œuvres figurent les romans Le Roi de Camargue (1890), L'Âme d'un enfant (1898) et Tata (1901), Benjamine (1906), Maurin des Maures (1908 et La Vénus de Milo (1874), qui raconte la découverte de la statue à partir de documents inédits.

Il entra à l'Académie française en 1909.

Le fonds d'archives de l'écrivain est conservé aux archives municipales de Toulon.

Sommaire

[modifier] Œuvres

Poésie
  • Les Rebellions et les apaisements (1871)
  • Les Poèmes de Provence (1874)
  • La Chanson des enfants (1876)
  • Miette et Note (1880)
  • Le Livre d'heures de l'amour (1887)
  • Jésus (1896))
Romans et nouvelles
  • Notre-Dame-d'Amour (1896). Texte en ligne : [1]
  • L'Âme d'un enfant (1898)
  • Tatas (1901)
  • Benjamine (1906)
  • La Vénus de Milo (1874)
  • Maurin des Maures (1908)
  • L'illustre Maurin (1908)
Théâtre
  • Pygmalion (1878)
  • Othello ou le More de Venise (1881)
  • Le Père Lebonnard (1889)

[modifier] Anecdotes

Si l'on en croit Léon Daudet, Aicard possédait un tel talent pour réciter des vers qu'il transformait alors chaque poésie, même médiocre, en un chef-d'œuvre fugitif. Rimbaud n'avait pas dû être sensible à son charme, car on connaît l'épisode où il ponctuait du mot de Cambronne chaque vers d'un poème que récitait Jean Aicard[1]. C'est cependant à ce poète qu'il a dédié Les effarés.

[modifier] Lien externe

Voir sur Wikisource : Jean Aicard.


Précédé par
François Coppée
Fauteuil 10 de l’Académie française
1909-1921
Suivi par
Camille Jullian

[modifier] Notes

  1. Cet épisode est discuté par Daniel A. De Graaf dans Arthur Rimbaud: sa vie, son œuvre, publié par L'Harmattan en 2005, ISBN 2747583031, pp. 93-94. Voir ici.
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Aicard ».
Créer un livre