Pierre Puget

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Puget (homonymie).
Pierre Puget
Image illustrative de l'article Pierre Puget
Portrait de Pierre Puget âgé
Tableau réalisé par son fils François Puget
Musée du Louvre (Paris)
Présentation
Autres noms Le Michel-Ange français
Naissance 16 octobre 1620
Marseille
Décès 2 décembre 1694 (à 74 ans)
Marseille
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Œuvre
Réalisations Milon de Crotone, Enlèvement d'Hélène de Troie, Vieille Charité.
Entourage familial
Père Simon Puget
Mère Marguerite Cauvin

Pierre Puget, né le 16 octobre 1620 et mort le 2 décembre 1694 à Marseille est un sculpteur, dessinateur, peintre et architecte français du XVIIe siècle. Il fut célébré par de nombreux auteurs au XVIIIe et XIXe siècle comme « le Michel-Ange de la France », l'un des représentants de l'esprit classique français du Grand siècle dans la sculpture, comme le fut Nicolas Poussin pour la peinture.

Il est l'un des introducteurs de l'Art baroque en France, bien illustré par ses réalisations architecturales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et apprentissage[modifier | modifier le code]

Maison natale de Pierre Puget

Pierre Puget est né le 16 octobre 1620 à Marseille dans une maison construite par son père située à l'actuel no 20 de la rue du Puits du denier à l’angle de la rue du Petit Puits dans le quartier populaire du Panier, à proximité de la Vieille Charité. Son père Simon Puget, fils d'un agriculteur aisé Paul Puget dit Paulet, établi sur un vaste domaine agricole situé à l'Estaque près de la vallée de Riaux, quitte l'agriculture et s’installe à Marseille vers 1600 pour y exercer la profession de maître maçon. Simon Puget épouse Marguerite Cauvin qui lui donnera neuf enfants quatre garçons et cinq filles : Jean, l'aîné, puis Gaspard, Anne, Virginie, Jeanne, Marguerite, Constance, Pierre et César. Trois d'entre eux, uniquement des garçons atteindront l'âge adulte : l’aîné Jean né en 1611, Gaspard né en 1615 et enfin Pierre.

Pendant longtemps on a cru que Pierre Puget était né en 1622 dans la propriété rurale de ses grands parents dans la vallée de Riaux : c'est pour cela que Cézanne a peint une toile, actuellement exposée au Musée de Washington, dénommée « Maison en Provence, la vallée de Riaux près de l’Estaque » afin de rendre hommage au maître vénéré[1].

Pierre n'a que deux ans lorsque son père décède brutalement le 8 octobre 1622 d’une chute d'échafaudage. À quatorze ans sa mère le met en apprentissage chez maître Roman, spécialisé dans la confection du mobilier d’église. Il travaille notamment à la décoration de l'église Saint-Martin, aujourd’hui disparue, mais, contrairement à la tradition répandue sur la foi du sculpteur Jean Dedieu et par le père Bougerel, la décoration des galères ne semble pas faire partie de l'activité de Roman[2].

Premier voyage en Italie (1638-1643)[modifier | modifier le code]

Vers 1638 Pierre part pour Livourne puis Florence et enfin Rome où il travaille dans l'atelier d'un sculpteur sur bois qui l'introduit dans l'équipe de Pierre de Cortone qui achève la décoration du palais Barberini. De retour à Florence pour terminer le palais Pitti, Pierre de Cortone essaie de retenir Pierre Puget, mais ce dernier décide de revenir à Marseille fin 1643 début 1644 probablement pour retrouver sa mère malade. C'est à cette période qu'il dut peindre le portrait de sa mère.

Marseille et Toulon (1644-1659)[modifier | modifier le code]

Vaisseau de guerre dessiné par Pierre Puget. L'artiste décore le gaillard arrière de plusieurs bâtiments de guerre.

Pierre Puget assiste le 25 mai 1644 à Marseille au partage des biens paternels avec ses deux frères Jean et Gaspard. En 1645, probablement après le décès de sa mère, Pierre rejoint à Toulon son frère Gaspard qui de tailleur de pierres deviendra sculpteur puis architecte. L'amiral Jean Armand de Maillé lui demande de travailler pour l'atelier du maître-sculpture sur bois Nicolas Levray chef de l'atelier de décoration à l’arsenal de Toulon : il décore le navire « Le Magnifique » qui après la mort de l'amiral est rebaptisé « La Reine ».

Pendant l'année 1646 Pierre Puget fait un court séjour à Rome où il accompagne un religieux feuillant envoyé par la reine mère pour y copier des antiques. Ce religieux pourrait être, comme le pense Lagrange, le père Joseph qui « avait peint sous Vouet avant d'aller à Rome, où il se noya dans le Tibre »[Lag 1]. De retour à Toulon, il se marie le 8 juillet 1647 avec Paule Boudet : ils auront un fils, François Puget qui naîtra le 17 décembre 1651 et sera peintre.

Pendant la Fronde (1648-1652) l'activité de l’arsenal cesse pratiquement et Pierre se consacre essentiellement à la peinture. Il exécute à la demande des tableaux et des retables pour des confréries religieuses, des églises paroissiales et des couvents. Il réalise ainsi en 1652 pour le baptistère de la cathédrale de Marseille « Le baptême de Constantin » et « Le baptême de Clovis ». Il maîtrise alors parfaitement l'art pictural.

