La Crau

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La Crau
Blason de La Crau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Canton de La Crau
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Christian Simon
2014-2020
Code postal 83260
Code commune 83047
Démographie
Population
municipale
16 855 hab. (2011)
Densité 445 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 02″ N 6° 04′ 29″ E / 43.15055556, 6.07472222 ()43° 09′ 02″ Nord 6° 04′ 29″ Est / 43.15055556, 6.07472222 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 270 m
Superficie 37,87 km2
Localisation

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La Crau est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle s'inscrit dans la partie orientale de l'agglomération toulonnaise, en arrière des stations balnéaires d'Hyères et de Carqueiranne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire craurois occupe une partie de la dépression permienne, qui est une vaste plaine cultivable semée de pierres et de galets (une crau). Il est drainé par la partie sud du Gapeau, un fleuve côtier provençal dont la source se situe dans le massif de la Sainte-Baume. Plusieurs reliefs modestes boisés encadrent cette plaine, le massif des Maures à l'est et le massif des Maurettes, dont le mont Fenouillet, au sud. La Crau appartient depuis le 4 juillet 2009 à la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, parmi les 10 premières agglomérations françaises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Maravals
  • Les Martins
  • Mesclans
  • Les Avocats
  • Les Goys Fourniers
  • Gavary
  • Les Tourraches
  • Sygaloux
  • La Tour sainte Anne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plusieurs vallons et collets entourent les rivières qui traversent la commune. Le point culminant (299 m) se situe au sud du territoire, à l'emplacement duquel est installé la chapelle Notre Dame du Fenouillet.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Crau au sens de Köppen est subtropical a été sec Csa. D'après la classification de Gaussen, le climat est de type méso-méditerranéen car constitué de 3 mois secs (juin, juillet et août) où P < 2T. Le climat craurois est caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons[1]. La température moyenne annuelle est de 15,9 °C.

Ainsi la température moyenne de janvier (mois le plus froid) est 9,3 °C (la plus chaude de France métropolitaine) avec des températures maximales moyennes de 12,7 °C et des températures minimales moyennes de 5,8 °C. La température moyenne de juillet (mois le plus chaud) est de 23,9 °C avec des températures maximales moyennes de 29,1 °C et des températures minimales moyennes de 18,8 °C.

Les précipitations sont de 665 mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6 mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9 mm. Il pleut moins de 60 jours par an (59,7 en moyenne) et les répartitions des précipitations sont très inégales. Ainsi février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations mais pour seulement 88,3 mm alors qu'octobre n'a que 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut le moins souvent vont de mai à septembre. L'automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l'hiver par des précipitations importantes mais plus réparties.

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Toulon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,8 6,2 7,5 9,6 12,7 16,1 18,8 18,7 16,6 13,3 9,2 6,7 11,7
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,4 13,7 17,1 20,8 23,9 23,8 21,2 17,3 12,8 10,2 15,9
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,3 15,3 17,8 21,6 25,6 29,1 28,9 25,7 21,4 16,3 13,6 20,1
Ensoleillement (h) 152 184 236 236 285 314 350 325 253 176 143 127 2 793
Précipitations (mm) 83 70 49 66 43 29 7 30 56 108 73 71 684,8
Source : Le climat de la région de la région de Toulon (en °C et mm, moyennes mensuelles) [1]

De par sa proximité avec la mer, le gel est rare (2,9 jours par an en moyenne) et le gel permanent (c'est-à-dire où la température maximale reste inférieure ou égale à zéro) totalement inexistant. La neige est rare également (à peine 1,5 jour par an en moyenne) et il est exceptionnel qu'elle tienne au sol (0,3 jour par an en moyenne).

Cependant, la douceur du climat ne doit pas faire oublier une de ces caractéristiques désagréables : le vent. Il y a plus de 115 jours de vent fort (mistral, très sec ; vent d'est, en général accompagné de précipitations ou de temps nuageux). Le mois le plus venteux est janvier avec en moyenne 12,5 jours de vent fort. Le moins venteux est septembre avec 7 jours de vent fort. En hiver, le mistral peut considérablement accentuer la sensation de froid même lorsque les températures restent clémentes.