Le 16 février 1655, la ville de Toulon décide d'ériger un portail avec balcon à l'hôtel de ville. Les consuls de Toulon passent un marché avec Nicolas Levray ; Pierre Puget qui avait commencé depuis quelques années une carrière de sculpteur, propose pour soutenir le balcon, deux atlantes à la Michel-Ange. Les consuls enthousiasmés par le projet résilient le marché passé avec Nicolas Levray pour passer un nouvel acte avec Pierre Puget. C'est une réussite éclatante.

De Vaudreuil à Vaux-le-Vicomte (1659-1661)[modifier | modifier le code]

Bien que Puget continue à peindre occasionnellement, c'est sa réputation de sculpteur qui franchit les frontières de la Provence jusqu'à la Cour. Le marquis de Girardin l'appelle pour orner de statues le parc de son château de Vaudreuil. Nicolas Fouquet le sollicite ensuite pour les sculptures du Château de Vaux-le-Vicomte et l'envoie à Gênes pour choisir les plus beaux marbres de Carrare pour la réalisation des statues. Après la disgrâce de Fouquet survenue le 5 septembre 1661, Puget décide prudemment de rester à Gênes.

Deuxième séjour italien : Gênes (1661-1668)[modifier | modifier le code]

Pierre Puget travaille avec ardeur pour les praticiens de la capitale ligure. L'hercule gaulois primitivement destiné aux jardins de Vaux-le-Vicomte, est sculpté pendant cette période. Il effectue un court voyage à Rome en 1662 puis un bref séjour en Provence en mai 1663 d'où il revient avec sa femme, son fils et son élève Christophe Veyrier. Le travail du marbre plus fin que la pierre qu'il avait utilisée pour créer les atlantes de Toulon (en pierre de Calissanne), est pour Puget un éblouissement. Il a pour le marbre une admiration sensuelle et quasi amoureuse ; il écrit à Louvois en 1683 : « la pièce de marbre est sans défaut et blanche comme neige[3].» Il veut également dominer ce matériau puisqu'il écrit dans la même lettre la fameuse phrase : « le marbre tremble devant moi, si grande que soit la pièce[3].» Il continue par ailleurs à peindre : le tableau de la sainte famille date de 1663 environ.

La municipalité de Marseille souhaitant reconstruire un hôtel de ville, Pierre Puget réalise à Gênes deux projets. Le premier datant de 1663 est un superbe dessin d'un édifice conçu comme un palais romain. Le deuxième propose un bâtiment plus modeste. Aucun des deux projets ne sera retenu.

Arsenal de Toulon (1668-1679)[modifier | modifier le code]

Puget rentre en France en 1668 afin d’assurer la direction de l'atelier de sculpture de l'arsenal de Toulon en remplacement de Nicolas Levray. Il n'accepte ce poste qu'après une longue période de négociation. Il indique dans une lettre du 18 janvier 1667 ses exigences qui ne seront acceptées par Colbert qu'en avril 1668.

Il poursuit pour Marseille et Toulon ses projets d'urbanisme. Il entreprend des sculptures destinées au parc de Versailles : statue de Milon de Crotone, bas relief d’Alexandre et Diogène, et statue de Persée délivrant Andromède.

L'indépendance de Puget et ses projets coûteux finissent par exaspérer Colbert qui le licencie en 1679 de l'atelier de l’arsenal de Toulon.

Retour définitif à Marseille (1680-1694)[modifier | modifier le code]

Maison de Pierre Puget
Rue de Rome-rue de La Palud
Marseille

Puget quitte Toulon pour s’installer à Marseille. En 1681 il se construit une maison à l’angle de la rue de Rome et de la rue de la Palud. Cette maison se compose d’un rez-de-chaussée avec entresol, de deux étages et d’un attique. La fenêtre du premier étage sur la façade en pan coupé s’ouvre sur un balcon. Au-dessus de cette fenêtre, Puget avait placé dans une niche circulaire un buste du Christ en ronde bosse avec cette inscription « Salvator mundi, miserere nobis ». En dessous on pouvait lire : « Nul travail sans peine ». Dans le courant du XIXe siècle le buste du Christ est remplacé par une tête en hermès d’une grande médiocrité. Le buste original serait soit celui qui se trouve au musée des Beaux-Arts à Marseille soit un autre conservé dans une collection particulière[Glo 1]. Au début du XIXe siècle la corniche de la maison a été rognée ; le maçon chargé des réparations allait raser les chapiteaux et les pilastres considérés comme des nids à poussière quand l’archéologue Fauris de Saint Vincent arrêta ce vandalisme»[Lag 2].

Entre 1690 et 1693, il se construit également une bastide sur la colline Fongate. Cette bastide figure sur une gravure anonyme de la Chambre de commerce de Marseille ; elle sera démolie vers 1870 pour permettre un débouché de l’actuelle rue Fongate qui était alors une impasse. Pierre Puget décède dans cette bastide le 2 décembre 1694.

La peinture de Pierre Puget[modifier | modifier le code]

L'apparition de la Vierge à saint Félix de Cantalice
Cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon

La peinture de Pierre Puget a été relativement délaissée jusqu'au début du XXe siècle. L'historien Arnaud d’Agnel, très critique sur la peinture de Puget, écrit en 1921 : « l'inégalité du maître et la variété trop grande de ses procédés montrent une hésitation persistante, une recherche infructueuse de la voie à suivre…., il n'est pas un grand peintre[4] ». Par la suite l'italien Giulano Briganti et l'allemand Klauss Herding ont proposé un nouveau regard sur la peinture de Puget ; Marie-Christine Gloton a également consacré plusieurs ouvrages ou communications pour redonner toute sa place à la peinture de Puget[5].

Les peintures connues de Pierre Puget sont au nombre de dix-sept parmi lesquelles on peut retenir les œuvres suivantes :

  • Sainte Cécile, huile sur toile (H. 74 cm × L. 101 cm), représentée sous la forme d'une jeune femme, les mains posées sur le clavier d'une épinette et les yeux fixés sur une partition présentée par un angelot. Cette œuvre est au musée des Beaux-Arts de Marseille.
  • L'Apparition de la Vierge au bienheureux Félix de Cantalice, huile sur toile (H. 300 cm × L. 222 cm) peinte vers 1651 pour les capucins de Toulon. Le vieux capucin tend les mains pour recevoir l'enfant Jésus que porte la Vierge. Au premier plan un jeune homme semble soutenir un nuage qui porte la Vierge. Cette toile se trouve dans la cathédrale Sainte-Marie à Toulon et a fait l'objet en 1995 d'une importante restauration par le Centre interrégional de conservation et de restauration du patrimoine installé à Marseille, ce qui a permis de lui redonner son éclat d'origine[6].
  • Deux toiles peintes pour décorer le baptistère de la cathédrale de la Major à Marseille : Le Baptême de Constantin (H. 158 cm × L. 87 cm) et Le Baptême de Clovis (H. 158 cm. × L. 87 cm.). Le père Bougerel indique que ces deux toiles étaient protégées par une grille pour les garantir des voleurs qui avaient tenté de les enlever[7]. Ces deux tableaux sont enlevés en 1723 sur ordre du Chapitre pour enrichir la galerie du Régent. Le décès du duc d’Orléans en 1723 favorise le retour des tableaux dans la cathédrale après leur restauration par le peintre Michel Serre[Lag 3].
La sainte famille au palmier
  • Portrait de la mère de Pierre Puget, Marguerite Cauvin, huile sur toile (H. 60 cm. × L. 50 cm) peinture exécutée vers 1643-1644. Âgée d'une soixantaine d'années, elle porte le costume des veuves, un rabat blanc attaché par trois nœuds couvre ses épaules. Sa tête est couverte par un voile de taffetas noir. Cette toile se trouve dans une collection particulière.
  • Le Sacrifice de Noé, huile sur toile (H. 92 cm × L. 625 cm) exécutée vers 1654 provient de la collection Émile Ricard, frère du peintre Gustave Ricard, qui en a fait don au musée des Beaux-Arts de Marseille.
  • Le Sauveur du Monde, huile sur toile (H. 250 cm × L. 190 cm) réalisée en 1655 pour la confrérie du Saint Sacrement. Le Christ, la main droite inclinée vers la terre, montre le ciel de la main gauche. Ce travail révèle chez l’artiste un nouvel art de peindre avec des cernes sombres ou clairs. Cette toile suivra en 1723 les mêmes péripéties que les deux toiles représentant les baptêmes de Clovis et de Constantin.
  • La Sainte famille au palmier, huile sur toile (H. 210 cm × L. 140 cm), figure une halte sur le chemin de l’ Égypte : la Vierge avec un visage las maintient l’enfant Jésus sur ses genoux tandis qu'à droite saint Joseph se repose. Cette toile qui appartenait à un particulier a été acquise par la ville de Marseille en 2008.
  • David tenant la tête de Goliath, huile sur toile (H. 204 cm × L. 147 cm), représente le jeune héros appuyé sur une colonne contemplant la tête tranchée de Goliath avec l’impact sanglant de la pierre de la fronde sur le front. On ignore la destination première de cette peinture qui se trouve actuellement au musée de l’Université Laval à Québec.

La sculpture de Puget[modifier | modifier le code]

Atlantes
Toulon

Puget apprend la sculpture à Gênes avec Pierre de Cortone et connaît rapidement un immense succès. Sous Louis XIV il sera le seul à pouvoir maintenir la comparaison avec Michel-Ange et Le Bernin. Il réalise son premier chef-d’œuvre en 1656 avec le célèbre portail soutenu par deux atlantes réalisé pour l’ancien hôtel de ville de Toulon. Les deux atlantes symbolisent la force et la fatigue : leur geste est celui des portefaix qui débarquent les navires de sacs de céréales et que Puget a pu voir au travail dans le port de Toulon. Il crée une œuvre admirable. « Il tord les muscles et exagère l’effort ; c’est en quoi il est baroque. Inutile d’ajouter qu’il a un métier prodigieux. Ses œuvres restées à Gênes sont aussi vivantes mais peut être moins puissante de ton. C’est tout de même de la sculpture monumentale de grand style[8].» Ces atlantes ont été restaurés en 1827 par le sculpteur Hubac. Ils ont été démontés en 1944 et déposés à l'abbaye du Thoronet, puis ont réintégré le quartier du port de Toulon dans le bâtiment reconstruit après la guerre qui abrita le Musée de la Marine de 1962 à 1981 et qui est depuis reconverti en Mairie d'Honneur[9].

En 1660 il achève l'Hercule terrassant l'hydre de Lerne qui se trouve actuellement au musée de Rouen. Cette statue est également appelée Hercule de Vaudreuil car elle a été sculptée pour le château qui s'y trouve. Elle a été brisée à la Révolution ; les morceaux ont été retrouvés dans un champ en 1884, ce qui a permis sa reconstitution. Cet hercule est représenté portant un coup fatal à l'hydre convulsé.