L'atmosphère est souvent sèche. Ainsi l'humidité relative y est en moyenne de 56 % avec peu de variations saisonnières : Les mois les plus secs sont juillet et août avec 50 %, les moins secs sont novembre et décembre avec 60 %.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Meige Pan et le ruisseau des Cougourdes se jettent dans le Réal Martin sur la commune de La Crau.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La Crau est accessible par deux autoroutes : l'autoroute A57, sortie n°sortie 6, à l'ouest, et par l'autoroute A570, sortie n°sortie 7, au sud, dont l'aire de service « Saint Augustin » se trouve sur la commune. La route départementale RD98 suit cette dernière. Le centre ville est traversé par la RD554 et la RD29.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de La Crau est sur la Ligne de La Pauline-Hyères aux Salins-d'Hyères, s'embranche sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière). La gare TGV la plus proche est celle de Toulon.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Des lignes de bus relient La Crau aux communes voisines[2] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Très tôt, la plaine de La Crau a été fréquentée par des chasseurs néolithiques, qui traquaient le gibier dans un milieu humide traversé par le Gapeau. Ils occupaient les abris sous roche du massif du Fenouillet et des contreforts des Maurettes et des Maures.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Romains aménagèrent la plaine, traversée par une voie romaine importante qui franchissait le Gapeau sur un pont aujourd'hui disparu près de Notre-Dame. Les villas romaines étaient riches et produisaient en particulier de l'huile d'olive; des fours de potiers fabriquaient des amphores et une fine céramique locale. Au Bas-Empire, pendant la période troublée des invasions barbares, un habitat plus facile à défendre se constitua au sommet du Fenouillet. La chapelle Notre-Dame du Fenouillet a été édifiée au Moyen Âge sur ce site.

Le canal Jean-Natte ou Béal d'Hyères[modifier | modifier le code]

C'est l'édification du réseau d'irrigation complexe du Béal de Jean Natte, avec sa prise d'eau sur le Gapeau, à partir du XIVe siècle, qui vit se développer le terroir actuel, au centre de la plaine. Quelques gros domaines agricoles furent édifiés autour de la route entre La Garde et Pierrefeu, puis un village aux XVIIIe et XIXe siècles, doublé du gros hameau de La Moutonne, plus au sud. À cette époque, La Crau n'était qu'une dépendance de Hyères (La Crau d'Hyères), tout comme La Londe-les-Maures et Carqueiranne.

C'est l'ingénieur Jean Natte et Rodulphe de Limans qui sont à l'origine de l'édification du canal du Béal. Conformément à la convention passée en 1458 entre les syndics et conseillers de la communauté de Hyères et Jean Natte "de la rivière de Gènes" pour la construction d'un canal ou béal dérivé du Gapeau, canal destiné à faire tourner des moulins et à l'arrosage des jardins [3].

Le canal devient un système stratégique ; ainsi, il est fortement réglé par des actes juridiques :

  • 10 avril 1477 : transaction entre les syndics d'Hyères et Palmède de Forbin, seigneur de Solliès, qui ratifient la convention passée entre le sieur Beauval et le syndic des moulins le 31 mars 1459, autorisant le détournement et l'utilisation des eaux moyennant 100 florins[4].
  • 16 mars 1463 : sur lettre du roi René portant exemption de tous impots et droits royaux en faveur de Jean Natte et des freres Paulet et Limans[5].
  • 30 mai 1648 : à la suite de nombreux conflits, est rédigé le premier règlement d'arrosage.
  • 21 mars 1657 : le Parlement d'Aix homologue une délibération des consuls de la communauté portant sur les espensiers[6] illégaux et frappe les infractions d'amendes.
  • 23 décembre 1669 : sentence du sénéchal d'Hyères.
  • janvier 1684 : premier "rapport d'estime" (estimation) des biens immobiliers relatifs au canal Jean-Natte aussi appelé "canal des moulins"[7].

Les travaux commencèrent le 27 septembre 1453. Le canal en pierre et mortier encore visible fut totalement achevé en 1632, sous le règne du roi Louis XIII. Au cours du siècle suivant, il fut renforcé de structures en contreforts -les Arquets (qui ont donné leur nom à un quartier de la ville)-, de canaux secondaires et d'écluses de pierre et non plus de bois. Les aménagements du Gapeau, dont deux barrages édifiés en grosses roches taillées reliées par des crampons de fer, peuvent encore être admirés, ainsi que les prises d'eau fermées par des pelles coulissantes.

Un grand lavoir fut édifié sur les rives du canal, utilisé jusque dans les années 1960[8].