Vers 1662 Puget sculpte le buste d'un philosophe qui se trouve maintenant au musée de Cleveland (États-Unis). Ce marbre de 39 cm de haut est une des rares sculptures qui soit à la fois datée et signée avec mention du lieu d'exécution : Rome 1662[Glo 2]. La tête reproduite n'a pu être formellement identifiée : Hippocrate ou Chrysippe ?

Après avoir été convoqué avec un groupe d'artistes de premier rang qui devaient orner le château de Vaux-le-Vicomte, Puget sculpte vers 1663 l'Hercule gaulois[BJ 1] qui se trouve au musée du Louvre à Paris. Cette statue d'abord élaborée pour Fouquet, est prise par Colbert qui la place dans le parc du château de Sceaux[Lag 4]. Hercule est représenté assis sur la dépouille du lion de Némée et tient dans sa main les pommes d'or du jardin des Hespérides. Ces deux éléments évoquent deux des douze travaux d’hercule.

Vers 1664 il sculpte pour le duc de Mantoue un bas relief représentant l'Assomption conservé au musée Staatliche de Berlin. Il réalise également une immaculée conception pour le maître autel de l’église Sainte Marie de Carignan à Gênes ; le musée des Beaux-Arts de Marseille possède un moulage en plâtre de cette statue[Glo 3].Pour cette même église il sculpte également deux autres statues : Saint-Sébastien dont le musée du petit palais à Paris possède une étude en terre cuite et l’évêque Alexandre Sauli dont le musée Granet d’Aix-en-Provence possède également une étude en terre cuite. Ces deux œuvres baroques lui vaudront le titre de plus berninesque que Bernin[10].

Milon de Crotone, par Pierre Puget

Le musée de Sant Agostino de Gênes possède une magnifique statue de marbre que Puget a du terminer en 1681 ; la Vierge au visage limpide maintient sur ses genoux l'enfant Jésus qui lui caresse le menton de sa main gauche. La maîtrise du travail du marbre est telle que la robe de la Vierge semble pouvoir bouger.

Persée et Andromède, 1684, musée du Louvre

Pour le fameux Milon de Crotone[BJ 2], Colbert fait savoir à Puget dès 1670 qu’il respectera sa conception et lui propose de placer la statue en un emplacement de premier choix dans le parc de Versailles. Cette statue est achevée en 1682 : Milon, athlète invincible à la lutte, veut fendre un arbre avec ses mains ; les deux parties du tronc se resserrent sur ses mains. Ainsi prisonnier il sera dévoré par les loups. Puget remplace les loups par le lion, animal plus noble. L’artiste veut symboliser la vanité des efforts humains et le fait de s’engager dans une action téméraire. Son fils, François Puget, est envoyé à la Cour en 1683 pour procéder à la réception de la statue. Lors du déballage la reine, Marie Thérèse d’Autriche, se serait écriée devant le réalisme de la statue : « Ah, le pauvre homme »[Lag 5].

En 1684 Puget termine avec l'aide de son élève Christophe Veyrier la statue "Persée délivrant Andromède" qui est apportée au Havre par le même navire qui transporte aussi la statue de Louis XIV du Bernin, débarquée le 17 février 1685 et convoyée par François Puget jusqu'à Versailles. Le célèbre botaniste Joseph Pitton de Tournefort qui a rencontré Pierre Puget lui dit que l'on trouvait la figure d'Andromède trop petite et Persée trop vieux pour un jeune héros. Puget lui répondit « qu'un de ses élèves nommé Veyrier, qui était devenu fort habile depuis ce temps là, avait un peu trop raccourci la figure d'Andromède en l'ébauchant ; que néanmoins on y trouverait les mêmes proportions que dans la Vénus de Médicis[11]. » Malgré ces critiques, Louvois écrit à l'artiste : « Le Roy a vu votre Andromède dont sa majesté a été très satifaite[12]. » La statue sera transférée fin 1850 au musée du Louvre. Avec un Persée géant et une Andromède presque enfant, ce groupe contient toute l'énergie dont Puget est capable. La signification du sujet est claire : le roi représenté sous la forme de Persée, délivre la France dépeinte sous la figure d'Andromède[13]. Celle-ci est la seule figure de femme nue sortie du ciseau de Puget. Lui qui jusqu'alors cache la femme sous les voiles pudiques de la Vierge, ose cette fois déshabiller le modèle.

Alexandre rendant visite à Diogène

Puget achève en 1689 un bas relief représentant Alexandre le Grand rendant visite à Diogène. Des lettres laissent penser que Puget songeait d'abord à réaliser une statue et non un bas-relief. Cette œuvre devait accompagner le Milon de Crotone[Glo 4]. En effet les deux sujets présentent des similitudes, les deux personnages sont ambigus. Si Diogène est un modèle par sa modestie, il frôle l'audace téméraire, comme le fait Milon de Crotone, car alors qu'Alexandre s'approche pour satisfaire à un vœu du philosophe, ce dernier répond « Ôte-toi de mon soleil ».

Une de ses dernières œuvres est un autre bas relief « Saint Charles Borromée priant pour les pestiférés de Milan » achevé en 1694. Cette sculpture représente au premier plan un fossoyeur traînant un cadavre. À gauche Borromée les mains jointes prie Dieu tandis que derrière lui se trouvent deux prêtres, l'un portant une croix, l'autre un ciboire. Ce bas relief sculpté entre 1692 et 1694 aurait été destiné à l'abbé Pierre Cureau de La Chambre, curé de l'église Saint-Barthélemy de Paris. À la mort de l'académicien, Puget cherche de nouveaux acquéreurs, mais aucune vente ne sera faite. Pierre Paul Puget, petit-fils de l'artiste, vendra cette sculpture au bureau de l'intendance sanitaire le 25 mai 1730[Glo 5] où l’écrivain Stendhal pourra l’admirer[14]. Cette œuvre restaurée en 1953 et 1994 est actuellement au musée des Beaux-Arts de Marseille[Glo 6].

L’architecte[modifier | modifier le code]

Si l’œuvre de Puget architecte est la moins connue et la plus controversée, on peut néanmoins retenir certaines études ou réalisations attribuables à l’artiste avec certitude.

Le portail de l'hôtel de ville de Toulon avec ses deux magnifiques atlantes n'est pas seulement une sculpture car l'ensemble portail, balcon et grande fenêtre constitue une œuvre d’architecture remarquable. Puget réalise en 1663 un grand projet pour l’édification d'un nouvel hôtel de ville à Marseille. Vers 1664 il réalise une deuxième étude plus modeste qui ne sera pas non plus retenue. L’édifice actuel sera réalisé à partir d’une commission d’artistes animée par Gaspard Puget et Mathieu Pourtal, les deux maîtres d’œuvre habituels de la ville.

En 1666 la ville de Marseille s'agrandit considérablement par suite de la destruction de ses remparts médiévaux et de la construction de nouveaux remparts effectuée sous la direction de l’intendant des galères, Nicolas Arnoul. À cette occasion la ville décide de créer un nouveau cours, actuellement cours Belsunce et cours Saint-Louis, et en confie l’élaboration à Pierre Puget qui y travaille à Gênes puis à Toulon. Plusieurs plans sont réalisés par l’artiste mais, comme pour l'hôtel de ville, la réalisation est confiée à Gaspard Puget et Mathieu Pourtal. Il ne subsiste de cet ensemble exceptionnel de l'urbanisme baroque que quelques immeubles situés le long du cours Belsunce, coté est.

Halle Puget

En 1672, Pierre Puget dessine le projet d'une halle de la poissonnerie dite actuellement halle Puget. La construction de cette halle est confiée à un maître maçon dénommé également Pierre Puget, ce qui a fait douter pendant plusieurs années de la conception par le grand Puget[Glo 7]. Cette halle, après construction de murs entre les colonnes, est transformée en chapelle lors de la démolition de l'église Saint-Martin en 1857 pour le percement de la rue Colbert. Elle abritera ensuite en 1925 un commissariat de police jusqu'en 1980 ; restaurée en 1987, elle a repris son aspect d'origine et correspond désormais à la description de Léo Lagrange « c'est un édifice original, le plus léger assurèment des ouvrages d'architecture de Puget, le monument le plus grec de l'antique cité phocéenne. L'air y circule librement et le soleil y joue avec l'ombre de la façon la plus pittoresque »[Lag 6].

La Vieille Charité, vue des façades intérieures et de la chapelle

En 1642 il réalise sa maison d'habitation située à l'angle de la rue de Rome et de la rue de La Palud.

La Vieille Charité reste le plus grand titre de gloire de l’architecte Puget. C’est le 27 avril 1671 que la préférence est donnée au projet de Puget et la première pierre est posée le 14 août 1671[15]. Cet ensemble immobilier est constitué d'une cour intérieure entourée par un corps de bâtiments à trois étages de galeries superposées. Au centre de cette cour s'élève la chapelle dont la première pierre a été posée le 20 avril 1679. Pour cette chapelle, Pierre Puget dresse un premier projet puis un second qui sera réalisé. L’exécution de ce projet sera longue, faute de crédits suffisants, mais sera suivie par Pierre Puget personnellement, puis après sa mort, par son fils François Puget jusqu’à la consécration de la chapelle en 1707. Cet ouvrage singulier avec sa coupole en forme d'ellipsoïde est l’aboutissement de la recherche architecturale de l’artiste.

Prestige et renommée de Puget[modifier | modifier le code]

Pierre Puget est un des artistes les plus célèbres sous le règne de Louis XIV. De son vivant il était admiré aussi bien à Rome qu'à Paris et ses grandes sculptures de marbre tant à Versailles qu'à Gênes font sa réputation. L'illustre marseillais est le seul à pouvoir soutenir la comparaison avec Michel-Ange ou Bernin. L'importance et le rayonnement de l'artiste sont bien reconnus par la Cour. L'Italie du nord et l'Allemagne centrale ont profondément subi l'influence de Puget ; bien que peu connu ce phénomène s'explique par la fougue et la verve de l'artiste qui étaient assez proches des maîtres du baroque italien ou allemand[16].

Entre 1820 et 1860 la renommée de Puget connaît sa plus haute faveur. Théophile Gautier écrit le 24 août 1854 : « Pierre Puget est devenu le plus grand statuaire de son époque et peut-être l’artiste le plus franchement français dont nous pouvons nous glorifier[17]. » Puget est avec Nicolas Poussin l'artiste national par excellence ; leurs deux bustes sculptés par Mercier ornent l'entrée de l' École des Beaux-Arts de Paris. L'architecte Henri-Jacques Espérandieu reprendra cet éloge en 1869 en plaçant deux médaillons sculptés par Philippe Poitevin à l'entrée du musée des Beaux-Arts de Marseille au palais Longchamp.