Aujourd'hui, ses eaux sont toujours utilisées par les arrosants réunis par une ASL l'ASILAC Jean NATTE contribuant ainsi à la ré-alimentation des nappes phréatiques des différentes communautés[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de La Crau
Période Identité Étiquette Qualité
1853 1860 Louis Marius Barbaroux    
1860 mai 1871 Bonaventure Reymonenq-Toucas    
mai 1871 octobre 1871 Louis Bouffier    
octobre 1871 février 1874 Paul Fabre    
1874 1876 Charles de Boutiny    
1876 1878 Jules Désiré Toucas    
1878 1882 Jules Georges Isnard    
1882 1884 Philémon Victor Fabre    
1884 1900 Auguste Cabran    
1900 1925 Léon Gueit    
1925 1941 Félix Reynaud    
1941 1944 Jules Marie Georges de Boutiny    
1944 1945 Deschamps    
1945 1969 Marius Reynaud    
1969 1971 Édouard Aiguier    
1971 1989 Louis Palazy    
1989 mars 2008 Gérard Simon UMP  
mars 2008   Christian Simon UMP fils du précédent[10]

En 2011, le maire Christian Simon mobilise 200 citoyens de La Crau, en s’inspirant de la disposition de la loi LOPSSI 2 créant les milices citoyennes, afin de rapporter les actes délictueux et d’incivisme[10].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Crau est jumelée avec deux villes européennes[11] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Afin d'améliorer l'environnement, un plan de collecte, avec tri sélectif (comprenant déchets verts et encombrants) a été mis en place par la municipalité[12]. Ce plan est couplé avec la déchetterie de l'Estagnol[13].

Services publics[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Plusieurs complexes sportifs sont a la dispositions des habitants et écoliers de La Crau, dans diverses disciplines[14] :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Trois espaces culturels permettent l'organisation de manifestations, et la gestion locales des associations : l'Espace culturel Jean-Paul Mauric, l'Espace Puriel et la maison des associations[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le nombre de logement à La Crau, qui a augmenté de 2 002, en 1968, à 7 040, en 2009, est essentiellement représenté par des résidences principales (93,8 %). Entre 75 et 80 % de ses logements sont des maisons individuelles, comportant majoritairement quatre pièces (pour 40 % d'entre eux). Près des 2/3 de cet habitat est occupé par son propriétaire. Le nombre d'HLM est de 293 locaux, soit 4,4 %[16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 855 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 381 2 553 2 634 2 730 2 745 2 891 3 047 3 028 3 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 321 3 316 3 341 3 036 3 257 3 483 3 843 3 993 4 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 802 5 308 5 772 8 877 11 257 14 509 15 798 16 855 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1856, lors du premier recensement de la commune, la population du hameau de La Moutonne ne dépassait pas 300 hab. (soit 292 hab. dans 76 foyers) ; actuellement, c'est une petite ville de près de 4000 hab., comptant une mairie annexe.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Crau fait partie de l'académie de Nice. Les élèves débutents leur études sur la commune, qui dispose de quatre écoles maternelles, quatre écoles primaires, et un collège[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Les professionnels de santé sont bien représentés à La Crau. En plus des dix-neuf médecins généralistes installés sur la commune, un centre de SOS médecins est implanté non loin, à La Valette-du-Var[20]. L’hôpital le plus proche est le Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer à La Garde, et à Toulon[21].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de La Crau dépend du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Cuers[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Le village de La Crau est resté longtemps un centre de viticultures, partagé entre d'importants domaines et une cave coopérative vinicole. La commune produit également des fruits (figue de Solliès), des fleurs et des légumes (artichauts, pommes de terre…). Progressivement, la commune s'est urbanisée et industrialisée, à l'extrémité est de la Zone industrielle Toulon-Est, en particulier autour de Gavarry. C'est également un centre touristique assez recherché, un peu à l'écart des fortes densités de la côte.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal moyen des foyers de La Crau, en 2009, est de 23 766 €. 58,7 % des ménages sont imposables[23].