À la fin du XIXe siècle on assiste à un revirement et les œuvres de Puget sont moins appréciées. L. Courajod écrit : « Si grands que soient les noms de Poussin et de Puget, ces artistes sont de faux parrains, de faux patrons de l'école française[18]. » La ville de Marseille éprouve cependant le besoin d'élever un monument à la gloire de l'artiste peut-être grâce au livre de Léon Lagrange publié en 1868.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Pierre Puget, gravure d'époque

Le visage de Pierre Puget nous est connu par deux portraits peints l'un vers 1668, l'autre vers 1690 qui se trouvent respectivement au musée Granet d’Aix-en-Provence et au musée du Louvre. Ce dernier tableau, peint par son fils François, servira de modèle avec des variantes à deux gravures réalisées l'une par Charles Dupuis (1685-1742), l'autre par Edme Jeaurat.

Le portrait le plus intéressant est un buste en terre cuite qui a été réalisé de son vivant vers 1685 par son ancien élève Christophe Veyrier (1637-1689) et se trouve au musée Granet. Puget, alors âgé d'une soixantaine d'années est au sommet de sa carrière ; il est représenté sans perruque, les cheveux courts, une simple cravate nouée autour du cou, mais le visage autoritaire. Ce portrait servira de modèle à divers monuments élevés en son honneur sculptés par Ramus, Marcellin, Lombard, Injalbert, Consonove ou Sicard[19].

En 1801 le préfet des Bouches-du-Rhône Charles Delacroix décide de faire réaliser le buste de Pierre Puget par le sculpteur Étienne Dantoine (1737-1809). À la même époque la fontaine de la rue de Rome à Marseille qui se trouvait devant l'ancienne maison de l'artiste est reconstruite et ornée de ce buste[20]. La vasque et la fontaine sont ensuite supprimées. En 1912 le marbrier Jules Cantini offre à la municipalité un nouveau monument orné d'un socle et d'une colonne cannelée au sommet de laquelle est placé le buste de Puget.

En 1816 un buste de Puget sculpté par Jean Joseph Foucou (1739-1821) est placé au sommet d'une colonne dans les jardins de la colline Puget. En 1835, le sculpteur Jean-François Legendre-Héral réalise un sculpture de Puget qui après avoir été présenté au Salon des artistes français de la même année prit place au Musée Fabre à Montpellier. En 1855 un sculpteur aixois, Joseph Marius Ramus, réalise une statue en marbre qui sera achetée par le financier Jules Mirès et installée place de la bourse, actuelle place du général de Gaulle à Marseille. Une campagne de presse dénoncera la laideur du monument qui sera déplacé dans les jardins du parc Borély. François Consonove réalise aussi un buste en marbre qui se trouve au musée des Beaux-Arts de Marseille.

En 1857 le sculpteur Antoine Étex réalise une statue de Puget qui est placée sur la façade du Louvre, cour Napoléon, aile Denon. En 1864 un autre sculpteur Jean Marcellin réalise pour la cour d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône une autre statue de Puget.

Vers 1885 un comité présidé par le journaliste Horace Bertin est constitué à Marseille pour l'érection d'une statue représentant Puget et ouvre une souscription. Un concours est lancé et cinq sculpteurs sont retenus : Lombard, Injalbert, Hugues, Ducuing et Belloc. Après une deuxième épreuve Henri-Édouard Lombard, grand prix de Rome, est retenu le 21 août 1897. Cette statue remplace celle de Ramus à la place du Général de Gaulle et sera inaugurée le 16 septembre 1906 par le président de la République Armand Fallières. En 1970 la statue est démontée et replacée quelques mois plus tard en haut du cours Pierre-Puget et inaugurée par le maire Gaston Defferre le 20 février 1971.

En 1891 Jean-Antoine Injalbert réalise une statue qui est installée dans les jardins Alexandre Ier à Toulon.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les principales œuvres de Pierre Puget se trouvent dans les villes suivantes :


  • France
    • Marseille

Musée des Beaux-Arts : Tableaux : Sainte Cécile, Baptême de Constantin[BJ 3], Baptême de Clovis[BJ 4], Le sacrifice de Noé, Le sauveur du monde, La Vierge apprenant à lire à l'enfant Jésus)[BJ 5], Le sommeil de l'enfant Jésus, La sainte famille au palmier, L'homme au compas ou portrait de Gaspard Puget, L'éducation d'Achille, L'éducation d’Achille par le centaure Chiron (Aquarelle avec rehauts de gouache), La Vierge donnant le scapulaire à saint Simon Stock. Dessins : Projet d'autel et de baldaquin (plume encre noire), projet de relief en marbre représentant l'espérance (plume encre brune), La Vierge et l'enfant Jésus (sanguine), Alexandre et Diogène (plume encre noire), Étude de cheval (sanguine), Deux galères (plume), Vaisseau tirant le canon (plume), Vaisseaux contre une colonne en ruine (plume), Vaisseaux dans la rade de Marseille (plume), Vaisseau en mer (plume), Armement d'un vaisseau près d'un chantier naval (plume), Embarquement de troupes en rade de La Ciotat (plume), le port et la rade de Toulon (plume), Sculpture : La lapidation de saint Étienne (relief en terre cuite), Louis XIV (médaillon en marbre), Louis XIV à cheval (relief en marbre), Salvator Mundi (buste en marbre), Le Faune (marbre), Le Faune (terre cuite), Peste de Milan (relief en marbre),

Musée Grobet-Labadié : Dessins : Étude préparatoire pour la statue du bienheureux Alexandre Sauli (Lavis), étude d'enfant (Sanguine), Arrière du vaisseau Île-de-France (plume et lavis)