L'imposition des ménages et des entreprises à La Crau en 2010[24]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 16,10 % 1,70 % 6,52 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,34 % 2,35 % 7,88 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 67,50 % 5,74 % 24,85 % 8,85 %
Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) 0,00 %* 34,27 % 0,00 % 0,00 %

Emploi[modifier | modifier le code]

Avec un taux de chômage de 6,7 % en 2009, la population active ayant un emploi est de 7 758 personnes. Mais le nombre d'emplois sur la commune n'est que de 3 331 postes. Bon nombre d'actifs, salariés (au total de 2 459 habitants de La Crau) ou non (travailleurs indépendants, agriculteurs, chefs d'etreprises) doivent se rendre dans les zones d'emploi limitrophes[25].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le marché hebdomadaire a lieu tous les mercredis et dimanches[26]. En plus de la présence de commerces de proximité nombreux, plusieurs supermarchés sont implantés sur la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture actuelle est plus tournée vers les productions viticoles et oléïcoles. La commune fait partie de la zone de production de l'Huile d'olive de Provence AOC, des vins Maures (IGP) et Côtes-de-provence. La cave coopérative de La Crau, dont les bâtiments sont inscrits à l'inventaire complémentaire des monuments historiques, a débuté ses activités e 1913. En 1998, la cave a fusionné avec celle de Solliès-Pont[27].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La Crau dispose de plusieurs atouts touristiques : son emplacement proche du littoral méditerranéen, permettant un tourisme estival, avec des activités de plein air, comme l'accrobranche[28] ; sa proximité avec des sites recherchés, comme la presqu'île de Giens, Toulon, Saint-Tropez. L'hébergement touristique sur la commune est essentiellement représenté par deux campings, trois et quatre étoiles[29].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Canal Jean Natte ou "Béal" : Construction historique, sociale et économique toujours en fonction. Construit vers 1450, il est à l'origine de l'édification de la ville. En Provence, on dit "l'aïgue è d'oro"(l'eau est or) ; on peut par cette expression mesurer l'importance de cette construction au fil des siècles. Sa prise d'eau sur le Gapeau constitue un véritable tour de force et transporte son visiteur vers une référence peu conventionnelle. Sur son passage nous pouvons observer ici et là des ouvrages remarquables, plus ou moins mis en valeur, comme les lavoirs, les ponts et aqueducs… L'Association syndicale intercommunale des arrosants du Canal Jean-Natte gère avec la mairie son fonctionnement.
  • Église Visitation Notre Dame; consacré en 1848
  • Chapelle Notre Dame Consolation sur la colline du Fenouillet
  • Chapelle de La Moutonne
  • bourg castral de la Roquette d'Hyères, lieu-dit Rocher de Quatre Ans, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[30]
  • bourg castral, lieu-dit Le Counillier, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[31]
  • coopérative agricole dite Distillerie coopérative La Varoise, coopérative agricole et distillerie du quartier des Levades, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[32]
  • coopérative vinicole La Travailleuse, coopérative viticole du quartier des Levades, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[33]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason de La Crau

Blasonnement : D'argent au pied de vigne arraché, tigé et feuillé de sinople, fruité de trois pièces de gueules, au franc-quartier d'azur chargé d'un soleil d'or.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les deux manifestations culturelles principales de La Crau sont le festival de théâtre amateur « Amathéa », en mars, et le « Grand prix de la peinture et de la sculpture de la ville » en novembre[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relevés de la Météorologie nationale sur la période 1961-1990
  2. réseau de bus
  3. Copie et traduction, archives de la ville d'Hyères cote DD16 liasse 3
  4. Archives de la ville d'Hyères DD 28 liasse 4
  5. Archives des Bouches-du-Rhône B 15F 110
  6. Méat usiné dans le corps du canal
  7. 4 derniers documents: copie et traduction archives de la ville d'Hyères cote DD21
  8. Création du Béal, par Paule Mistre, La Crau entre ville et village, septembre 2008, p. 21.
  9. http://beal.jeannatte.free.fr |Site de l'association
  10. a et b Mathieu Deslandes, « La Crau (Var), son maire et ses « espions » anonymes », Rue89, consulté le 2 février 2010
  11. Villes jumelées à La Crau
  12. plan de collecte à La Crau
  13. déchetterie à La Crau
  14. équipements sportifs
  15. a et b vie culturel à La Crau
  16. logements à La Crau
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. écoles à La Crau
  20. médecine générale à La Crau
  21. Hôpital de La Garde
  22. paroisse catholique de La Crau
  23. revenu fiscl à La Crau
  24. « Impots locaux à La Crau », taxes.com
  25. emploi à La Crau
  26. Marché de La Crau
  27. Cave coopérative de La Crau
  28. accrobranche à La Crau
  29. tourisme à La Crau
  30. « Notice no IA83001165 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no IA83001164 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Notice no IA83001328 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Notice no IA83001327 », base Mérimée, ministère français de la Culture