    • Paris

Musée du Louvre : Tableaux : Autoportrait de Pierre Puget âgé, Dessin : trois vaisseaux avec les marques de leur dignité (plume), Une vue de mer (plume encre noire)[BJ 6], Galère sortant du port de Marseille (pierre noire)[BJ 7], Galère et deux vaisseaux sur voile[BJ 8] (réplique du dessin du musée de Toulon intitulé Vue d’une galère et de deux vaisseaux sur mer calme), vue d'un port avec une façade et un trophée d'armes (plume encre noire)[BJ 9]. Sculptures : Milon de Crotone[BJ 2] [1], Persée délivrant Andromède[BJ 10], Alexandre rendant visite à Diogène (bas relief en marbre de Carrare)[BJ 11], Hercule gaulois[BJ 1], Christ mourant sur la croix (bas-relief en terre cuite)[BJ 12],

École des Beaux-Arts : Sculpture : Hercule (esquisse en terre cuite)

Petit Palais : Sculpture : saint Sébastien (terre cuite)

Musée Granet : Tableaux : La visitation, Autoportrait. Sculpture : Alexandre Sauli (terre cuite), buste de Marc Aurèle (terre cuite), buste du roi David (terre cuite), buste de Caton (terre cuite),

Musée des tapisseries : Tableaux : L’Annonciation[BJ 13]

Deux vaisseaux sous voiles
musée Léon Bonnat

Musée Léon-Bonnat : Dessins : Deux vaisseaux sous voiles (plume)[BJ 14], Grand voilier navire de guerre (plume)[BJ 15]

Musée Magnin : Dessin : Milon de Crotone (sanguine)[BJ 16].

Musée des Beaux-Arts : Sculpture : Hercule de Vaudreuil ou Hercule terrassant l'hydre de Lerne[2] et [3], Dessin : Navire devant un promontoire (pinceau, plume et lavis)

Musée des Beaux-Arts : Dessin : Étude pour le Milon de Crotone (lavis)[BJ 17], [4]

Musée du vieux Toulon : Sculpture : Berger à l’agneau (terre cuite), Berger les bras ouverts (terre cuite).

Cathédrale : Tableaux : Apparition de la Vierge au bienheureux Félix de Cantalice.

Ancien hôtel de Ville : Sculptures : Atlantes du portail.

Musée des Beaux-Arts : Dessin : Vue d'une galère et de deux vaisseaux sur mer calme (plume)

Académie des sciences, belles lettres et arts : Sculpture : Buste de Caton (marbre), buste d'Homère (marbre sur piédouche)

église paroissiale : Tableau : saint Pierre portant les clefs du paradis

Musée Atger : Dessins : projet de tabernacle (plume lavis), Milon de Crotone (sanguine), Persée et Andromède (Sanguine), Tempête (plume),

Église sainte Marie de Carignan : Sculptures : saint Sébastien, Le bienheureux Alexandre Sauli, Immaculée conception,

Musée de Sant Agostino : Sculpture : Vierge à l’enfant[5],

Oratoire : Sculpture : L'Immaculée conception

Metropolitan Museum of Art : Dessins : projet de décoration d'un vaisseau, projet de tabernacle, Vaisseau en mer (plume et lavis)[6],

Musée de l'art : Sculptures : Philosophe (buste en marbre), Alexandre Sauli (terre cuite)[7].

Detroit Institute of Arts : Sculpture : L'enlèvement d’Hélène de Troie (Bronze)

Chantier naval près de ruines antiques
Musée de Boston

Musée des beaux-arts de Boston : Dessin : chantier naval près de ruines antiques (plume)[8],

Musée de l'Amérique française : Tableaux : David tenant la tête de Goliath

Musée des beaux-arts du Canada : Sculpture : Buste du roi David (marbre avec patine brunâtre)[9]

Musée Staatliche : Sculptures : L'Assomption de la Vierge (bas relief en marbre), Hercule au repos ou hercule debout (marbre).

Hommages divers[modifier | modifier le code]

Une strophe du poème "Les phares", dans la section "Spleen et Idéal" des Fleurs du mal de Charles Baudelaire est consacrée à Puget, aux côtés de Rubens, De Vinci, Rembrandt, Michel-Ange, Watteau, Goya, Delacroix :

Colères de boxeur, impudences de faune,

Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,

Puget, mélancolique empereur des forçats (…)

Un timbre postal, d'une valeur de 0.2 + 0.1 franc, à l'effigie de Pierre Puget a été émis le 22 mai 1961. Une oblitération premier jour s'est déroulée à Marseille le 21 mai[21].

Plusieurs expositions ont été organisées en son honneur, notamment en 1970 à l'occasion du trois cent cinquantième anniversaire de sa naissance et en 1994 pour le tricentenaire de sa mort.

Son nom a été donné à une salle du musée du Louvre, à une place au cœur de Toulon, et à une rue de Marseille, le Cours Pierre-Puget.

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Christine Gloton (préf. Jacques Thuillier), Pierre & François Puget : Peintres baroques, Aix-en-Provence, Édisud,‎ 1985, 158 p. (ISBN 2-857-44225-4)
  • Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier et Luc Georget (préf. Robert P. Vigouroux), Pierre Puget : peintre, sculpteur, architecte (1620-1694), Marseille, Réunion des Musées Nationaux,‎ 1994, 415 p. (ISBN 2711829715)
  • Klaus Herding, Pierre Puget. Das bildnerische Werk. Berlin 1970.
  • Léon Lagrange (préf. Marie-Christine Gloton), Pierre Puget : Peintre, sculpteur, architecte, décorateur de vaisseaux, Marseille, Jeanne Laffitte (réimpr. 1994) (1re éd. 1868), 420 p. (ISBN 2-862-76236-9)
  • André Villard, Art de Provence, Arthaud, Paris, 1957.
  • André Bouyala d'Arnaud, André Hardy, Jean-jacques Gloton, Jean Sonnier et Félix Tavernier (préf. Gaston Defferre), La vieille charité de Marseille, Marseille, Arts et livres de Provence,‎ 1970, 202 p.
  • André Ducasse, Françoise Baron, Marielle Latour, Jean-Jacques Gloton, Félix-L. Tavernier, Jean Cherpin, Christian Liger, André Villard, Pierre Puget, Arts et livres de Provence, Marseille, bulletin numéro 78, 1971, 190 p.
  • Jean-Marc Chancel (dir.), Pierre Puget, architecte., Marseille, Parenthèses, coll. « Les Cahiers de la Recherche Architecturale »,‎ 1997 (ISBN 978-2-863-64840-7)
  • Geneviève Bresc-Bautier, Milon de Crotone : Pierre Puget, Paris, Réunion des Musées Nationaux, coll. « Solo »,‎ 1996, 47 p. (ISBN 2-711-83421-2)
  • Michèle Laurent - Alain Guyot, "Pierre Puget, "Unité Imagine- ENSA Marseille1994, extrait Bibliographique:
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 978-2-862-76441-2), p. 370-371.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier, Luc Georget, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, Réunion des Musées Nationaux – musée des Beaux-Arts, Marseille, 1994, (voir dans la bibliographie).
  1. p. 140
  2. p. 106
  3. p. 120
  4. p. 95
  5. p. 146
  6. p. 144
  7. p. 242
Léon Lagrange, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, décorateur de vaisseaux, Didier et Cie, Paris, 1868, réédition Jeanne Laffitte, Marseille, 1994, (voir dans la bibliographie).
  1. p. 19
  2. p. 296
  3. p. 362-363
  4. p. 372
  5. p. 190
  6. p. 172
Références Base Joconde
Autres références
  1. Georges Reynaud, Origine et jeunesse marseillaise de Pierre Puget, dans Revue Marseille, no 177, juin 1966, p. 77
  2. Georges Reynaud, Origine et jeunesse marseillaise de Pierre Puget, dans Revue Marseille, no 177, juin 1966, p. 83
  3. a et b georges Reynaud, Des pièces de marbre dans Revue Marseille, no 177, juin 1996, p. 88
  4. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome III p. 814
  5. Marie-Christine Gloton, Pierre & François Puget peintres baroques, Édisud, Aix-en-Provence, 1985, (ISBN 2-85744-225-4)
  6. Élisabeth Mognetti, Marseille au secours du patrimoine, dans Marseille, revue culturelle, no 177, juin 1996, p. 118
  7. Régis Bertrand, Les travaux de Gaspard et Pierre Puget pour la cathédrale de la Major, dans Revue Marseille, no 177, juin 1996, p. 95-96
  8. André Villard, Art de Provence, Arthaud, Paris, 1957, p. 158
  9. François Pourcelet, Journal de voyage d'une Provençale dans le sud de la France sous le Directoire en 1798, éd. de la Dyle, Aix-en-Provence, 1995, p. 177
  10. Klaus Herding, Puget, génie multiple, dans Revue Marseille, mars 1999, no 187 p. 55
  11. Joseph Pitton de Tournefort, Relation d'un voyage du Levant fait sur ordre du Roy, Lyon, éd. Bruyset, 1727, tome 1, p. 14
  12. François Baron, Les œuvres sculptées de Puget au Louvre, dans Pierre Puget, Arts et livres de Provence, Marseille, 1971, p. 42
  13. Klaus Harding, « Puget sculpteur », dans Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier, Luc Georget, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, Réunion des Musées Nationaux – musée des Beaux-Arts, Marseille, 1994, p. 94, (ISBN 2-7118-2971-5)
  14. Christian Liger, Opinions et jugements sur Puget, dans Pierre Puget, Arts et livres de Provence, Marseille, 1971, no 78, p. 162
  15. André Hardy, Quelques étapes de la construction, dans La Vieille Charité de Marseille, Arts et livres de Provence, Marseille, 1975, no 70, p. 48
  16. Klaus Herding, Prestige de Puget, dans Pierre Puget, Arts et livres de Provence, Marseille, 1971, p. 148
  17. Luc Georget, La fortune critique, dans Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier, Luc Georget, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, Réunion des Musées Nationaux – musée des Beaux-Arts, Marseille, 1994, (ISBN 2-7118-2971-5), p. 383
  18. Luc Georget, La fortune critique, dans Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier, Luc Georget, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, Réunion des Musées Nationaux – musée des Beaux-Arts, Marseille, 1994, (ISBN 2-7118-2971-5), p. 386
  19. Geneviève Bresc-Bautier, Pratiques d’atelier de Puget sculpte, dans Marie-Christine Gloton, Klaus Herding, Jean-jacques Gloton, Geneviève Bresc-Bautier, Luc Georget, Pierre Puget, peintre, sculpteur, architecte, Réunion des Musées Nationaux – musée des Beaux-Arts, Marseille, 1994, (ISBN 2-7118-2971-5), p. 362
  20. Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, 5 volumes, tome IV p. 107
  21. Le timbre


Sur les autres projets Wikimedia :